Archives de Catégorie: Histoire

33 jours et l’ouverture des possibles…

Dans son introduction, introduction-a-louvrage-de-jean-philippe-legois-33-jours-qui-ebranlerent-la-sorbonne/, publiée avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse, Jean-Philippe Legois revient sur le « début » du mouvement de mai-juin 1968, la fermeture de la faculté de Nanterre, la convocation de huit étudiants nanterrois devant le conseil de discipline, l’incendie provoqué par le groupe d’extrême droite Occident… « C’est le début de trois heures d’émeutes, soldées par 596 interpellations, dont 27 personnes gardées à vue, et une centaine de blessés ». Lire la suite

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Restaurer Faidherbe (et le colonialisme) ? Lettre ouverte à Martine Aubry

200 ans après la naissance de Louis Faidherbe (1818-2018) 

40 ans après le jumelage entre Lille et Saint-Louis (1978-2018)

Lettre ouverte à Martine Aubry

Maire de Lille

 

Madame,

À l’occasion du bicentenaire de la naissance de Louis Faidherbe, né à Lille le 3 juin 1818, votre équipe municipale a pris la décision de restaurer la statue équestre érigée en son honneur place Richebé, en surplomb de la place de la République.

La restauration de cette statue, à grands frais mais sans consultation des habitants, nous scandalise. Ignorez-vous qu’elle glorifie, en la personne de Louis Faidherbe (1818-1889), l’une des grandes figures du colonialisme français ? Lire la suite

Mai 68 chez Lip à Besançon

Avec l’aimable autorisation de la revue Les utopiques

Les années de Gaulle 1958 – 1968

De Gaulle, c’est le pouvoir hautain qui décide et ne négocie pas, qui monologue et ne dialogue pas. La guerre d’Algérie a renforcé le côté policier de ce pouvoir. Les manifestations sont durement réprimées. Ce sont donc des années difficiles pour les salarié.es et leurs organisations. Le patronat s’est mis à l’unisson du style de Gaulle. Partout, il ya durcissement des rapports sociaux. A Lip, les réunions mensuelles obligatoires de CE et DP sont expédiées en trois quarts d’heure, avec des réponses négatives à la quasi-totalité des demandes des salarié.es. Lire la suite

L’œuvre négative du colonialisme français en Kanaky : Une tentative de génocide par substitution

La date du référendum d’autodétermination de la Kanaky[1] est enfin fixée au 4 novembre 2018.  Ce référendum obtenu par les accords de Nouméa de 1998 a connu de nombreuses péripéties : conflit sur la composition du corps électoral avec l’exclusion de 25 000 électeurs kanak, conflit sur la formulation de la question posée avec la tentative d’imposer en implicite une élimination de la perspective d’une indépendance totale[2], nomination de Manuel Valls comme président d’une « mission d’information sur la Nouvelle-Calédonie » et déclarations publiques anti-indépendantistes de celui-ci, etc. L’histoire longue et récente de l’archipel souligne son importance économique et stratégique pour le colonialisme français. Celui-ci mettra tout en œuvre pour maintenir sa mainmise sur cette colonie de peuplement dans laquelle a été tentée une tentative de génocide par substitution.  Résumant l’attitude de l’Etat français devant le comité de décolonisation des Nations-Unies,  Roch Wamytan président du groupe UC-FLNKS et  nationalistes au congrès de Nouvelle-Calédonie déclare ainsi en mai 2015 : « sous couvert de démocratie, nous pouvons déceler des manœuvres d’un Etat tentant d’assurer sa domination tout en faisant bonne figure devant la communauté internationale[3]. » Lire la suite

Introduction à l’ouvrage de Jean-Philippe Legois : 33 jours qui ébranlèrent la Sorbonne

Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

On connaît le début du mouvement de mai-juin 1968 : suite à la fermeture de la faculté de Nanterre, à la convocation de huit étudiants nanterrois devant le conseil de discipline de l’Université de Paris – qui doit siéger le lundi 6 mai – et à l’incendie provoqué, la veille, par le groupe d’extrême droite Occident dans les locaux de la FGEL (Fédération des groupes d’études de lettres), soit l’UNEF (Union nationale des étudiants de France) de la Sorbonne, cette dernière appelle à un meeting dans la cour de la Sorbonne qui ne mobilise guère. Ce vendredi 3 mai après-midi, Occident s’apprêtant à venir, les militants se préparent militairement à l’affrontement, les forces de l’ordre se préparent à l’éviter et le recteur de l’Université de Paris, Jean Roche, à réquisitionner ces dernières. Les militants sont interpellés, déclenchant la solidarité du Quartier latin. La lenteur des « mises en fourgon » pour contrôle d’identité font se regrouper, badauds, jeunes filles non-interpellées, étudiant·es et militant·es rescapé·es qui commencent à crier « Libérez nos camarades ! », à secouer les cars de police, à riposter avec des pavés aux grenades lacrymogènes, à monter une première barricade place du Luxembourg. C’est le début de trois heures d’émeutes, soldées par 596 interpellations, dont 27 personnes gardées à vue, et une centaine de blessés. Lire la suite

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Commémoration du massacre d’Ouvéa

Que tous, les vivants et les morts, nous partions d’ici !

Le mérite de ce livre est double : « accessoirement » dans sa première partie Epaminondas Remoundakis dresse un tableau de la société crétoise au début du XXème siècle, des modes de vie, des croyances populaires, des liens sociaux, notamment de l’antagonisme existant entre les communautés chrétiennes et musulmanes, ces dernières, hellénophones,  issues de conversions massives et pratiquant un islam non-rigoriste (cf. Émile Kolodny « Des musulmans dans une ile grecque : les « turco-crétois » in Mediterranean World 1995, 14). Une société marquée de traits « archaïques » qui vont jouer dans la perception de la maladie. Lire la suite