Pérou : nous demandons l’intervention des mécanismes de protection des droits humains de l’ONU (+ autres textes)

  • Pérou : nous demandons l’intervention des mécanismes de protection des droits humains de l’ONU 
  • Une mobilisation à la croisée des chemins. La menace du camp militariste. La détermination populaire. Entretien avec Hernando Cevallos
  • Carlos Noriega Une intervention policière dans l’Université San Marcos: une action plus vue depuis la dictature d’Alberto Fujimori
  • Carlos Noriega : Dans la foulée de Lima, les « marches nationales » se propagent au sud
  • Carlos Noriega :« Boluarte dit que nous sommes des paysans ignorants, nous ne sommes pas ignorants, elle est ignorante, elle ne comprend pas ce pour quoi nous nous battons »
  • Communiqué de solidarité à l’égard des Péruviennes et Péruviens et de la communauté universitaire de San Marcos 
  • CGT – Note de l’espace international – Amériques : Mobilisations au Pérou : soutien au peuple Péruvien face à la répression sanglante !

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Femmes exilées, une violence continue

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Recommandations

Les femmes exilées, comme les hommes exilés, sont victimes de la violence politique et de la torture, dans leur pays d’origine ou pendant le parcours d’exil. Elles subissent les mêmes conditions de non-accueil en France et en Europe. Toutefois, face à la spécificité de ce qu’ont vécu et vivent les femmes exilées, au regard de leur vulnérabilité permanente, nous recommandons de : Continuer à lire … « Femmes exilées, une violence continue »

Voix de guerre

Les témoignages des victimes de la guerre vont désormais résonner en 9 langues

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Un projet associant Memorial France, Memorial Italie, Mémorial République Tchèque, Mémorial Pologne et Mémorial Allemagne au Groupe de défense des droits de l’homme de Kharkiv (Memorial Ukraine)

Des centaines de milliers de personnes ont été ou sont victimes de l’invasion russe en Ukraine. Des millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont été contraints de quitter leur foyer, certains pour la deuxième et la troisième fois depuis le début de la guerre. Chacune de leurs histoires est unique et mérite d’être entendue par le monde extérieur. Mais l’expérience montre qu’aussi dramatiques que soient les événements et aussi flagrants et brutaux que soient les crimes de guerre commis par l’armée russe dans le but de soumettre le peuple ukrainien, l’expérience perd de son intensité avec le temps et les souvenirs s’estompent, jusqu’à en devenir invisibles. Les pires atrocités se perdent dans le maelström de l’histoire. Mais oublier les crimes nous fait courir le risque qu’ils se répètent à l’avenir. Continuer à lire … « Voix de guerre »

Sommet des Peuples sur les Migrations

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Le Sommet des peuples sur les migrations s’est tenu à Bruxelles les 30 septembre et 1er octobre 2022, en articulation avec l’initiative de la March to Brussels. Ces rencontres transnationales se sont donné comme objectifs, d’une part, de permettre aux représentant·es d’organisations et de mouvements engagés pour les droits des personnes migrantes de se connaitre et d’échanger sur différentes stratégies autour des enjeux qui les traversent et qui sont inter- connectés. Il s’agissait d’autre part de proposer un espace de réflexion sur la mise en place ou le renforcement de réseaux internationaux de mobilisation et d’interpellation pour lutter contre la violence des politiques migratoires et travailler à des alternatives. Continuer à lire … « Sommet des Peuples sur les Migrations »

« Une désobéissance civile face au gouvernement fasciste, sans Palestiniens ? » (et autre texte)

Le chaos déclenché par le gouvernement d’extrême droite israélien [voir l’article publié sur ce site le 30 décembre 2022] a remis à l’ordre du jour un concept oublié dans le lexique public : la désobéissance civile. Ces dernières semaines, avant même l’investiture du nouveau gouvernement, des militant·e·s et des leaders de l’opposition ont appelé à des manifestations de masse, des grèves et d’autres formes d’agitation.

Deux de ces leaders sont Ehud Barak [ministre israélien de la Défense de juin 2007 à mars 2013] et Yair Golan [ministre de l’Economie 2021-2022] – tous deux généraux de l’armée à la retraite, des personnes qui ont passé une grande partie de leur vie sous l’uniforme militaire – nous encouragent maintenant à descendre dans la rue et à désobéir au régime. Alors que pour Ehud Barak, la menace de désobéissance civile reste vague et dépourvue de plan d’action, Yair Golan en avance un déjà plus clair: fermeture des commerces et des services, blocage des routes, etc.

Bien sûr, on peut se demander où un homme [de 2020 à 2022, Golan était membre du Meretz] dont le parti a été rayé de la carte politique lors des dernières élections va trouver les troupes pour cette désobéissance civile, et s’il peut saisir non seulement le concept de « civil », mais aussi celui de « désobéissance ». Continuer à lire … « « Une désobéissance civile face au gouvernement fasciste, sans Palestiniens ? » (et autre texte) »

La FTQ aux devants – Déclaration de politique sur la pandémie de COVID-19

Dans le cadre de son 33e congrès qui se tient du 16 au 19 janvier 2023, la FTQ publie une déclaration de politique sur la pandémie de COVID-19. Cette déclaration de la FTQ est un texte important à lire et à discuter. Elle fait un bilan étoffé de la gestion que les partis au pouvoir ont fait de la pandémie de la COVID-19. Elle pointe ce qui doit être changé dans la société québécoise pour en faire une société plus juste et plus solidaire. Elle met en discussion des résolutions militantes sur les différentes tâches qui sont devant la Centrale et l’ensemble des mouvements sociaux militants au Québec. [PTAG]

ftq-33e-congres-declaration-politique Continuer à lire … « La FTQ aux devants – Déclaration de politique sur la pandémie de COVID-19 »

Comment les mères du Kazakhstan ont formé un mouvement de protestation – et ce qu’elles veulent

Les mères affirment avoir été les premières à descendre dans la rue lors des manifestations de janvier, les plus importantes et les plus violentes de l’histoire post-soviétique du pays.

C’est le soir à Nur-Sultan, la capitale du Kazakhstan, et une longue file de femmes et d’enfants se tient devant un complexe résidentiel d’élite. Ils attendent que les portes vitrées d’un bureau s’ouvrent. Le bureau est inhabituel. Il n’a pas de meubles mais contient un assortiment de trottinettes, de bicyclettes et de jouets pour enfants. Une douzaine de machines à coudre tapissent les murs.

« C’est notre centre d’adaptation et de resocialisation pour les familles nombreuses », me dit la militante Botagoz Shynykulova en déverrouillant la porte. « Nous ne l’avons ouvert que récemment ». Continuer à lire … « Comment les mères du Kazakhstan ont formé un mouvement de protestation – et ce qu’elles veulent »

En soutien de Benjamin Stora, victime d’attaques antisémites

Victime récurrente d’attaques antisémites en France de la part de l’extrême droite et des nostalgiques de l’OAS, qui ne lui pardonnent pas son travail intellectuel de compréhension du combat de libération des Algériennes et des Algériens, Benjamin Stora vient de subir, comme en écho, une charge méprisable sur le média électronique Algérie patriotique – une charge qui, débordant sa personne, vise explicitement toute la communauté algérienne de confession juive dans sa longue histoire.

Oublieux de la part prise dans le combat libérateur du peuple algérien par certain.e.s compatriotes appartenant à cette communauté, ce texte abject cultive l’ignorance historique pour leur dénier tant leur engagement patriotique que leur algérianité, et, dans le plus pur style antisémite, use d’amalgames pour jeter l’opprobre sur toute une communauté au motif de sa confession. Continuer à lire … « En soutien de Benjamin Stora, victime d’attaques antisémites »

« La Russie est en train de perdre la guerre » : le marxiste russe Boris Kagarlitsky sur l’Ukraine et ce qui vient après Poutine

Le président russe Vladimir Poutine a reconnu cette semaine que la guerre en Ukraine avait pris plus de temps que prévu et a prédit que le conflit pourrait être un « long processus ». Il a également averti que le risque de guerre nucléaire augmentait, mais a promis de ne pas utiliser d’armes nucléaires en premier. Les commentaires de Poutine interviennent alors que la Russie continue de pilonner des cibles civiles à travers l’Ukraine, y compris les infrastructures énergétiques, laissant une grande partie du pays dans l’obscurité et le froid à l’approche de l’hiver. Les Nations Unies rapportent que plus de 17 000 civils ont été tués depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février, dont 419 enfants. Pour en savoir plus, nous allons à Moscou et parlons avec le dissident russe Boris Kagarlitsky, qui dit que la fatigue de la guerre balaie la société russe. « Cela finira mal pour nous en Russie », dit Kagarlitsky, qui ajoute que les élites russes sont de plus en plus mal à l’aise. « La Russie est en train de perdre la guerre, et la Russie va perdre la guerre inévitablement. » Continuer à lire … « « La Russie est en train de perdre la guerre » : le marxiste russe Boris Kagarlitsky sur l’Ukraine et ce qui vient après Poutine »

Iran – Soutien au soulèvement « Femme, Vie, Liberté » – Non aux exécutions capitales !

Depuis le meurtre de Jina-Mahsa Amini le 16 septembre dernier par la police des mœurs, un soulèvement populaire inédit par son ampleur, sa profondeur et sa durée fait trembler la République Islamique d’Iran. En moins de 48h, le mot d’ordre « Femme, Vie, Liberté » s’est propagé dans tout le pays, puis dans le monde entier.

La lutte pour la chute de la République Islamique est engagée
Rapidement d’autres slogans ont fleuri : « Mort au dictateur », « Mort à l’oppresseur, que ce soit le Chah ou le Guide suprême », « Pain, Travail, Liberté », « Pauvreté, corruption, vie chère, nous irons jusqu’au renversement ».

Ce mouvement de contestation radical rassemble des femmes, des jeunes, les minorités nationales, des travailleuses et travailleurs avec ou sans emploi, dans un rejet total de ce régime théocratique, misogyne et totalement corrompu. Le soulèvement s’ancre dans la durée et touche plus de 160 villes petites et grandes. Avec plus de 50% de la population sous le seuil de pauvreté et l’absence de droits démocratiques et sociaux élémentaires, c’est l’ensemble du système que les peuples d’Iran veulent renverser.

Les appels à la grève se multiplient, notamment parmi les enseignant·es des universités, les salarié·es de la pétrochimie, des aciéries d’Ispahan, des transports en commun de Téhéran et de sa banlieue, des chauffeurs routiers… Les grévistes subissent licenciements, arrestations et tortures. Continuer à lire … « Iran – Soutien au soulèvement « Femme, Vie, Liberté » – Non aux exécutions capitales ! »

Solidarité féministe avec les peuples du Pérou et du Brésil (+ textes sur le Pérou)

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La Marche mondiale des Femmes (MMF) embrasse les peuples péruvien et brésilien et réitère notre solidarité féministe et de classe.

Au Pérou, nous voyons une fois de plus comment les oligarchies, les classes dirigeantes, les pouvoirs économiques nationaux et transnationaux s’attaquent aux décisions du peuple, lorsque les gouvernements ne leur sont pas serviles. (Plus d’informations ici)

Le 7 décembre dernier, le coup d’État contre le président paysan et syndicaliste Pedro Castillo a finalement eu lieu. Pendant l’année du gouvernement du professeur Castillo, il y a eu des tentatives constantes de le renverser, on ne l’a jamais laissé gouverner. Depuis lors, le peuple péruvien est dans les rues pour exiger le rétablissement de son président, dénonçant l’usurpation et l’instauration d’une dictature. À ce jour, on dénombre plus de 45 victimes de la répression de la dictature de Boluarte. Continuer à lire … « Solidarité féministe avec les peuples du Pérou et du Brésil (+ textes sur le Pérou) »

Les réponses de la gauche japonaise à la guerre russo-ukrainienne

En mai dernier, 28 intellectuels allemands ont publié une lettre ouverte dans la revue féministe Emma, appelant le chancelier Gerhard Scholz à s’abstenir d’envoyer des armes lourdes en Ukraine et à aider à négocier un cessez-le-feu dans la guerre russo-ukrainienne. La lettre exprimait des convictions anti-guerre chères aux anciens progressistes allemands, invoquant la « responsabilité historique » de l’Allemagne pour aider à mettre fin à la guerre, compte tenu de son propre héritage de militarisme et de génocide au 20e siècle. La lettre a provoqué un débat animé sur son apparente hypothèse de « tort partagé » selon laquelle les Ukrainiens et les Russes partagent la responsabilité de mettre fin à la guerre. Pendant ce temps, des progressistes allemands plus jeunes, comme la ministre des affaires étrangères Annalena Baerbock, ont continué à soutenir les livraisons d’armes lourdes à l’Ukraine.

Un débat similaire mais beaucoup moins connu s’est également déroulé parmi les progressistes au Japon, où la guerre russo-ukrainienne est suivie avec anxiété. J’examinerai ici trois réponses publiques divergentes de la gauche japonaise à cette guerre : celle d’un groupe d’« historiens japonais préoccupés », celle du Parti communiste japonais et celle de la « 60e Assemblée internationale contre la guerre » trotskiste. Je m’interroge également sur l’autorité morale de ces réponses pour un public japonais ébranlé par la guerre. Continuer à lire … « Les réponses de la gauche japonaise à la guerre russo-ukrainienne »

Soutien aux prisonniers politiques au Nicaragua (+ autre texte)

La dictature d’Ortega-Murillo a organisé des élections fictives en novembre pour consolider encore plus sa mainmise sur le pays en s’attribuant le contrôle de l’ensemble des 153 gouvernements municipaux.

Chers amis du Nicaragua,

En cette période de vacances, la demande la plus urgente est la liberté des prisonniers politiques et un Noël/Nouvel An sans prisonniers politiques.

Alors que 2022 touche à sa fin, la répression au Nicaragua s’est approfondie et élargie, et le nombre de prisonniers politiques est passé de 170 au début de l’année à plus de 235 Continuer à lire … « Soutien aux prisonniers politiques au Nicaragua (+ autre texte) »

Contre la répression, pour la résistance – Iran – Appel à manifester partout en Europe le 21 janvier

Paris – 14h – Place des fêtes – Roja Paris

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« Ils peuvent couper toutes les fleurs,
ils n’empêcheront jamais le printemps » Pablo Neruda

La République islamique d’Iran est née par la violence : celle qui s’est abattue sur les luttes des femmes et des minorités sexuelles et de genre, comme sur la mobilisation contre le hijab obligatoire dès mars 1979 – la légitimité historique de ce premier acte a été rappelée ces dernières années avec la mobilisation des « filles de la rue de la révolution » et plus récemment encore avec l’insurrection suite au meurtre de Jina (Mahsa) Amini – ; la violence du jihad contre les minorités nationales non perses ; la répression sanglante des mouvements d’autodétermination et des minorités religieuses et non religieuses ; la violence de la répression des classes populaires, entraînant la dissolution des conseils autonomes dans le monde du travail et à l’échelle des quartiers. Ce régime a posé ses fondations en éliminant physiquement les opposant.es lors de la décennie noire (années 1980) – à l’ombre de la guerre Iran-Irak – et s’est finalement stabilisé avec l’exécution de milliers de prisonnier.e.s révolutionnaires lors de l’été 1988. La contre-révolution islamique a pris le dessus sur la révolution progressiste de 1979. Depuis, l’existence de la République islamique dépend de la constante répression physique et idéologique. Récemment, le guide A. Khamenei a brandi la menace des massacres de masse, en écho à celui des années 1980. Mais cette fois-ci c’est le régime qui craint de disparaître. Le mouvement « Femme, Vie, Liberté » a montré que ce régime est mort dans l’esprit des habitant.es de ce territoire. Il a aussi montré que l’intimidation, qui a jusque-là permis la survie du régime, ne suffit plus. Nasrin Qaderi, étudiante kurde devenue martyre par une balle reçue à Téhéran, a écrit dans son dernier message sur Internet : « N’essayez pas de nous faire craindre la mort ! Nous la connaissons, nous avons déjà vécue ! ». Le mouvement « Jin, Jiyan, Azadi » a inscrit la lutte contre les ennemis de la vie au cœur-même des existences, comme le montre le slogan « les martyrs ne meurent jamais ». Continuer à lire … « Contre la répression, pour la résistance – Iran – Appel à manifester partout en Europe le 21 janvier »

Colonisation israélienne, entreprises européennes, droits palestiniens

Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

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La politique israélienne vis-à-vis du territoire et du peuple palestinien fait régulièrement l’objet de condamnations internationales. Cela n’empêche pourtant pas de nombreux États et entreprises, en particulier en Europe, d’entretenir des relations économiques étroites avec l’État d’Israël et ses colonies de peuplement illégales.

Depuis plus de septante-quatre ans de colonisation sioniste-israélienne de la Palestine, le peuple palestinien subit une Nakba continue, faite de dépossession, de fragmentation, de persécution et de nettoyage ethnique. La ségrégation, l’occupation militaire prolongée, l’apartheid, les violations systématiques et généralisées des droits humains, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité sont autant de manifestations clés du projet d’Israël, un État intrinsèquement militarisé qui pratique un colonialisme de peuplement. C’est ainsi que le peuple palestinien s’est vu refuser le droit à l’autodétermination qui englobe naturellement le droit au retour des réfugié·es palestinien·nes. Continuer à lire … « Colonisation israélienne, entreprises européennes, droits palestiniens »

95% des Afghan.e.s souffrent de la faim, tandis que le Canada, après avoir envahi et dévasté leur pays bloque toujours l’aide

Alors que l’Afghanistan s’efforce à gérer ses multiples crises sociales et économiques résultant de décennies de guerre et des sanctions occidentales qui ont suivi, le gouvernement canadien empêche toujours les organismes de bienfaisance de livrer des envois de nourriture et d’aide médicale indispensables à la population souffrante.

Plus tôt en 2022, l’administration américaine a saisi $7 milliards à la banque centrale afghane, privant Kaboul des fonds dont elle a besoin pour gérer un nombre de crises urgentes de l’approvisionnement alimentaire et des soins de santé.

Le 15 mars, les Nations Unies a rapporté :
« Le pourcentage stupéfiant de 95% des Afghan.e.s ne mangent pas à leur faim, ce chiffre passant à près de 100% dans les foyers dirigés par une femme… [Le coordinateur humanitaire] a brossé un tableau des salles d’hôpital remplies d’enfants souffrant de malnutrition, dont beaucoup pèsent à âge d’un an ce qu’un enfant de six mois pèserait dans un pays développé, avec certain.e.s « si faibles qu’ils et elles sont incapables de bouger » ».
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« Que fait et pense la gauche ukrainienne ? »

Sur la question de savoir si l’on doit se rendre dans l’abri en cas d’alerte aérienne, les avis divergent. « Si je peux, j’y vais toujours », dit Brie, une activiste de gauche qui s’occupe de la reconstruction dans les régions libérées d’Ukraine. « Je ne suis jamais allé dans un abri », annonce fièrement Aleksandr Skyba. « Il faudrait vraiment être très malchanceux pour être touché – d’ailleurs, c’est quoi ces conneries ? »

Skyba est conducteur de locomotive et conduit des trains de marchandises à travers le pays ; au début de la guerre, ils transportaient des fournitures de secours et des personnes en fuite, aujourd’hui ce sont des matériaux de construction ou du matériel militaire. Le fait qu’il ne s’inquiète pas trop des frappes de roquettes est pratique dans son métier : les trains roulent, alerte aérienne ou pas. Par exemple, le mercredi 23 novembre, lorsque le système d’alerte se met à hurler peu après 13 heures. Continuer à lire … « « Que fait et pense la gauche ukrainienne ? » »

Mandat d’arrêt international et nouvelle audience contre Pinar Selek

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Le 21 juin 2022, l’agence de presse publique turque a annoncé l’annulation par la Cour Suprême de Turquie du quatrième acquittement de Pinar Selek, prononcé le 19 décembre 2014 par le Tribunal criminel d’Istanbul. Auparavant, Pinar Selek avait effectivement comparu au cours de trois procédures criminelles, qui ont toutes constaté son innocence, au long des 25 années de persécution politico-judiciaire qu’elle continue à subir. Après l’avoir emprisonnée et torturée pour ses recherches sociologiques sur les Kurdes, le pouvoir turc a décidé de faire d’elle une « terroriste » en fabriquant de toutes pièces les éléments voulus pour démontrer contre toute évidence la survenance d’un attentat, alors que tout a établi que l’explosion du Marché aux épices d’Istanbul de 1998 a été provoquée accidentellement. Continuer à lire … « Mandat d’arrêt international et nouvelle audience contre Pinar Selek »

« C’est plus facile comme ça » : pourquoi les faits ne vaincront pas la propagande

« Je pense que la meilleure chose à faire dans cette affaire est d’espérer que le président dispose de suffisamment d’informations pour faire ce qu’il faut. Vous devez lui faire confiance et, en tant que citoyen de ce pays, vous devez le soutenir ».

Voilà une déclaration très similaire, tant sur le fond que sur la forme, à la manière dont de nombreux Russes ont décrit leur attitude à l’égard de l’« opération militaire spéciale » des forces armées russes en Ukraine. 213 entretiens qualitatifs conduits par l’équipe du PS Lab entre février et juin 2022 montrent que, pour de nombreux Russes, le simple fait que la Russie est en Ukraine suffit pour conclure qu’il doit bien y avoir une raison – même si elle est impossible à trouver.

Dans la citation ci-dessus, « la meilleure chose à faire » ne fait pas référence à la décision de Vladimir Poutine de lancer la prétendue « opération militaire spéciale » le 24 février 2022, mais à celle de George W. Bush d’envahir l’Irak le 20 mars 2003. Cette citation est tirée de l’article de la sociologue américaine Monica Prasad et de ses co-auteurs, qui ont analysé les mécanismes de résistance à l’œuvre face à des informations qui contredisent nos convictions politiques. Continuer à lire … « « C’est plus facile comme ça » : pourquoi les faits ne vaincront pas la propagande »