Le CADTM Afrique exige des réparations, la fin des conditionnalités et l’annulation des dettes illégitimes du continent

Au regard de l’enlisement des États d’Afrique dans le piège de l’endettement malgré l’énorme potentialité et la diversité de leurs richesses, la fuite de leurs capitaux à travers la fraude et l’évasion fiscales, la perte d’importantes sommes d’argent qu’ils subissent à travers le libre-échange et l’échec avéré des fausses solutions à la crise de la dette africaine, le CADTM reste intransigeant pour exiger l’annulation pure et simple de la dette africaine, publique extérieure illégitime.

Ainsi, rappelant que de nombreuses dettes sont illégitimes ou odieuses et ont déjà été remboursées à de multiples reprises, le CADTM considère, aux côtés de mouvements sociaux de plus en plus nombreux, qu’il faut se battre pour la mise en œuvre d’un vaste programme anticapitaliste qui inclut une série de mesures fondamentales : Continuer à lire … « Le CADTM Afrique exige des réparations, la fin des conditionnalités et l’annulation des dettes illégitimes du continent »

Sahel : Barkhane se termine, l’armée française reste et le problème demeure

Lors de l’officialisation de la fin de l’opération Barkhane, le président Emmanuel Macron a confirmé que la France maintiendrait un contingent de plusieurs milliers de soldats au Sahel. Pour l’association Survie, qui milite contre la Françafrique, cette énième annonce sur la fin de Barkhane révèle surtout une volonté d’escamoter le bilan de dix années d’intervention militaire massive au Sahel et de se passer désormais de tout débat parlementaire sur le sujet. Continuer à lire … « Sahel : Barkhane se termine, l’armée française reste et le problème demeure »

Soudan, une année entière de lutte contre le coup d’Etat

Les militaires au pouvoir : un bilan catastrophique
Le 25 octobre de l’année dernière, le général Al-Burhan a effectué un coup d’État au Soudan, en suspendant la Constitution et en arrêtant les membres du gouvernement, ainsi que le chef d’Etat Hamdok. Depuis, la rue soudanaise ne cesse de contester le coup d’état qui a brisé les rêves de liberté et de démocratie de la révolution de 2018. 

Ce coup d’État a fait tomber le pays dans une grave crise économique et politique. En effet, depuis octobre dernier, la communauté internationale, à la suite des Etats-Unis, a suspendu l’aide financière en direction du Soudan pour condamner les pratiques anti-démocratiques de Burhan, ce qui a plongé le pays dans une grande instabilité. A cause de cela, des conflits se sont déclenché quasiment partout dans le pays, au sud comme à l’ouest, au centre comme à l’est. Cela est dû en partie à l’incapacité des putschistes de contrôler le pays, mais également au rôle actif joué par les membres de l’ancien régime encore au pouvoir, qui cherchent à mettre le feu aux poudres partout dans le pays en fournissant des armes et en soutenant certaines factions contre d’autres.

 Devant cette situation catastrophique, la mobilisation n’a jamais cessé au Soudan, du 25 octobre 2021 à aujourd’hui. Chaque semaine, les comités de résistance, organisations locales auto-gérées, actrices à la fois des mobilisations et de la solidarité de quartier, ont lancé des manifestations (voir notre article sur les comités de résistance) ; et des grèves ont eu lieu toute l’année, bloquant plusieurs secteurs. La mobilisation n’a pas eu lieu que dans la capitale, mais également dans toutes les villes du pays. Continuer à lire … « Soudan, une année entière de lutte contre le coup d’Etat »

Tchad : la répression systématique des manifestations contre la prolongation de la période de transition doit immédiatement cesser

Des manifestations ont eu lieu jeudi 20 octobre 2022 contre la prolongation de la période de transition au Tchad et le maintien au pouvoir de Mahamat Idriss Deby Itno. Selon les chiffres du gouvernement tchadien, il y aurait au moins « une cinquantaine de morts et plus de 300 blessés ». Les signataires de ce communiqué appellent les autorités tchadiennes à mettre immédiatement fin à la répression des manifestants, conformément à la Constitution tchadienne et aux obligations internationales auxquelles adhère le Tchad. Nous invitons les acteurs internationaux à agir fermement pour mettre fin à cette spirale de violences. Survie relaie le communiqué de Tournons la page auquel elle s’est associée. Continuer à lire … « Tchad : la répression systématique des manifestations contre la prolongation de la période de transition doit immédiatement cesser »

Projet EACOP : nouvelle enquête accablante sur les pratiques de Total en Tanzanie

screenshot_2022-10-04_at_16-49-05_rapport_at_survie_eacop_tz_09_2022.pdf-c121e

Les Amis de la Terre France et Survie publient aujourd’hui le rapport « EACOP, la voie du désastre » [1], issu d’une enquête de terrain inédite sur le projet d’oléoduc géant de Total en Tanzanie. De nouveaux témoignages font état des mêmes violations des droits humains qu’en Ouganda, mais exacerbées sur certains aspects. Alors qu’une audience sur le fond aura lieu le 12 octobre au tribunal judiciaire de Paris dans le cadre du recours de nos associations contre Total, sur le fondement de la loi sur le devoir de vigilance [2], ce rapport a été versé au dossier judiciaire. Il apporte en effet de nouvelles preuves inédites des coûts humains, climatiques et environnementaux inacceptables de ce méga-projet pétrolier. Continuer à lire … « Projet EACOP : nouvelle enquête accablante sur les pratiques de Total en Tanzanie »

La France pleure encore son Algérie (française) !!! !!! 

Dans l’évolution de « l’histoire moderne » la colonisation avait servie de crime fondateur des sociétés occidentales des droits de l’homme, ainsi cette société s’est structurée autour de ce marqueur essentiel de la culpabilité, c’est le crime colonial contre l’humanité (à l’exemple d’une tribu archaïque qui s’est structurée autour du meurtre du mâle patriarcal et en a souscrit des lois).

Aujourd’hui après plus de soixante années de liberté la meilleure initiative mémoriel surtout pour la société française serait celle de leur dire que l’Algérie n’est plus un récit d’aventure et d’épouvante, c’est un pays avec une population qui vivait paisiblement avec une histoire que l’on peut comparer à d’autres. L’histoire de la colonisation est une conquête, des violences, d’une mainmise des terres par un système colonial ridicule avec tous ces ingrédients : indigénat, racisme, attentats, torture, camps, viols, bombardements, assassinats, etc. La colonisation est une histoire de prédation, de violence, d’asservissement et d’effacement de toute une population. Continuer à lire … « La France pleure encore son Algérie (française) !!! !!! « 

La répression s’accentue au Maroc

Le Comité France de soutien à l’historien Maati Monjib et à tous les détenus politiques et d’opinion au Maroc s’inquiète de la situation des droits humains qui ne cesse de s’aggraver dans ce pays.

Le Maroc durcit la répression contre toute voix critique dénonçant les atrocités du pouvoir et les injustices sociales. En effet, une vague de répression s’abat ces derniers mois sur des activistes des droits humains : Saïda El Alami, militante des droits humains, arrêtée le 23 mars 2022, a été condamnée à 3 ans de prison ferme au Maroc, la Cour d’appel de Casablanca ayant alourdi, mercredi 21 septembre 2022, sa peine à l’issue de son procès en appel. Elle avait été condamnée en première instance à 2 ans de prison ferme notamment pour « outrage envers un corps constitué » et une amende de 5 000 dirhams (environ 470 euros). Continuer à lire … « La répression s’accentue au Maroc »

Des paroles en l’air qui retombent en poisons sur certaines terres

Bamako (Mali), le 13 mai 2022, de jeunes manifestants brandissent le drapeau russe. Ils soutiennent la junte militaire au pouvoir dirigée par le colonel Assimi Goïta, lequel a officialisé la présence active dans le pays de la société militaire privée russe Wagner et la coopération avec la Fédération de Russie. Le groupe Wagner, propriété de l’oligarque russe Evgeni Prigojine, unité corsaire de Vladimir Poutine, s’est déjà illustré sur divers théâtres d’opérations, de la Syrie à la Libye et notamment en République Centre-Africaine ou ils ont massacré, violé et surtout pillé, tristes activités largement documentées par les organisations non gouvernementales et par le Groupe de travail des experts indépendants du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, se rendant coupable des violations systématiques et graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire, notamment des détentions arbitraires, des actes de torture, des disparitions forcées et des exécutions sommaires, un phénomène qui se poursuit sans relâche et en toute impunité [1]. Ils vont maintenant s’illustrer au Mali, sans arrêter la progression en tache d’huile des djihadistes qu’ils sont censé combattre. Continuer à lire … « Des paroles en l’air qui retombent en poisons sur certaines terres« 

Déclaration des caravanes africaines pour la Justice climatique en amont de la COP 27

Nous, mouvements communautaires, organisations de la société civile et de jeunesse de plus de 23 pays [1] d’Afrique ayant organisé les caravanes pour la justice climatique dans la période du 26 Septembre au 9 Octobre 2022 en prélude à la COP27 qui se déroulera sur le continent africain, 30 ans après l’adoption de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, Continuer à lire … « Déclaration des caravanes africaines pour la Justice climatique en amont de la COP 27 »

Entretien avec Michael Pauron, auteur de l’ouvrage « Les ambassades de la françafrique »

Entretien avec Michael Pauron, dont le livre Les ambassades de la Françafrique : l’héritage colonial de la diplomatie française est paru le 22 septembre dans la collection des Dossiers noirs aux éditions Lux. Dans cette enquête, l’auteur montre que le comportement des diplomates français sur le continent africain « est le fruit d’un passé que l’ancien colonisateur entretient par intérêt ».

ambassades-francafrique-temp Continuer à lire … « Entretien avec Michael Pauron, auteur de l’ouvrage « Les ambassades de la françafrique » »

Bisesero : quand on ne veut pas chercher, on ne trouve rien

Seize ans après le dépôt de plainte pour complicité de génocide par des rescapés de Bisesero et Murambi, le parquet de Paris a rendu publique, mercredi 7 septembre, la décision des juges d’instruction de clore l’enquête par un non-lieu. L’association Survie dénonce une instruction à décharge, et un profond mépris vis-à-vis des victimes du génocide des Tutsis au Rwanda en 1994. Avec d’autres parties civiles, elle fait appel de cette décision pour s’opposer à un déni de justice. Continuer à lire … « Bisesero : quand on ne veut pas chercher, on ne trouve rien »

Deux textes au sujet de deux décrets présidentiels (Tunisie)

Le Syndicat National des Journalistes Tunisiens appelle le Président de la République à retirer le Décret n°54

Le Syndicat national des journalistes tunisiens a suivi avec une grande inquiétude la publication par la présidence de la République du décret n°54 de 2022, relatif à la lutte contre les délits liés aux systèmes d’information et de communication, qui prévoit des peines d’injonction exagérées dans les affaires de publication et vise à restreindre davantage la liberté d’expression et de la presse, sous prétexte de lutter contre les rumeurs et les délits d’information. Continuer à lire … « Deux textes au sujet de deux décrets présidentiels (Tunisie)« 

Les travailleurs de l’électricité de Khartoum occupent la salle de contrôle

Les travailleurs soudanais de l’électricité en grève ont intensifié leur grève en cours concernant les salaires en occupant la salle de contrôle de la centrale thermique de Bahri et en réduisant la charge électrique de 20%. Selon la TAM [comité de base], cette action s’inscrit dans le cadre d’une protestation graduelle et résulte du fait que la direction a ignoré les demandes des travailleurs concernant la mise en œuvre de la structure salariale pour 2022, comme convenu précédemment, et le paiement de l’argent qui leur appartient depuis le début de l’année. Continuer à lire … « Les travailleurs de l’électricité de Khartoum occupent la salle de contrôle »

Impacts de la pandémie de COVID-19, des conflits et des crises sur le droit à l’alimentation et la souveraineté alimentaire

Préambule
Nous, réseaux de paysans africains, de pêcheurs, d’éleveurs, de travailleurs agricoles, de 
de populations urbaines en situation d’insécurité alimentaire, de consommateurs, de peuples autochtones, de femmes, de jeunes et de la société civile engagés dans la consultation populaire lancée en avril 2022 par le Mécanisme de la société civile et des peuples autochtones (MSCPA) du Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) de l’ONU, nous sommes réunis pour échanger et discuter de la situation et des préoccupations liées à l’alimentation que nous vivons actuellement dans nos territoires, nos pays et nos différentes régions d’Afrique. Nous appelons fortement nos gouvernements, nos communautés, nos organisations et tous les autres groupes d’acteurs aux différents niveaux de nos systèmes alimentaires à se mobiliser et à s’engager ensemble pour véritablement prendre en charge la souveraineté alimentaire de notre continent. Continuer à lire … « Impacts de la pandémie de COVID-19, des conflits et des crises sur le droit à l’alimentation et la souveraineté alimentaire« 

Emmanuel Macron : l’Algérie et l’histoire

« Nous avons réduit les établissements charitables, laissé tomber les écoles, dispersé les séminaires. Autour de nous les lumières se sont éteintes, (…) nous avons rendu la société musulmane beaucoup plus misérable, plus désordonnée, plus ignorante et plus barbare qu’elle n’était avant de nous connaître. » A. de TocquevilleRapport sur l’Algérie (1847)

« La situation coloniale et la guerre ont soumis la société algérienne à une véritable déculturation. Les regroupements de la population, l’exode rural et les atrocités de la guerre ont précipité en l’aggravant le mouvement de désagrégation culturelle en même temps qu’ils l’ont étendu aux régions relativement épargnées jusque-là (…). Expérience catastrophique de chirurgie sociale, la guerre a fait table rase d’une civilisation dont on ne pourra plus parler qu’au passé. » P. Bourdieu (1958)

Les amateurs d’éléments de langage rebattus, de formules creuses, de phrases ronflantes et de clichés, élaborés par les scribes de l’Elysée et répétés ad nauseam lors du dernier voyage officiel d’Emmanuel Macron en Algérie, auront été servis. Les relations entre ce pays et la France depuis 1830 ? Une « histoire commune », « d’amour » même avec « sa part de tragique » qu’il faut « regarder en face » et « sans tabou ». Les buts de cette visite ? « L’amitié », bien sûr, après quelques menues fâcheries désormais oubliées ce qui permet « de se réconcilier » et de sceller « un partenariat renouvelé » et forcément ambitieux.

A cela s’ajoute la volonté de rencontrer « la jeunesse » pour mieux se tourner vers « l’avenir » puisque, comme chacun le sait, en Algérie et en France, c’est elle qui demain l’écrira librement dans la joie et l’allégresse. N’oublions pas la déclaration finale qui clôt, selon la fable élaborée pour la circonstance, une admirable romance politico-personnelle. Décidée de façon inopinée, cela va de soi, en raison de « l’enthousiasme » suscité par ces trois jours de visite, et de « l’intimité » qui unit désormais ces deux présidents, on peut lire dans cette déclaration que les deux pays « renouvellent leur engagement à inscrire leurs relations dans une dynamique de progression irréversible. »

Sublime sommet de rhétorique étatique, extatique aussi, confortée par de multiples mises en scène et photos officielles d’embrassades, d’effusions réciproques et de déambulations main dans la main destinées à sceller la énième réconciliation du prétendu couple franco-algérien dont nul n’ignore les relations tumultueuses, pour le moins. Continuer à lire … « Emmanuel Macron : l’Algérie et l’histoire »

Algérie coloniale : les historiens ont déjà travaillé, messieurs les présidents!

Lors de son récent voyage à Alger, le président de la République française a, aux côtés de son homologue algérien, annoncé la création d’une « commission d’historiens » franco-algérienne à laquelle seraient « ouvertes toutes les archives algériennes et françaises ». Il a aussi indiqué qu’elle serait composée de « 12 historiens » des deux nationalités et qu’elle travaillerait « pendant un an ».

A quoi servira cette commission d’historiens, dont, pour l’heure, on ignore la composition et la date d’installation ? Selon le président français, son travail consistera à « regarder l’ensemble de cette période historique (…) du début de la colonisation à la guerre de libération, sans tabou, avec une volonté (…) d’accès complet à nos archives ». « On va laisser les historiens travailler », a-t-il encore commenté devant la presse.

Le président Macron affectionne les commissions dont les membres sont désignés par lui pour aborder une question politiquement « sensible », en lien avec le passé colonial. Même si des chercheurs spécialistes de la question avaient été écartés délibérément, le but du travail de la « commission Duclert » missionnée en 2019 était relativement clair. Il s’agissait d’explorer les archives sur un point d’histoire bien délimité : le rôle de la France dans le génocide des Tutsis au Rwanda. Cette fois, le programme de cette commission sur l’Algérie coloniale laisse véritablement pantois. Continuer à lire … « Algérie coloniale : les historiens ont déjà travaillé, messieurs les présidents! »

Soudan : Vers la grève générale

Dans tout le Soudan, les militants se mobilisent pour soutenir l’appel des comités de résistance (organes basés dans les quartiers locaux qui coordonnent et mobilisent les manifestations et construisent le mouvement révolutionnaire populaire) à une grève générale le 24 août. Cette grève vise à faire tomber le régime militaire au pouvoir, dirigé par des généraux qui ont chassé les politiciens civils en octobre 2021, mettant ainsi fin à une période de coopération entre l’armée soudanaise et les représentants des partis d’opposition qui sont entrés au gouvernement à la suite du soulèvement populaire contre le dictateur Omar El Bashir en 2019. Continuer à lire … « Soudan : Vers la grève générale« 

Maria Adosinda : une vie dédiée aux luttes féministes en Afrique

Découvrez l’histoire de Maria Adosinda, une militante féministe mozambicaine qui s’est consacrée à la lutte contre la violence et l’exploitation

Le 31 juillet, nous célébrons la Journée de la femme africaine, date créée lors de la Conférence des femmes africaines tenue en Tanzanie en 1962, comme une partie des processus de lutte de libération anticoloniale sur le continent. Aujourd’hui, à travers le vaste territoire africain, les femmes se battent pour leur émancipation. Tout en s’unissant pour soutenir la vie, elles construisent des perspectives féministes pour lutter contre les nouvelles formes de colonialisme et contre le capitalisme, le racisme et l’impérialisme.

Pour se souvenir et garder à l’esprit les trajectoires d’apprentissage et de transformation des combattantes africaines, nous publions aujourd’hui un profil de la militante féministe mozambicaine Maria Adosinda de Almeida, décédée en 2017. Maria Adosinda était une militante de la Marche Mondiale des Femmes (MMF) au Mozambique et fondatrice de l’Association des femmes défavorisées de l’industrie sucrière [Associação das Mulheres Desfavorecidas da Indústria Açucareira -Amudeia], une organisation créée en 1996, à la suite d’une grève de femmes licenciées par l’industrie sucrière de Maragra. Continuer à lire … « Maria Adosinda : une vie dédiée aux luttes féministes en Afrique »

Djibouti : « On aurait préféré ne plus être utile »

Active depuis 1991, l’Association pour le respect des Droits de l’Homme à Djibouti (ARDHD) a aujourd’hui à son actif 30 ans de combats pour soutenir des djiboutiens prisonniers politiques incarcérés sans jugement, des opposants menacés, torturés, des représentants syndicaux bafoués, licenciés, expulsés, des femmes violées par les militaires dont les plaintes ne sont jamais reçues. Continuer à lire … « Djibouti : « On aurait préféré ne plus être utile » »

Soudan, les chartes de la scène politique

Près de huit mois après le coup d’État militaire au Soudan, les manifestations pacifiques continuent d’avoir lieu selon les programmes hebdomadaires publiés par les Comités de Résistance. De nouvelles formes et de nouveaux outils de résistance ont émergé, alors même que plus de 90 manifestants ont été tués par les forces de l’État et que des dizaines d’autres sont tombés sous les attaques de milices à travers le pays. Le nombre de grèves et de barricades a augmenté dans tout le pays depuis janvier 2022. Cela a impliqué de nombreux syndicats, et a eu pour effet de bloquer des axes routiers majeurs. Continuer à lire … « Soudan, les chartes de la scène politique »