La FTQ aux devants – Déclaration de politique sur la pandémie de COVID-19

Dans le cadre de son 33e congrès qui se tient du 16 au 19 janvier 2023, la FTQ publie une déclaration de politique sur la pandémie de COVID-19. Cette déclaration de la FTQ est un texte important à lire et à discuter. Elle fait un bilan étoffé de la gestion que les partis au pouvoir ont fait de la pandémie de la COVID-19. Elle pointe ce qui doit être changé dans la société québécoise pour en faire une société plus juste et plus solidaire. Elle met en discussion des résolutions militantes sur les différentes tâches qui sont devant la Centrale et l’ensemble des mouvements sociaux militants au Québec. [PTAG]

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95% des Afghan.e.s souffrent de la faim, tandis que le Canada, après avoir envahi et dévasté leur pays bloque toujours l’aide

Alors que l’Afghanistan s’efforce à gérer ses multiples crises sociales et économiques résultant de décennies de guerre et des sanctions occidentales qui ont suivi, le gouvernement canadien empêche toujours les organismes de bienfaisance de livrer des envois de nourriture et d’aide médicale indispensables à la population souffrante.

Plus tôt en 2022, l’administration américaine a saisi $7 milliards à la banque centrale afghane, privant Kaboul des fonds dont elle a besoin pour gérer un nombre de crises urgentes de l’approvisionnement alimentaire et des soins de santé.

Le 15 mars, les Nations Unies a rapporté :
« Le pourcentage stupéfiant de 95% des Afghan.e.s ne mangent pas à leur faim, ce chiffre passant à près de 100% dans les foyers dirigés par une femme… [Le coordinateur humanitaire] a brossé un tableau des salles d’hôpital remplies d’enfants souffrant de malnutrition, dont beaucoup pèsent à âge d’un an ce qu’un enfant de six mois pèserait dans un pays développé, avec certain.e.s « si faibles qu’ils et elles sont incapables de bouger » ».
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Il est temps de mettre fin à la violence fondée sur le genre au travail

Une employée d’un centre d’appels est la cible d’injures de la part d’un client. Une infirmière rentre du travail avec des ecchymoses et un uniforme de travail déchiré après avoir été attaquée par un patient agité. Une serveuse est harcelée par un client régulier. Ces histoires sont le lot quotidien de plusieurs travailleuses et travailleurs partout au Canada – et malheureusement, les mesures de protection actuelles se révèlent insuffisantes.

Ces trois dernières décennies, lors des 16 jours d’activisme contre la violence fondée sur le genre, des individus et des groupes du monde entier ont réclamé des mesures destinées à prévenir et à éliminer toutes les formes de violence fondée sur le sexe à l’égard des femmes et des filles.

Cette année, nous mettons en lumière le phénomène inquiétant et croissant du harcèlement et de la violence exercés par des tiers dans le monde du travail. Continuer à lire … « Il est temps de mettre fin à la violence fondée sur le genre au travail »

6 décembre : quand la haine perdure

Le 6 décembre 1989, 14 femmes sont assassinées par un misogyne à l’école Polytechnique de Montréal, parce qu’elles ont choisi, en toute liberté, d’aller là où les confrères sont plus nombreux que les consœurs. Celles qui aspiraient à travailler en génie ne pourront finalement jamais réaliser leur rêve d’un monde différent. Il suffit de repenser à cette terrible journée pour avoir des frissons. Et pas seulement pour le traumatisme collectif que nous a causé cette tragédie, non : parce que la haine des femmes est de plus en plus décomplexée. Continuer à lire … « 6 décembre : quand la haine perdure »

L’affaire Julien Lacroix : #Metoo, pour en finir avec le mythe des monstres

Un agresseur, c’est souvent un proche. C’est un ami, un conjoint, un parent, un professeur, un collègue de travail, une connaissance. Au Québec, plus de 95% des auteurs d’agression sexuelle connaissent leurs victimes. Les deux tiers des infractions sexuelles sont commis dans une résidence privée et 78% des victimes d’agressions à caractère sexuel sont des femmes et des filles.

Un agresseur a rarement les traits d’un monstre sorti tout droit de l’enfer. De toute façon, on ne laisse pas entrer les monstres chez soi. On ne fait pas confiance aux monstres. On déteste les montres.
Et pourtant, le mythe persiste. Celui des victimes qui mentent aussi.
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12 jours d’action contre les violences faites aux femmes 2022

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Après 1 an d’attente, la campagne « 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes » est de retour ! Nous avons le plaisir de vous annoncer que la thématique cette année sera : « Transformer pour guérir, guérir pour transformer : Déracinons les violences » Continuer à lire … « 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes 2022 »

Les violences vécues par les femmes en politique : un enjeu urgent et structurel

En pleine campagne électorale, certains enjeux semblent être moins prioritaires que d’autres dans les débats et les réflexions politiques. En début de campagne, on a brièvement entendu parler de harcèlement, mais sans profondeur ni des actions concrètes pour lutter contre cet enjeu qui touche particulièrement les femmes. Continuer à lire … « Les violences vécues par les femmes en politique : un enjeu urgent et structurel »

Élections du Québec 2022 : Revendications féministes

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Les membres du RGF-CN, à leur rencontre du 12 mai 2022, ont adopté une plateforme de revendications dans le cadre des élections provinciales de 2022. Le RGF-CN ne favorise aucun parti politique en particulier. Cependant, il vise l’égalité entre les femmes et les hommes, entre les femmes elles-mêmes, la redistribution de la richesse, l’amélioration des conditions de vie des personnes les plus vulnérables et des mesures politiques concrètes pour un mode de vie respectueux de l’environnement. Continuer à lire … « Élections du Québec 2022 : Revendications féministes »

Garderies : Des décennies d’activisme ont ouvert la voie à une récente législation libérale, mais la bataille est loin d’être gagnée.

Cinquante ans d’activisme pour des services de garde d’enfants abordables portent enfin leurs fruits. L’an dernier, le gouvernement fédéral a annoncé le Plan pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants, qui prévoit 30 milliards de dollars pour ramener les frais de scolarité des parents à 10$ par jour dans cinq ans ou moins. Des dépenses fédérales annuelles supplémentaires de 8,3 milliards de dollars pour la garde d’enfants après la période initiale de cinq ans sont également sur la table. Continuer à lire … « Garderies : Des décennies d’activisme ont ouvert la voie à une récente législation libérale, mais la bataille est loin d’être gagnée. »

Le fascisme est aussi canadien que la feuille d’érable

Le « Freedom Convoy » est la plus grande manifestation organisée par l’extrême droite canadienne depuis les années 1930. Il a envahi Ottawa avec une exubérance réactionnaire, agitant des drapeaux nazis, confédérés, Gadsden, Red Ensign et Maple Leaf, lançant des menaces de violence contre des opposants et rêvant de récupérer un Canada perdu mythifié. Bien que la politique de ce mouvement reste fluide, elle est reconnaissable comme la politique de l’extrême droite : un continuum qui inclut les fascistes et ceux qui occupent l’espace entre les fascistes et les conservateurs traditionnels, avec une approche plus agressivement raciste, coloniale, transphobe, anti politique syndicale et antilibérale que le courant dominant est prêt à approuver ouvertement. Continuer à lire … « Le fascisme est aussi canadien que la feuille d’érable »

Violence conjugale : 10 jours de congé payés pour les victimes, c’est un minimum

Des intervenantes des milieux syndical, politique et communautaire étaient rassemblées devant l’Assemblée nationale ce midi pour réclamer 10 jours de congé payés pour les victimes de violence conjugale. Continuer à lire … « Violence conjugale : 10 jours de congé payés pour les victimes, c’est un minimum »

Thèses sur la question nationale et linguistique

1. L’État canadien est une prison des peuples. Dès son origine, il s’est construit sur le dos des peuples québécois, amérindiens, inuit, acadien, métis, et des francophones hors-Québec qui ont tous été réduits à un statut subordonné et placé sous la domination de la bourgeoisie anglo-canadienne et de son État central à Ottawa. Ces nations continuent d’être opprimées plus de cent ans après la fondation de la Confédération. Cette oppression nationale s’exprime sur le terrain politique par la négation de leur droit à l’auto-détermination ; les nations opprimées par l’État canadien se voient refusé le droit de décider librement de leur propre sort sur le plan linguistique, l’oppression nationale se manifeste par la domination de la langue anglaise au détriment des langues française ct autochtones. Sur le plan économique, 1’oppression se traduit par des revenus plus bas, un taux de chômage plus élevé, une incidence plus forte de la pauvreté, une plus grande vulnérabilité aux crises capitalistes, et généralement, la relégation au statut de citoyen-ne-s de deuxième ou troisième classe. Continuer à lire … « Thèses sur la question nationale et linguistique »

Des ratios et des femmes

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À l’heure où l’on se parle, être professionnelles en soins est tout un défi, que ce soit en raison de la surcharge de travail, du manque de main-d’œuvre, des conditions difficiles ou de la non-reconnaissance de notre expertise et de l’importance de notre rôle pour la société. Les quelques centaines d’arrêtés et de décrets, adoptés depuis 2 ans par le gouvernement, en sont un bon exemple. En bafouant les conventions collectives de façon aussi importante et pendant aussi longtemps, on voit bien que le gouvernement préfère s’arroger des pouvoirs exceptionnels et temporaires plutôt que de s’attaquer au problème de fond. Les décideurs s’en remettent aux anges gardiennes, en majorité des femmes, qui ont le cœur sur la main et qui feraient ce métier par « vocation ». Ils comptent sur ce dévouement pour que les professionnelles en soins en fassent toujours plus, malgré des conditions de travail qui se dégradent constamment. Continuer à lire … « Des ratios et des femmes »

L’avortement est un droit et doit le rester !

La menace au droit à l’avortement qui plane aux États-Unis ces jours-ci ne nous surprend pas, pourtant elle doit vivement et collectivement nous alarmer. Si la Cour suprême américaine venait à invalider l’arrêt « Roe versus Wade » en juin prochain, texte qui constitue le fondement du droit à l’avortement américain, il s’agirait d’un retour en arrière de 50 ans ! Chaque État pourra alors choisir sa propre législation et ce sont 26 États conservateurs qui sont prêts à interdire complètement l’avortement. Continuer à lire … « L’avortement est un droit et doit le rester ! »

Pour les droits de toutes les femmes ! 

Au Québec, des dizaines de milliers de personnes n’ont pas accès au système de santé. Ce sont les personnes migrantes à statut précaire qui, même si elles résident, travaillent et paient des impôts au Québec, n’ont accès ni au régime d’assurance maladie ni à l’assurance médicaments publique. Elles n’ont pas, non plus, accès au réseau de garderies subventionnées, au logement subventionné, ni aux mesures d’aide en employabilité.

L’impact de ces réalités est particulièrement grave pour toutes les femmes migrantes à statut précaire (MSP). Lors d’une grossesse, pour leur santé reproductive et sexuelle ou parce qu’elles ont des enfants en bas âge, ces femmes subissent les graves conséquences de ces décisions politiques. De plus, avec la pandémie, la précarité des femmes MSP a empiré : avec le report systématique des audiences d’acceptation du statut est venue l’impossibilité de se projeter dans le futur. Continuer à lire … « Pour les droits de toutes les femmes ! « 

Pour la santé de toutes les femmes au Québec, sans exclusion

Médecins du Monde et une coalition d’organisations, dont Médecins Québecois pour le Régime Public, déposent aujourd’hui (17 mars NDLR) un mémoire pour demander au gouvernement du Québec de garantir la couverture des régimes publics d’assurance maladie et médicaments pour toutes les femmes vivant sur son territoire, peu importe leur statut d’immigration.

Pour lire l’intégral du mémoire.

Le dépôt de ce mémoire s’inscrit dans la continuité du Projet de loi 83 donnant enfin accès à la couverture des régimes publics d’assurance maladie et médicaments à tous les enfants du Québec, quel que soit le statut d’immigration de leurs parents. En 2021, l’importance d’une couverture de santé pour les femmes enceintes a été reconnue lors de l’étude détaillée, mais la proposition n’a pas été retenue.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a donc confié à la RAMQ le mandat de poursuivre les travaux sur cet enjeu avec un comité interministériel afin de rendre un rapport d’ici la fin juin 2022. C’est dans ce contexte que Médecins du Monde a pris l’initiative de déposer un mémoire pour émettre plusieurs recommandations.

« Nous saluons le courage politique du ministre de la Santé qui, en pleine pandémie, a pris les mesures nécessaires pour protéger la santé de tous les enfants du Québec avec l’adoption du Projet de loi 83. Nous sommes confiants que ce leadership se poursuivra d’ici les prochaines élections en ce qui concerne les droits et la santé de toutes les femmes », souligne Nadja Pollaert, directrice générale de Médecins du Monde Canada. Continuer à lire … « Pour la santé de toutes les femmes au Québec, sans exclusion »

« Féministes radicales et hommes proféministes : l’alliance piégée ? 

 

qc-mvts-reimp-site-258x400Ce texte a été publié précédemment sur le blog Les Ruminant-e-s 

Féministes radicales et hommes proféministes : l’alliance piégée [1] ? publié dans F. Dupuis-Déri (dir.), Québec en mouvements. Montréal, Lux, 2008, 276 p.

Aux sorcières d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

À nos rires et nos luttes.

L’actualité féministe nord-américaine est marquée par des questionnements internes, notamment quant aux possibilités d’ouverture face à des hommes désireux de s’investir dans cette lutte contre la hiérarchie entre les sexes. Les multiples milieux féministes, autant institutionnels (comme par exemple les comités femmes des syndicats) [2] qu’affinitaires et autonomes, poursuivent cette réflexion. La récente Commission parlementaire sur la réforme éventuelle du Conseil du statut de la femme est exemplaire de cette remise en question d’espaces de femmes non-mixtes. La promotion croissante de la mixité organisationnelle touche également les milieux radicaux et, plus spécifiquement, l’environnement des groupes féministes radicaux [3] de Montréal. Continuer à lire … « « Féministes radicales et hommes proféministes : l’alliance piégée ? « 

Le siège d’Ottawa

La police a déroulé le tapis bleu pour le « convoi de la liberté » malgré sa politique toxique.

Le début de l’année 2022 restera dans les mémoires comme le moment où les groupes haineux et les camionneurs ont assiégé Ottawa. L’invasion s’est déroulée avec des véhicules massifs, des « soldats » autoproclamés et une multitude de « généraux ». Loin d’être une attaque surprise, cependant, elle s’est déroulée au ralenti, encouragée par des politiciens conservateurs et même des policiers. On pourrait même dire que les forces de l’ordre locales ont effectivement déroulé le tapis bleu.

Le déclencheur ? Le 15 janvier, le gouvernement fédéral a annoncé que tous les conducteurs traversant la frontière canado-américaine devraient être vaccinés. Le gouvernement américain a annoncé une exigence similaire le 22 janvier.

En réponse, il a semblé au départ que les camionneurs opposés à la vaccination organisaient un convoi qui se rendrait de partout au Canada jusqu’à Ottawa, entourerait le Parlement et bloquerait l’accès à Ottawa. L’Alliance canadienne du camionnage a immédiatement publié une déclaration soulignant que la « grande majorité » des camionneurs sont vaccinés et que leur organisation « désapprouve fermement toute manifestation ».

Lorsqu’ils ont atteint Ottawa, il est devenu évident qui étaient vraiment les organisateurs. Il y avait quelques camionneurs, mais des personnes affiliées à des groupes haineux de toutes sortes ont aidé à organiser le convoi ou s’y sont jointes par la suite. Bon nombre des chefs ou des partisans autoproclamés du convoi et du siège épousent des vues racistes, antisémites et anti-islamiques ; d’autres arborent des drapeaux avec des croix gammées nazies ou portent des insignes du groupe anti-immigration Soldiers of Odin. Des groupes de haine blanche représentant des néo-nazis, des Aryens et autres ont ouvertement partagé leur haine en s’unissant avec et parmi les camionneurs, faisant du centre-ville un « enfer vivant ». Certains des camionneurs et leurs co-conspirateurs ont menacé les résidents, les politiciens et les médias, en personne et en ligne.

De plus en plus de résidents ont signalé des attaques, et il est devenu évident que ce siège n’était pas vraiment lié aux mandats de vaccination d’un petit nombre de camionneurs. Quelque chose de plus important était à l’œuvre ici. Continuer à lire … « Le siège d’Ottawa »

Quand l’extrême-droite subvertit la « notion de liberté ». A propos du « Freedom Convoy » (+ autres textes)

Le mouvement du « convoi de la liberté » (« Freedom Convoy »), composé de centaines de camions, a paralysé le passage frontalier le plus fréquenté entre le Canada et les Etats-Unis et a occupé Ottawa, la capitale du Canada, bloquant effectivement la ville et perturbant la vie quotidienne de la plupart des résidents du centre-ville. Les participants au convoi rejettent toutes les exigences et toutes les instructions en matière de vaccination et soutiennent un discours résolument antigouvernemental qui rappelle l’idéologie d’extrême droite aux Etats-Unis.

Les participants au convoi n’ont pas le soutien du grand public, qui est largement vacciné. Ils n’ont pas non plus le soutien de la plupart des camionneurs canadiens, dont 90% sont vaccinés, et de l’Alliance canadienne du camionnage (ACC–CTA, Canadian Trucking Alliance).

Les camionneurs sont largement soutenus par les principaux républicains des Etats-Unis tels que Donald Trump, Ted Cruz [sénateur du Texas] et Marjorie Taylor Greene [élue républicaine de l’Etat de Georgie à la Chambre des représentants, proche des milieux complotistes], ainsi que par certains politiciens conservateurs canadiens. Ils sont également soutenus par d’influentes personnalités antidémocratiques des médias sociaux, comme Tucker Carlson [Fox News], Jordan Peterson, Elon Musk, ainsi que par toute une série de groupes suprémacistes blancs. Parmi les groupes d’extrême droite les plus puissants au Canada, on trouve Action4Canada, qui affirme, à tort et à travers, que la pandémie de Covid-19 « a été provoquée, du moins en partie, par Bill Gates et un « Nouvel ordre (économique) mondial » pour faciliter l’injection de puces électroniques à 5G dans la population ». Avec l’aide des réseaux sociaux, le soutien aux manifestations du Freedom Convoy a fait boule de neige au niveau international, les prochains convois étant prévus aux Etats-Unis, en France et dans les 27 pays européens. Continuer à lire … « Quand l’extrême-droite subvertit la « notion de liberté ». A propos du « Freedom Convoy » (+ autres textes) »

Canada : La mobilisation des camionneurs-artisans à la remorque de l’extrême-droite. Miroir inversé du refus de la politique covid-zéro de la gauche (plus autre texte)

Le mouvement des camionneurs-artisans en est un d’extrême-droite qui carbure – c’est le cas de le dire – à la frustration populaire due à la gestion néolibérale pandémique tout-pour-l’économie-rien-pour-la-santé-et-vivent-les-morts par les gouvernements fédéral et des provinces du Canada.

Une panoplie d’idéologies d’extrême-droite ratissant large et poussant à droite les Conservateurs

Les idéologies hétéroclites de cette extrême-droite, du libertarisme antiétatique au fondamentalisme chrétien patriarcal en passant par l’ésotérisme élitiste et surtout l’identitarisme anti-immigrant et raciste, permettent de ratisser large. Ce ratissage permet de fusionner les personnes mécontentes et frustrées sous la houlette de leaders dit charismatiques se disputant avec acharnement la première place. Dans tous les cas, « Il s’agit d’une vision du monde profondément inégalitaire, axée sur « l’épuration des plus faibles », analyse [Martin Geoffroy, sociologue et directeur du CEFIR]. « On a tout le discours eugéniste typique de l’extrême droite, là-dedans. C’est la loi du plus fort…ou de celui qui se pense le plus fort ! » lance-t-il. […] « On dit : « les vieux, laissez-les mourir ! » » (Alexi Ross, Complotisme : « Les mouvements d’extrême droite sont très bons pour récupérer les mécontentements », Pivot, 31/01/22 [1]). Continuer à lire … « Canada : La mobilisation des camionneurs-artisans à la remorque de l’extrême-droite. Miroir inversé du refus de la politique covid-zéro de la gauche (plus autre texte) »