Archives de Catégorie: Canada/Québec

Rapports sociaux de sexe inégalitaires et transmissions implicites

Deux remarques pour débuter.

avis_egalite_entre_sexes_milieu-scolaireLes auteures utilisent souvent le terme, qui me semble inadéquat de stéréotype, tout en signalant qu’il masque, recouvre, occulte les rapports sociaux, « Cette notion, généralement présentée comme une idée fausse qui interfère dans notre capacité à choisir librement, remplace et vide de son contenu celle d’inégalités sociales. L’usage de la notion de stéréotype a en effet pour finalité le libre choix individuel et non la disparition des inégalités de sexe, qui sont pourtant une des sources importantes de la limitation des choix possibles. Il s’accompagne aussi de la symétrisation des catégories de sexe, qui consiste à affirmer que les stéréotypes affectent également tous les individus, filles ou garçons, ce qui nie la hiérarchie entre les sexes que contribuent à reproduire les stéréotypes ou les représentations inégalitaires ».

Elles mettent en avant le curriculum caché, c’est-à-dire « Ensemble d’expériences qui, sous forme d’interactions et de transmissions implicites, consolident et maintiennent les rapports sociaux de sexe inégalitaires invisibilisés dans le curriculum officiel ». Le caché, l’invisibilisation, la naturalisation, l’essentialisation, l’« évidence » de la « différence des sexes », les ritournelles… Lire la suite

Les peuples autochtones du Canada se soulèvent contre le colonialisme et Areva

De la confédération iroquoise aux conseils de territoires de chasse innus en passant par les districts Mi’kMaqs, des formes de la « souveraineté autochtone » ont su se maintenir malgré les assauts répétés de la violence coloniale. Cette Résistance contre la politique des États coloniaux révèle le vol légalisé des terres par les compagnies minières dont Areva.

Résistance à la colonisation et au vol des terres

2016-11-20_luttes_peuple-autochtone_sDes « souverainetés ancestrales » (peuple original autochtone) s’organisent au Canada alors que ce lèvent aux USA une lutte historique sur le territoire de « Standing Rock » contre la construction du « Dakota Access Pipeline » visant à exploiter et écouler par oléoduc, sur une distance de près de 2000km, l’énergie extraite du sous-sol des territoires. Les soutiens à la lutte de Standing Rock s’amplifient et cette résistance active devient le symbole du Pouvoir Autochtone en écho à toutes les résistances actuelles des autres territoires. Lire la suite

27 ans après le massacre de l’École Polytechnique

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FEMMES ET ENFANTS TUÉES PAR DES HOMMES EN TANT QU’HOMMES (OU PAR DES INCONNUS), AU QUÉBEC, DEPUIS LE 6 DÉCEMBRE 1989

*En italiques : Enfants et jeunes (232) Femmes (822)

Caractères gras : Les 14 femmes abattues par un masculiniste à l’École Polytechnique de Montréal, le 6-12-1989 Lire la suite

Regard circonstancié sur les rapports entre femmes, VIH/sida et médias

nivues-1371x2057Invisibilité et visibilité des femmes séropositives. Maria Nengeh Mensah examine différents documents écrits et audiovisuels sur le VIH et le sida au Québec. « Ce livre se penche sur la mise en discours de la séropositivité féminine au Québec afin d’identifier ce que disent et montrent les médias au sujet des femmes vivant avec le VIH tout en révélant les effets parfois inattendus de ce discours médiatisé ». Que veut dire visibilité en rapport avec la séropositivité des femmes ? Quels enjeux politiques pour les principales intéressées et plus largement pour les femmes ? Lire la suite

La culture du viol est dévastatrice pour notre société et l’avenir de nos enfants

On n’agresse pas une femme parce qu’on est fou d’elle ou parce qu’on a une libido d’enfer. On agresse une femme parce qu’on est aveuglé par son propre pouvoir, et qu’on considère la femme comme un objet à assujettir à ce pouvoir.

La culture du viol est un concept établissant des liens entre la violence, le harcèlement, les agressions sexuelles avec la culture de la société où ces crimes se commettent. Elle documente et décrit un environnement social et médiatique dans lequel les violences sexuelles trouvent des justifications et des excuses pour être tues, banalisées, ridiculisées, moquées, tolérées, voire acceptées. Lire la suite

Je n’ai plus peur. Je veux me battre, puisqu’on ne se battra pas pour moi

soeurs-volees« Entre 1980 et 2012, 1181 femmes autochtones ont disparu ou été assassinées ». Dans sa préface Widia Larivière rappelle que « proportionnellement 1181 femmes autochtones représentent environ 30 000 femmes canadiennes ou 55 000 femmes françaises ». Elle parle donc de la violence faite aux femmes autochtones, des impacts encore actuels de la colonisation, de victimes de crimes et non de faits divers, d’un autre crime l’« indifférence », de féminicide… Lire la suite

Dans l’enquête sur les femmes autochtones disparues ou assassinées, n’oubliez pas les filles !

Si nous ne comprenons pas la violence et l’exploitation qu’affrontent les filles autochtones, nous ne pourrons jamais traiter le problème en profondeur.

Le 3 août 2016, le gouvernement fédéral a officiellement lancé la longuement espérée et chèrement gagnée Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Avec leurs allié-e-s de partout au pays, les femmes et les filles autochtones ont célébré le lancement de cette enquête comme une victoire en soi, puisque des activistes faisaient pression depuis des décennies pour que cette crise soit reconnue et prise au sérieux par tous les niveaux de gouvernement et par la population canadienne. Lire la suite