Élections du Québec 2022 : Revendications féministes

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Les membres du RGF-CN, à leur rencontre du 12 mai 2022, ont adopté une plateforme de revendications dans le cadre des élections provinciales de 2022. Le RGF-CN ne favorise aucun parti politique en particulier. Cependant, il vise l’égalité entre les femmes et les hommes, entre les femmes elles-mêmes, la redistribution de la richesse, l’amélioration des conditions de vie des personnes les plus vulnérables et des mesures politiques concrètes pour un mode de vie respectueux de l’environnement. Continuer à lire … « Élections du Québec 2022 : Revendications féministes »

Garderies : Des décennies d’activisme ont ouvert la voie à une récente législation libérale, mais la bataille est loin d’être gagnée.

Cinquante ans d’activisme pour des services de garde d’enfants abordables portent enfin leurs fruits. L’an dernier, le gouvernement fédéral a annoncé le Plan pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants, qui prévoit 30 milliards de dollars pour ramener les frais de scolarité des parents à 10$ par jour dans cinq ans ou moins. Des dépenses fédérales annuelles supplémentaires de 8,3 milliards de dollars pour la garde d’enfants après la période initiale de cinq ans sont également sur la table. Continuer à lire … « Garderies : Des décennies d’activisme ont ouvert la voie à une récente législation libérale, mais la bataille est loin d’être gagnée. »

Le fascisme est aussi canadien que la feuille d’érable

Le « Freedom Convoy » est la plus grande manifestation organisée par l’extrême droite canadienne depuis les années 1930. Il a envahi Ottawa avec une exubérance réactionnaire, agitant des drapeaux nazis, confédérés, Gadsden, Red Ensign et Maple Leaf, lançant des menaces de violence contre des opposants et rêvant de récupérer un Canada perdu mythifié. Bien que la politique de ce mouvement reste fluide, elle est reconnaissable comme la politique de l’extrême droite : un continuum qui inclut les fascistes et ceux qui occupent l’espace entre les fascistes et les conservateurs traditionnels, avec une approche plus agressivement raciste, coloniale, transphobe, anti politique syndicale et antilibérale que le courant dominant est prêt à approuver ouvertement. Continuer à lire … « Le fascisme est aussi canadien que la feuille d’érable »

Violence conjugale : 10 jours de congé payés pour les victimes, c’est un minimum

Des intervenantes des milieux syndical, politique et communautaire étaient rassemblées devant l’Assemblée nationale ce midi pour réclamer 10 jours de congé payés pour les victimes de violence conjugale. Continuer à lire … « Violence conjugale : 10 jours de congé payés pour les victimes, c’est un minimum »

Thèses sur la question nationale et linguistique

1. L’État canadien est une prison des peuples. Dès son origine, il s’est construit sur le dos des peuples québécois, amérindiens, inuit, acadien, métis, et des francophones hors-Québec qui ont tous été réduits à un statut subordonné et placé sous la domination de la bourgeoisie anglo-canadienne et de son État central à Ottawa. Ces nations continuent d’être opprimées plus de cent ans après la fondation de la Confédération. Cette oppression nationale s’exprime sur le terrain politique par la négation de leur droit à l’auto-détermination ; les nations opprimées par l’État canadien se voient refusé le droit de décider librement de leur propre sort sur le plan linguistique, l’oppression nationale se manifeste par la domination de la langue anglaise au détriment des langues française ct autochtones. Sur le plan économique, 1’oppression se traduit par des revenus plus bas, un taux de chômage plus élevé, une incidence plus forte de la pauvreté, une plus grande vulnérabilité aux crises capitalistes, et généralement, la relégation au statut de citoyen-ne-s de deuxième ou troisième classe. Continuer à lire … « Thèses sur la question nationale et linguistique »

Des ratios et des femmes

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À l’heure où l’on se parle, être professionnelles en soins est tout un défi, que ce soit en raison de la surcharge de travail, du manque de main-d’œuvre, des conditions difficiles ou de la non-reconnaissance de notre expertise et de l’importance de notre rôle pour la société. Les quelques centaines d’arrêtés et de décrets, adoptés depuis 2 ans par le gouvernement, en sont un bon exemple. En bafouant les conventions collectives de façon aussi importante et pendant aussi longtemps, on voit bien que le gouvernement préfère s’arroger des pouvoirs exceptionnels et temporaires plutôt que de s’attaquer au problème de fond. Les décideurs s’en remettent aux anges gardiennes, en majorité des femmes, qui ont le cœur sur la main et qui feraient ce métier par « vocation ». Ils comptent sur ce dévouement pour que les professionnelles en soins en fassent toujours plus, malgré des conditions de travail qui se dégradent constamment. Continuer à lire … « Des ratios et des femmes »

L’avortement est un droit et doit le rester !

La menace au droit à l’avortement qui plane aux États-Unis ces jours-ci ne nous surprend pas, pourtant elle doit vivement et collectivement nous alarmer. Si la Cour suprême américaine venait à invalider l’arrêt « Roe versus Wade » en juin prochain, texte qui constitue le fondement du droit à l’avortement américain, il s’agirait d’un retour en arrière de 50 ans ! Chaque État pourra alors choisir sa propre législation et ce sont 26 États conservateurs qui sont prêts à interdire complètement l’avortement. Continuer à lire … « L’avortement est un droit et doit le rester ! »

Pour les droits de toutes les femmes ! 

Au Québec, des dizaines de milliers de personnes n’ont pas accès au système de santé. Ce sont les personnes migrantes à statut précaire qui, même si elles résident, travaillent et paient des impôts au Québec, n’ont accès ni au régime d’assurance maladie ni à l’assurance médicaments publique. Elles n’ont pas, non plus, accès au réseau de garderies subventionnées, au logement subventionné, ni aux mesures d’aide en employabilité.

L’impact de ces réalités est particulièrement grave pour toutes les femmes migrantes à statut précaire (MSP). Lors d’une grossesse, pour leur santé reproductive et sexuelle ou parce qu’elles ont des enfants en bas âge, ces femmes subissent les graves conséquences de ces décisions politiques. De plus, avec la pandémie, la précarité des femmes MSP a empiré : avec le report systématique des audiences d’acceptation du statut est venue l’impossibilité de se projeter dans le futur. Continuer à lire … « Pour les droits de toutes les femmes ! « 

Pour la santé de toutes les femmes au Québec, sans exclusion

Médecins du Monde et une coalition d’organisations, dont Médecins Québecois pour le Régime Public, déposent aujourd’hui (17 mars NDLR) un mémoire pour demander au gouvernement du Québec de garantir la couverture des régimes publics d’assurance maladie et médicaments pour toutes les femmes vivant sur son territoire, peu importe leur statut d’immigration.

Pour lire l’intégral du mémoire.

Le dépôt de ce mémoire s’inscrit dans la continuité du Projet de loi 83 donnant enfin accès à la couverture des régimes publics d’assurance maladie et médicaments à tous les enfants du Québec, quel que soit le statut d’immigration de leurs parents. En 2021, l’importance d’une couverture de santé pour les femmes enceintes a été reconnue lors de l’étude détaillée, mais la proposition n’a pas été retenue.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a donc confié à la RAMQ le mandat de poursuivre les travaux sur cet enjeu avec un comité interministériel afin de rendre un rapport d’ici la fin juin 2022. C’est dans ce contexte que Médecins du Monde a pris l’initiative de déposer un mémoire pour émettre plusieurs recommandations.

« Nous saluons le courage politique du ministre de la Santé qui, en pleine pandémie, a pris les mesures nécessaires pour protéger la santé de tous les enfants du Québec avec l’adoption du Projet de loi 83. Nous sommes confiants que ce leadership se poursuivra d’ici les prochaines élections en ce qui concerne les droits et la santé de toutes les femmes », souligne Nadja Pollaert, directrice générale de Médecins du Monde Canada. Continuer à lire … « Pour la santé de toutes les femmes au Québec, sans exclusion »

« Féministes radicales et hommes proféministes : l’alliance piégée ? 

 

qc-mvts-reimp-site-258x400Ce texte a été publié précédemment sur le blog Les Ruminant-e-s 

Féministes radicales et hommes proféministes : l’alliance piégée [1] ? publié dans F. Dupuis-Déri (dir.), Québec en mouvements. Montréal, Lux, 2008, 276 p.

Aux sorcières d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

À nos rires et nos luttes.

L’actualité féministe nord-américaine est marquée par des questionnements internes, notamment quant aux possibilités d’ouverture face à des hommes désireux de s’investir dans cette lutte contre la hiérarchie entre les sexes. Les multiples milieux féministes, autant institutionnels (comme par exemple les comités femmes des syndicats) [2] qu’affinitaires et autonomes, poursuivent cette réflexion. La récente Commission parlementaire sur la réforme éventuelle du Conseil du statut de la femme est exemplaire de cette remise en question d’espaces de femmes non-mixtes. La promotion croissante de la mixité organisationnelle touche également les milieux radicaux et, plus spécifiquement, l’environnement des groupes féministes radicaux [3] de Montréal. Continuer à lire … « « Féministes radicales et hommes proféministes : l’alliance piégée ? « 

Le siège d’Ottawa

La police a déroulé le tapis bleu pour le « convoi de la liberté » malgré sa politique toxique.

Le début de l’année 2022 restera dans les mémoires comme le moment où les groupes haineux et les camionneurs ont assiégé Ottawa. L’invasion s’est déroulée avec des véhicules massifs, des « soldats » autoproclamés et une multitude de « généraux ». Loin d’être une attaque surprise, cependant, elle s’est déroulée au ralenti, encouragée par des politiciens conservateurs et même des policiers. On pourrait même dire que les forces de l’ordre locales ont effectivement déroulé le tapis bleu.

Le déclencheur ? Le 15 janvier, le gouvernement fédéral a annoncé que tous les conducteurs traversant la frontière canado-américaine devraient être vaccinés. Le gouvernement américain a annoncé une exigence similaire le 22 janvier.

En réponse, il a semblé au départ que les camionneurs opposés à la vaccination organisaient un convoi qui se rendrait de partout au Canada jusqu’à Ottawa, entourerait le Parlement et bloquerait l’accès à Ottawa. L’Alliance canadienne du camionnage a immédiatement publié une déclaration soulignant que la « grande majorité » des camionneurs sont vaccinés et que leur organisation « désapprouve fermement toute manifestation ».

Lorsqu’ils ont atteint Ottawa, il est devenu évident qui étaient vraiment les organisateurs. Il y avait quelques camionneurs, mais des personnes affiliées à des groupes haineux de toutes sortes ont aidé à organiser le convoi ou s’y sont jointes par la suite. Bon nombre des chefs ou des partisans autoproclamés du convoi et du siège épousent des vues racistes, antisémites et anti-islamiques ; d’autres arborent des drapeaux avec des croix gammées nazies ou portent des insignes du groupe anti-immigration Soldiers of Odin. Des groupes de haine blanche représentant des néo-nazis, des Aryens et autres ont ouvertement partagé leur haine en s’unissant avec et parmi les camionneurs, faisant du centre-ville un « enfer vivant ». Certains des camionneurs et leurs co-conspirateurs ont menacé les résidents, les politiciens et les médias, en personne et en ligne.

De plus en plus de résidents ont signalé des attaques, et il est devenu évident que ce siège n’était pas vraiment lié aux mandats de vaccination d’un petit nombre de camionneurs. Quelque chose de plus important était à l’œuvre ici. Continuer à lire … « Le siège d’Ottawa »

Quand l’extrême-droite subvertit la « notion de liberté ». A propos du « Freedom Convoy » (+ autres textes)

Le mouvement du « convoi de la liberté » (« Freedom Convoy »), composé de centaines de camions, a paralysé le passage frontalier le plus fréquenté entre le Canada et les Etats-Unis et a occupé Ottawa, la capitale du Canada, bloquant effectivement la ville et perturbant la vie quotidienne de la plupart des résidents du centre-ville. Les participants au convoi rejettent toutes les exigences et toutes les instructions en matière de vaccination et soutiennent un discours résolument antigouvernemental qui rappelle l’idéologie d’extrême droite aux Etats-Unis.

Les participants au convoi n’ont pas le soutien du grand public, qui est largement vacciné. Ils n’ont pas non plus le soutien de la plupart des camionneurs canadiens, dont 90% sont vaccinés, et de l’Alliance canadienne du camionnage (ACC–CTA, Canadian Trucking Alliance).

Les camionneurs sont largement soutenus par les principaux républicains des Etats-Unis tels que Donald Trump, Ted Cruz [sénateur du Texas] et Marjorie Taylor Greene [élue républicaine de l’Etat de Georgie à la Chambre des représentants, proche des milieux complotistes], ainsi que par certains politiciens conservateurs canadiens. Ils sont également soutenus par d’influentes personnalités antidémocratiques des médias sociaux, comme Tucker Carlson [Fox News], Jordan Peterson, Elon Musk, ainsi que par toute une série de groupes suprémacistes blancs. Parmi les groupes d’extrême droite les plus puissants au Canada, on trouve Action4Canada, qui affirme, à tort et à travers, que la pandémie de Covid-19 « a été provoquée, du moins en partie, par Bill Gates et un « Nouvel ordre (économique) mondial » pour faciliter l’injection de puces électroniques à 5G dans la population ». Avec l’aide des réseaux sociaux, le soutien aux manifestations du Freedom Convoy a fait boule de neige au niveau international, les prochains convois étant prévus aux Etats-Unis, en France et dans les 27 pays européens. Continuer à lire … « Quand l’extrême-droite subvertit la « notion de liberté ». A propos du « Freedom Convoy » (+ autres textes) »

Canada : La mobilisation des camionneurs-artisans à la remorque de l’extrême-droite. Miroir inversé du refus de la politique covid-zéro de la gauche (plus autre texte)

Le mouvement des camionneurs-artisans en est un d’extrême-droite qui carbure – c’est le cas de le dire – à la frustration populaire due à la gestion néolibérale pandémique tout-pour-l’économie-rien-pour-la-santé-et-vivent-les-morts par les gouvernements fédéral et des provinces du Canada.

Une panoplie d’idéologies d’extrême-droite ratissant large et poussant à droite les Conservateurs

Les idéologies hétéroclites de cette extrême-droite, du libertarisme antiétatique au fondamentalisme chrétien patriarcal en passant par l’ésotérisme élitiste et surtout l’identitarisme anti-immigrant et raciste, permettent de ratisser large. Ce ratissage permet de fusionner les personnes mécontentes et frustrées sous la houlette de leaders dit charismatiques se disputant avec acharnement la première place. Dans tous les cas, « Il s’agit d’une vision du monde profondément inégalitaire, axée sur « l’épuration des plus faibles », analyse [Martin Geoffroy, sociologue et directeur du CEFIR]. « On a tout le discours eugéniste typique de l’extrême droite, là-dedans. C’est la loi du plus fort…ou de celui qui se pense le plus fort ! » lance-t-il. […] « On dit : « les vieux, laissez-les mourir ! » » (Alexi Ross, Complotisme : « Les mouvements d’extrême droite sont très bons pour récupérer les mécontentements », Pivot, 31/01/22 [1]). Continuer à lire … « Canada : La mobilisation des camionneurs-artisans à la remorque de l’extrême-droite. Miroir inversé du refus de la politique covid-zéro de la gauche (plus autre texte) »

Pas une de plus !

Le Regroupement des groupes de femmes de la Capitale nationale RGF-CN a organisé le 6 décembre (remise au 8 vu la situation climatique le 6) une marche silencieuse pour dénoncer les violences faites aux femmes.

Voici le communiqué de presse et une prise de parole du RGF durant cette action.

Commémoration pour les féminicides, du 6 décembre 1989 à aujourd’hui

Québec, 8 décembre 2021 – Le 8 décembre, le Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale (RGF-CN) organise une marche contre les féminicides clôturant ainsi les 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes. Les citoyennes ne tolèrent plus que leurs sœurs soient assassinées et exigent des changements de façon urgente ! Cette marche initialement prévue le 6 décembre, Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, a été reportée en raison des intempéries. Continuer à lire … « Pas une de plus ! »

Féminicides : le désespoir d’une professionnelle en soins

Il y a plus de 30 ans, le 6 décembre 1989, 14 femmes étaient assassinées à l’École Polytechnique. Ce tragique évènement est souligné chaque année par plusieurs commémorations. Hélas, la classe politique en profite pour se faire voir et se faire du capital politique, oubliant pourtant de mieux protéger le public, en refusant, par exemple, d’adopter une loi plus sévère sur le contrôle des armes à feu.

Cette année, au Québec, en date du 15 novembre 2021, 18 féminicides et 2 infanticides ont été enregistrés. Je me demande ce qui sera fait pour ces victimes et les victimes collatérales. Le gouvernement va-t-il aider les enfants et les proches en leur offrant du soutien financier, psychologique et social ?

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, la violence envers les femmes s’est exacerbée. En effet, cette année, le nombre de féminicides a plus que doublé. Pourtant, on ne sent pas l’urgence d’agir dans les actions gouvernementales. Continuer à lire … « Féminicides : le désespoir d’une professionnelle en soins »

Violence conjugale : mieux soutenir les victimes au travail

Se libérer de l’emprise d’un partenaire violent est souvent loin d’être simple pour une personne victime de violence conjugale et familiale. Très souvent, l’agresseur contrôle les allées et venues, les communications, les fréquentations et les finances de sa victime, rendant la fuite d’autant plus difficile. Sans compter la peur de subir une violence pire encore, voire d’être tuée ou de voir ses enfants se faire tuer.

Malheureusement, ces craintes sont bien souvent fondées. Depuis le début de l’année, 17 femmes ont été tuées dans un contexte de violence conjugale au Québec. Il y a eu autant de féminicides en quelques mois qu’il y en a normalement en une année. Chaque victime est une victime de trop. Ces femmes ne sont pas des statistiques, ce sont des filles, des mères, des sœurs, des amies, des collègues, des êtres humains. Continuer à lire … « Violence conjugale : mieux soutenir les victimes au travail »

Fini les cadeaux pour les pétrolières et gazières

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Aujourd’hui, Greenpeace et 30 groupes* ont lancé la pétition « Fini les cadeaux ! ». Nous demandons au gouvernement Legault de concrétiser son engagement d’interdire l’exploitation pétrolière et gazière et demandons également qu’aucun fonds public, aucune compensation financière, ne soit alloué aux entreprises de ce secteur.

Alors que les pétrolières et gazières multiplient les pressions auprès du gouvernement pour recevoir plusieurs dizaines de millions, voire des centaines de millions de dollars de fonds publics à la suite de l’annonce de l’adoption de la loi anti-forages, nous tenons à fermer complètement la porte : « Fini les cadeaux ! ». Il est impensable de donner encore des fonds publics en cadeau à une industrie qui nous pousse au bord du gouffre climatique. De plus, tel que l’a démontré le Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE) dans un rapport récent, le gouvernement peut très bien mettre fin à l’exploitation pétrolière et gazière sans verser d’indemnités aux entreprises concernées. Continuer à lire … « Fini les cadeaux pour les pétrolières et gazières »

Le droit de conscience et le refus de soigner, quelle est la différence ?

À chacune des élections fédérales, une question des plus pertinentes finit par être posée au chef du Parti conservateur – mais non seulement –, soit s’il peut garantir qu’il ne rouvrira pas le débat sur l’avortement s’il est élu. Voilà qu’en ce début de campagne, la question vient d’être posée, et avec insistance, par plusieurs journalistes. C’est que le chef conservateur, Erin O’Toole, promet dans son programme électoral en ce qui concerne l’avortement et l’aide médicale à mourir de défendre le droit de conscience « des hommes et des femmes admirables qui travaillent dans notre système de santé » en leur permettant de refuser de prodiguer des soins pour lesquels ils s’opposent à cause de convictions morales ou religieuses. Continuer à lire … « Le droit de conscience et le refus de soigner, quelle est la différence ? »

Droits humains et droits des Peuples autochtones : au cœur des luttes contre les changements climatiques

Les luttes contre le réchauffement climatique et pour le respect des droits humains et du droit à l’autodétermination des Peuples autochtones sont interdépendantes. Nous appelons à décloisonner ces luttes et à agir collectivement, en tant qu’allochtones, pour mettre fin aux violations des droits des Premiers Peuples.

L’ordre économique, social et politique actuel se nourrit et crée de nombreuses violations de droits humains, tant ici qu’à l’étranger. Génératrice de conflits sociaux et de misère, la crise climatique ne pourra qu’exacerber cette situation déjà dramatique.

Conscients de cet enjeu, les membres du Front commun pour la transition énergétique postulent donc sans réserve, dans leur Feuille de route pour la transition du Québec vers la carboneutralité, que tout plan de lutte aux changements climatiques doit viser une société équitable, fondée sur le respect des droits de toutes et tous. Continuer à lire … « Droits humains et droits des Peuples autochtones : au cœur des luttes contre les changements climatiques »

Des Canadiennes s’adressent au Parlement pour mettre fin au logement de criminels transgenres dans les prisons pour femmes

CA – Ottawa, Ontario. En juin 2021 (avant la dissolution de la 43e législature), diverses femmes ont envoyé des mémoires au Comité permanent de la sécurité publique et nationale, exprimant leurs inquiétudes quant à la sécurité des femmes en prison, du fait que des prisonniers masculins sont logés avec elles. 

Le comité parlementaire étudiait la « Situation actuelle dans les prisons fédérales en ce qui concerne… des rapports sur la coercition et la violence sexuelles dans les prisons fédérales ». Voici un aperçu des mémoires présentés.  Continuer à lire … « Des Canadiennes s’adressent au Parlement pour mettre fin au logement de criminels transgenres dans les prisons pour femmes »