Soutien aux prisonniers politiques au Nicaragua (+ autre texte)

La dictature d’Ortega-Murillo a organisé des élections fictives en novembre pour consolider encore plus sa mainmise sur le pays en s’attribuant le contrôle de l’ensemble des 153 gouvernements municipaux.

Chers amis du Nicaragua,

En cette période de vacances, la demande la plus urgente est la liberté des prisonniers politiques et un Noël/Nouvel An sans prisonniers politiques.

Alors que 2022 touche à sa fin, la répression au Nicaragua s’est approfondie et élargie, et le nombre de prisonniers politiques est passé de 170 au début de l’année à plus de 235 Continuer à lire … « Soutien aux prisonniers politiques au Nicaragua (+ autre texte) »

Mur ou passoire, la frontière sud des Etats-Unis ?

Un mur ou une passoire, la frontière Sud des États-Unis ? D’emblée, les faits et les chiffres d’entrées et de sorties, d’interpellations, d’autorisations et d’expulsions empêchent de trancher pour l’un ou l’autre des deux termes. Trump rêvait d’un mur fait réalité, Biden dénie l’idée de passoire. Entre les deux présidences, des constantes et des variations.

Du côté des constantes, cette double tendance de fond : d’une part, les politiques migratoires états-uniennes à l’égard de l’Amérique latine et des Caraïbes continuent à s’apparenter davantage à une atteinte systémique à l’intégrité des personnes et au droit à la mobilité qu’à un traitement humain de la question. D’autre part, les rapports de subordination politique et militaire et de dépendance économique et culturelle que tendent à (ou tentent de) reproduire les États-Unis à l’égard du reste du continent demeurent parmi les principaux facteurs d’aggravation de l’insécurité physique, sociale et environnementale qui mine la région et opère comme ressort premier de la nécessité de la fuir.

Du côté des variations, le racisme de Trump a fait place à l’hypocrisie de Biden. L’intransigeance inepte du premier a cédé le pas au profond malaise du second. La présidence de Donald Trump, on le sait, s’est muée, pour ce qui concerne les politiques migratoires vis-à-vis de l’Amérique latine, en une surenchère sécuritaire. D’abord par l’assimilation de l’immigration à une menace pour l’identité nationale, et des migrant·es à des « criminels », des « violeurs » ou des « sales types issus de pays de merde ». Ensuite par la multiplication des mesures restrictives, en matière de droit d’asile, de protection des mineur·es, de permis de travail, etc. Et enfin, par sa prétention à « murer » la frontière séparant les États-Unis des pays latino-américains. Continuer à lire … « Mur ou passoire, la frontière sud des Etats-Unis ? »

Position de la Coalition Haïtienne au Canada contre la Dictature en Haïti (CHCDH)

La Coalition relaie un message fort du peuple Haïtien, tant de l’intérieur que dans la diaspora, de son refus catégorique de toute agression sur son territoire. Nous nous opposons formellement à toute forme d’intervention peu importe son nom – occupation, intervention, mission de stabilisation et de maintien de la paix – son contenu et la couleur des bottes qui la porterait.

Le peuple Haïtien vit historiquement les conséquences désastreuses des multiples interventions depuis l’invasion européenne sur cette terre en 1492. À titre illustratif : le génocide des Tainos induisant la venue des captifs et captives de l’Afrique, la dette de l’indépendance imposée par la France en 1825, l’occupation américaine 1915-1934 et le vol de la réserve d’or de la Banque Nationale, réserve d’or jamais restituée depuis l’occupation américaine 1915-1934, la dépossession de la paysannerie ainsi qu’une migration forcée et orchestrée, la déstructuration des institutions étatiques, le remplacement de l’armée nationale par une gendarmerie apatride… Les raisons inavouées de ces envahissements ont toujours été occultées derrière des soi-disant velléités de venir aider Haïti, d’apporter la civilisation ou de rétablir la paix. Continuer à lire … « Position de la Coalition Haïtienne au Canada contre la Dictature en Haïti (CHCDH) »

« L’audace et le rire invincible de Dora María Téllez »

Nous publions ci-dessous la traduction du discours de Carlos F. Chamorro effectué, le 29 novembre 2022, à l’occasion de la réception du doctorat Honoris Causa attribué par la Sorbonne Nouvelle à Dora María Téllez. Carlos F. Chamorro a reçu ce doctorat au nom de Dora María Téllez, prisonnière dans la geôle d’El Chipote, à Managua. Un honneur que Dora María Téllez a dédié à l’ensemble des prisonniers et prisonnières politiques incarcérés par la dictature Ortega-Murillo. (Réd. A l’Encontre) Continuer à lire … « « L’audace et le rire invincible de Dora María Téllez » »

Chlordécone : Appel au peuple martiniquais à se mobiliser massivement contre le non-lieu

L’empoisonnement des peuples martiniquais et guadeloupéen au chlordécone constitue l’un des plus grands scandales sanitaires de notre siècle. 
Encore aujourd’hui, des femmes et des hommes meurent dans d’atroces souffrances; des enfants subissent les conséquences sur leur santé et leur développement intellectuel de cet empoisonnement délibéré; les cours d’eau, les nappes phréatiques, la mer, les sols sont durablement contaminés. 
Face à cette tragédie, la réponse de l’Etat français serait donc un non-lieu !? 
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Nicaragua. « La dictature accuse Oscar René Vargas, sans préciser le “crime” »

Le 23 novembre, quelque 24 heures après son arrestation, le Ministère public a inculpé le sociologue Oscar René Vargas, un intellectuel critique du régime de Daniel Ortega qui a été appréhendé alors qu’il rendait visite à sa sœur, dont l’état de santé est fragile, dans le quartier de Bolonia à Managua.

Les autorités n’ont pas précisé le délit, mais ont estimé que l’Etat était « victime ou offensé » par Vargas, qui, dans les années 1980, était conseiller à la Direction nationale du Front sandiniste de libération nationale (FSLN). Dans le cas de précédentes arrestations dans des circonstances similaires, les personnes arrêtées ont ensuite été accusées de « propagation de fausses nouvelles » ou de « conspiration visant à porter atteinte à l’intégrité nationale ».

La procureure est Yubelca del Carmen Pérez Alvarado, qui a déposé l’acte d’accusation de quatre pages à 12h56 mercredi 23 novembre devant la juge Gloria María Saavedra Corrales, cheffe du Tribunal pénal du dixième district de Managua. L’affaire est enregistrée sous le numéro 025318-ORM4-2022-PN. Continuer à lire … « Nicaragua. « La dictature accuse Oscar René Vargas, sans préciser le “crime” » »

Nicaragua : arrestation du sociologue Oscar-René Vargas / Appel pour sa libération

Les autorités nicaraguayennes ont arrêté, mardi 22 novembre à Managua, le sociologue Oscar-René Vargas, un des anciens conseillers du président Daniel Ortega devenu l’une des principales voix critiques envers son régime.
Deux jours après son interpellation, jeudi, sa famille était toujours sans nouvelles de lui, et ignorait son lieu de détention.

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Le professeur Oscar-René Vargas doit être libéré.
Son intégrité physique assurée, au même titre que tous ses droits
(appel)
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La mise en tourisme de la « Riviera maya » : à quel prix ?

Version écrite et augmentée (!) de l’entretien mené par la journaliste Caroline Chapeaux (LN24) avec Bernard Duterme (CETRI), coordinateur du livre La domination touristique. Entretien consacré à la touristification de la « Riviera maya » au Mexique, à ses coûts et à ses bénéfices, à ses gagnants et à ses perdants, à l’injonction ambivalente de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) à plus et à moins de régulation, etc. Continuer à lire … « La mise en tourisme de la « Riviera maya » : à quel prix ? »

«  Une grande partie de l’Amazonie pourrait ne jamais se reconstituer »

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La destruction de l’environnement dans certaines parties de l’Amazonie est si complète que des pans entiers de la forêt tropicale ont atteint le point de basculement et pourraient ne jamais pouvoir se reconstituer, selon une importante étude menée par des scientifiques et des organisations indigènes.

«  Le point de basculement n’est pas un scénario pour l’avenir mais plutôt un stade déjà présent dans certaines zones de la région », conclut le rapport. « Le Brésil et la Bolivie concentrent 90% de la déforestation et de la dégradation combinées. Par conséquent, la savanisation [transformation d’une région en savane] est déjà en cours dans ces deux pays. » Continuer à lire … « «  Une grande partie de l’Amazonie pourrait ne jamais se reconstituer » »

« Le Nicaragua au cachot ». Dora Maria Téllez, un symbole gênant

Dora María Téllez est emprisonnée depuis plus d’un an dans la prison nicaraguayenne connue sous le nom de El Nuevo Chipote. Plus d’un an dans des conditions si dures – isolement total, nourriture épouvantable, visites très espacées de membres de la famille et d’avocats, par exemple – qu’elle a entamé, fin septembre 2022, une grève de la faim avec deux autres prisonniers politiques. Ce qu’elle demande, c’est la fin de l’incarcération en cellule d’isolement et l’accès à la lecture. Un autre des grévistes de la faim, Miguel Mendoza, demande à être autorisé à voir sa fille, qu’il n’a pas vue depuis son arrestation, il y a 16 mois.

Dora María Téllez n’est pas n’importe qui dans l’histoire politique récente du Nicaragua. Elle n’est pas non plus n’importe qui dans l’histoire du sandinisme. Comandante guerillera pendant la lutte contre la dictature de Somoza [dernier membre de la dynastie Somoza, dictateur du Nicaragua de 1967 à 1979] elle était appelée Comandante 2. Elle a dirigé – à la tête de l’état-major général du Front Nord du pays – la prise de León, la deuxième ville du pays. Ce fut un moment clé du processus révolutionnaire. Auparavant, elle avait déjà combattu à Managua, dans les montagnes et la jungle. Très jeune, elle avait rejoint le Front sandiniste de libération nationale (FSLN). En 1973, elle a commencé des études de médecine à Léon ; puis elle suivra une formation de chirurgie de guerre à Cuba [elle était membre de la tendance Tercerista du FSLN – qui en comptait trois – proposant une stratégie de soulèvement ; la direction de cette tendance était représentée, entre autres, par Daniel Ortega et son frère Humberto]. Continuer à lire … « « Le Nicaragua au cachot ». Dora Maria Téllez, un symbole gênant »

« Il y a un génocide contre nous, peuples qui défendons la nature. »

Miriam Miranda, leader garifuna du Honduras, s’exprime sur le racisme, la persécution politique et l’organisation des femmes

En ce mois de septembre, Capire s’est entretenu avec Miriam Miranda, coordinatrice générale de l’Organisation fraternelle noire du Honduras (Ofraneh). Miriam a dénoncé les persécutions subies par le peuple afro-autochtone Garifuna, elle a partagé l’agenda et les engagements politiques de son organisation ainsi que son point de vue sur les liens entre l’antiracisme, le féminisme et la défense de la nature et des biens communs.
Miriam a également expliqué le processus de persécution politique qu’elle subit actuellement, dirigé par le parquet hondurien et dénoncé par des organisations au Honduras et sur le continent. Vous pouvez écouter l’interview en espagnol ou en lire la traduction ci-dessous : Continuer à lire … « « Il y a un génocide contre nous, peuples qui défendons la nature. » »

Lettre ouverte au journal L’Humanité 

Accueilli cette année sur le stand de FAL, le CSPN (Collectif de solidarité avec le peuple du Nicaragua) a été très choqué de se retrouver en face d’un stand se revendiquant du FSLN lors de la fête de L’Humanité 2022.

La plupart des membres du collectif ont soutenu le FSLN dans les années 1980, alors qu’il promettait de mettre en œuvre une révolution porteuse d’espoir pour toute l’Amérique latine et que ce petit pays résistait face à l’impérialisme américain. Mais le FSLN d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celui qui avait combattu Somoza et mis en œuvre les réformes des premières années de la révolution sandiniste en faveur des plus pauvres, en respectant les droits humains, les droits des femmes et des peuples indigènes. En 2018, après avoir réprimé la jeunesse et les paysans qui s’étaient soulevés, Daniel Ortega et sa clique ont éliminé toute opposition sandiniste interne, enfermant et laissant mourir en prison d’anciens camarades d’armes, des révolutionnaires et des commandants de la révolution. Hugo Torres, par exemple, qui avait délivré Ortega lorsque celui-ci était en prison, est mort à la suite de mauvais traitements lors de son incarcération. La commandante Dora Maria Tellez, qui avait dirigé la prise du Palais national, prélude au départ de Somoza, et libéré Leòn, la deuxième ville, est à l’isolement et son état de santé est alarmant. Ce ne sont là que quelques-uns des exemples des mauvais traitements subis par les prisonnières et les prisonniers politiques. Continuer à lire … « Lettre ouverte au journal L’Humanité « 

Renverser le régime Ortega : pourquoi et comment

Pour la grande majorité des Nicaraguayens et des Nicaraguayennes, la démocratisation politique et sociale de leur pays s’impose à la fois comme un rêve et une urgence. Pourquoi cette démocratisation passe-t-elle nécessairement par le renversement du pouvoir en place ? Et comment parvenir à ce renversement ? L’évidence de la réponse à la première question le dispute à l’inévidence de la réponse à la seconde. Continuer à lire … « Renverser le régime Ortega : pourquoi et comment »

La solidarité internationale n’est pas un mot vide

Dans quelques semaines, le Brésil connaîtra son neuvième scrutin présidentiel depuis la fin de la dictature militaire et, pour la première fois depuis 1988, il y a un grand risque que le suffrage populaire ne soit pas entendu et respecté.

Depuis plusieurs années, le président Jair Bolsonaro prévoit de contester son éventuelle défaite en discréditant le système électoral brésilien. Il accuse les juges des tribunaux supérieurs d’être corrompus et partisans, prédit que les votes seront falsifiés, soupçonne les médias d’être au service du camp adverse. Inspiré par la stratégie de Donald Trump, le président brésilien mobilise ses partisans en se présentant comme une victime, persécuté par un establishment vendu à la gauche, et comme l’unique sauveur et rédempteur de la nation. Il diabolise ses adversaires et les désigne comme des ennemis. Ce faisant, il prépare les militants, pour beaucoup armés, à la violence politique et même à l’insurrection. Continuer à lire … « La solidarité internationale n’est pas un mot vide »

Chili. Un large rejet de la nouvelle Constitution. Une analyse (+ autre texte)

La nouvelle Constitution n’allait pas démanteler le néolibéralisme à elle seule, mais elle aurait sans aucun doute créé de meilleures conditions pour poursuivre la bataille. Comment expliquer qu’une grande majorité de Chiliens et Chiliennes ait tourné le dos à cette proposition constitutionnelle, considérée par de nombreuses organisations sociales comme une avancée historique ?

Dimanche 4 septembre, les militants du Comando de los movimientos sociales para el Apruebo étaient réunis au siège du syndicat Bata (Sindicato Nacional de Trabajadores empresa Bata Chile) dans le centre de Santiago, à quelques pas de l’emblématique Plaza Dignidad (centre névralgique de la grande rébellion populaire d’octobre 2019). Les résultats du référendum national visant à approuver ou à rejeter le nouveau texte constitutionnel, rédigé pendant un an par la Convention constitutionnelle (Assemblée constituante), organe élu au suffrage universel en mai 2021, ont commencé à arriver à 18 heures.

On a vite compris que le rejet allait l’emporter, mais personne n’avait prévu l’ampleur de la défaite. Après des mois de mobilisation, il a fallu faire face et accepter la victoire des secteurs conservateurs opposés à la proposition constitutionnelle, qui ne cherchait rien de moins qu’à mettre fin à la Constitution de 1980, élaborée sous la dictature de Pinochet. Continuer à lire … « Chili. Un large rejet de la nouvelle Constitution. Une analyse (+ autre texte) »

« Une victoire de l’Apruebo lèverait des barrières à l’avancée démocratique » (+ appel international de féministes)

Entretien avec Hassan Akram conduit par Cristian González Farfán

Ce dimanche 4 septembre, le Chili vivra une journée historique qui pourrait enterrer à jamais la Constitution de 1980, élaborée sous la dictature de Pinochet. Après un long processus qui a débuté avec la révolte sociale d’octobre 2019, le peuple chilien décidera, lors d’un référendum, d’approuver ou de rejeter la proposition de nouvelle Magna Carta (Constitution) émanant de l’Assemblée constituante (Convención Constitucional) qui a travaillé dans ce but pendant un an.

Il s’agit sans aucun doute de l’une des votations les plus importantes de l’histoire du pays, car, si le projet est approuvé, ce sera la première Constitution chilienne rédigée par des membres élus au suffrage universel d’une Assemblée constituante. Elle créerait également un précédent en étant la première Magna Carta au monde à être élaborée dans le cadre d’un processus paritaire, avec une perspective de genre et avec la participation des peuples originaires. Continuer à lire … « « Une victoire de l’Apruebo lèverait des barrières à l’avancée démocratique » (+ appel international de féministes) »

Les invasions de territoires autochtones ont connu une nouvelle augmentation en 2021

Rapport sur la violence contre les peuples autochtones au Brésil – données pour 2021

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La conséquence de cette continuité politique a été une augmentation, pour la sixième année consécutive, des cas « d’invasions de propriété, d’exploitation illégale de ressources et de dommages à la propriété ». En 2021, le Cimi a enregistré 305 cas de ce type, qui ont touché au moins 226 terres indigènes (TI) dans 22 États du pays.

L’année précédente, 263 cas avaient été identifiés touchant 201 TI dans 19 États. La quantité de cas en 2021 est presque trois fois supérieure à celle enregistrée en 2018, où 109 cas de ce type ont été recensés. Continuer à lire … « Les invasions de territoires autochtones ont connu une nouvelle augmentation en 2021« 

Mexique : Campagne de la coalition pour la suspension du paiement de la dette

La Promotora por la Suspension of Public Debt Payments (PSPDP) a donné le coup d’envoi de la campagne de pétition citoyenne avec plusieurs conférences de presse simultanées le lundi 25 juillet 2022 au Zócalo de Mexico, ainsi qu’à Jalapa, Culiacán et Ciudad Victoria. Par la suite, des activités ont été organisées à Oaxaca, Torreón, Reynosa et Matamoros. La campagne de collecte de signatures et de signatures électroniques se poursuivra partout où des organisations et des citoyens prendront la responsabilité de la mener à bien. Pour l’instant, il est prévu de l’organiser partout où il y a des personnes ou des organisations liées à la Promotora, c’est-à-dire dans 23 des 32 États du Mexique.

Que demandent les signataires de la pétition citoyenne ?
La pétition des citoyens sur la dette publique exige :

  1. Que le gouvernement fédéral suspende le service de la dette publique pendant au moins deux ans afin de la restructurer et de mettre en œuvre un programme d’urgence pour nous sortir de la crise.
  2. Que le gouvernement fédéral décrète la création d’une Commission d’Audit Citoyen pour savoir comment les crédits contractés ont été utilisés et pour savoir quelles dettes sont illégitimes et immorales et ne doivent pas être payées ?
  3. Que le gouvernement fédéral annule immédiatement le paiement de la dette de Fobaproa/IPAB car elle est illégitime et constitue un vol flagrant, afin que la dette sociale ne continue pas à augmenter.
  4. Que les ressources provenant de la suspension et/ou de l’annulation de la dette ou du service de la dette soient appliquées à la création de sources de travail avec des emplois permanents et bien rémunérés, au renforcement de l’économie sociale, à l’attention intégrale aux enfants, à la santé, à l’éducation, à l’approvisionnement suffisant et sûr en eau, électricité et gaz pour les foyers, à la production d’aliments non toxiques, et à des programmes de soutien aux campagnes, aux femmes et aux peuples autochtones.

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Estelí Capote : « Ni l’État ni l’Église ne peuvent passer outre les droits des femmes à Porto Rico »

La militante portoricaine parle de la relation entre le féminisme et les luttes pour l’indépendance dans son pays

Estelí Capote Maldonado participe au Mouvement 29 [Movimiento 29] et au Front socialiste [Frente Socialista], des organisations dédiées à la promotion de l’indépendance de Porto Rico. Pour elle, la lutte féministe est fondamentale car, « malgré tous les progrès qui ont été réalisés à Porto Rico au cours des dernières décennies, nous vivons encore des formes d’inégalités très tacites et, en même temps, très fortes et enracinées dans la culture. Par exemple, l’inégalité dans la rémunération du travail et la violence de genre, qui est également très présente dans d’autres régions d’Amérique latine et des Caraïbes. » Continuer à lire … « Estelí Capote : « Ni l’État ni l’Église ne peuvent passer outre les droits des femmes à Porto Rico » »

Quand une femme quilombola tombe, le quilombo se lève avec elle

Les femmes quilombola rapportent leur expérience d’organisation et les priorités de lutte au Brésil

En 2011, lors de la IV Rencontre nationale de la Coordination Nationale d’articulation des communautés rurales noires quilombola [Coordenação Nacional de Articulação das Comunidades Negras Rurais Quilombolas – Conaq], à Rio de Janeiro, il a été décidé de tenir la Ière Rencontre nationale des femmes quilombola [1], qui a eu lieu en 2014, à Brasilia. Depuis ce premier événement, le collectif travaille activement sur les délibérations politiques et les prises de décision pertinentes pour les femmes quilombola au sein du mouvement. En 2015, le mouvement des femmes quilombola s’est renforcé dans ses alliances avec la participation à la coordination exécutive de la Marche des femmes noires [Marcha das Mulheres Negras], qui a eu lieu le 18 novembre 2015. De 2016 à 2018, six ateliers nationaux des femmes quilombola contre le racisme, la violence et pour le bien-être ont eu lieu ; plus d’un millier de femmes ont participé directement aux ateliers. Depuis lors, le collectif des femmes du Conaq a collaboré et renforcé les réunions et activités des femmes noires dans différents endroits du pays. Continuer à lire … « Quand une femme quilombola tombe, le quilombo se lève avec elle »