Archives de Catégorie: Europe

Manifestation massive à Barcelone pour l’accueil des réfugiés et Barcelone : la rue se fait refuge

Manifestation massive à Barcelone pour l’accueil des réfugiés

Barcelone s’est teinte hier en bleu de la Méditerranée, où l’année dernière plus de 5.000 personnes sont mortes, avec un double objectif : dénoncer la tragédie humanitaire que des milliers de personnes vivent dans des camps de réfugiés en Grèce et en Italie, et surtout exiger des institutions, européennes comme catalanes, des efforts accrus pour assurer l’accueil des réfugiés. Et cela implique d’ouvrir les frontières et de laisser entrer par des routes sûres les personnes fuyant la guerre C’est ce qu’ont réclamé plus de 160.000 manifestants, selon la Garde urbaine (police), un demi-million, selon les organisateurs. Lire la suite

Les femmes d’Europe face à l’austérité et à la dette publique

La dette, cheval de Troie d’une guerre sociale sans précédent contre les peuples d’Europe, n’est nullement neutre du point de vue du genre. Les mesures d’austérité imposées en son nom sont sexuées autant dans leurs caractéristiques que dans leurs effets.

Pour l’Union européenne, le FMI et leurs gouvernements complices, le seul moyen de résoudre la crise est d’appliquer de rigides mesures d’austérité. Selon la doxa néo-libérale, elles permettraient aux États endettés de rembourser leur dette et de retrouver le sacro-saint équilibre budgétaire. En réalité, ce tout-austéritaire n’engendre qu’un saccage social sans précédent au sein des pays sommés de l’appliquer. Le désastre humanitaire qui ravage la Grèce depuis 2010 est l’effroyable matérialisation de l’application des Memoranda of Understanding (MoU)1. Accompagnés de réformes structurelles socialement rétrogrades, ils détruisent le pays à coup de privatisations, augmentation de taxes injustes telle que la TVA, coupes dans les salaires, les pensions, la santé, l’éducation, la culture, etc. Outre cette antinomie entre développement social et austérité, toute analyse quelque peu approfondie de la crise de la dette démontre sans ambiguïté qu’elle est sexuée tant dans ses caractéristiques que dans ses effets. Loin de s’attaquer aux responsables de cette crise, aux riches et aux grands patrimoines, l’austérité touche les populations les plus fragilisées, les plus précaires et donc encore, malheureusement, majoritairement les femmes et plus particulièrement, celles qui sont les plus vulnérables (les mères célibataires, les femmes jeunes, âgées, migrantes, les femmes provenant d’une minorité ethnique, du milieu rural…). Tout comme les plans d’ajustement structurel ont appauvri les femmes du Sud, les plans d’austérité sont en train de saigner celles de l’Europe. Privatisations, libéralisations et restrictions budgétaires sabrent les droits sociaux des femmes, accentuent leur pauvreté, durcissent et aggravent les inégalités entre les sexes et sapent les ‘conquis’ féministes. Lire la suite

Les défis pour la gauche dans la zone euro

À partir de mai 2010, la dette est devenue un thème central en Grèce et dans le reste de la zone euro. Le premier programme de 110 milliards d’euros mis au point par la Troïka, qui s’est constituée pour son élaboration et son exécution, a brutalement provoqué l’augmentation de la dette publique grecque. Le même processus s’est produit en Irlande (2010), au Portugal (2011), à Chypre (2013) et en Espagne sous une forme particulière. Les programmes avaient cinq objectifs fondamentaux : Lire la suite

Appel de la Plateforme vers une grève sociale transnationale, Assemblée de Londres des 10 et 11 février 2017

Avec plus de 2 millions de migrants de l’UE confrontés à l’incertitude relative au Brexit, de nombreux migrants non européens demandant l’asile ou travaillant simplement au Royaume-Uni sont confrontés à l’aggravation des contrôles d’immigration, le 20 février 2017, une « grève des migrants » a été proposée au Royaume-Uni avec comme nom, « un jour sans nous ». Le terme, initié en 2006 aux États-Unis et repris en France et en Italie en 2010 conduisait les migrants à prendre le devant de la scène dans leurs luttes contre l’exploitation et le droit à la liberté de mouvement, pas seulement par leur contribution généralisée à la richesse dans la société en tant que travailleurs, mais par l’expression de leur pouvoir de perturbation. Ce sont ces expériences de grève que nous prévoyons également de réanimer au Royaume-Uni : en dépit du Brexit, cette grève des migrants sera une véritable affaire européenne. Lire la suite

Trois Pater, deux Ave Maria et un Big Mac

(Chambre Arbitrale des Conflits du Commerce – Piazza Cavour – Rome – Italie, 5 Janvier 2022)

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Nous sommes, chers amis, le 5 Janvier 2022, exactement dans cinq ans. Et cet imposant bâtiment, le Palazzo di Giustizia, surplombant la Piazza Cavour n’est plus aujourd’hui le siège de l’ancienne Corte Suprema di Cassazione, la Cour de Cassation de la République Italienne. Lire la suite

Collusions du protestantisme et du pseudo-féminisme Vert dans le soutien au proxénétisme allemand

Des avancées émancipatrices, une citoyenneté nouvelle dans une Europe pacifiée, c’était ce que promettaient les fondateurs du parti écologiste des Verts lors de sa création en 1982 en Allemagne.

Ce parti a en effet défendu toutes les causes qui ont fait avancer la société depuis 30 ans, en particulier les libertés dans le domaine de la vie intime : ils ont milité pour les droits des homosexuels, le droit à l‘avortement (qui n’est toujours pas autorisé en Allemagne, juste dépénalisé), la liberté d’accès à la contraception.

Le parti des Verts a toujours été favorable aux femmes voulant s’engager dans la vie politique, proposant des gardes d’enfants pendant congrès et réunions.

Les Verts furent le 1er parti à introduire des quotas de femmes à tous ses niveaux, validant ainsi tout au long de son histoire démocratique interne un principe constamment contesté par toutes les autres structures, au nom même de la démocratie.

Depuis leurs débuts, la pensée émancipatrice des libertés individuelles dans tous les domaines a mené les Verts à se fourvoyer sur certaines questions : dans les années 1980, un certain nombre de pédocriminels noyautent l’organisation, y font entendre leur voix, donnent à leurs crimes un vernis de respectabilité en les déguisant en orientation sexuelle. Ils pervertissent l’idée de liberté et légitiment l’exploitation et la destruction des plus faibles : les enfants. Lire la suite

Pour la prise de pouvoir par le peuple : Dix propositions afin de ne pas reproduire la capitulation que nous avons connue en Grèce

Pour éviter de reproduire la capitulation que nous avons connue en Grèce en 2015, je fais dix propositions sur la prise de pouvoir par le peuple1.

La première proposition est la nécessité, pour un gouvernement de gauche, de désobéir, de manière très claire et annoncée au préalable, à la Commission européenne. Le parti qui prétend, ou la coalition de partis qui prétendent gouverner et, bien sûr, je pense par exemple à l’Espagne, devront refuser d’obéir, dès le début, aux exigences d’austérité, et s’engager à refuser l’équilibre budgétaire. Il faudra dire : « Nous ne respecterons pas l’obligation décrétée par les traités européens de respecter l’équilibre budgétaire » parce que nous voulons augmenter les dépenses publiques pour lutter contre les mesures anti-sociales et d’austérité, et pour entreprendre la transition écologique. Par conséquent, le premier point est de s’engager d’une manière claire et déterminée à désobéir. Selon moi, après la capitulation grecque, il est essentiel d’abandonner l’illusion d’obtenir de la Commission européenne et des autres gouvernements européens qu’ils respectent la volonté populaire. Conserver cette illusion nous conduirait au désastre. Nous devons désobéir. Lire la suite