Les Cahiers de l’antidote : Soutien à l’Ukraine résistante (Volume 10)

Brigades éditoriales de solidarité 10

Après les Gilets jaunes, la pandémie du Covid, la Colombie et la Birmanie, les éditions Syllepse poursuivent la publication d’ouvrages accessibles à tous et toutes qui éclairent sur les enjeux des convulsions d’un monde qui n’en finit pas de semer la misère, la souffrance et la guerre. Les éditions Syllepse se sont associées pour cette série sur l’agression de la Russie poutinienne contre l’Ukraine aux éditions Page 2 (Lausanne) et M. Éditeur (Montréal), aux revues New Politics (New York), Les Utopiques (Paris) et ContreTemps (Paris), aux sites À l’encontre (Lausanne) et Europe solidaire sans frontières, ainsi qu’au blog Entre les lignes entre les mots (Paris), au Centre Tricontinental (Louvain-la-Neuve) et au Réseau syndical international de solidarité et de luttes. Continuer à lire … « Les Cahiers de l’antidote : Soutien à l’Ukraine résistante (Volume 10) »

Une guerre d’agression « grand russe »

Je commencerai par souligner quelques aspects essentiels de la perception poutinienne des enjeux de son pouvoir en Russie et sur l’échiquier international et régional (notamment au Bélarus) quand il lance sa dite « opération militaire » le 24 février. Puis, j’évoquerai au vu des premiers effets de sa guerre d’agression grand-russe, les infléchissements de sa politique produisant de nouvelles caractéristiques et incertitudes des résistances en Russie et au Bélarus. Je conclurai sur l’essence de ce que notre réseau tente de faire, passant le relais aux interventions suivantes pour le concrétiser. Continuer à lire … « Une guerre d’agression « grand russe » »

SEDRA-Fédération du Planning Familial : L’objection de conscience à l’avortement doit être réglementée de toute urgence

Elle est devenue une barrière qui empêche les femmes d’interrompre leur grossesse dans de nombreux hôpitaux publics, alors qu’il s’agit d’un service inclus dans le système de santé.

Dans le domaine professionnel, l’objection de conscience peut être définie comme le refus d’accomplir une tâche pour des raisons morales ou de conviction personnelle bien que cette tâche soit établie par la réglementation dans les fonctions de l’emploi. Et il convient ici de préciser, tout d’abord, que nous ne parlons pas d’un droit constitutionnel général, puisque la Constitution ne l’établit que comme une raison de ne pas effectuer le service militaire obligatoire.

Deuxièmement, il ne faut pas oublier que l’objection de conscience a un caractère individuel, puisqu’elle est liée à des valeurs et des jugements personnels. Cela n’implique pas nécessairement de nier la légitimité d’une loi, mais de refuser de s’y conformer. Elle ne doit donc pas être confondue avec la désobéissance civile ou l’insubordination. Dans le cas de l’objection de conscience de ne pas intervenir dans une interruption de grossesse, cependant, nous rencontrons des professionnel les qui s’opposent non pas en raison de problèmes de conscience pour effectuer la tâche qui leur correspond, mais comme moyen de pression pour modifier la loi. Continuer à lire … « SEDRA-Fédération du Planning Familial : L’objection de conscience à l’avortement doit être réglementée de toute urgence »

Généraliser la solidarité avec les ukrainien.ne.s

Depuis que la Russie a déclenché sa guerre contre l’Ukraine, nous assistons à un formidable élan de solidarité avec les Ukrainien.ne.s. Les dons en ligne se sont multipliés – et ils ne concernent pas que les organisations caritatives, mais l’armée ukrainienne, voire sa légion étrangère. L’Europe a accueilli les réfugié.e.s à bras ouverts, de nombreux États autorisant les autorisant à voyager en train gratuitement (pour peu qu’ils et elles soient blanc.he.s). Les pays occidentaux s’accordent sur des sanctions sans précédents et discutent, parfois sérieusement, de la manière de se passer de gaz et de pétrole russes.

Cet effort est évidemment louable. Il ne manque toutefois pas d’interroger : n’y aurait-il pas là une forme institutionnalisée de « deux poids, deux mesures », qui révèleraient le racisme institutionnel des États européens ? 
En dehors de l’Ukraine, quiconque donnerait de l’argent à la résistance armée d’un peuple attaqué par un autre État (par exemple à la résistance palestinienne), serait aussitôt traité comme un terroriste. Tandis que les États accueillent les réfugié.e.s ukrainien.ne.s, celles et ceux qui aident les syrien.ne.s, les yéménites, les afghan.e.s, les libyen.ne.s, etc. sont systématiquement reprimé.e.s. Aucun État européen ne discute sérieusement de sanctionner la Chine pour dénoncer le génocide dont sont victimes les Ouïgours, ni de cesser d’acheter du pétrole saoudien pour protester contre la guerre au Yémen.

Certain.e.s ont de ce fait choisi d’insister sur ces doubles standards et sur ce que ces actes de solidarités inédits révèlent de nos sociétés, de nos impensés, de nos structures mentales et sociales : pour le dire crûment, notre solidarité serait d’autant plus forte que les victimes sont blanches et chrétiennes. 

Il est bien sûr essentiel de faire preuve de lucidité, de ne pas nous voiler la face. Pour autant, je voudrais insister ici sur une autre dimension, tout aussi importante : le fait que la solidarité soit sans précédent ouvre de nouvelles possibilités, de nouvelles perspectives. En ne nous concentrant que sur ces doubles standards, nous passons à côté d’une dimension stratégique importante. L’une des manières dont les mouvements sociaux construisent le changement passe précisément par la création et l’instauration de précédents. Saluer le précédent en cours, qui apporte la preuve qu’une rupture avec le statu quo est possible – plutôt que de se contenter de dénoncer les points aveugles que le précédent révèle – doit nous permettre de faire du précédent la nouvelle norme. Continuer à lire … « Généraliser la solidarité avec les ukrainien.ne.s »

La reconstruction de l’Ukraine doit profiter à la population. Mais l’Occident a d’autres idées

De hauts responsables ukrainiens et occidentaux se réunissent en Suisse cette semaine pour discuter de la reconstruction du pays. La conférence sur le redressement de l’Ukraine, qui se tient à Lugano, a pour but de réunir le gouvernement et les entreprises pour discuter des investissements et des réformes nécessaires pour les soutenir. La guerre de la Russie contre l’Ukraine n’a pas seulement fait des milliers de morts et de déplacés, elle représente un défi extrême pour le développement économique de l’Ukraine. Et ce sont les travailleurs qui en supportent le coût. Continuer à lire … « La reconstruction de l’Ukraine doit profiter à la population. Mais l’Occident a d’autres idées »

Une cartographie identitaire de l’Ukraine en temps de guerre : thèse-antithèse-synthèse ?

L’hétérogénéité culturelle et linguistique de l’Ukraine est un fait bien connu, dont on use et abuse pour expliquer la guerre en cours. Ayant pris racine au début de la période moderne dans la zone interstitielle disputée par trois empires – polonais, turc et russe – la nation ukrainienne s’est en effet formée par le biais de processus démographiques qui ont laissé dans leur sillage une composition multiethnique complexe aux héritages variés.
Le Sud, conquis par les Russes sur les Ottomans au 18e siècle, a subi un processus de « colonisation interne » (Etkind, 2011) qui consistait à nettoyer les terres nouvellement acquises des nomades turcophones et à les remplacer par des producteurs agraires sédentaires. Les minorités persécutées d’autres pays – mennonites allemands, Serbes ottomans, etc.   ont été invitées par le gouvernement impérial et s’installent sur place. La plupart des terres, cependant, ont été réparties entre des nobles russes, qui ont amené avec eux des serfs issus des régions ethniques centrales d’Ukraine et de Russie.
Ce moment de colonisation, semblable à celui qui a eu lieu en Amérique du Nord à la même époque, a combiné des sols fertiles avec le travail forcé et a fait de l’empire russe le grenier de l’Europe. Continuer à lire … « Une cartographie identitaire de l’Ukraine en temps de guerre : thèse-antithèse-synthèse ? »

[47] Solidarité avec la résistance des ukrainien·nes. Retrait immédiat et sans condition des troupes russes [47] 

  • Pour protéger les droits des travailleurs ukrainiens, appliquez le veto présidentiel aux lois 5371 et 5161. Pétition à Volodymyr Zelenskyy, président de l’Ukraine 
  • Stop the attack on the labour rights of Ukrainian workers!
  • Convoi syndical pour l’Ukraine, la solidarité syndicale a un nom !
  • Jean Paul Bruckert, Bruno Della Sudda et Francis Site : Ukraine. En réaction au texte d’Alain Bihr et Yannis Thanassekos
  • Le front de Kherson
  • « Le miroir », par André Markowicz

  • Liens avec d’autres textes


Pour protéger les droits des travailleurs ukrainiens, appliquez le veto présidentiel aux lois 5371 et 5161
Pétition à Volodymyr Zelenskyy, président de l’Ukraine 
Continuer à lire … « [47] Solidarité avec la résistance des ukrainien·nes. Retrait immédiat et sans condition des troupes russes [47] « 

Vers une nouvelle crise de la zone euro ?

« C’est quand la mer se retire qu’on voit ceux qui se baignent nus », cette maxime du milliardaire Warren Buffet concerne les boursicoteurs, elle pourrait aussi bien s’appliquer à la zone euro. La masse énorme de liquidités que la Banque centrale européenne (BCE) a déversé sur les marchés financiers a permis de masquer les déficiences congénitales de la zone euro. Ce sont elles qui ressortent aujourd’hui alors que la BCE est en train de modifier sa politique monétaire.

La convergence des économies au point mort
Le premier problème renvoie à la remontée de l’inflation, 8,6% au mois de juin en glissement annuel dans la zone euro. Mais ce chiffre, une moyenne, n’a strictement aucun sens au vu des différentiels entre les différents pays de l’Union : de 22% en Estonie à 6, % à Malte. Mener une politique pour combattre l’inflation sur la base d’un chiffre moyen, alors même que les écarts d’inflation entre les pays sont considérables est dépourvu de toute pertinence. Ces écarts s’expliquent au premier abord par des politiques différentes des gouvernements pour limiter l’impact de la hausses des prix sur les populations ainsi que par le poids différent des hydrocarbures dans le mix énergétique. Mais ils renvoient à un problème plus fondamental, celui de la convergence des économies de la zone et à son mode de fonctionnement, problème que la crise financière de 2008 avait déjà révélé au grand jour. Continuer à lire … « Vers une nouvelle crise de la zone euro ? »

Une gauche enrôlée dans une croisade antirusse sous la bannière étoilée ?

Une gauche radicale saisie par le récit dominant ?
Depuis fin février, nous nous engageons dans la solidarité avec le peuple ukrainien et avec les opposant·e·s russes à la guerre ; nous avons pris position en faveur de la résistance armée et non armée des premiers contre l’invasion russe. Le texte de Bihr et Thanassekos (« La guerre en Ukraine, le récit dominant et la gauche anti-impérialiste ») nous vise à double titre. D’abord parce qu’il formule des propositions soumises à la discussion (voir la fin de ce texte), mais aussi parce qu’il nous enferme dans une orientation qui nous est étrangère. Cela exige une réponse. En ciblant une « partie de la gauche qui se veut radicale », les deux auteurs nous accusent de participer « à [notre] façon à […l’]« état de guerre » qui s’empare des esprits » et, pire encore, nous emboucherions la trompette de la « croisade antirusse sous la bannière étoilée » (qu’elle soit des États-Unis et de l’Union européenne) du « parti occidentaliste ». Les auteurs se gardent cependant de nommer quiconque ou de citer un élément à l’appui de leurs graves accusations. Ils façonnent ainsi une sorte d’épouvantail contre lequel ils dirigent leurs traits. Cette ficelle rhétorique leur permet d’éviter un débat sur des bases concrètes. Continuer à lire … « Une gauche enrôlée dans une croisade antirusse sous la bannière étoilée ? »

« Les femmes ne pourront pas tout oublier et se faire effacer de nouveau »

Nina Potarska, militante ukrainienne des droits des êtres humains, parle de la situation et du rôle des femmes en temps de guerre

Nina Potarska est une chercheuse ukrainienne, coordinatrice de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (WILPF) et l’une des organisatrices de la Marche des femmes du 8 mars. Elle a également participé à la création des Centaines d’autodéfense des femmes de Maidan. Dans cet entretien interview, Nina parle des réalités de la guerre et des problèmes auxquels les femmes sont confrontées.

– Nina, pour autant que je sache, vous avez quitté l’Ukraine au début de la guerre, puis que vous êtes revenue. Où êtes-vous maintenant ?
– Je suis maintenant à Kiev, dans mon appartement. Durant le dernier mois avant la guerre, la situation était alarmante, je ne savais pas à quoi m’attendre. J’avais prévu un voyage d’affaires pour la fin du mois de février, mais les compagnies aériennes européennes ont annulé leurs vols les uns après les autres, si bien que le seul pays où j’ai pu me rendre était l’Égypte. Le matin du 24, j’étais déjà à Charm el-Cheikh depuis quelques heures et je me suis réveillé tôt exprès, car après le discours de Poutine, il y avait une grande confusion… La première chose que j’ai vue aux informations, c’était une carte de l’Ukraine couverte de points, lieux des bombardements. C’était difficile à croire. J’étais confuse et frustrée : auparavant, la guerre avait été localisée dans deux zones et la ligne de front était stable, claire et prévisible. Ce matin-là, il est apparu clairement qu’il s’agissait d’une vaste offensive, et que toutes les régions d’Ukraine étaient attaquées par voie aérienne ; je pense qu’à ce moment, chacun·e se sentait très vulnérable. J’ai alors commencé à chercher un moyen de faire venir ma fille en Europe, et comment je pourrais la retrouver. Comme mon fils était parti la veille pour étudier en Pologne, nous avons décidé d’aller chez lui. Ma fille et ma mère en situation de handicap ont passé 5 jours sur la route et 4 jours à dormir à la frontière entre l’Ukraine et la Pologne. À ce moment, l’aide des bénévoles était réduite et c’était très difficile pour elles. Continuer à lire … « « Les femmes ne pourront pas tout oublier et se faire effacer de nouveau » »

Libérer Maksym Butkevytch, anarchiste, antimilitariste, engagé volontaire, prisonnier de guerre (+ Maksym Butkevytch : La Pâques et la Kalachnikov)

Il est confirmé que Maksym Butkevytch, un militant des droits humains de gauche qui a rejoint l’armée ukrainienne, a été capturé par les envahisseurs russes fin juin. On ne sait rien de son statut actuel ni de l’endroit où il se trouve.

Son rêve d’enfant était de devenir cosmonaute et de voir notre planète d’en haut, sans frontières ni divisions étatiques ; les problèmes de santé et les changements politiques se sont mis en travers de son chemin, mais « Max » a trouvé le « cosmos » dans l’humanité elle-même, chez « ceux qui ne sont pas guidés par les frontières et la nationalité, mais par la justice, la solidarité et la miséricorde ». Il est devenu un anarchiste et un antifasciste de premier plan, actif dans différentes initiatives de gauche des années  990, y compris la « première génération » de notre syndicat étudiant, Action directe.

Il a participé à ses premières manifestations étudiantes en tant qu’élève de septième année, établissant un comité de grève non violent dans son école pendant la « révolution de granit » de 1990. Il a poursuivi son activité militante alors qu’il était à la faculté de philosophie de l’Université nationale de Kyiv. (Plus tard, il a étudié l’anthropologie appliquée à l’université du Sussex en Grande-Bretagne.) Continuer à lire … « Libérer Maksym Butkevytch, anarchiste, antimilitariste, engagé volontaire, prisonnier de guerre (+ Maksym Butkevytch : La Pâques et la Kalachnikov) »

[46] Solidarité avec la résistance des ukrainien·nes. Retrait immédiat et sans condition des troupes russes [46] 

  • Nouveau site du Collectif Solidarité Ukraine
  • La Fédération des syndicats d’Ukraine (FPU) condamne fermement les tentatives de confiscation illégale des biens des syndicats
  • Appel à libérer Maksym Butkevych, militant ukrainien des droits humains et anti-raciste, fait prisonnier par l’armée russe
  • Dans la gueule de l’ours. Déportés d’Ukraine en Russie
  • Brigades éditoriales de solidarité (22 juillet) : Lignes de front
  • Poutine : un projet impérial aux dépens de l’Ukraine
  • JM Adolphe : Le crachat russe
  • Point de situation des opérations en Ukraine 20 juillet 2022 
  • Liens avec d’autres textes

Nouveau site du Collectif Solidarité Ukraine

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Le Collectif s’est doté d’un site Internet où vous pouvez trouver des informations sur les événements organisés, le répertoire des initiatives associatives ainsi que les éditions précédentes de la Lettre d’information
https://collectifsolidariteukraine.wordpress.com Continuer à lire … « [46] Solidarité avec la résistance des ukrainien·nes. Retrait immédiat et sans condition des troupes russes [46] « 

Les trains dans la guerre

Depuis le début de la guerre, les chemins de fer ukrainiens, Ukrzaliznytsia (UZ), ont transporté des centaines de milliers d’Ukrainien·nes sous les bombardements et les tirs d’artillerie et des centaines d’unités militaires des forces armées. Les conducteurs, les chefs de train, les répartiteurs et le personnel technique ont souvent travaillé sans jours de repos et au péril de leur vie.

Les chemins de fer ont été le principal moyen d’évacuation des personnes fuyant la guerre. Ukrzaliznytsia a géré la moitié du flux de réfugiés, supportant une charge sans précédent, malgré la dépréciation catastrophique du matériel roulant et le bombardement constant des infrastructures ferroviaires. La véritable tragédie a été l’attaque de la gare de Kramatorsk le 8 avril 2022, où 57 personnes ont été tuées, dont deux travailleurs de l’UZ. Pourtant, ce jour-là, onze trains ont réussi à passer vers des régions plus sûres à l’ouest du pays.

La demande de trains d’évacuation a maintenant considérablement diminué, par exemple, un seul train circulant depuis Pokrovsk, dans la région de Donetsk. Au total, l’UZ a évacué plus de 4 millions de personnes au cours des trois mois de guerre, dont un demi-million vers des pays de l’Union européenne. La plupart des gens ont quitté Kiev et Kharkiv. Ils se sont rendus principalement à Lviv et à Uzhgorod, mais aussi en Pologne, en Slovaquie, en République tchèque et en Hongrie. Continuer à lire … « Les trains dans la guerre »

Construire la résistance populaire à l’agression de l’impérialisme russe

Entretien avec Alona Liasheva et Denys Pilash

Tempest s’est entretenu avec Alona Liasheva et Denys Pilash sur la résistance ukrainienne, l’état de guerre, la dynamique de la lutte des classes et de la conscience populaire, et les tâches de la gauche internationale dans la construction de la solidarité avec l’Ukraine. Alona Liasheva est sociologue, chercheuse en économie politique urbaine, et travaille au Centre de recherche pour les études est- européennes de l’université de Brême. Elle est corédactrice de Commons: Journal for Social Criticism et membre du groupe socialiste ukrainien Sotsialnyi Rukh (Mouvement social). Denys Pilash est un militant et un politologue de l’université nationale de Kyiv. Il fait partie du groupe socialiste ukrainien Sotsialnyi Rukh et est également membre du comité de rédaction de Commons: Journal for Social Criticism.

La résistance ukrainienne a repoussé l’invasion russe qui tentait de prendre Kyiv, remportant une grande victoire. La Russie a battu en retraite et tente maintenant de s’emparer du Donbass et d’établir un pont terrestre vers la Crimée, qu’elle a annexée en 2014. Comment se déroule la guerre aujourd’hui ? Quelles sont les conditions de vie des habitants des territoires repris par la Russie ? Quels sont l’équilibre et la dynamique des combats ? Continuer à lire … « Construire la résistance populaire à l’agression de l’impérialisme russe »

[45] Solidarité avec la résistance des ukrainien·nes. Retrait immédiat et sans condition des troupes russes [45] 

  • Olga Bryukhovetska : À Noam Chomsky, Vladimir Poutine et tous ceux qui s’inquiètent que l’on « se battre jusqu’au dernier Ukrainien »
  • Claude Debons : Lettre de démission de la CGT suite à la dernière déclaration du CCN du 11 mai 2022.
  • Lettre ouverte au directeur d’ArcelorMittal à Krivoy Rog, Ukraine
  • Ukraine : des syndicalistes au chevet des blessés du front
  • Déclaration commune – La commission européenne doit garantir un rôle significatif à la société civile dans le projet « Reconstruire l’Ukraine »
  • Non à la casse du code du travail en Ukraine !
  • Ukraine : le projet de loi anti-social n° 5371 a été retiré. Mais la menace n’a pas disparu
  • Rendez Maksim Butkevitch aux opprimé·es du monde entier !
  • Vérité et liberté pour Maksim Butkevitch : pourquoi cette campagne est importante
  • Des jeunes y vont
  • Free Belarus Rail Workers Arrested for Anti-War Sabotage !

Continuer à lire … « [45] Solidarité avec la résistance des ukrainien·nes. Retrait immédiat et sans condition des troupes russes [45] « 

L’Ukraine, l’UE, la Russie et la révolution permanente

Il ressort de cet article du Monde [https://www.lemonde.fr/international/article/2022/06/24/ukraine-candidate-a-l-ue-si-le-pays-est-partiellement-occupe-par-la-russie-envisager-l-adhesion-sera-impossible_6131817_3210.html] que : 

  •  soit il y aura un compromis territorial laissant à la Russie la Crimée et une partie de l’est ukrainien (voire du sud ?) ;
  •  soit il n’y aura pas d’adhésion de l’Ukraine à l’UE (à moins que l’Ukraine récupère préalablement par les armes la totalité des territoires conquis par Poutine, ce qui parait peu probable… sauf effondrement de l’armée Russe ou bouleversement complet au Kremlin).

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La parole à L’atelier féministe [Feministytchna maïsternia]

NOTRE HISTOIRE

L’Atelier féministe a été créé en 2014. Il a été fondé par des militantes ayant à la fois une connaissance théorique du féminisme et une expérience pratique obtenue en participant à d’autres initiatives. Leur objectif était de créer un espace où il serait possible de faire des activités manuelles (broderie, tricot, cuisine) et de discuter du féminisme avec d’autres femmes. Aujourd’hui, nous sommes une organisation enregistrée qui travaille dans différentes directions clés afin de contribuer à de profonds changements sociaux. Comment en sommes-nous arrivées là ? Continuer à lire … « La parole à L’atelier féministe [Feministytchna maïsternia] »

Melilla : Une spirale sans fin de mort aux frontières de l’Europe

Communiqué du groupe de travail sur la mobilisation de la 45ème session du Tribunal permanent des peuples sur les violations des droits humains des peuples migrants et réfugiés.

En solidarité avec les familles des personnes décédées aux frontières de Melilla le 24 juin 2022 et avec les organisateur·trices des actions du 1er juillet à Rabat et à Melilla.

Le massacre de 29 personnes à Melilla, le vendredi 24 juin, est le dernier épisode le plus visible montrant le caractère inacceptable de la politique européenne d’externalisation et de militarisation des frontières et du transfert de ses responsabilités en matière de politique d’immigration et de réfugiés à ses pays voisins. Continuer à lire … « Melilla : Une spirale sans fin de mort aux frontières de l’Europe »

Les « fachrusses », une nouvelle espèce inhumaine

Avec l’aimable autorisation du site leshumanités

Des articles offerts par la rédaction des humanités, média alter-actif. Pour persévérer, explorer, aller voir plus loin, raconter, votre soutien est très précieux. Abonnements ou souscriptions ICI

« Pашизм » en ukrainien. Un mot nouveau, qui contracte « Russie » et « fascism », et désigne la brutalité des « envahisseurs » tout autant que l’idéologie totalitaire qui sous-tend l’invasion de l’Ukraine. L’historien Timothy Snyder livre une brillante explication de ce néologisme, qui puise au multilinguisme de l’Ukraine : « Une nation bilingue comme l’Ukraine n’est pas seulement une collection d’individus bilingues ; c’est un ensemble sans fin de rencontres dans lesquelles les gens adaptent habituellement la langue qu’ils utilisent à d’autres personnes et à de nouveaux environnements, manipulant la langue d’une manière qui est étrangère aux nations monolingues. » Continuer à lire … « Les « fachrusses », une nouvelle espèce inhumaine »

Le droit de résister : manifeste féministe

Nous, féministes d’Ukraine, appelons les féministes du monde entier à la solidarité avec le mouvement de résistance du peuple ukrainien contre la guerre impérialiste prédatrice déclenchée par la Fédération de Russie. Dans les récits de guerre, les femmes* apparaissent souvent comme victimes. Pourtant les femmes* jouent également un rôle clé dans les mouvements de résistance, tant sur la ligne de front que sur le front intérieur : de l’Algérie au Vietnam, de la Syrie à la Palestine, du Kurdistan à l’Ukraine.

Les autrices du manifeste « Résistance féministe contre la guerre » refusent aux femmes* ukrainiennes ce droit à la résistance, qui constitue un acte fondamental de l’autodéfense des opprimé·es. Nous considérons au contraire la solidarité féministe comme une pratique politique qui doit écouter les voix des personnes directement affectées par l’agression impérialiste. La solidarité féministe doit défendre leur droit à décider de manière autonome de leurs besoins, de leurs objectifs politiques et des stratégies pour les atteindre. Continuer à lire … « Le droit de résister : manifeste féministe »