Archives de Catégorie: Europe

Résolution sur l’accord UE – Turquie relatif aux réfugiés / 5e rencontre nationale des DPSS

5thPanelladikiKIFA-25e rencontre nationale des Dispensaires et Pharmacies Sociaux Solidaires (DPSS) 

Résolution sur l’accord UE – Turquie relatif aux réfugiés

Les conclusions du Conseil Européen (datées du 16-17 mars) relèvent d’une politique inacceptable. Une politique qui viole la Convention de Genève relative au statut des réfugiés, qui légalise la fermeture des frontières, qui crée un cordon sanitaire visant à protéger les pays du centre de l’Europe. Une politique qui transforme la Grèce en un énorme ghetto, en un territoire de répression croissante à l’égard des réfugiés et migrants. Cette politique va accentuer la misère aussi bien des Grecs que des réfugiés. Lire la suite

La « crise grecque » – Une crise provoquée par les banques

 

La responsabilité des banques dans la création de la bulle de crédit en Grèce

« Tenez ! nous autres, avec notre Banque universelle, n’allons-nous pas couvrir l’horizon le plus large, toute une trouée sur le vieux monde de l’Asie, un champ sans limite à la pioche du progrès et à la rêverie des chercheurs d’or ? Certes, jamais ambition n’a été plus colossale, et, je l’accorde, jamais non plus conditions de succès ou d’insuccès n’ont été plus obscures. »

(Saccard dans L’argent, Émile Zola)

Le pseudo-récit de la « crise grecque »

Omniprésents dans les grands médias qui leur tiennent lieu de biotope, les tenants de la pensée libérale ont construit ces dernières années le récit d’une « crise grecque » qui mérite plus le qualificatif pseudo-récit, c’est-à-dire de mensonge1, que celui de mythe. Ce dernier mot transporte avec lui trop de dimensions riches et profondes pour qu’il soit réduit à désigner une litanie de contrevérités sciemment débitées à l’envi. Le récit officiel fait une large place à un peuple grec oisif, dépensier et fraudeur, gouverné par quelques politiciens cupides et incompétents. S’il lui arrive à l’occasion de mentionner les armateurs et l’Église orthodoxe ou d’évoquer rapidement quelques cas de corruption avérée, le discours dominant se garde bien de creuser le sujet et persiste dans son refus de donner une présentation objective, exhaustive et honnête de la situation. Ainsi, on relève quelques oublis d’importance. Le prélèvement de l’impôt à la source, pourtant appliqué à près de deux tiers des salariés, notamment les fonctionnaires et les retraités, est passé en pertes et profits. On trouve également peu d’investigations sur la fraude fiscale qui est pour l’essentiel le fait des riches particuliers et des grosses sociétés bénéficiant de la complicité des banques de territoires fiscalement compréhensifs, certains en Europe tels le Luxembourg cher à Jean-Claude Junker, le Royaume Uni et ses îles accueillantes, ou la Suisse. De même, les cas de corruption mettant en cause des politiciens et des grands groupes étrangers sont rarement relatés dans le détail, et les liens entre patrons de grands groupes, banquiers et politiciens sont peu souvent évoqués. Mais, le plus répréhensible à nos yeux dans ce catéchisme d’Épinal censé rendre compte de la situation grecque réside dans son parti pris délibéré de passer sous silence les véritables causes à l’origine du problème et les responsabilités d’acteurs essentiels que sont les banques, les organes de supervision et les institutions. Lire la suite

Viva il 25 aprile e abbasso il fascismo ! Viva i partigiani e viva la libertà !

25_aprile_2016 Lire la suite

Une guerre pour la civilisation

« On entend et on lit beaucoup maintenant à propos d’une guerre pour la civilisation. D’une certaine manière, vague et mal définie, on est amenés à croire que les grands empires d’Europe ont soudainement été saisis d’un désir chevaleresque de redresser les torts de l’espère humaine, et sont partis gaiement en guerre, donnant leurs sang le plus noble et mesures les plus grandes à la tâche de l’avancement de la cause de la civilisation. Lire la suite

La réponse de l’Europe aux Panama Papers ? Un nouveau droit à l’opacité pour les multinationales

secret-768x403Le parlement européen a adopté aujourd’hui1, jeudi 14 avril, la directive sur le secret des affaires. Cette directive, censée protéger les entreprises contre l’espionnage industriel, a été élaborée en toute opacité par la commission européenne, à la demande et avec l’aide considérable de quelques multinationales françaises et américaines2. Elle introduit une nouvelle définition, le secret des affaires, aux contours tellement larges que toute information interne à l’entreprise peut potentiellement en faire partie. Surtout, la directive permet aux entreprises de poursuivre tous ceux, journalistes, syndicalistes, lanceurs d’alertes ou salariés utilisant leurs informations acquises sur leur lieu de travail, qui révèleraient un secret d’affaire. Les exceptions supposées protéger les libertés sont très insuffisantes : leur adaptation en droit national variera en fonction des Etats, et il reviendra au juge de faire la part des choses entre la protection de ces libertés d’une part, et la défense des intérêts économiques d’autre part. La charge de la preuve est inversée : Les entreprises devront seulement prouver qu’elles n’ont pas autorisé l’obtention, l’usage ou la publication du secret d’affaire concerné tandis que les citoyens devront démontrer au juge qu’ils ont agi de façon compatible avec une des exceptions prévues. La simple perspective des poursuites sera une intimidation permanente pour tous les enquêteurs ou lanceurs d’alerte potentiels, sans parler de l’effet au quotidien sur la mobilité des salariés et de la possibilité d’accéder à des informations d’intérêt général sur la toxicité des produits sur le marché. Lire la suite

Le plus grand bordel de Berlin est soupçonné de trafic d’êtres humains

Les patrons de la maison close Artemis ne sont apparemment pas les « honnêtes gens du commerce du sexe » qu’ils disaient être.

Depuis mercredi 13 avril au soir, les deux patrons de l’Artemis, le plus grand bordel de la capitale allemande, dorment en prison. Ils sont soupçonnés de fraude fiscale, de travail au noir et de traite d’êtres humains. Plusieurs centaines de policiers ont perquisitionné l’établissement, accompagnés d’une équipe d’inspecteurs des impôts, rapporte le quotidien berlinois Der Tagesspiegel. Lire la suite

La Grèce indépendante est née avec une dette odieuse

Première partie de la série « Grèce et dette : Deux siècles d’ingérence des créanciers »

arton13309-f8eb2Depuis 2010, la Grèce est au centre de toutes les attentions. Cette crise de la dette, avant tout générée par les banques privées, n’est pourtant pas inédite dans l’histoire de la Grèce indépendante. Depuis 1826, quatre grandes crises de la dette ont marqué très fortement la vie des Grecs. Chaque fois, des puissances européennes se sont coalisées afin d’obliger la Grèce à contracter de nouvelles dettes pour rembourser les anciennes. Cette coalition de puissances a dicté à la Grèce des politiques correspondant à leurs intérêts et à ceux de quelques grandes banques privées dont elles étaient complices. Chaque fois, ces politiques visaient à dégager les ressources fiscales nécessaires au paiement de la dette et impliquaient une réduction des dépenses sociales et des investissements publics. Sous des formes qui ont varié, la Grèce et le peuple grec se sont vu nier l’exercice de leur souveraineté. Cela a maintenu la Grèce dans un statut de pays subordonné et périphérique. Les classes dominantes locales ont été complices. Lire la suite