Archives de Catégorie: Europe

Justice pour la Palestine, maintenant ! En finir avec la complicité européenne.


eccp_justice_2017_face_web-1024x482

Un appel d’organisations de toute l’Europe

L’année 2017 marque :

  • les 100 ans de la « déclaration Balfour » de 1917, par laquelle le gouvernement britannique promettait unilatéralement l’établissement en Palestine d’un foyer national juif,

  • les 70 ans du plan de partage de la Palestine voté par l’ONU en 1947 dont a résulté la Nakba de 1948 – la destruction de plus de 530 villages palestiniens et l’expulsion de 750 000 Palestiniens de leur patrie dans un processus de nettoyage ethnique -,

  • les 50 ans de l’occupation par Israël, en 1967, de la Cisjordanie, de Jérusalem Est, de la Bande de Gaza et du plateau du Golan, et du processus continu de leur colonisation et de leur occupation par l’Etat d’Israël.

Lire la suite

« Non Una di Meno » : les féministes italiennes vers la grève transnationale du 8 mars

« Le Streghe son tornate » (Les sorcières sont revenues)1, un des slogans du mouvement féministe italien des années 1970, c’est le titre de l’article de « La Repubblica » qui raconte l’Assemblée Nationale de « Non Una di Meno » (Pas Une de Moins)2 du 4 et 5 février dernier à Bologne.

« Le streghe non se ne sono mai andate » (les sorcières ne sont jamais parties) c’est la réponse des féministes qui ont participé à l’assemblée. Mais la restitution médiatique de ce qui s’est passé à Bologne est indicative de l’atmosphère qui s’est créée pendant ces derniers mois en Italie : un nouveau féminisme est en train de naître ou – plutôt – est en train de renaître. « Nous devons nous dire que nous avons donné vie à un nouveau mouvement féministe en Italie, qui n’est pas isolé mais qui est connecté au niveau international avec plusieurs mouvements », a affirmé une activiste dans le discours de clôture de l’assemblée. Lire la suite

Prostitution – La République d’Irlande rejoint la France en adoptant le modèle nordique


turn-off-the-red-light2

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

(14.02.2017) Le groupe abolitionniste irlandais Ruhama se félicite vivement de l’adoption d’une loi visant à criminaliser les acheteurs de sexe et à en décriminaliser les vendeuses.

Ruhama applaudit l’adoption aujourd’hui par le Sénat irlandais de la Criminal Law (Sexual Offences) Act 2015. Lire la suite

Manifestation massive à Barcelone pour l’accueil des réfugiés et Barcelone : la rue se fait refuge

Manifestation massive à Barcelone pour l’accueil des réfugiés

Barcelone s’est teinte hier en bleu de la Méditerranée, où l’année dernière plus de 5.000 personnes sont mortes, avec un double objectif : dénoncer la tragédie humanitaire que des milliers de personnes vivent dans des camps de réfugiés en Grèce et en Italie, et surtout exiger des institutions, européennes comme catalanes, des efforts accrus pour assurer l’accueil des réfugiés. Et cela implique d’ouvrir les frontières et de laisser entrer par des routes sûres les personnes fuyant la guerre C’est ce qu’ont réclamé plus de 160.000 manifestants, selon la Garde urbaine (police), un demi-million, selon les organisateurs. Lire la suite

Les femmes d’Europe face à l’austérité et à la dette publique

La dette, cheval de Troie d’une guerre sociale sans précédent contre les peuples d’Europe, n’est nullement neutre du point de vue du genre. Les mesures d’austérité imposées en son nom sont sexuées autant dans leurs caractéristiques que dans leurs effets.

Pour l’Union européenne, le FMI et leurs gouvernements complices, le seul moyen de résoudre la crise est d’appliquer de rigides mesures d’austérité. Selon la doxa néo-libérale, elles permettraient aux États endettés de rembourser leur dette et de retrouver le sacro-saint équilibre budgétaire. En réalité, ce tout-austéritaire n’engendre qu’un saccage social sans précédent au sein des pays sommés de l’appliquer. Le désastre humanitaire qui ravage la Grèce depuis 2010 est l’effroyable matérialisation de l’application des Memoranda of Understanding (MoU)1. Accompagnés de réformes structurelles socialement rétrogrades, ils détruisent le pays à coup de privatisations, augmentation de taxes injustes telle que la TVA, coupes dans les salaires, les pensions, la santé, l’éducation, la culture, etc. Outre cette antinomie entre développement social et austérité, toute analyse quelque peu approfondie de la crise de la dette démontre sans ambiguïté qu’elle est sexuée tant dans ses caractéristiques que dans ses effets. Loin de s’attaquer aux responsables de cette crise, aux riches et aux grands patrimoines, l’austérité touche les populations les plus fragilisées, les plus précaires et donc encore, malheureusement, majoritairement les femmes et plus particulièrement, celles qui sont les plus vulnérables (les mères célibataires, les femmes jeunes, âgées, migrantes, les femmes provenant d’une minorité ethnique, du milieu rural…). Tout comme les plans d’ajustement structurel ont appauvri les femmes du Sud, les plans d’austérité sont en train de saigner celles de l’Europe. Privatisations, libéralisations et restrictions budgétaires sabrent les droits sociaux des femmes, accentuent leur pauvreté, durcissent et aggravent les inégalités entre les sexes et sapent les ‘conquis’ féministes. Lire la suite

Les défis pour la gauche dans la zone euro

À partir de mai 2010, la dette est devenue un thème central en Grèce et dans le reste de la zone euro. Le premier programme de 110 milliards d’euros mis au point par la Troïka, qui s’est constituée pour son élaboration et son exécution, a brutalement provoqué l’augmentation de la dette publique grecque. Le même processus s’est produit en Irlande (2010), au Portugal (2011), à Chypre (2013) et en Espagne sous une forme particulière. Les programmes avaient cinq objectifs fondamentaux : Lire la suite

Appel de la Plateforme vers une grève sociale transnationale, Assemblée de Londres des 10 et 11 février 2017

Avec plus de 2 millions de migrants de l’UE confrontés à l’incertitude relative au Brexit, de nombreux migrants non européens demandant l’asile ou travaillant simplement au Royaume-Uni sont confrontés à l’aggravation des contrôles d’immigration, le 20 février 2017, une « grève des migrants » a été proposée au Royaume-Uni avec comme nom, « un jour sans nous ». Le terme, initié en 2006 aux États-Unis et repris en France et en Italie en 2010 conduisait les migrants à prendre le devant de la scène dans leurs luttes contre l’exploitation et le droit à la liberté de mouvement, pas seulement par leur contribution généralisée à la richesse dans la société en tant que travailleurs, mais par l’expression de leur pouvoir de perturbation. Ce sont ces expériences de grève que nous prévoyons également de réanimer au Royaume-Uni : en dépit du Brexit, cette grève des migrants sera une véritable affaire européenne. Lire la suite