Ukraine : De la « non-pertinence » de la presser de négocier…

François Ruffin, reprend à son compte, dans le billet qu’il vient de publier sur Mediapart, à propos de la guerre en Ukraine, la petite musique qui court actuellement sur la nécessité de tout faire pour « œuvrer à la désescalade. Pour parvenir à la paix ». Pour cela, il s’appuie, entre autres, sur la volonté affirmée des pays du Sud que s’ouvrent des négociations entre l’Ukraine et la Russie, avec l’implication de divers gouvernements, en particulier latino-américains. Tout cela dans l’intérêt des peuples du monde qui souffrent, c’est indiscutable, des conséquences, essentiellement économiques et sociales de cette guerre. Dans cet argumentaire plusieurs éléments me semblent plus que discutables, voire inacceptables, confirmant le malaise de l’auteur à aborder un sujet qu’il craint de ne pas bien maîtriser comme il l’énonce dès le début de son billet : « Je m’aventure en géopolitique avec prudence. » « Néanmoins » poursuit-il, franchissant imprudemment le pas sans mesurer qu’il reproduit au moins deux impasses des partisans de négociations en l’état qu’il cite et dont il reprend à son compte les arguments. Continuer à lire … « Ukraine : De la « non-pertinence » de la presser de négocier… »

La guerre et la paix ou le silence de la mer (noire)

Brigades éditoriales de solidarité [1]

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Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse
« 
Je suis l’alpha et l’omega, dit le Maître du Kremlin,
celui qui est, qui était et qui vient, le Tout-Puissant 
» [2]

Nous le savons, ce ne sont pas les livres qui arrêteront les blindés russes qui déferlent sur l’Ukraine. Nous le savons, ce ne sont pas les livres qui arrêteront la main de fer qui s’abat sur les Russes qui s’opposent à la guerre de Vladimir Poutine. Nous le savons, ce ne sont pas les livres qui mettront fin à la guerre contre la liberté de l’Ukraine, pas plus qu’ils ne mettront fin à la dictature des oligarques du Kremlin. C’est la résistance populaire ukrainienne multiforme, les grains de sable que les démocrates de Russie et du Bélarus glisseront dans la machine de guerre russe et l’opinion publique mondiale qui arrêteront les chars de Vladimir Poutine. Mais dans cette bataille pour l’indépendance et la liberté ukrainiennes, rappelons-nous le pouvoir des samizdats et l’effet corrosif qu’ils avaient eu sur la dictature stalinienne.

C’est par ces mots que les Brigades éditoriales de solidarité, constituées à la hâte pour la circonstance, s’engageaient dès le 3 mars 2022, sans la moindre tergiversation, aux côtés du peuple ukrainien agressé par l’impérialisme russe. Continuer à lire … « La guerre et la paix ou le silence de la mer (noire)« 

[57] Solidarité avec la résistance des ukrainien·nes. Retrait immédiat et sans condition des troupes russes [57] 

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  • Des bombes lacrymogènes pour l’auto-défense des travailleuses
  • Liberté pour le défenseur des droits humains Mikhaïl Kriger !
  • Volha Miklashevich-Douner : Quand Poutine soutient le président du Bélarus, Loukatchenko
  • Début du procès du vice-président du Syndicat indépendant bélarus
  • Biélorussie : contre la répression des syndicats – pour la libération immédiate des militants emprisonnés
  • Natallia Guerin : Le peuple bélarus soutient le peuple ukrainien
  • La Mémoire volée de Marioupol
  • Ukraine : L’Etat s’en prend aux biens syndicaux
  • ISW : Le retrait de la Russie de Kherson provoque une fracture idéologique entre les partisans de la guerre et Poutine.
  • Solidarité avec l’Ukraine ! Rassemblement pour les 9 ans de la Révolution de la dignité (Lausanne)
  • À propos de l’usage de la langue russe. Déclaration de Sotsialniy Rukh
  • Mobilisation étudiante à Lviv
  • L’Académie de l’imprimerie de Lviv doit vivre !
  • Solidarité avec les étudiant.es et le personnel mobilisé.es contre la fermeture de l’Académie de l’imprimerie à Lviv 
  • Vicken Cheterian : Après l’invasion de l’Ukraine par la Russie: une vague de déstabilisation du Caucase à l’Asie centrale
  • Jean-Marc Adolphe : La main dans le sac du génocide
  • Invitation à la 1ère édition de Memorial Lecture
  • Ukraine et Belarus : Ukraine et Belarus : Paroles de femmes en lutte
  • Liens avec d’autres textes

Continuer à lire … « [57] Solidarité avec la résistance des ukrainien·nes. Retrait immédiat et sans condition des troupes russes [57] « 

« Les gens ordinaires » et le fascisme : une perspective conjoncturelle sur la Russie d’(avant)-guerre (+ autre texte)

Dans les premières semaines et les premiers mois de la guerre d’agression russe contre l’Ukraine, l’une des questions centrales de la résistance ukrainienne et des observateurs occidentaux était de savoir si cette guerre était « la guerre de Poutine » ou « la guerre de la Russie » – c’est-à-dire si la population russe dans son ensemble soutenait l’idéologie fasciste et impériale du Kremlin.

Plusieurs sondages d’opinion – réalisés par des instituts de recherche gouvernementaux et indépendants – ont conclu que 70% ou plus des personnes interrogées soutenaient la guerre d’agression [1]. Néanmoins, le débat reste vif. La crédibilité de ces sondages est contestée en raison de la répression annoncée par le gouvernement pour toutes déclarations antiguerre. Seule une personne interrogée sur deux ou sur quatre (selon l’enquête) a accepté de faire part de son attitude à l’égard de la guerre. Ce point est important, mais les résultats de toutes les enquêtes étaient similaires malgré des méthodologies différentes. Comme les résultats pourraient être partiellement complétés par des méthodes qualitatives (par exemple, Erpyleva [2]), je suis encline à évaluer les résultats des sondages d’opinion comme crédibles. En outre, tant que d’autres données ne les réfutent pas et que nous n’avons pas d’autre base d’analyse, nous devons fonctionner avec ces résultats des sondages d’opinion.

Les discussions sur la « guerre de Poutine » me semblent souvent masquer la vérité selon laquelle, en Russie, la plupart des intellectuels et la plupart des Russes ne s’opposent pas ou pas fortement à la guerre d’agression. L’espoir, notamment de la gauche internationale, est placé dans « les gens ordinaires en Russie et en Ukraine », qui ne veulent pas de la guerre, comme tous les autres peuples du monde. Mais qui sont ces  «Russes ordinaires » ? Et pourquoi soutiennent-ils la guerre d’agression et les crimes contre l’humanité en Ukraine ? Quelle idéologie sert de superstructure à cette guerre – une guerre qui, entre autres choses, est menée par la Russie sans tenir compte des intérêts rationnels de ses citoyens ? Continuer à lire … « « Les gens ordinaires » et le fascisme : une perspective conjoncturelle sur la Russie d’(avant)-guerre (+ autre texte) »

Nouvelle tactique de la fédération de Russie : comment la gauche doit réagir ?

Le matin du 21 septembre, la mobilisation dite « partielle » a été annoncée en Fédération de Russie. Les premiers mobilisés ont déjà atteint le front et certains ont été tués ou capturés. Le 5 octobre, Poutine a signé un décret sur l’annexion de quatre régions d’Ukraine – les régions de Kherson, Zaporizhzhia, Donetsk et Louhansk. Dans ses déclarations, il a souligné à plusieurs reprises que tous les moyens possibles, y compris nucléaires, seront utilisés pour « protéger » les territoires capturés.

Dans le même temps, une campagne de terreur par missiles a été lancée, principalement contre l’infrastructure énergétique ukrainienne.

Les 10 et 11 octobre, plus de 100 missiles et drones kamikazes ont attaqué des villes et des villages ukrainiens. Il est fort probable que de telles attaques deviendront monnaie courante et que le système énergétique ukrainien sera constamment menacé. Pendant deux jours de bombardements intenses, un tiers de l’infrastructure énergétique du pays a été endommagé.

Tout cela ensemble indique que les dirigeants de la Russie ont décidé d’une sérieuse escalade dans cette guerre. Quelle est la raison de cette décision ? Qu’est-ce que cela signifie pour l’Ukraine et le monde ? Que devrait faire la communauté mondiale et que devrait exiger la gauche ? Continuer à lire … « Nouvelle tactique de la fédération de Russie : comment la gauche doit réagir ? »

Les Cahiers de l’antidote : Soutien à l’Ukraine résistante (Volume 13)

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Après les Gilets jaunes, la pandémie du Covid, la Colombie et la Birmanie, les éditions Syllepse poursuivent la publication d’ouvrages accessibles à tous et toutes qui éclairent sur les enjeux des convulsions d’un monde qui n’en finit pas de semer la misère, la souffrance et la guerre. Les éditions Syllepse se sont associées pour cette série sur l’agression de la Russie poutinienne contre l’Ukraine aux éditions Page 2 (Lausanne), M. Éditeur (Montréal) et Massari Edotori (Italie) , aux revues New Politics (New York), Les Utopiques (Paris) et ContreTemps (Paris), aux sites À l’encontre (Lausanne) et Europe solidaire sans frontières, ainsi qu’au blog Entre les lignes entre les mots (Paris), au Centre Tricontinental (Louvain-la-Neuve) et au Réseau syndical international de solidarité et de luttes.

À l’encontre : https://alencontre.org/
Centre Tricontinental : www.cetri.be/
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Denys Pilash, socialiste ukrainien : « La Russie ne négociera que si elle subit des défaites »

S’exprimant depuis Kiev, Denys Pilash s’est exprimé lors du colloque « Ukraine, impérialisme et gauche»  organisée par le courant Green Left australien. Green Left a publié une transcription fortement abrégée et éditée – qui a été révisée par Denys Pilash – de sa présentation, ainsi que quelques réponses aux questions soulevées lors de la discussion. Denys Pilash est politologue, militant de l’organisation socialiste démocratique ukrainienne Mouvement social (Sotsialniy Rukh). Il est membre du comité de rédaction de Commons: Journal of Social Criticism.

***

Nous sommes au milieu de l’une des pires tragédies de l’histoire de notre pays. Depuis l’invasion nazie [en été 1941] lors de la Seconde Guerre mondiale, l’Ukraine n’a jamais vu l’ampleur de la dévastation et de la terreur qui nous ont été infligées par la décision unilatérale du [président russe Vladimir] Poutine d’envahir l’Ukraine de manière brutale.

Cette invasion a dévasté des villes et des villages entiers. De nombreux endroits dans l’est et le sud de l’Ukraine ont été presque entièrement détruits. Il y a aussi des endroits autour de Kiev et Kharkiv – où les Ukrainiens ont réussi à repousser les agresseurs – où d’innombrables corps de civils ont été retrouvés, comme à Irpin, Boutcha et Izioum.

Les villes du sud et de l’est sont constamment bombardées et les infrastructures et les habitations civiles sont visées. La ville de Kiev a été visée par des centaines de missiles et de drones.

Mais le peuple ukrainien a résisté à cette agression impérialiste – une agression qui marche dans les traces des agressions impérialistes occidentales comme en Irak. Et si la Russie réussit, elle créera un précédent pour toutes les autres puissances impérialistes qui envahiront encore plus de pays. Continuer à lire … « Denys Pilash, socialiste ukrainien : « La Russie ne négociera que si elle subit des défaites » »

Les causes de cette guerre ne sont pas à chercher en Ukraine, mais à l’intérieur de la Russie

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En avant-propos, Alexis Cukier parle d’événement majeur, de savoirs « permettant de s’orienter au sein des problèmes politiques causés ou révélés par cet événement historique », de débats concernant « l’impérialisme russe, la résistance ukrainienne, l’aide militaire de l’Otan, et tous les enjeux politiques impliqués par la guerre ». Il serait plus juste d’écrire l’aide militaire de gouvernements de pays adhérents à l’Otan.

Il explique le projet et les choix éditoriaux, la traduction d’un texte de Tony Wood dont les analyses ne faisaient pas consensus, l’engagement de Karine Clément, Denys Gorbach, Hanna Perekhhoda et Catherine Samary « en France, en Suisse et au niveau international, dans le soutien à la résistance populaire ukrainienne, et à l’opposition contre le régime de Vladimir Poutine ».
Un ouvrage en cinq chapitres et un entretien conclusif.
Continuer à lire … « Les causes de cette guerre ne sont pas à chercher en Ukraine, mais à l’intérieur de la Russie« 

[56] Solidarité avec la résistance des ukrainien·nes. Retrait immédiat et sans condition des troupes russes [56] 

  • Les mineurs ukrainiens gagnent, mais la victoire semble de courte durée
  • Milena Dostanic & Aurèle Pawlotsky : Une première plainte contre TotalEnergies pour « complicité de crimes de guerre »
  • Vladimir Slivyak: L’Europe devrait sanctionner l’industrie nucléaire russe – maintenant
  • Le projet de protection des droits humains « Soutien aux prisonniers politiques. Mémorial » lance un nouveau site web 
  • Jean-Marc Adolphe : « Les berceaux étaient encore chauds ». Russie et déportation d’enfants.
  • Tamara Cherkasova : Ukraine : « Un gilet pare-balles invisible » : le responsable de l’association « 100% Vie » explique comment aider les personnes atteintes du VIH pendant la guerre
  • Sauver Maksym Butkevych : il y a urgence !
  • Exposition : Katia Gritseva, artiste révolutionnaire ukrainienne
  • Liens avec d’autres textes

Continuer à lire … « [56] Solidarité avec la résistance des ukrainien·nes. Retrait immédiat et sans condition des troupes russes [56] « 

Genska Pravda (La vérité des femmes)

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Résistance féministe contre la guerre est un groupe de féministes de la Fédération de Russie fondé en février 2022 pour protester contre l’invasion russe du 24 février 2022. Nous publions son rapport d’activés sur ces deux derniers mois. Résistance féministe contre la guerre publie également un journal Genska Pravda (La vérité des femmes) dont nous proposons les 14 numéros parus à ce jour en téléchargement. Continuer à lire … « Genska Pravda (La vérité des femmes) »

« L’histoire russe rappelle que chaque défaite militaire majeure a débouché sur un début d’importantes réformes ou sur une révolution »

MOSCOU – Vladimir Poutine, en déclarant une mobilisation « partielle » en Russie, a réussi au moins une chose: la société russe a finalement réalisé qu’elle était en état de guerre. En effet, en quelques minutes, le président a non seulement détruit le « contrat social » qui fonctionnait dans le pays depuis plus de vingt ans qu’il est au pouvoir, mais il a également annulé le travail de sa propre propagande au cours des sept derniers mois du conflit avec l’Ukraine.

Jusqu’à l’annonce de la mobilisation « partielle », la majeure partie de la société du pays ne pensait pas à la guerre; beaucoup n’en avaient même pas conscience. Bien sûr, les propagandistes faisaient rage à la télévision tous les jours, littéralement. Sur Internet, des batailles féroces opposaient partisans et adversaires de « l’opération militaire spéciale » en Ukraine. Mais la société apolitique russe ne s’y intéressait guère : la plupart des gens ne regardent pas les émissions de télévision politiques et ne lisent pas les sites web politiques, qu’ils soient favorables ou non au gouvernement.

Le 21 septembre, la situation a changé radicalement et de manière définitive. Sont apparues une prise de conscience et une résistance sont arrivées. Bien sûr, on peut s’indigner que les Russes n’aient réagi à la tragédie de l’Ukraine que lorsqu’elle les a directement touchés. Mais après tout, il a fallu plusieurs années à la société des Etats-Unis pour que l’opinion publique réagisse à la guerre du Vietnam. Continuer à lire … « « L’histoire russe rappelle que chaque défaite militaire majeure a débouché sur un début d’importantes réformes ou sur une révolution »« 

[55] Solidarité avec la résistance des ukrainien·nes. Retrait immédiat et sans condition des troupes russes [55] 

  • Jean-Marc Adolphe : Destination Sibérie pour des enfants raflés en Ukraine
  • Masha Ivasenko : Stratégies des mouvements anti-guerre en Russie
  • « On jette les gens comme du bois de chauffage dans le poêle ». Entretien avec Valentina Melnikova, présidente de l’union des comités des mères de soldats de Russie
  • Ouvrez les frontières aux Russes qui refusent le service militaire !
  • Face à la contre-offensive ukrainienne, l’impuissance russe. Entretien avec Taras Kobzar avec Perrine Poupin
  • Henri Goldman : Les marionnettes de Poutine et les perroquets de l’Otan
  • « En Russie, nous vivons la honte, l’abrutissement, l’effondrement de toutes les valeurs ». Un dialogue avec l’artiste Dmitry Vilensky de la plateforme Chto Delat sur la guerre en Ukraine
  • Ukraine : notre camarade Shumakov et la lutte contre les drones kamikaze
  • Les événements se précipitent en Ukraine
  • Patrick Le Tréhondat : Ukraine : « La pratique de l’autogestion est généralisée »
  • Pavel Sulyandziga : Comment les Oudihés, les Veps, les Sami, peules autochtones de la Russie, sont mobilisés pour tuer des Ukrainiens
  • Alexandre Bazarov : Les ouvriers russes n’ont rien à gagner dans cette guerre + Autodéterminez-vous, sinon on vous tue
  • Liens avec d’autres textes

Continuer à lire … « [55] Solidarité avec la résistance des ukrainien·nes. Retrait immédiat et sans condition des troupes russes [55] « 

L’état désastreux de l’armée russe, reflet fidèle des tares du poutinisme agonisant

Pourquoi Poutine bombarde-t-il maintenant « massivement » les villes ukrainiennes ? Pourquoi envoie-t-il ses missiles contre leurs infrastructures et leurs populations ? Pourquoi massacre-t-il les civils ? Mais, tout simplement parce qu’il a déjà perdu la guerre ! Parce que son armée n’arrive pas à briser la résistance des Ukrainiens. Ou plutôt, parce que son armée recule, accumule les défaites, est démoralisée et risque de s’effondrer. Continuer à lire … « L’état désastreux de l’armée russe, reflet fidèle des tares du poutinisme agonisant »

Les Cahiers de l’antidote : Soutien à l’Ukraine résistante (Volume 12)

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Après les Gilets jaunes, la pandémie du Covid, la Colombie et la Birmanie, les éditions Syllepse poursuivent la publication d’ouvrages accessibles à tous et toutes qui éclairent sur les enjeux des convulsions d’un monde qui n’en finit pas de semer la misère, la souffrance et la guerre. Les éditions Syllepse se sont associées pour cette série sur l’agression de la Russie poutinienne contre l’Ukraine aux éditions Page 2 (Lausanne) et M. Éditeur (Montréal), aux revues New Politics (New York), Les Utopiques (Paris) et ContreTemps (Paris), aux sites À l’encontre (Lausanne) et Europe solidaire sans frontières, ainsi qu’au blog Entre les lignes entre les mots (Paris), au Centre Tricontinental (Louvain-la-Neuve) et au Réseau syndical international de solidarité et de luttes.

À l’encontre : https://alencontre.org/
Centre Tricontinental : www.cetri.be/
ContreTemps : http://lesdossiers-contretemps.org
Éditions Page 2 : https://alencontre.org/
Éditions Spartacus : www.editions-spartacus.fr
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Entre les lignes, entre les mots : https://entreleslignesentrelesmots.blog/
Europe solidaire sans frontières : www.europe-solidaire.org
Les Utopiques : https://www.lesutopiques.org
M Éditeur : https://m-editeur.info/
New Politics : https://newpol.org
Réseau syndical international de solidarité et de luttes : http://laboursolidarity.org

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https://www.syllepse.net/syllepse_images/articles/brigades-e–ditoriales-de-solidarite—12.pdf Continuer à lire … « Les Cahiers de l’antidote : Soutien à l’Ukraine résistante (Volume 12)« 

[54] Solidarité avec la résistance des ukrainien·nes. Retrait immédiat et sans condition des troupes russes [54] 

  • Convoi syndical en Ukraine
  • Face à la « mobilisation partielle » déclarée par Poutine : quatre témoignages
  • Sur les attaques russes contre des centrales électriques ukrainiennes
  • Ales Bialiatski, le Centre ukrainien pour les libertés civiles et Memorial Prix Nobel de la paix 
  • Hanna Perekhoda : La longue lutte pour l’existence de l’ukrainien
  • Retour en Ukraine
  • Entretien avec Vladislav Starodubtsev (Mouvement social ukrainien)
  • Les bombardements russes contre les populations civiles en Ukraine sont des crimes de guerre
  • Plate-forme SD Ukraine : Déclaration sur les frappes de missiles russes
  • Liens avec d’autres textes

Continuer à lire … « [54] Solidarité avec la résistance des ukrainien·nes. Retrait immédiat et sans condition des troupes russes [54] « 

[53] Solidarité avec la résistance des ukrainien·nes. Retrait immédiat et sans condition des troupes russes [53] 

  • Halya Coynash : Les Tatars victimes de la mobilisation forcée en Crimée occupée
  • Henri Goldman : L’Ukraine, la gauche, la honte
  • Polina Vernyhor : Ukraine – Unis comme jamais : KharkivPride dans le métro
  • Appel féministe du Réseau européen de solidarité avec l’Ukraine (RESU)
  • Rapport d’Alfons, Catherine, Francesco et Szymon Membres du Réseau européen de solidarité avec l’Ukraine (ENSU) de Catalogne, France, Italie et Pologne. Délégués à la Conférence du mouvement social (Соціальний рух).. Kiev, 17 septembre 2022
  • Dominique Vidal : Pierre Rimbert, l’Ukraine et le « campisme »
  • Liens avec d’autres textes

Continuer à lire … « [53] Solidarité avec la résistance des ukrainien·nes. Retrait immédiat et sans condition des troupes russes [53] « 

Pas un seul soldat pour une guerre criminelle !

Le 21 septembre, Vladimir Poutine a annoncé le début de la mobilisation. Cette décision est une conséquence directe de l’échec total de l’ « opération spéciale » de Poutine : l’armée, dans son état actuel, est incapable de tenir les territoires ukrainiens occupés, et une nouvelle offensive est hors de question. Seuls le chantage nucléaire et une tentative de renverser la situation sur les fronts par la supériorité numérique peuvent sauver la clique de Poutine d’une défaite ignominieuse dans une guerre impérialiste agressive. Continuer à lire … « Pas un seul soldat pour une guerre criminelle !« 

[52] Solidarité avec la résistance des ukrainien·nes. Retrait immédiat et sans condition des troupes russes [52] 

  • CGT : Il faut revenir à une logique de paix et stopper la Russie dans son escalade à la guerre totale
  • Timothy Snyder : Les « référendums » obscènes de la Russie
    Un exercice médiatique d’humiliation, et un élément de crime de guerre
  • Nous soutenons les réfractaires de l’armée russe
  • Guerre en Ukraine. « La mobilisation des réservistes russes, un aveu d’échec pour Poutine ? »
  • Stefan Wolff et Tatyana Malyarenko : « Poutine fait appel à des troupes supplémentaires et menace de recourir à l’option nucléaire dans un discours qui fait monter les enchères mais montre la faiblesse de la Russie »
  • Les poursuites contre Memorial s’intensifient en Russie 
  • Charnier à Izioum, en Ukraine : nous demandons justice et réparation pour les victimes et leurs familles
  • André Markowicz : Izioum, et après…
  • Jean-Marc Adolphe : Ukraine : Aubervilliers, la Commune de la honte
  • Bernard Dréano : Jours gris et nuages d’acier sur l’Ukraine
  • Concert en soutien aux artistes ukrainiens

Continuer à lire … « [52] Solidarité avec la résistance des ukrainien·nes. Retrait immédiat et sans condition des troupes russes [52] « 

La guerre de Poutine contre l’Ukraine n’est pas une question de sécurité mais d’intérêts impérialistes

Federico Fuentes. Très peu de gens avaient prédit que la Russie envahirait l’Ukraine à l’échelle de ce qu’elle a fait le 24 février, mais nombreux ont été ceux qui ont rapidement trouvé des explications aux actions du président russe, Vladimir Poutine. Comment expliquez-vous l’invasion et la guerre actuelle ?

Ilya Matseev. Tout d’abord, lorsque j’ai appris que la Russie avait envahi l’Ukraine, le 24 février, j’ai été totalement choqué et démoralisé, mais je n’ai pas été totalement surpris car la possibilité de cette invasion a toujours existé ne fût-ce qu’en raison des nombreuses troupes russes stationnées le long de la frontière ukrainienne, près de 200 000 soldats depuis plus d’un an. Je dirais qu’une invasion était envisagée depuis mars-avril 2021.

Certains affirmaient que l’accumulation de troupes à la frontière ukrainienne était une sorte de bluff de la part de Poutine, mais Poutine n’est pas coutumier des bluffs, car, selon ses principes, si vous faites une démonstration de force, vous devez être prêt à l’utiliser. Ainsi, dès lors que Poutine avait rassemblé 200 000 soldats à la frontière ukrainienne, il était clair qu’il était prêt à envahir.

Deuxièmement, nous devons comprendre ce conflit dans une perspective à plus long terme. Il y avait déjà une guerre en cours entre la Russie et l’Ukraine avant l’invasion. Si vous ouvrez la page Wikipédia sur la guerre russo-ukrainienne, elle fait référence à 2014 comme point de départ de la guerre, lorsque la Russie a annexé la Crimée. Je pense que c’est logique. La guerre elle-même peut être retracée à travers le conflit prolongé qui a commencé il y a huit ans, lorsque la Russie a commencé à soutenir les séparatistes dans l’est de l’Ukraine et a annexé la Crimée. En ce sens, l’invasion russe n’est que la dernière phase de la guerre. La phase précédente était celle d’une guerre à plus petite échelle, mais nous parlons toujours de pas moins de 10 000 soldats russes dans cette première phase de la guerre russe contre l’Ukraine. La dernière phase s’inscrit dans la logique de ce conflit qui a débuté en 2014. Un seuil a été franchi avec l’annexion de la Crimée. Il est important de le comprendre et de séparer l’histoire de la Russie et de l’Ukraine avant et après cette annexion. Continuer à lire … « La guerre de Poutine contre l’Ukraine n’est pas une question de sécurité mais d’intérêts impérialistes »

Chronique de la répression des mouvements de protestation en Russie contre la guerre en Ukraine

Dans les semaines qui ont suivi l’intervention russe en Ukraine (24 février 2022), des manifestations ont eu lieu dans toutes les régions de Russie donnant lieu à plus de 16 000 interpellations (ce qui laisse penser que le nombre de manifestants était largement supérieur). Des pétitions émanant de différents milieux socio-professionnels et dans les universités ont recueilli des centaines de signature. Une pétition lancée par Ilya Ponomarev, ancien député à la Douma, a recueilli plus d’un million de signatures. La Confédération du Travail de Russie (deuxième confédération syndicale) a demandé l’arrêt immédiat de la guerre. Les mesures systématiques de répression ont, pour l’instant, mis un terme à tout initiative collective. En revanche, les protestations individuelles ou, plus rarement, de petits groupes de personnes n’ont pas cessé. Nous publions ci-dessous le bilan de la répression pour une période allant d’août au 15 septembre, basé sur les informations fournies par le site russe OVD Info. Continuer à lire … « Chronique de la répression des mouvements de protestation en Russie contre la guerre en Ukraine »