AC ! Communiqué suite aux déclarations programmatiques de l’impétrant Macron

Mensonge, mépris, médisance… Le travail de l’idéologie

Il va falloir transpirer pour mériter une aumône, le RSA, qui permet juste de survivre. Quinze à vingt heures de travail contraint par semaine seront imposées aux « assistés sociaux » qui coûtent un « pognon dingue ».

Nul ne doit échapper à la discipline salariale.

Pourtant, avant d’imposer la corvée contrainte, pourquoi n’a-t-on pas examiné la création d’emplois correctement rémunérés pour satisfaire les besoins à la satisfaction desquels seront affectés les bénévoles obligés ? On ose imaginer qu’il s’agit seulement de surveiller et punir… Continuer à lire … « AC ! Communiqué suite aux déclarations programmatiques de l’impétrant Macron »

Pierre Dardot et Christian Laval : Réinventons l’internationalisme

  • Face au nationalisme grand-russe, réinventons l’internationalisme (1/4)

  • La faillite d’un « anti-impérialisme à sens unique » (2/4)

  • La responsabilité écrasante de l’Union européenne (3/4)

  • Pour un nouvel internationalisme (4/4)


Continuer à lire … « Pierre Dardot et Christian Laval : Réinventons l’internationalisme »

Retraites : « La réforme prévue tourne à nouveau le dos au progrès » (plus appel)

Tribune. Emmanuel Macron veut, s’il est réélu, repousser l’âge de départ à la retraite à 65 ans. Changement de registre, donc : il abandonne l’équité qui guidait, selon lui, le projet de système universel, pour se rabattre sur une modification paramétrique, le recul de l’âge, présenté comme une nécessité économique, la pandémie ayant dégradé les comptes. Il annonce aussi un geste pour les petites retraites : un minimum de pension de 1 100 euros mensuels pour les personnes ayant une carrière complète.

Rétablissons d’abord les choses sur ce prétendu geste : la loi de 2003, article 4, impose déjà que le minimum de pension pour une carrière complète soit égal à 85% du smic… ce que le président Macron a négligé de faire appliquer durant son quinquennat ! Compte tenu du smic actuel (1 269 euros), le minimum légal est déjà aujourd’hui de 1 079 euros !

Ensuite, il est clair qu’un recul à 65 ans de l’âge de départ à la retraite serait très injuste pour de nombreuses catégories de salarié·es. Il ne pèserait guère sur la carrière des cadres, car ayant rarement commencé à travailler avant 22 ans, les 43 ans de cotisations exigés à partir de la génération 1973 les amènent déjà à 65 ans. Continuer à lire … « Retraites : « La réforme prévue tourne à nouveau le dos au progrès » (plus appel) »

Campagne présidentielle : #PasDeDébatPasDeMandat

Oui, il y a la guerre. Mais il se trouve qu’il y a aussi une campagne présidentielle. De qui cette situation fait les affaires, la chose est assez claire pour tout le monde. Une réélection sans campagne, quelle riche idée. Une campagne annulée par cas de force majeure, quelle providence. Nous avions compris que Macron avait pour idéal le renouvellement de son mandat par tacite reconduction. Qu’il y aurait une guerre et qu’il s’en servirait avec le dernier degré d’hypocrisie opportuniste, nous pouvions plus difficilement le voir venir. L’expérience historique enseigne assez qu’un état de guerre soude un pays pour le moins pire ou pour le pire – c’est-à-dire produit sur le débat public un effet comparable à celui d’une pelleteuse sur un parterre floral. On ne parle plus d’aucune autre chose, et on n’en parle plus que pour en dire la même chose.

Or une campagne est un moment où – en théorie… – toutes les autres choses reviennent à l’agenda, et avec elles leur charge de dissensus. Qu’elles en aient été si radicalement chassées est une situation d’une anomalie choquante. Elle l’est d’autant plus que nous voyons assez dans quel état de démolition le quinquennat a laissé le pays, et que s’il est une chose que le candidat-par-tacite-reconduction n’a pas cachée, c’est son «projeeeet» de poursuivre en pire. Comme Bourdieu l’avait fait remarquer très généralement à propos du néolibéralisme, il y a dans le macronisme un désir fanatique de détruire toutes les structures collectives, en particulier les services publics, et jusqu’à l’« Etat de politiques publiques » par cabinets de conseil interposés. Continuer à lire … « Campagne présidentielle : #PasDeDébatPasDeMandat »

Les langues-cultures, moteurs de démocratie et de développement (nouvelle note)

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Cet ouvrage, coordonné par Martine BOUDET (Ed du Croquant, 2019), est à l’actif d’une équipe de formateurs et d’universitaires (linguistes et anthropologues), français et d’autres origines ou nationalités : arménienne, belge, brésilienne, italienne, ivoirienne, marocaine, suisse, togolaise, yéménite.

A ces contributions individuelles, s’ajoutent celles de la Délégation de la langue française et des langues de France/DGLFLF (Ministère de la Culture) et du Carrefour Culturel Arnaud Bernard de Toulouse1. Continuer à lire … « Les langues-cultures, moteurs de démocratie et de développement (nouvelle note) »

Un accueil inconditionnel des migrants

Accueil migrants

A Médecins du monde un accueil inconditionnel de refugiés-migrants se réalise en rupture avec le non-accueil des politiques gouvernementales. La crise de l’accueil n’est donc pas une crise migratoire, mais un tri des migrants avec un parcours du combattant dans l’accès à toute demande d’asile, avant de rencontrer le passage à l’OFPRA où sa reconnaissance de reconnaissance comme réfugié politique ou à titre subsidiaire qui nécessite de faire la preuve des violences subies au pays et répétitives dans la migration. Prendre le risque de mourir pour accéder à un lieu où vivre, se confronte à l’OFPRA à un protocole administratif qui rend inaudible l’indicible traumatique de ce qui a été vécu et une violence de plus psycho-traumatique qui fait apparaître en différé la névrose traumatique par sa répétition en différé. J’aborde ici l’accueil des adultes les mineurs isolés relevant d’une consultation spécifique. Ces migrants réfugiés sont adressés par la veille sanitaire de MDM sur les camps et les squats où des structures d’accueil transitoires selon le statut de demande d’asile qui différencie la demande politique du statut de dubliné ou économique, en contradiction avec la Convention de Genève de 1951. Continuer à lire … « Un accueil inconditionnel des migrants »

Ouvrons les yeux : paix et climat, même combat ! (+ autre texte)

Lundi 28 février a été publié le deuxième volet du 6ème rapport du GIEC. Le premier nous avait rappelé que la trajectoire actuelle du réchauffement climatique nous amène à plus 1,5°C dès 2030 et possiblement jusqu’à plus de 4°C à la fin de ce siècle. Ce second volet évalue les risques sans précédent pour la biodiversité et les populations humaines que ce réchauffement entraînera. 

Près de la moitié de l’humanité vit dans des territoires très vulnérables au changement climatique : zones côtières, régions menacées par des sécheresses, des pénuries d’eau et des canicules. Il insiste sur les conditions de mise en œuvre d’une politique résiliente qui doit être immédiate, coopérative avec l’ensemble des pays et intégrée, prenant donc en compte l’ensemble des secteurs de la politique et particulièrement les inégalités sociales.  

Ce rapport ne doit plus rester sans effets concrets suffisants ! Cette décennie sera déterminante pour infléchir les trajectoires futures. Compte tenu des impacts irrémédiables du dérèglement climatique et de leur aspect cumulatif, les transformations nécessaires pour réduire les émissions de gaz à effets de serre et les adaptations aux risques non évitables sont à entreprendre dès maintenant. 

Ouvrons les yeux ! Nous devons sortir du déni climatique ! Continuer à lire … « Ouvrons les yeux : paix et climat, même combat ! (+ autre texte) »

Manifestation nationale à Paris contre le racisme, les violences policières et pénitentiaires !

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19 mars 2022 – 14h00 – Place du Chatelet

Grande Manifestation nationale à Paris contre les violences d’état et le racisme :

Notre pays construit des ponts pas des murs. D’où que l’on vienne, où que l’on soit né·e, notre pays existe. Il s’appelle Solidarité.

Notre pays n’a ni carte, ni limites. Il ne fait pas la guerre si ce n’est au fascisme, au colonialisme, au racisme, à l’injustice et aux inégalités.

Notre pays n’existe pas isolé, atomisé, soumis. Il existe dans tout ce qui relie, regroupe, donne confiance et lutte.

Notre pays est en grand danger. Il doit sortir, se montrer, se lever. Vivre.

Car notre pays brûle. Il s’appelle Avenir.
Car notre pays est étouffé. Il s’appelle Liberté.
Car notre pays se meurt. Il s’appelle Égalité.
Car notre pays est opprimé. Il s’appelle Dignité.

Notre pays est en danger. Nous appelons à la mobilisation générale. Continuer à lire … « Manifestation nationale à Paris contre le racisme, les violences policières et pénitentiaires ! »

Pour la liberté, le communisme et l’autogestion

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La revanche du chien enragé… Ce livre publié par Patrick Silberstein est un pied de nez ironique à la formule célèbre d’Andrei Vychinsky1, le procureur de Staline, exprimant le verdict lors des procès de Moscou, de 1936-1938 : « tuez ces chiens ! ».

Fin 2021, avec la publication en version intégrale en français du Staline, pour lequel Léon Trotsky a travaillé de 1937 à 19402, deux livres sont parus aux éd. Syllepse, visiblement liés3. De solides raisons motivent cette édition intégrale, et aussi l’écriture de ce livre, qui reprend nombre de débats depuis les années trente. Un passé qu’on veut ignorer revient en boomerang… Nous le savons, le mort saisit le vif. Continuer à lire … « Pour la liberté, le communisme et l’autogestion »

Manifeste pour un service public plus humain et ouvert à ses administré-e-s

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Nous, associations de défense des droits humains et organisations agissant en solidarité avec les personnes, françaises ou étrangères, en situation de grande précarité, tirons la sonnette d’alarme quant à certains impacts négatifs de la dématérialisation des services publics sur l’accès aux droits.

Le numérique occupe une place croissante pour l’accès au service public dans des domaines divers allant de la fiscalité à la protection sociale, en passant par les documents d’identité ou les titres de séjour. Or, si la dématérialisation des démarches administratives peut simplifier les démarches pour de nombreuses personnes, elle peut aussi être une source majeure d’entrave à l’accès aux droits pour d’autres. Ses effets délétères sont connus et très documentés par nos organisations, mais également par le Défenseur des droits dont le rapport « Dématérialisation et inégalités d’accès aux services publics » soulignait en janvier 2019 le « risque de recul de l’accès aux droits et d’exclusion pour nombre » d’usagers et usagères. C’est précisément, aujourd’hui, le constat fait sur le terrain par nos différentes organisations.

Des administrations de plus en plus fermées au public

La dématérialisation des services publics entraîne fréquemment, et plus que jamais depuis le début de la crise sanitaire, la fermeture des points d’accueil du public : démarches à effectuer en ligne, rendez-vous à obtenir via le site Internet, etc. Ces choix politiques ignorent la fracture numérique dont sont victimes les personnes ne disposant pas de matériel informatique, de connexion adéquate, de possibilité de scanner des documents, ou des compétences techniques. Ce sont les personnes vivant une grande précarité, allophones, âgées, en situation de handicap ou en situation d’illettrisme (4 millions de personnes en France d’après une enquête Insee de 2011), qui se trouvent entravées dans l’accès aux droits.

L’aggravation de la précarité est, en France, l’une des nombreuses conséquences de la crise sanitaire et appelle, pour les personnes qui en sont victimes, un accompagnement renforcé par les pouvoirs publics. Mais c’est l’inverse qui se produit : la fermeture de trop nombreuses administrations pendant le confinement du printemps 2020 a conduit à l’explosion de la dématérialisation, sans considération sérieuse pour l’impact pour les personnes en précarité. Encore aujourd’hui, la situation sanitaire sert trop souvent à justifier la fermeture au public des portes des administrations, alors que l’objectif de l’entière dématérialisation des services publics préexistait à la crise sanitaire.

L’administration s’éloigne ainsi du public et d’abord de celles et ceux qui en ont le plus besoin : défaut d’alternative physique, absence de dialogue, d’accompagnement et de conseil, interface web complexe ou incomplète, absence de recours dès lors que les démarches en ligne ne peuvent aboutir. Continuer à lire … « Manifeste pour un service public plus humain et ouvert à ses administré-e-s »

Prologue de Tim Hwang à son livre : Le grand krach de l’attention

Avec l’aimable autorisation des Editions C&F

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Premier jour de Programmatic i/o, la « plus grande conférence mondiale de l’écosystème du marketing data-driven ». Les participants s’entassent au sous-sol de l’hôtel

Marriott Marquis de San Francisco afin d’assister à des présentations sur les aspects les plus subtils de la publicité en ligne. Les sessions promettent d’explorer des thèmes tels que « les meilleures pratiques pour une mesure avancée des audiences de la télévision » ou « l’avenir de la publicité vidéo ». Les stands de fournisseurs envahissent les lieux et vendent un nombre incalculable de choses, depuis les marchés d’échange de données destinées au ciblage publicitaire jusqu’aux plateformes d’automatisation de la création de contenus publicitaires. Le sac que j’ai reçu à l’entrée se remplit de brochures promettant « la monétisation des données grâce à une technologie imbattable » et des produits qui permettent « l’idéation, la production et l’approbation de vos contenus de marque […] rationalisés avec une efficacité sans précédent ». Continuer à lire … « Prologue de Tim Hwang à son livre : Le grand krach de l’attention »

Intensifier les accumulations et accélérations : Jeux ou sérieux olympiques ?

« Plus vite, plus haut, plus fort » : la devise olympique résume à la fois l’injonction à la compétition et l’emballement capitaliste où croissances et accélérations se conditionnent réciproquement. Or, en 2024, la succession de championnats mondiaux culminera avec les premiers JO d’été en France depuis ceux de Paris en 1924. Nécessairement déficitaires – lors du choix de la ville hôte, est retenue la candidature la plus mirobolante (qui surestime les retombées et sous-estime les coûts) –, les JO sont un investissement dans une fuite en avant unidimensionnelle guidée par le classement quantitatif « où le sport sera célébré à chaque coin de rue » (Dossier de candidature de Paris 2024). Il s’agit de mettre en valeur territoires et populations pour les projeter dans la concurrence mondiale.

Si Pierre de Coubertin, créateur des JO modernes et bénéficiaire de gratifications y compris financières du régime nazi, a célébré « la grandiose réussite des Jeux de Berlin » en 1936, « illuminés par la force et la discipline hitlériennes », c’est que « le sport tuera l’érotisme » et les JO, loin de l’esprit joueur, exercent un dressage fascisant sur les athlètes comme sur les populations. La propagation de valeurs militaires – hiérarchie et obéissance, uniformes et parades, souffrance et sacrifice, virilité et héroïsme – se complète par l’invitation au défoulement. La diversité sociale s’efface dans cet exutoire nationaliste des frustrations et la spectacularisation de la vie publique.  Continuer à lire … « Intensifier les accumulations et accélérations : Jeux ou sérieux olympiques ? »

L’augmentation des salaires et des pensions : Une priorité pour toutes et tous !

Les salarié-es du secteur public comme privé, les retraité-es, les jeunes partagent toutes et tous une même priorité face à l’augmentation du coût de la vie, il faut augmenter les salaires, les pensions, les allocations et les bourses étudiantes.

Beaucoup ont exprimé leurs exigences en se mobilisant, ces dernières semaines, dans leur entreprise, leur service, leur branche professionnelle.

Ainsi en est-il des personnels des services publics, à l’instar de celles et ceux de l’éducation nationale, des soignant-es, des travailleurs sociaux… De nombreux débrayages, lors des NAO (négociations annuelles obligatoires), dans les secteurs notamment industriels ont permis également des avancées à l’échelle des entreprises. Tout au long du mois de janvier, les différentes professions et la jeunesse ont su se mobiliser ensemble pour défendre les salaires et l’emploi dans beaucoup de localités. Plus de 150 000 manifestants, de nombreux secteurs professionnels ont débrayé, la question sociale et salariale s’ancre dans le quotidien des salarié-es dans les entreprises et les services. Continuer à lire … « L’augmentation des salaires et des pensions : Une priorité pour toutes et tous ! »

Pour la constitution d’un front anti-autoritaire et altermondialiste

Dans un contexte de progression inquiétante de l’extrême-droite nationaliste et xénophobe, cet appel plaide pour la mobilisation des gauches sur le terrain altermondialiste.

Au vu de la situation socio-politique du pays…

  • … qui se traduit par la médiatisation intensive des programmes d’extrême droite et de candidats qui les portent au mépris des lois qui sanctionnent le racisme et les appels à la haine comme délits

  • … dont la régression du débat public est causée par une législation liberticide et attentatoire aux droits humains [1], au motif ou au prétexte de la guerre contre le terrorisme

  • … qui est marquée par une répression policière et judiciaire systématisée dans les quartiers populaires [2] et à l’égard de migrants dont les conditions de vie sont inacceptables, et qui s’étend aux militants du mouvement social [3] et aux citoyens

  • … dont la gestion sécuritaire, qui capte une partie importante de l’électorat, masque une politique d’occupation militaire au Sahel depuis deux décennies [4], sans résultats probants en matière de lutte contre le terrorisme et que refuse une grande partie des populations [5]

  • … dont la gestion violemment islamophobe des relations intercommunautaires masque une politique de ventes d’armes démultipliées à des dictatures du Moyen Orient (Arabie saoudite, Égypte…), l’une des causes de migrations de la misère, et d’exils politiques sur le sol européen et national

  • … dont la gestion centralisée et méprisante des Outremers, notamment dans le cadre de la gestion de la crise pandémique, est l’objet de condamnations populaires dans les Antilles françaises [6] et en Nouvelle Calédonie [7]

  • … qui engendre un fort abstentionnisme électoral, en particulier dans les catégories populaires et juvéniles, signe d’une défiance à l’égard du système représentatif actuel,

ne pas réagir à la mesure de cette dérive autoritaire et de la gravité de cette actualité géo-socio-politique serait une défaite sans combat pour le mouvement social et écologique. Continuer à lire … « Pour la constitution d’un front anti-autoritaire et altermondialiste »

 ELECTIONS PIEGE A CONS, ou pour qui roule Eric Zemmour ?

« Elections, piège à cons », c’était un des slogans de Mai 68, et plus de 50 ans plus tard, ce slogan continue à interpeller. En effet, face au caractère foncièrement insatisfaisant de l’offre politique, face aux éternels deuxièmes tours avec Marine Le Pen et au rituel impératif de « faire barrage au RN », et vu ce qu’il advient de leurs promesses électorales une fois que les candidats sont élus, on se pose la question : « est-ce que ça vaut vraiment la peine de voter ? »

Plus généralement, est-ce que, comme on nous l’assure, les électeurs ont vraiment le pouvoir de porter au pouvoir des gens qui les représentent, qui vont passer des lois correspondant à ce qu’ils souhaitent et qui défendent réellement leurs intérêts ? Ou est-ce que c’est une illusion qui est au fondement même du système démocratique ? Continuer à lire …  » ELECTIONS PIEGE A CONS, ou pour qui roule Eric Zemmour ? »

Amour, bonheur… égalité

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« Janvier 2021, en grandes lettres colorées sur un large mur parisien s’affichait ce slogan manifeste, « L’amour est déclaré » : comme on déclare la guerre, on peut déclarer l’amour ; « À l’amour comme à la guerre », dit-on. On entend bien que ce n’est pas une déclaration d’amour singulière, mais une phrase impersonnelle. L’amour est déclaré, pour toutes et tous : le monde entier est concerné. ».

Je n’aborde dans cette note que la présentation, « L’amour est déclaré » de Geneviève Fraisse. L’autrice revient sur le début du XIXe siècle, sur trois essais titrés De l’amour, Pivert de Senancour (1806), Destutt de Tracy (1815) et Stendhal (1822). Une suite « logique ou pas » des lendemains de la Révolution française. La question de l’importance du bonheur. Continuer à lire … « Amour, bonheur… égalité »

Z. ou le spectre du passé

Avec l’aimable autorisation de l’auteure

L’ascension fulgurante du journaliste du Figaro auprès d’un électorat de bourgeois parvenus à une certaine aisance s’explique largement par la nostalgie de cette France irréelle ou mythique qui fait office de refuge à nombre de nos contemporains craignant de perdre leurs repères, leurs privilèges ou leur suprématie. Ne nous y trompons pas, Zemmour est très éloigné d’un public populaire dont une part non négligeable s’est réfugiée dans les bras du lepénisme. Le chemin emprunté par les adeptes du récit national zélateur du rejet de l’autre n’a jamais été refermé. Il demeure tapi dans l’ombre d’une République construite sur une série d’impensés.

L’État français s’est toujours caractérisé par son incapacité à faire face à son passé. Depuis les lendemains des guerre napoléoniennes, jusqu’aux dernières décennies de la décolonisation, la lenteur avec laquelle l’institution étatique fait retour sur les périodes de troubles, d’incertitudes ou de conflictualité est devenue une spécificité française. Le silence de l’histoire officielle sur les compromissions avec le fascisme ou durant les années d’exploitation de pays dominés, participe de la spécialité nationale.

Nombre de générations ont été élevées dans l’idée d’une France éternelle, exempte de tout excès et pays des droits de l’homme. Les valeurs universelles, dont la nation se réclame, amplement répandues à travers le monde, auraient érigé le pays en modèle. Longtemps cette représentation permit aux autorités de faire l’impasse sur plusieurs périodes de forfaitures : celle de l’antisémitisme massif des années 1930, par exemple. Continuer à lire … « Z. ou le spectre du passé »

Pour ne pas désespérer de la gauche

DESARMEMENT

Promouvoir la décroissance militaire, Intégrer une doctrine de sécurité humaine, Démilitariser les relations internationales, voilà 3 propositions qui se déclinent d’un point de vue opérationnel. Elles reposent sur 2 résolutions stratégiques : a) la justice sociale n’est pas soluble dans une économie militarisée ; b) la réduction de dépenses militaires n’entrave pas l’amélioration de notre sécurité, au contraire. 

La militarisation

Si le monde va si mal, c’est aussi et surtout parce qu’il est surarmé. Notre économie est militarisée, notre vision du monde est militarisée. ‘Notre maison brûle’, (…) mais nous avons toujours de quoi fabriquer des missiles, vendre des Rafale, …. Dans notre entourage immédiat, personne ne manifeste avec le slogan ‘ne touche pas à mon drone !’ Personne ne réclame le ralentissement de la course aux armements à laquelle se livrent les puissances d’aujourd’hui.  Continuer à lire … « Pour ne pas désespérer de la gauche »

Nantes Révoltée menacée de dissolution (+ pétition et autres articles)

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Nous nous souvenons toutes et tous que sans les images de Nantes Révoltée, la vérité sur la mort de Steve Maia Caniço n’aurait jamais été établie. Voir ici, ce que je nommais en 2019 « Les trois cadavres de la Macronie ».

Aujourd’hui une nouvelle étape vient d’être franchie dans la fascisation de notre pays. Au moment où l’extrême droite, y compris la plus radicale, prend ses aises dans les médias et la politique, dans l’opinion publique et dans nos rues, où moment où elle agit en toute impunité et propage sa haine avec l’appui et les faveurs du pouvoir macronien, le même pouvoir lance une attaque majeure contre un média engagé et indépendant. Dans un article intitulé « En Marche et la droite demandent la dissolution de Nantes Révoltée au Ministre de l’Intérieur », la rédaction du journal fait ce constat, cinglant et vrai : « Le pouvoir asphyxie la moindre parcelle qui lui échappe encore, la moindre parole divergente, le moindre contre-pouvoir. » Continuer à lire … « Nantes Révoltée menacée de dissolution (+ pétition et autres articles) »

Le bonheur reste une idée neuve

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Dans une courte note la traductrice Marie Causse parle de sa rencontre avec le texte, de ce récit « à la première personne, mais pas seulement, c’était une voix singulière », d’un voyage et d’une lecture…

Dans une autre note, les éditeurs précisent le choix de publier ce texte, à contre-courant de la pensée réactionnaire et raciste. Iels présentent les thèmes, les analyses des formes d’oppressions et des voies de mobilisations, « Au-delà de la question des questions d’exploitation des sans voix, Aboubakar Soumahoro interroge ainsi notre capacité à créer l’alliance nécessaire de tous les travailleurs et travailleuses, quelles que soient leurs différences ». Il convient bien de prendre en compte l’ensemble des rapports sociaux et leur imbrication historique, de refuser les concurrences de celleux qui « cherchent à faire primer « la classe » sur « le genre », « le genre » sur « la race », ou « la race » sur « la classe » », d’incarner un humanisme en révolte…

Il ne me semble pas inutile de citer la phrase mise en exergue : « Aux femmes et aux hommes qui luttent pour le droit au bonheur » Continuer à lire … « Le bonheur reste une idée neuve »