Archives de Catégorie: Contretemps

L’urgent et l’important. Une candidate indigène zapatiste aux élections présidentielles de 2018

Avec l’aimable autorisation de la revue ContreTemps

Dans la perspective des élections présidentielles de 2018, le Congrès National Indigène (CNI) et l’Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN) ont décidé de présenter une candidature : celle Maria de Jesús Martinez, femme indigène zapatiste…

Quelles significations de cette décision dans le contexte actuel du Mexique et au regard de l’action zapatiste ? Fernando Matamoros Ponce développe sa réflexion à ce sujet… Lire la suite

Publicités

Du chavisme au madurisme. Crise d’un projet de réforme anti-néolibérale

Avec l’aimable autorisation de la revue ContreTemps

Cet article n’a pas comme objectif de rendre compte en détail des causes de la pénible situation que vit actuellement le peuple vénézuélien1. Il vise plutôt à questionner les difficultés du gouvernement Maduro et plus généralement les échecs politiques des gauches arrivées au gouvernement en Amérique latine. Car il n’y a rien de plus affligeant que de voir, au niveau international, une partie de la gauche s’aligner sur des dirigeants politiques qui prétendent représenter le peuple, mais sont incapables de tirer les leçons de leurs difficultés et échecs successifs.

En fait, il apparaît tout à fait compréhensible que l’importante crise économique, sociale et politique qui secoue le Venezuela, amène les divers courants de la gauche à s’interroger et à prendre position sur les causes profondes qui peuvent en être à l’origine. Ce débat ne peut être que positif. Lire la suite

La cadence de nos pas est désormais rythmée par la perspective réelle du terminable

Comme pour de précédents numéros, je choisis de n’aborder que certains articles.

Daniel Tanuro analyse « La place du Trumpisme dans l’histoire ». Une élection qui ne être appréhendée comme un accident de parcours mais comme un « symptôme de quelque chose de plus profond ».

L’auteur souligne une dimension, souvent oubliée du capitalisme, « la contradiction croissante entre la rationalité partielle des entreprises et l’irrationalité globale du système ». Rationalité et irrationalité, « comprendre que l’irrationalité globale découle de la rationalité partielle du capital », place de la guerre dans « la rationalité partielle du capitalisme », incapacité du système à « juguler durablement ses contradictions », politiques répondant à certains éléments mais reportant « les échéances sans rien résoudre ». Lire la suite

L’action politique à l’ère du terminable. Entre temps sociaux et temps historiques

Avec l’aimable autorisation de la revue ContreTemps

« Deux temps historiques, inconciliables, s’affrontaient dans cette lutte sans trêve possible, qui opposait l’homme des totems à l’homme de la théologie. Car, tout d’un coup, l’archipel en litige était devenu un archipel théologique. Les îles changeaient d’identité, s’intégraient dans le mystère. (…). Faisant un bond de milliers d’années, cette mer Méditerranée devenait l’héritière de l’autre Méditerranée, et recevait avec le blé et le latin, le vin et la vulgate, l’imposition des signes chrétiens. Les Caraïbes n’atteindraient jamais l’Empire des Mayas ; ils seraient arrêtés, race frustrée et blessée à mort, au meilleur moment de leur tenace effort séculaire. Et de leur grande migration manquée, qui avait débuté peut-être sur la rive gauche du fleuve des Amazones, quand la chronologie des autres indiquait un XIIIe siècle qui ne l’était que pour eux, il restait seulement sur les plages et les rivages la réalité des pétroglyphes caraïbes, jalons d’une épopée jamais écrite, avec ses êtres dessinés, encastrés dans la pierre, sous de fiers emblèmes solaires »1.

Des trajectoires historiques, inconnues l’une à l’autre, se sont rencontrées sous le signe d’un Nouveau Monde il y a désormais six siècles. L’une des accélérations rythmiques trouvées par ce temps devenu commun est donnée par la Révolution française aux couleurs vivement dépeintes dans cet ouvrage d’Alejo Carpentier. L’inconciliabilité des temps historiques s’est fondue dans une nouvelle histoire mondiale, celle où la nouveauté peut surgir toujours et partout, imprévisibilité des passions politiques des peuples2. Un temps historique, venu de la dynamique du capitalisme, semble avoir unifié l’histoire de l’humanité, créé un seul univers mental, tendu les esprits et les actions vers l’accumulation comme seul mode d’existence. Il est une part de vérité dans cette affirmation. Mais la fusion des temps historiques, battant aux rythmes de l’accumulation économique et de la possibilité du changement politique, n’a pas abattu les murs entre temps sociaux. L’inconciliabilité de ces temps – en tant que représentations du temps – qui rythment tel ou tel groupe, telle force sociale dominante ou dominée, et cette pluralité des rapports aux actions menées n’ont pas disparu. Elles conservent une prégnance sensible dans l’espace comme dans le temps3. Lire la suite

Contretemps n°33 : Sommaire



ÉDITO

Francis Sitel : Union européenne : péril en la demeure

DOSSIER : BOULEVERSEMENTS DU MONDE

Daniel Tanuro : La place du Trumpisme dans l’histoire

Ziad Majed : Syrie. La révolution orpheline, la révolution continue

Dominique Vidal Syrie : pourquoi la confusion ?

Emre Ongün : La Turquie au risque du naufrage

Pierre Rousset Entretien, Où va la Chine ?
Lire la suite

Dégager du commun du point de vue de la dénonciation et d’axes de solution

ct32Comme pour les précédents numéros, je n’aborde, choix très subjectif, que certains articles et certains points traités.

Un premier dossier : Vie intellectuelle et politique, composé de quatre textes. « Il s’agit de proposer quelques analyses qui toutes interrogent la définition même du travail intellectuel dans son lien à la politique, en s’attachant à élargir l’approche habituelle ». Lire la suite

Edito et sommaire de ContreTemps n°32 : Sous le signe de l’imprévisible…

Avec l’aimable autorisation de la revue

ct32Donald Trump n’était ni envisageable ni annoncé, et le voici président de l’État le plus puissant du monde : ses décisions et non-décisions vont agir sur le destin de la plupart des habitants de cette planète.

Son inexpérience politique, son inculture, sa vulgarité, loin de nuire à sa popularité auprès d’une grande partie des électeurs américains, ont été autant d’atouts lui assurant la victoire, d’abord à la primaire du Parti républicain puis à l’élection présidentielle.

De ses tares ont connaît (presque) tout : racisme, misogynie, égocentrisme boursouflé… De ce que sera sa politique, on ne sait quasiment rien de sûr.

Il va falloir faire avec !

Mais déjà les signes de mauvais augure s’accumulent. Lire la suite