Archives de Catégorie: Les Utopiques

Prendre exemple et accepter de ne plus l’être

Je n’aborde que certains articles et certaines analyses. Je laisse de coté les orientations syndicales spécifiques, les choix d’intervention concrète ou de structuration particulière.

Du dossier sur « leurs lois travail », je ne souligne que deux éléments.

Le premier à propos des manifestations. A juste titre me semble-t-il, Eric Beynel indique : « Nous avons toujours refusé de considérer que n’étaient des manifestant·es que ceux/celles qui étaient derrière le carré de tête à Paris ou ailleurs… ce qui aurait d’ailleurs été ne pas voir que de nombreux camarades de Solidaires, comme de la CGT, participaient régulièrement à ce « cortège de tête informel ». A l’inverse, nous réaffirmons sans souci que la diversité des tactiques n’est pertinente que si elle permet à chacun·e de manifester comme il le souhaite, c’est-à-dire aussi pacifiquement et sereinement.

Et qu’il n’est pas acceptable d’entrainer celles et ceux qui ne le souhaitent pas dans des situations de guérilla urbaine » Lire la suite

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Contester dans l’Armée

Comités de soldats, antimilitarisme et syndicalisme dans les années 70 : en avril 1974, 100 appelés signent publiquement un appel revendiquant de nouveaux droits pour les soldats, une meilleure solde ou la gratuité des transports par exemple, mais aussi des réformes démocratiques de l’institution militaire. De cet appel, rapidement rejoint par des milliers d’appelés, allait naître le mouvement des comités de soldats. Fin 1975, deux de ces comités se constituent en sections syndicales CFDT. L’État va alors frapper fort… Lire la suite

Désobéissance à l’usine : la perruque ouvrière

L’illégalisme à l’usine se traduit sous la forme d’actions collectives : manifestations non autorisées dans les ateliers, refus d’accepter les ordres d’un chef haï, occupation des ateliers, grèves illégales, spontanées, piquets de grève, expulsion physique d’huissiers venus constater la grève, destruction de matériel (Metaleurop, 2003), etc. La désobéissance, hors la grève, est présente, bien que minoritaire, à travers de nombreuses formes de contournement du règlement : chahut, consommation d’alcool, de cannabis, affichage politique ou de photos dites « de charme », vol ou chapardage, travail au noir pour un autre employeur; production illégale à des fins commerciales. Toutes les formes de déviance: coulage de la production, absentéisme volontaire (macadam), sabotage (moins fréquent1), refus de travail… existent dans les ateliers. Une des activités des plus courantes et des plus méconnues concerne « la perruque ». Lire la suite

Se réapproprier le temps de travail et rendre visible le travail

« Cette cinquième livraison des Utopiques est, pour l’essentiel organisée autour d’un épais dossier sur les répressions, l’état d’urgence… et les désobéissances qui ne peuvent qu’intéresser au plus haut point celles et ceux qui aspirent à bouleverser l’ordre des dominants ».

Je n’aborde que certains articles et certaines analyses. Je laisse de coté les orientations syndicales spécifiques, les choix d’intervention concrète ou de structuration particulière. Lire la suite

Violence structurelle du travail et violence contre l’auto-organisation des salarié-e-s

Je n’aborde que certains articles et certaines analyses. Je laisse de coté les orientations syndicales spécifiques, les choix d’intervention concrète ou de structuration particulière.

Le premier article éclaire la politique anti-sociale du Front National. L’auteur souligne, entre autres, le « réarmement idéologique réactionnaire et xénophobe », la construction du « problème » de l’immigration, le concept de « préférence nationale » et ses antécédents dans la gauche, la « captation symbolique » du 1er mai, l’histoire des offensives du FN, la défense d’un capitalisme national. Il aborde les gestions des villes, le chantage aux subventions, l’autoritarisme des élu-e-s, les politiques anti-syndicales, la gestion clientéliste des contrats, les mesures d’exclusion et le racisme, les investissements en matière de « sécurité » et la baisse des budgets sociaux, « Aucune remise en cause des intérêts patronaux, des rapports de domination et d’exploitation ; rien sur les causes réelles des inégalités sociales, sur les logiques patronales, sur les conditions de travail, sur la répartition des richesse, bref sur les solidarités de classe défendues par le syndicalisme de lutte ». Le syndicalisme comme défense de l’ensemble des salarié-e-s est incompatible avec la « préférence nationale », l’alliance avec le patronat pour « produire français »… Lire la suite

Quand la gauche syndicale se dotait d’outils pour avancer…


Dans les années 1970/1980, deux courants syndicaux s’attachent à faire vivre un syndicalisme de luttes, anticapitaliste, unitaire : celui qui constitue « l’opposition » dans la CFDT (majoritaire dans nombre de syndicats, dans des Unions Départementales et Régionales, dans quelques fédérations) et un autre, dans lequel se retrouve le premier cité, qui rassemble sur des bases similaires, des collectifs syndicaux, des membres de diverses organisations syndicales. Pour dépasser le stade des constats et des intentions, ils se dotent d’outils ; le présent texte retrace les grandes lignes de ces aventures. Lire la suite