Archives de Catégorie: Les Utopiques

La vie a changé de couleur, une brèche s’est ouverte…

Pour rappel l’édito et le sommaire :

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Je ne vais pas essayer de rendre compte de l’ensemble des textes de ce riche numéro. Juste quelques éléments choisis subjectivement en re-feuilletant la revue. Des analyses et des projections, le souffle de la révolte, sans les nostalgies épuisées de certain·es… Lire la suite

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Édito du N° 7 – Les utopiques : Mai 68, ce n’était qu’un début…

Que faire de Mai 68, 50 ans après ? Loin de nous l’idée de commémoration. Mais il n’est pas question de gommer ce qui est un des moments importants de l’histoire du mouvement ouvrier et populaire ; en France, mais pas seulement.

Mai 68, c’est la révolte de la jeunesse. Mais pas seulement.

Mai 68, c’est Nanterre, la Sorbonne, l’Odéon, les Beaux-arts, le Quartier latin. Certes. Lire la suite

Les utopiques n°7 – Avril 2018 : Mai 68, ce n’était qu’un début…

En finira-t-on jamais avec le spectre de Mai 68 ? C’est que l’événement n’a pas été banal et que, des deux côtés de la barricade, il hante encore les consciences, celles de ses acteurs bien sûr, mais aussi celles des générations ultérieures.
Ce septième numéro des Utopiques est l’occasion de revenir, pour son cinquantenaire, sur Mai 68. Ce sont dix syndicalistes, jeunes salarié-es à l’époque, qui reviennent dans ce numéro sur « leur 68 » : aux chèques postaux; dans la métallurgie; à la SNCF; chez Renault; chez Lip à Besançon; au Joint français à Saint-Brieuc; à Paris; à Caen; à Tours; à Besançon.
L’article de Jacques Kergoat, « Sous les pavés, la grève » vient rappeler que Mai 68 a été avant tout une grève ouvrière exceptionnelle.
Écho d’une préoccupation bien actuelle, nous essayons de voir pourquoi et comment la grève de 24 heures du 13 mai devint une grève générale ?
Maryse Dumas, pour la CGT, et un collectif de militant-es de Solidaires interrogeront la place qu’a occupé et qu’occupe encore Mai 68 dans le syndicalisme.
Ce numéro donnera également toute leur place aux différentes facettes de 68 : féminisme, jeunesse scolarisée, paysans-travailleurs, mouvement LGBT, slogans et affiches, cinéma militant.

68, c’est aussi une affaire mondiale : des contributions venues d’Allemagne, d’Italie, de Tchécoslovaquie, d’Uruguay, du Mexique, du Japon et de l’Etat espagnol nous en donnent un aperçu.

Mai 68 par ceux et celles qui l’ont vécu dans les entreprises. Lire la suite

Prendre exemple et accepter de ne plus l’être

Je n’aborde que certains articles et certaines analyses. Je laisse de coté les orientations syndicales spécifiques, les choix d’intervention concrète ou de structuration particulière.

Du dossier sur « leurs lois travail », je ne souligne que deux éléments.

Le premier à propos des manifestations. A juste titre me semble-t-il, Eric Beynel indique : « Nous avons toujours refusé de considérer que n’étaient des manifestant·es que ceux/celles qui étaient derrière le carré de tête à Paris ou ailleurs… ce qui aurait d’ailleurs été ne pas voir que de nombreux camarades de Solidaires, comme de la CGT, participaient régulièrement à ce « cortège de tête informel ». A l’inverse, nous réaffirmons sans souci que la diversité des tactiques n’est pertinente que si elle permet à chacun·e de manifester comme il le souhaite, c’est-à-dire aussi pacifiquement et sereinement.

Et qu’il n’est pas acceptable d’entrainer celles et ceux qui ne le souhaitent pas dans des situations de guérilla urbaine » Lire la suite

Contester dans l’Armée

Comités de soldats, antimilitarisme et syndicalisme dans les années 70 : en avril 1974, 100 appelés signent publiquement un appel revendiquant de nouveaux droits pour les soldats, une meilleure solde ou la gratuité des transports par exemple, mais aussi des réformes démocratiques de l’institution militaire. De cet appel, rapidement rejoint par des milliers d’appelés, allait naître le mouvement des comités de soldats. Fin 1975, deux de ces comités se constituent en sections syndicales CFDT. L’État va alors frapper fort… Lire la suite

Désobéissance à l’usine : la perruque ouvrière

L’illégalisme à l’usine se traduit sous la forme d’actions collectives : manifestations non autorisées dans les ateliers, refus d’accepter les ordres d’un chef haï, occupation des ateliers, grèves illégales, spontanées, piquets de grève, expulsion physique d’huissiers venus constater la grève, destruction de matériel (Metaleurop, 2003), etc. La désobéissance, hors la grève, est présente, bien que minoritaire, à travers de nombreuses formes de contournement du règlement : chahut, consommation d’alcool, de cannabis, affichage politique ou de photos dites « de charme », vol ou chapardage, travail au noir pour un autre employeur; production illégale à des fins commerciales. Toutes les formes de déviance: coulage de la production, absentéisme volontaire (macadam), sabotage (moins fréquent1), refus de travail… existent dans les ateliers. Une des activités des plus courantes et des plus méconnues concerne « la perruque ». Lire la suite

Se réapproprier le temps de travail et rendre visible le travail

« Cette cinquième livraison des Utopiques est, pour l’essentiel organisée autour d’un épais dossier sur les répressions, l’état d’urgence… et les désobéissances qui ne peuvent qu’intéresser au plus haut point celles et ceux qui aspirent à bouleverser l’ordre des dominants ».

Je n’aborde que certains articles et certaines analyses. Je laisse de coté les orientations syndicales spécifiques, les choix d’intervention concrète ou de structuration particulière. Lire la suite