Racisme, colonialité… les invisibles de la santé

Le vendredi 23 septembre 2022, je participais (en visioconférence) à la table ronde « Decolonising health: A new anti-racist and research approach or a buzzword to address social justice agenda? » du panel « Santé, inégalités raciales et intersectionnalité » organisé par Clara Affun-Adegbulu et Sarah Demart de l’Université libre de Bruxelles. Avec les trois autres intervenantes, Marie Meudec, Sharon Omankoy et Quinndy Akeju, les questions de racisme et de colonialité dans la santé ont été largement pointées en tant que handicaps sérieux d’accès aux soins. Le choix du français comme langue d’échange a permis la participation de personnes pour lesquelles l’anglais n’est pas usuel. De la même façon, le choix était pris de mixer les publics: universitaires, étudiant·es mais aussi professionnel·les. Même si le temps des questions fut court, la formation des professionnel·les de santé est ressortie comme un défi majeur de changement des pratiques.

Mon intervention au format texte à lire ci-dessous
Merci encore aux organisatrices de la table ronde.

Colonialité dans la santé : entre mythe du rattrapage et transgression  Continuer à lire … « Racisme, colonialité… les invisibles de la santé »

La santé malade du néolibéralisme et du colonialisme

une-panser-la-sante-mondiale

Dans son édito, Inégalités sanitaires, inegalites-sanitaires-alternatives-sud-panser-la-sante-mondiale/, publié avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse, Cédric Leterme souligne les « déterminants sociaux, politiques et économiques » de la santé. Il parle des inégalités face au risque de maladie et des inégalités dans l’accès aux soins de santé. L’auteur discute de l’impact des conditions de vie, des maladies infectieuses, des maladies « de la pauvreté et du sous-développement », de la vulnérabilité face à l’apparition de nouvelles maladies infectieuses, des effets de la « restauration rapide mondialisée » ou de l’industrie du tabac, de la santé qui ne peut être définie uniquement « comme une absence de maladie », d’accès aux soins de santé, du manque d’infrastructures et de ressources sanitaires (dont le manque de personnel), des pénuries construites par les politiques néolibérales dans les pays du Nord et de leur compensation partielle par les migrations de personnels qualifiés sous payés, des inégalités institutionnelles et politiques, de la mobilisation croissante des technologies numériques… Continuer à lire … « La santé malade du néolibéralisme et du colonialisme »

SEDRA-Fédération du Planning Familial : L’objection de conscience à l’avortement doit être réglementée de toute urgence

Elle est devenue une barrière qui empêche les femmes d’interrompre leur grossesse dans de nombreux hôpitaux publics, alors qu’il s’agit d’un service inclus dans le système de santé.

Dans le domaine professionnel, l’objection de conscience peut être définie comme le refus d’accomplir une tâche pour des raisons morales ou de conviction personnelle bien que cette tâche soit établie par la réglementation dans les fonctions de l’emploi. Et il convient ici de préciser, tout d’abord, que nous ne parlons pas d’un droit constitutionnel général, puisque la Constitution ne l’établit que comme une raison de ne pas effectuer le service militaire obligatoire.

Deuxièmement, il ne faut pas oublier que l’objection de conscience a un caractère individuel, puisqu’elle est liée à des valeurs et des jugements personnels. Cela n’implique pas nécessairement de nier la légitimité d’une loi, mais de refuser de s’y conformer. Elle ne doit donc pas être confondue avec la désobéissance civile ou l’insubordination. Dans le cas de l’objection de conscience de ne pas intervenir dans une interruption de grossesse, cependant, nous rencontrons des professionnel les qui s’opposent non pas en raison de problèmes de conscience pour effectuer la tâche qui leur correspond, mais comme moyen de pression pour modifier la loi. Continuer à lire … « SEDRA-Fédération du Planning Familial : L’objection de conscience à l’avortement doit être réglementée de toute urgence »

Nous préfigurons depuis des années un modèle de santé communautaire de 1er recours

Nous sommes celles et ceux qui préfigurons depuis des années un modèle de santé communautaire de premiers recours

Depuis presque deux décennies, nos équipes écrivent une nouvelle page de l’histoire de la santé communautaire en France, celle des centres de santé communautaire : la Case de santé à Toulouse depuis 2006, la Place santé à Saint-Denis à partir de 2011, le Village 2 santé à Échirolles qui se crée en 2016, le Château en santé à Marseille depuis 2018. D’autres nous suivent depuis, installant un modèle alternatif dans le paysage sanitaire. Continuer à lire … « Nous préfigurons depuis des années un modèle de santé communautaire de 1er recours »

Fiche pratique Covid-19 – Autodéfense sanitaire

Cette fiche a été mise à jour en juin 2022
La pandémie de Covid-19 dure depuis plus de 2 ans, et nous ne sommes toujours pas près d’en sortir. Les informations officielles étant souvent inexistantes, parfois trompeuses ou même carrément mensongères, et toujours difficile à trouver, nous vous proposons ce guide qui cherche à centraliser les infos, résumer la situation et expliquer comment nous protéger collectivement.
On a fait de notre mieux pour collecter et synthétiser les infos, mais n’oubliez pas que nous ne sommes pas des professionnel‧les de santé. Ce guide ne remplace pas la consultation des services de santé.
Si ce guide contient des erreurs, n’hésitez pas à nous le signaler à contact@stjv.fr Continuer à lire … « Fiche pratique Covid-19 – Autodéfense sanitaire »

Education populaire à la santé et décolonisation en temps de négationnisme

Il est nécessaire que le dialogue ait lieu avec les différentes victimes du négationnisme, mais pas avec les antagonistes, les « négationnistes professionnel·les », promoteur·ices de la politique de mort. Il est nécessaire de défendre la science contre le négationnisme, mais sans tomber dans un retour positiviste, sans perdre la dimension du dialogue avec les égaux et les différents.

https---bucketeer-e05bbc84-baa3-437e-9518-adb32be77984.s3.amazonaws.com-public-images-938f325b-b917-4923-b694-55a43a655cf9_960x720.jpeg

par Ana Paula MorelProfesseure associée à la Faculté d’Éducation de l’Université fédérale de Fluminense (UFF). Docteure en anthropologie sociale du PPGAS/Musée national/UFRJ, où elle a mené des recherches sur l’éducation autonome dans le mouvement zapatiste. Elle a travaillé comme éducatrice et chercheuse dans le domaine de l’Éducation et de la Santé à l’École polytechnique de Santé Joaquim Venâncio (EPSJV) à Fiocruz. Ses principaux domaines d’intérêt sont l’Éducation Populaire à la Santé, l’Anthropologie et l’Éducation, ainsi que les Mouvements Sociaux et l’Autonomie. Continuer à lire … « Education populaire à la santé et décolonisation en temps de négationnisme »

Inégalités sanitaires (Alternatives Sud : Panser la santé mondiale)

Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

une-panser-la-sante-mondiale

Malgré des progrès indéniables, l’accès universel à la santé est encore loin d’être une réalité pour les pays et les catégories de population les plus pauvres de la planète. En cause, un manque évident de personnel et de moyens sanitaires, mais aussi une vision trop souvent « humanitaire » de la santé qui en ignore les déterminants sociaux, politiques et économiques. Continuer à lire … « Inégalités sanitaires (Alternatives Sud : Panser la santé mondiale) »

Crime du chlordécone : La lutte et le combat continuent aux Antilles !

 

Unitaire.max-565x800.format-webp

Nos organisations soutiennent, nous exigeons d’être reçues par trois ministres !

La population antillaise était dans la rue le samedi 28 mai pour contester un probable non-lieu que pourrait rendre la justice dans l’instruction des plaintes contre l’empoisonnement au chlordécone, ce pesticide très dangereux et nocif pour la santé.

Les citoyen-nes, syndicats, associations et partis politiques repartent en action sur plusieurs jours juste après le deuxième tour des élections législatives pour envoyer un message fort au gouvernement. Aux Antilles, le combat et la lutte continuent afin que les gouvernements successifs reconnaissent leurs responsabilités dans ce dossier et prennent des mesures concrètes pour que cesse cet interminable scandale sanitaire qui n’a que trop duré. Continuer à lire … « Crime du chlordécone : La lutte et le combat continuent aux Antilles ! »

Anticorps : Penser/Panser la Martinique en temps de pandémie

fdfd59_2e9e7a549cbf43e6abb789c036097b42~mv2

La Fabrique décoloniale est un groupe de citoyen.ne.s mené par des chercheur.e.s, historien.ne.s et artistes martiniquais.e.s, fondé dans le contexte des tensions sociales qui agitent la société martiniquaise depuis mai 2019. Cette association a pour vocation de s’interroger sur l’origine, l’influence et le dépassement du fait colonial. Ces deux dernières années, nous avons assisté à l’émergence de problématiques politiques et sociales nouvelles liées à la gestion particulière de la pandémie en Martinique. Ces dynamiques tiennent à la fois du champ politique, médical, médiatique et social. Elles nous renseignent sur notre capacité commune à gérer une crise complexe et sans doute à inventer de nouvelles formes de résilience. Ce texte est le fruit de réflexions quant à ces nouvelles dynamiques. Continuer à lire … « Anticorps : Penser/Panser la Martinique en temps de pandémie »

Anti-vaccins et Anti-avortement avancent main dans la main

Louis Fouché, Alexandra Henrion-Caude, Thierry Casasnovas ou Olivier Rey, ces stars françaises du mouvement antivax sont toutes bien implantées dans l’extrême-droite anti-avortement. Avec ces trois articles – deux tirés de la presse mainstream et un billet de l’organisation militante pour la justice reproductive Reproaction – nous souhaitons prendre du recul et proposer un regard actuel et rétrospectif en s’intéressant aux liens qui unissent les mouvements anti-vaccin et anti-avortement aux États-Unis.

En tant que féministes et progressistes, il est de notre devoir de continuer à dénoncer la fausse « science » propagée par le duo bubonique d’absurdités anti-vaccins et anti-avortement et à la place de promouvoir le simple fait que les vaccins et les avortements sont à la fois médicalement sains et sûrs.

Les Antivax et anti-masques qui ont brandi « Mon Corps, Mon Choix » sont désormais en première ligne contre le droit à l’avortement.

***

  • Mia Jankowicz : Les Antivax et anti-masques qui ont brandi « Mon Corps, Mon Choix » sont désormais en première ligne contre le droit à l’avortement.
  • Kara Mailman et Shireen Shakouri : Les Anti-vaccins et Anti-avortement avancent main dans la main.
  • Marie Solis : Les Antivax volent « Mon corps, Mon choix » au mouvement pour le droit à l’avortement.

Continuer à lire … « Anti-vaccins et Anti-avortement avancent main dans la main »

Communiqué unitaire de soutien à la mobilisation aux antillais-es du 28 mai 2022 empoisonnement au chlordécone : demande d’audience des ministres !

En soutien des antillais-es qui seront dans la rue le 28 mai 2022 contre le non-lieu que pourrait prononcer un Procureur de la République prochainement sur le scandale sanitaire du chlordécone et ce malgré des plaintes déposées en 2006 pour mise en danger de la vie d’autrui et empoisonnement, nos organisations : la Fédération Syndicale Unitaire, la Fondation Copernic, la Confédération Paysanne, ATTAC France, la Confédération Générale du Travail et l’Union syndicale Solidaires ont sollicité une demande de rendez-vous ce samedi 28 mai 2022 auprès de Madame Yaël BRAUN PIVET, Ministre de l’Outre-mer et Monsieur DUPONT MORETTI, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux. Continuer à lire … « Communiqué unitaire de soutien à la mobilisation aux antillais-es du 28 mai 2022 empoisonnement au chlordécone : demande d’audience des ministres ! »

Des ratios et des femmes

70fdd37c16c87407e231274f070143

À l’heure où l’on se parle, être professionnelles en soins est tout un défi, que ce soit en raison de la surcharge de travail, du manque de main-d’œuvre, des conditions difficiles ou de la non-reconnaissance de notre expertise et de l’importance de notre rôle pour la société. Les quelques centaines d’arrêtés et de décrets, adoptés depuis 2 ans par le gouvernement, en sont un bon exemple. En bafouant les conventions collectives de façon aussi importante et pendant aussi longtemps, on voit bien que le gouvernement préfère s’arroger des pouvoirs exceptionnels et temporaires plutôt que de s’attaquer au problème de fond. Les décideurs s’en remettent aux anges gardiennes, en majorité des femmes, qui ont le cœur sur la main et qui feraient ce métier par « vocation ». Ils comptent sur ce dévouement pour que les professionnelles en soins en fassent toujours plus, malgré des conditions de travail qui se dégradent constamment. Continuer à lire … « Des ratios et des femmes »

Les leçons de la favela de Maré

Comment par l’auto-organisation une favela de 140 000 habitants a réduit les décès Covid de 90% alors que Rio vivait une tragédie.

« Comment vais-je me débrouiller ? Comment vais-je me nourrir ? » Ce sont les questions qui ont assailli l’esprit de David Nascimento, 24 ans, lorsqu’il a commencé à ressentir les symptômes du Covid-19 début janvier. Habitant de la favela de Maré, à Rio de Janeiro, il travaillait dans un petit atelier de réparation de téléphones portables et avait besoin de cet argent.  Continuer à lire … « Les leçons de la favela de Maré »

La pandémie de COVID-19 n’est pas terminée : quelle stratégie pour aujourd’hui et pour demain ?

La pandémie de COVID-19 semble terminée : politiques et médias n’en parlent plus. La campagne présidentielle aurait pu être l’occasion de faire un bilan. Mais pas un mot, rien ou presque, à tel point que l’on pouvait avoir le sentiment étrange que la crise sanitaire n’avait jamais eu lieu. Après avoir vécu pendant deux ans à travers le prisme du COVID-19, ne plus en parler serait une façon non seulement de tourner la page, mais de l’arracher du livre.

Après chaque vague épidémique, on avait déjà observé un phénomène similaire de déni de la situation pandémique. Mais cette fois-ci, l’occultation prend un tour massif.  Continuer à lire … « La pandémie de COVID-19 n’est pas terminée : quelle stratégie pour aujourd’hui et pour demain ? »

Psychiatrie et émancipation

  • Jean-Pierre Martin : Quelle psychiatrie publique émancipatrice ?
  • Mathieu Bellahsen : Pour une abolition de la contention physique en psychiatrie
  • ANNEXE 1 : Communiqué de presse de l’Atelier Démocratie tenu lors des ASSISES CITOYENNES DU SOIN PSYCHIQUE
  • ANNEXE 2 : Communiqué de l’atelier « Urgence de repenser l’Enfance en souffrance » adressé aux parlementaires

Quelle psychiatrie publique émancipatrice ?

En 2019, les revendications centrales des mouvements de grèves dans les services d’urgence et dans les hôpitaux psychiatriques ont été la défense du métier de soignant et des moyens d’un réel service public. Si elles ont obtenu des acquis momentanés partiels, ils sont restés sans suite globale et les luttes actuelles à Orléans et Tours appellent toujours à une convergence.

La concertation de Ségur qui suit la première vague de la pandémie du Covid19 indique clairement que ces revendications n’ont pas été réellement prises en compte avec des augmentations de salaire à géométrie variable de 183 euros. Dans ce contexte, l’exemplaire « héroïsation » de la mobilisation de soins intensifs par les soignants (avec la mort de nombre d’entre eux contaminés) a donc été instrumentalisé par le gouvernement pendant la pandémie (perte de 20 000 lits à ce jour), pour continuer les restructurations financières destructrices de l’hôpital public.

Parler d’émancipation de la psychiatrie et de la santé publique commence donc avec cet enjeu politique central d’une lutte contre la transformation de l’hôpital public d’intérêt général en une organisation de production de soins référée à sa fonctionnalité de rentabilité immédiate. C’est toute l’éthique soignante de service public qui est mise en crise pour l’ensemble des métiers du soin et du social réduits à une employabilité professionnelle technicienne immédiate dans les services publics de santé, de psychiatrie et du médico-social. Ce mépris de la fonction, du rôle et du statut des soignant.es alimente la souffrance au travail des personnels qui ne peuvent plus faire leur métier et entraine nombre de démissions. Là où 3  soignants sont nécessaires il en reste souvent 1 seul. Cette perte de moyens en psychiatrie dégrade non seulement la qualité relationnelle du soin psychique mais aussi entraine la maltraitance des patient.es et de leurs droits humains. L’essor du recours à une contention généralisée est l’absence de présence humaine. Continuer à lire … « Psychiatrie et émancipation »

Pour la santé de toutes les femmes au Québec, sans exclusion

Médecins du Monde et une coalition d’organisations, dont Médecins Québecois pour le Régime Public, déposent aujourd’hui (17 mars NDLR) un mémoire pour demander au gouvernement du Québec de garantir la couverture des régimes publics d’assurance maladie et médicaments pour toutes les femmes vivant sur son territoire, peu importe leur statut d’immigration.

Pour lire l’intégral du mémoire.

Le dépôt de ce mémoire s’inscrit dans la continuité du Projet de loi 83 donnant enfin accès à la couverture des régimes publics d’assurance maladie et médicaments à tous les enfants du Québec, quel que soit le statut d’immigration de leurs parents. En 2021, l’importance d’une couverture de santé pour les femmes enceintes a été reconnue lors de l’étude détaillée, mais la proposition n’a pas été retenue.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a donc confié à la RAMQ le mandat de poursuivre les travaux sur cet enjeu avec un comité interministériel afin de rendre un rapport d’ici la fin juin 2022. C’est dans ce contexte que Médecins du Monde a pris l’initiative de déposer un mémoire pour émettre plusieurs recommandations.

« Nous saluons le courage politique du ministre de la Santé qui, en pleine pandémie, a pris les mesures nécessaires pour protéger la santé de tous les enfants du Québec avec l’adoption du Projet de loi 83. Nous sommes confiants que ce leadership se poursuivra d’ici les prochaines élections en ce qui concerne les droits et la santé de toutes les femmes », souligne Nadja Pollaert, directrice générale de Médecins du Monde Canada. Continuer à lire … « Pour la santé de toutes les femmes au Québec, sans exclusion »

Nous devons créer notre propre CDC populaire

Nous sommes des épidémiologistes et des médecins, des artistes et des biologistes. Nous sommes des enfants, des parents et des grands-parents. Nous vivons avec le Covid long et la perte d’êtres chers. Nous nous sommes réunis autour d’une même colère contre le mépris de notre gouvernement pour ses responsabilités sociales et de santé publique. Bien que beaucoup d’entre nous viennent de se rencontrer, nous héritons de centaines d’années de traditions de résistance.

* * *

Cette tribune du People’s CDC est parue le 3 avril 2022 dans Le Guardian. People’s CDC est un collectif de praticiens de la santé publique, de scientifiques, de travailleurs de la santé, d’éducateurs, de militants et de personnes de tous horizons qui ont à cœur de réduire les effets néfastes du Covid-19. Le People’s CDC est géré par des bénévoles et est indépendant des intérêts politiques partisans et des entreprises. Leur site internet est consultable ici : peoplescdc.org.

* Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (en anglais : Centers for Disease Control and Prevention ou CDC) forment ensemble la principale agence fédérale des États-Unis en matière de protection de la santé publique Continuer à lire … « Nous devons créer notre propre CDC populaire »

7 avril : journée mondiale citoyenne de la santé

Appel

7 Avril 2022, Pour faire de « La Journée Mondiale de la Santé » « Notre Journée Mondiale Citoyenne de la Santé »

PHOTO-2022-03-13-21-54-53

Les politiques publiques menées dans toute l’Europe dans le domaine de la santé et de la protection sociale, au nom d’une dette qui n’est pas la nôtre, ont conduit à une dégradation continue et désormais dramatique Continuer à lire … « 7 avril : journée mondiale citoyenne de la santé »

Dépolitiser le meurtre social dans la pandémie de Covid-19 (+ La vaccinophobie, ou la haine de l’égalité)

Le cauchemar pandémique actuel est la manifestation la plus récente et la plus aiguë de la tendance de la société capitaliste à tuer beaucoup et régulièrement, une tendance que Friedrich Engels appelait « meurtre social ». Le capitalisme tue parce que les comportements destructeurs sont, dans une large mesure, obligatoires dans ce type de société. Les entreprises doivent faire suffisamment d’argent ou de graves conséquences sociales s’ensuivent – pour elles, leurs employés et le gouvernement. Pour que cela se produise, le reste d’entre nous doit poursuivre ses activités économiques qui sont obligatoires pour maintenir ce type de société. Continuer à lire … « Dépolitiser le meurtre social dans la pandémie de Covid-19 (+ La vaccinophobie, ou la haine de l’égalité) »

Les fresques carabines : une institutionnalisation des violences sexistes à l’hôpital 

6f9d3683-cca4-97ec-114b-65fb48eac1e8

Après deux mois de mobilisation contre les fresques pornographiques au CHU de Toulouse puis Rennes et une victoire à Toulouse, nous avons décidé d’élargir la lutte contre les violences sexistes dans le milieu hospitalier à l’ensemble du territoire. Bien loin de se cantonner à ces seuls CHU, les fresques pornographiques et la culture carabine sont présentes dans de nombreux internats de France. Conjointement avec des associations, collectifs, patientes, professionnel.le.s et syndicats nous avons publié cette tribune dans le quotidien le Monde afin d’interpeler Olivier Véran. Depuis, le syndicat des internes des hôpitaux de Paris a décidé d’agir sans attendre en annonçant le recouvrement des fresques pornographiques à l’APHP au profit de fresques participatives !

– * –

Tribune. Nous, associations et collectifs de patientes, syndicats de professionnel.les de santé, dénonçons le climat misogyne, homophobe et raciste qu’instaure la culture carabine au sein des services hospitaliers et auprès des patientes. Cette culture patriarcale contribue autant à accroître les risques psychosociaux chez les professionnel.les qu’elle participe aux violences subies par les patientes. Continuer à lire … « Les fresques carabines : une institutionnalisation des violences sexistes à l’hôpital «