Archives de Catégorie: Travail

Mai 68 chez Lip à Besançon

Avec l’aimable autorisation de la revue Les utopiques

Les années de Gaulle 1958 – 1968

De Gaulle, c’est le pouvoir hautain qui décide et ne négocie pas, qui monologue et ne dialogue pas. La guerre d’Algérie a renforcé le côté policier de ce pouvoir. Les manifestations sont durement réprimées. Ce sont donc des années difficiles pour les salarié.es et leurs organisations. Le patronat s’est mis à l’unisson du style de Gaulle. Partout, il ya durcissement des rapports sociaux. A Lip, les réunions mensuelles obligatoires de CE et DP sont expédiées en trois quarts d’heure, avec des réponses négatives à la quasi-totalité des demandes des salarié.es. Lire la suite

Publicités

Pour l’égalité professionnelle, nous voulons des actes

Communiqué commun CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, UNSA, SOLIDAIRES

Le mouvement déclenché par la révélation des violences sexuelles subies par des actrices dans le cadre de leur travail a permis de rendre visible l’ampleur des violences sexistes. Nos organisations syndicales alertent sur la nécessité d’agir globalement sur les questions d’égalité professionnelle et sur les violences au travail, dans le public comme dans le privé. Lire la suite

Qu’est-ce que la déshumanisation ?

Ressentis d’usine1

 

A toutes les ouvrières que j’ai connues.

La faculté qu’a l’homme de se creuser un trou, de secréter une coquille, de dresser autour de soi une fragile barrière de défense, même dans des circonstances apparemment désespérées, est un phénomène stupéfiant qui demanderait à être étudié de près. (Primo Lévi, Si c’était un homme)

Nous devons apprendre à nous réveiller et à rester éveillés, non par des moyens mécaniques, mais par une attente infinie de l’aurore, qui, dans notre sommeil le plus profond, ne nous abandonnera pas. (Henry David Thoreau, Walden ou la Vie dans les bois)

 

Lorsque j’ai commencé à écrire cet article, je me suis demandé ce que j’allais bien pouvoir dire au sujet de toutes ces années passées en usine sans discontinuité de 1972 à 1981. Des souvenirs aussi anciens peuvent-ils servir à quelque chose aujourd’hui ? Aujourd’hui… Les ordinateurs sont apparus, ainsi que le chômage à grande échelle, les licenciements économiques et le travail précaire, « la crise » et son cortège de souffrances. Rien de tout cela n’existait il y a trente ans. Lire la suite

Nous avons gagné le droit précieux de recommencer

Comme l’écrit Annick Coupé, preface-dannick-coupe-a-louvrage-de-fabienne-lauret-lenvers-de-flins-une-feministe-revolutionnaire-a-latelier/ dans sa préface publiée avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse, « Ce livre est d’abord une histoire de vie et d’engagement depuis cinquante ans ! » et cela n’est pas si courant. Les mémoires ouvrières publiées sont le plus souvent masculines (lire par exemple, Monique Piton : C’est possible. Une femme au cœur de la lutte de Lip (1973-1974), fabriquer-et-vendre-fabriquer-sans-patrons-remettre-en-route-lusine-sans-patrons/). Celles des établies plus rares encore. (lire par exemple, Marie-France Bied-Charreton : Usine de femmes : il-y-a-quelque-chose-de-change-sur-la-chaine/).

Une vie marquée par Mai 68 et un témoignage sur la condition ouvrière, « les conditions de travail sur les chaînes de production, la taylorisation, la hiérarchie, la place des ouvriers immigrés, les secteurs de production réservés aux 10% de femmes salariées du secteur… », la solidarité, les luttes collectives, les grèves, la répression ou la division syndicale. Lire la suite

Préface d’Annick Coupé à l’ouvrage de Fabienne Lauret : L’envers de Flins. Une féministe révolutionnaire à l’atelier

Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

Lorsque Fabienne Lauret m’a fait l’« honneur » de me proposer d’écrire la préface de son livre, j’ai tout de suite accepté. Pour deux raisons.

La première raison est que Fabienne et moi, nous sommes de la même génération : nous sommes toutes deux engagées dans les mouvements sociaux depuis longtemps et que son histoire devait nécessairement me parler. La seconde raison est qu’il n’y a pas eu (à ma connaissance) de livres de femmes établies en usine ; comme si cette question de l’établissement de militants d’extrême gauche dans les années 1970 n’avait concerné que des hommes ! Lire la suite

La liberté du travail, ça voudrait dire quoi ?

La liberté du travail ! Voilà un thème confisqué depuis longtemps par la droite et le patronat, et recyclé par Emmanuel Macron pour justifier ses ordonnances néolibérales. Pourtant ce sont bien des Assises pour la liberté du travail qu’organisent Attac et la Fondation Copernic ce samedi 13 janvier à Paris, avec des syndicalistes, des responsables associatifs et des chercheur.e.s de renom. Thomas Coutrot, Alexis Cukier et Julien Lusson se penchent sur la question. Lire la suite

Il y a quelque chose de changé sur la chaine

Un récit témoignage d’une établie. La découverte d’une usine, de la main d’oeuvre féminine, des conditions de travail et d’encadrement, dans les années 70.

Des ouvrières, souvent jeunes, le travail à la chaine, l’infantilisation des personnes, les pénibilités et la fatigue, le rapport au temps hors travail (cette vie privée et ces contraintes incrustée dans le temps de travail) particulier des femmes salariées… Lire la suite