Manifestation massive à Barcelone pour l’accueil des réfugiés et Barcelone : la rue se fait refuge

Manifestation massive à Barcelone pour l’accueil des réfugiés

Barcelone s’est teinte hier en bleu de la Méditerranée, où l’année dernière plus de 5.000 personnes sont mortes, avec un double objectif : dénoncer la tragédie humanitaire que des milliers de personnes vivent dans des camps de réfugiés en Grèce et en Italie, et surtout exiger des institutions, européennes comme catalanes, des efforts accrus pour assurer l’accueil des réfugiés. Et cela implique d’ouvrir les frontières et de laisser entrer par des routes sûres les personnes fuyant la guerre C’est ce qu’ont réclamé plus de 160.000 manifestants, selon la Garde urbaine (police), un demi-million, selon les organisateurs. Lire la suite

À celles et ceux qui ont perdu ces êtres chers

Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

uneÀ celles et ceux qui ont perdu ces êtres chers.

Vous seul·es connaissez l’impossible mesure de votre douleur.

À côté de cette douleur ce livre n’est rien ; nous le savons.

Il est une infime tentative de leur donner notre amour. Une infime tentative de dire que vos enfants, parents, frères et sœurs ne seront jamais des listes, ne seront jamais des chiffres. Lire la suite

La novlangue néolibérale : la rhétorique du fétichisme capitaliste

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Quatre fresques de Yosh, black is back


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L’œuvre de Yosh déroute. Elle est multiforme. Elle alterne les supports mais aussi les thèmes et les modes de représentation. Faute de trouver un fils conducteur entre les œuvres, je réduirai mon commentaire à 4 grandes fresques réalisées à un an d’intervalle sur le même mur, celui de la rue Henri Noguères dans le XIXème arrondissement de Paris.

La juxtaposition des fresques et, partant, leur comparaison est éclairante. Façon de dire car elles abordent le même champ sémantique : celui de la mort. Lire la suite

« Les hommes ne veulent pas voir ce qui se cache derrière la prostitution »

Interview de Richard Poulin par Irene Hernández Velasco pour El Mundo.es, publiée initialement le 2 janvier 2017 sur El Mundo.

Richard Poulin arrive à l’interview avec un badge sur le revers de sa veste qui montre clairement quels sont ses principes : « Aucune femme ne naît pour être pute », un slogan qui reprend le titre du livre écrit par la colombienne Sonia Sánchez, une survivante de la prostitution. Parce que ce Canadien, professeur émérite de l’UFR de sociologie et d’anthropologie à l’Université d’Ottawa et auteur de nombreux livres et études sur la prostitution et la traite d’êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle, est considéré comme un des plus grands spécialistes mondiaux dans ce domaine.

Les études faites en Espagne montrent à quel point les appels à normaliser la prostitution comme si c’était un travail comme un autre sont de plus en plus forts. Qu’en pensez-vous ?

Je pense que c’est monstrueux. Mais laissez-moi vous dire qu’alors que les appels en faveur d’une réglementation de la prostitution sont très forts en Europe, ils sont relativement faibles en Amérique du Nord. De plus, il faut distinguer entre ceux et celles qui sont favorables à l’absence totale de réglementation de la prostitution et ceux et celles qui partent du principe qu’il s’agit d’un travail comme un autre, et que ce qu’il faut faire c’est appliquer les lois du monde du travail, point final. Selon le raisonnement de cette dernière catégorie de gens, les bordels sont des lieux de travail, des environnements professionnels comme ceux de n’importe quelle entreprise, et il serait illégal de pratiquer la prostitution hors de ces endroits réglementés. Ce que je peux vous dire c’est que ne rien faire face à la prostitution ou la réguler comme s’il s’agissait d’un travail comme un autre serait quelque chose de très grave qui ferait augmenter de manière inédite le nombre de femmes et de filles recrutées par l’industrie du sexe. Et tout cela alors que maintenant, il y a de plus de plus de demande de prostituées parce qu’il y a de plus en plus d’hommes qui paient pour avoir des relations sexuelles. On peut constater cela en Allemagne, en Hollande, en Thaïlande, en Espagne… Lire la suite

Des enregistrements en 2015 (4)

Des disques et des musiques récentes. Prendre le temps de s’arrêter, d’écouter des albums. S’éloigner des critères privilégiés par des commerçants, rarement disquaires, ou des productions des majors…

De multiples éditeurs nous permettent d’écouter des musiques et non de la programmation « profitable ». Quelques disques enregistrés, ici en 2015, au hasard des écoutes.

Voir aussi : des-enregistrements-en-2015/, des-enregistrements-en-2015-2/, des-enregistrements-en-2015-3/ Lire la suite

Nous, melons, bamboulas, ritals, espingouins, portos, niakoués, polaks, youpins, romanos, métèques…

Nous sommes les filles et les fils de ce que Louis-Ferdinand Céline désignait comme « ce grand ramassis de miteux, de chassieux, puceux, transis, qui ont échoué ici poursuivis par la faim, la peste, les tumeurs et le froid, venus vaincus des quatre coins du monde ».

Nos parent-e-s et nos grands-parent-e-s ont figuré sur l’affiche rouge un jour de 1944 ou ont été jetés dans la Seine un jour de 1961. Nous sommes les enfants de celles et ceux que les Papon ont arrêté-e-s, déporté-e-s, raflé-e-s, ratonné-e-s, interné-e-s aux Milles, à Argelès ou à Drancy. Lire la suite