Archives de Catégorie: street art

J’aime pas les fêtes !

Je hais la période des fêtes de fin d’année. Je déteste les fêtes obligées, les réveillons programmés, les repas de famille, les cadeaux obligatoires, les LED qui clignotent partout, les sapins qui meurent près des cheminées, les appels à la solidarité culpabilisants, les déclarations urbi et orbi qui n’engagent que ceux qui les écoutent, l’obligation d’envoyer des vœux, les promesses des politiques, les augmentations au 1er janvier, les rediffusions en boucle des chaînes de télévision, les bilans de l’année, les bêtisiers, les sorties au cinéma des nanars… Bon, j’agrège. On ne va pas passer les fêtes là-dessus !  Lire la suite

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Marchal Mithouard aka Shaka, l’angoisse du vide

J’ai rencontré les œuvres de Marchal Shaka comme de nombreux aficionados du street art, sur les réseaux sociaux. Ses fresques m’intéressaient. J’appréciais leur beauté formelle et elles m’interpellaient. La rigueur des compositions, la précision du graphisme et le soin extrême apporté par l’artiste à la représentation de l’intrication d’une foultitude de bandelettes colorées dont les ombres rendaient le relief  étaient, au sens propre, étonnantes. A cette qualité de l’exécution s’ajoutait un questionnement sur la signification : ces bandes semblables aux bandelettes dont étaient entourées les momies de l’Egypte antique délimitaient un contour, les limites d’un visage ou d’un corps. Elles cernaient le vide.  Lire la suite

Madame, collages et autres objets d’art

C’est en découvrant Jacques Prévert et les couvertures de ses recueils de poésie que j’ai découvert, un peu par hasard, les collages (mais je crois vous avoir déjà dit,  j’aime le hasard des rencontres). Dans ceux de Prévert, on retrouve l’influence du surréalisme, l’exubérance de son imagination (du latin imaginatio « image, vision »), son anticléricalisme viscéral, son engagement social et politique.  Lire la suite

Jana et JS, un album photo

J’ai déjà consacré un billet à un pochoir de Jana et JS1 et rencontré depuis, au hasard de mes pérégrinations citadines, d’autres pochoirs de plus modestes dimensions. Pour compléter ma connaissance de leur travail, je suis allé visiter l’exposition de leurs œuvres à la galerie Joël Knafo2 à Paris. Bien que les pochoirs aient des dimensions très variables, de quelques décimètres carrés à plus de 100 m2, bien qu’ils soient peints sur des supports très différents (toile, bois, etc.), il se dégage de l’ensemble une profonde unité.  Lire la suite

João Mauricio aka Violant, montrer ce qui est caché

Violant, comme « violent ». C’est peu dire que sa peinture étonne ; elle fascine par son ambition, sa sincérité, son authenticité et sa force. Lire la suite

Pichi et Avo, le jeu des apparences

Depuis 2006, Pichi et Avo, deux street artists espagnols de Valence font œuvre commune. Commune,  au point de fondre leurs patronymes respectifs en « Pichiavo ». Les premiers temps de leur collaboration ont été marqués par l’originalité des sujets abordés et surtout par la dimension des œuvres, immense. Les thèmes croisent la peinture des corps et l’inattendu. Un genre de queue de comète du surréalisme revue par la liberté des artistes urbains. Les critiques mettent alors en avant l’hyperréalisme des œuvres qui, sur la toile, se distinguent par la qualité de l’exécution, l’étrangeté des images, et surtout à un changement d’échelle qui ouvre des points de vue inédits sur le rapport entre l’objet et sa représentation. Lire la suite

Esthétique gothique, Éric Lacan, Le Mur 12, octobre 2017

Je me garderais bien de faire l’histoire des représentations de la mort, de ses attributs et de son sinistre cortège (le cadavre, le squelette, les os, les tombes, le corbeau, le sablier, etc.) « Vaste programme », trop ambitieux pour mes modestes connaissances. Disons pour être bref que toutes les sociétés, de tous temps ont représenté, pour des raisons différentes, « le dernier voyage ». Dans notre culture occidentale la complaisance de sa représentation est intimement liée au romantisme qui a été décliné dans tous les arts. Par des chemins différents, un street artist français, semble être l’épigone de ce mouvement artistique. Dans la rue et sur ses toiles, Éric Lacan décline avec constance les thèmes principaux attachés à la représentation de la mort. La fresque qu’il a réalisée en octobre à la demande de l’association Le Mur 12 à Paris illustre son talent si singulier. Lire la suite