La Constitution du peuple (plus autres textes)

Entretien de Pablo Abufom avec Karina Nohales

  • La Constitution du peuple. Entretien de Pablo Abufom avec Karina Nohales
  • Cristian González Farfán : Chili. Référendum du 4 septembre pour la nouvelle Constitution:  la campagne de désinformation, le débat et l’intérêt pour le contenu du projet
  • Juan Carlos Ramírez Figueroa :Référendum du 4 septembre : ambiance polarisée à l’occasion de rompre avec la Constitution de Pinochet

Avec l’aimable autorisation de la revue Inprecor

La première étape vers une nouvelle Constitution au Chili est maintenant terminée. Le 16 mai, le projet de la nouvelle Carta Magna a été officiellement remis. Il consacre des changements majeurs pour la société chilienne, notamment en matière de droits sociaux, de parité dans la participation politique et de reconnaissance constitutionnelle des peuples indigènes.

En termes de droits sociaux, il intègre des revendications qui ont été la bannière de lutte des organisations populaires depuis le tout début de la contre-révolution néolibérale de la dictature. La nouvelle Constitution vise à reprendre ces aspirations et à garantir l’accès à la santé, au logement, à l’éducation, à des retraites décentes, à une éducation non sexiste et au droit à l’avortement, dans le cadre d’un « État social et démocratique » qui se reconnaît comme plurinational, interculturel et écologique. Continuer à lire … « La Constitution du peuple (plus autres textes) »

Haïti : La gangstérisation de l’état se poursuit 

Il y a un an, le 7 juillet 2021, était assassiné le président haïtien, Jovenel Moïse. Plutôt qu’un tournant, cet assassinat a marqué une accélération du processus d’effondrement des institutions publiques. Depuis, la situation n’a cessé d’empirer. Avec la complicité de la communauté internationale.

Dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021, le président d’Haïti, Jovenel Moïse, était assassiné. Très vite, une quarantaine de suspects, dont dix-huit mercenaires (ex-militaires) colombiens, étaient incarcérés. Depuis, plus rien. L’enquête est au point mort (les États-Unis ont, de leur côté, réalisé plusieurs interpellations), et on en est au cinquième juge en charge du dossier ; ceux qui ne se désistent pas, sont démis ou mis en cause pour corruption.

Cet assassinat ne fut ni le déclencheur ni le tournant de la descente aux enfers du pays. En 2018, un mouvement social inédit, protestant contre la vie chère et le scandale Petrocaribe – le détournement de centaines de millions d’euros par la classe politique et le monde des affaires – fut frappé de plein fouet par le premier d’une série de massacres de grande ampleur. Les 13 et 14 novembre 2018, dans le quartier populaire de La Saline, 71 personnes furent assassinées, avec la complicité de l’État. La classe dominante était prête à aller plus loin encore pour ne pas perdre ses privilèges. Continuer à lire … « Haïti : La gangstérisation de l’état se poursuit « 

France Amérique Latine lance sa campagne pour la libération de toutes et tous les prisonnier.e.s politique.s en Amérique Latine et dans la Caraïbe

À de nombreuses reprises ces dernières années, France Amérique Latine a déploré et condamné la violence d’État face aux mouvements de protestation et aux manifestions sociales qui se sont multipliées en Amérique latine et Caraïbe.

Cela fut le cas au Honduras lors des protestations contre la fraude électorale en 2017, au Nicaragua, où, à partir de 2018, la répression a atteint des niveaux records. C’est aussi vrai au Chili où, en 2019, la contestation de l’augmentation du prix du ticket de métro a débouché sur un soulèvement massif contre l’ordre néo-libéral et a conduit à la révision tant attendue de la Constitution pinochetiste, ainsi qu’en Colombie en 2020 face à la réforme fiscale et aux inégalités, ou encore récemment en Équateur, face à la cherté de la vie, la hausse des prix du carburant et l’état déplorable des services publics…

Ces mouvements sociaux ont systématiquement été contrés par un usage excessif de la force de la part de la police et des détentions arbitraires et injustifiées parfois accompagnées de tortures et de violences sexuelles envers des militantes. Ici comme là-bas, notre association refuse toute criminalisation des mouvements sociaux.  Continuer à lire … « France Amérique Latine lance sa campagne pour la libération de toutes et tous les prisonnier.e.s politique.s en Amérique Latine et dans la Caraïbe »

Argentine : Manifestation de Ni Una Menos 

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Vivas nos queremos, le cri de milliers de voix.
Après deux ans de pause due à la pandémie et sept ans après le début du mouvement, une foule immense exige des actions concrètes pour mettre fin aux féminicides et aux violences sexistes. Le 3 juin 2022, des manifestations se sont organisées dans toute l’Argentine.

Il est difficile de ne pas les admirer un moment. Sur l’Avenida de Mayo et Bernardo de Irigoyen, un grand groupe d’adolescentes danse, chante, saute, crie. Sans s’arrêter. Très organisées, à l’unisson. Ce sont toutes des élèves des écoles publiques de Buenos Aires. Elles chantent, par exemple : « Avec le blé on fait du pain / avec le raisin on fait du vin / demandez au patriarcat / comment faire un assassin ». « C’est vraiment bien. Après la pandémie, cela vous remplit le corps. Nous venons ici parce que des choses se passent tous les jours. Parce que des filles meurent tous les jours », déclare Ana, 17 ans. Lola Chomnalez, qui a été assassinée en 2014 sur les plages uruguayennes de Valizas, a fréquenté le Liceo 9, où elle étudie. La scène dans laquelle Ana et d’autres filles de son âge jouent un rôle de premier plan est l’une des nombreuses qui émeuvent lors de ce 3 juin, sept ans après le premier Ni una menos (Pas une de moins). Continuer à lire … « Argentine : Manifestation de Ni Una Menos « 

Mexique : Déclaration d’Oaxaca contre les dettes illégitimes (Avril 2022)

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A partir du 26 avril 2022, diverses activités seront menées dans différentes régions de la République mexicaine par le COMITE POUR L’ABOLITION DES DETTES ILLEGITIMES, en coordination avec la PROMOTORA NATIONALE POUR LA SUSPENSION DU PAIEMENT DE LA DETTE PUBLIQUE, et le MOUVEMENT Somos Pueblo (= nous sommes le peuple). À partir d’aujourd’hui, dans la ville de Oaxaca et dans d’autres États du pays, des conférences seront données par le camarade Éric Toussaint, porte-parole de cette organisation internationale. Continuer à lire … « Mexique : Déclaration d’Oaxaca contre les dettes illégitimes (Avril 2022) »

Les leçons de la favela de Maré

Comment par l’auto-organisation une favela de 140 000 habitants a réduit les décès Covid de 90% alors que Rio vivait une tragédie.

« Comment vais-je me débrouiller ? Comment vais-je me nourrir ? » Ce sont les questions qui ont assailli l’esprit de David Nascimento, 24 ans, lorsqu’il a commencé à ressentir les symptômes du Covid-19 début janvier. Habitant de la favela de Maré, à Rio de Janeiro, il travaillait dans un petit atelier de réparation de téléphones portables et avait besoin de cet argent.  Continuer à lire … « Les leçons de la favela de Maré »

Haïti : enjeux et défis des luttes ouvrières dans l’industrie textile

En février 2022, des milliers d’ouvrières et d’ouvriers des usines textiles d’Haïti ont manifesté à plusieurs reprises pour réclamer une augmentation du salaire minimum. Ces mobilisations éclairent l’impasse dans laquelle se trouve le pays, ainsi que les enjeux et défis d’une transition.
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Commencée fin janvier dans la région du Nord-Est, l’agitation s’est étendue à la capitale, Port-au-Prince, avant d’atteindre son point d’orgue fin février 2022. Plusieurs milliers des travailleurs – dans leur majorité, des travailleuses – sont descendu·es dans les rues pour exiger un salaire minimum de 1 500 gourdes (approximativement 13 euros) par jour. Elles rejetaient de la sorte l’augmentation fixée par le gouvernement de 500 à 685 gourdes. Cette lutte jette une lumière crue non seulement sur le sort des ouvriers et ouvrières de ce secteur, mais aussi, plus globalement, sur le modèle de dépendance dans lequel se trouve piégé Haïti. Continuer à lire … « Haïti : enjeux et défis des luttes ouvrières dans l’industrie textile »

« Je t’écris, Colombie » : lettres de solidarité à un peuple qui résiste (+ autres textes)

Lisez un extrait du livre numérique « Te escribo Colombia » [Je t’écris, Colombie], publié par l’alliance Solidarité, Résistance, Espérance

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Jour après jour, le peuple colombien vit les conséquences d’un État construit sur le militarisme, la violence et le néolibéralisme. Un État qui, pour se maintenir, réprime les manifestations, poursuit les mouvements sociaux, criminalise et assassine les femmes et les leaders politiques et communautaires. Des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour défendre la vie, la liberté et une nouvelle politique pour la Colombie, contre les inégalités, la privatisation, la suppression de droits et le projet politique représenté par l’actuel gouvernement d’Iván Duque. Continuer à lire … « « Je t’écris, Colombie » : lettres de solidarité à un peuple qui résiste (+ autres textes) »

Féminismes contemporains en Amérique latine

Cet article s’appuie sur le livre 21st Century Feminismos: The Women’s movements across Latin America and the Caribbean qui comprend dix études de cas provenant de huit pays différents d’Amérique latine (Brésil, Argentine, Uruguay, Chili, Colombie, El Salvador, Mexique) et des Caraïbes (Haïti) et qui analysent la manière dont les mouvements de femmes et féministes ont réagi à des processus de changement sociétal, ont été façonnés par eux et se les sont appropriés.

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Pourquoi est-il important d’étudier le mouvement féministe en 2022 ?
« Être une femme et survivre au Mexique est un acte de résistance. » Continuer à lire … « Féminismes contemporains en Amérique latine »

L’avortement, dépénalisé en Colombie (et remis en cause)

En Colombie, la Cour constitutionnelle vient d’émettre un avis favorable à l’avortement. Avec une très fragile majorité (cinq magistrats pour, quatre contre), la Cour autorise le recours à l’IVG jusqu’à la 24ème semaine de grossesse. Ainsi, après Cuba, l’Uruguay, le Porto Rico, l’Argentine, de nombreux États du Mexique, le Surinam, la Guyana et bientôt le Chili, voici le troisième pays le plus peuplé de l’Amérique latine (après le Brésil et le Mexique) adopter le droit à l’avortement.

Le verdict était attendu depuis deux ans. Dans les bureaux de la Cour constitutionnelle attendent de très nombreuses demandes sous la forme de « tutelas », un recours constitutionnel interposé par les citoyens en cas d’atteintes à leurs droits fondamentaux et perçue très souvent comme le meilleur moyen, sinon le seul, permettant de résoudre nombre de problèmes qui se posent au quotidien.

L’une de ces tutelas émanait de la plateforme féministe Causa Justa, laquelle arguait que l’état des choses actuel (avortement autorisé en trois cas de figure : s’il y a un risque vital pour la femme enceinte, s’il y a une malformation du fœtus, ou en cas de viol), n’était pas respecté. Afin d’éviter que les « barrières du système » (obstacles du système de santé, objections de conscience des médecins, etc) n’obstruent le recours à l’avortement thérapeutique, disaient ces féministes, il fallait statuer à nouveau. Et pour respecter le droit à leur autonomie, la demande allait dans le sens de dépénaliser l’avortement. Une seconde « tutela », introduite en 2020 par un juriste, allait dans le même sens. Continuer à lire … « L’avortement, dépénalisé en Colombie (et remis en cause) »

Guatemala (deux textes)

Le Guatemala est Iximulew : un nouvel élan vers la plurinationalité, la démocratie et une vie digne

Les femmes et les peuples autochtones se soulèvent dans d’intenses mobilisations contre le président du Guatemala et pour un État plurinational.

Depuis 2015, il y a eu une aggravation de la crise politique et institutionnelle au Guatemala, marquée par un pacte entre les corrompus, une alliance criminelle, avec un assaut des puissances les plus sombres et les plus fondamentalistes et la présence d’entreprises transnationales dans les territoires. À son tour, un tel projet de mort, d’impunité et de cooptation de l’État a été confronté à la résistance et à la mobilisation des peuples, des femmes et des mouvements sociaux. La lutte des peuples et des mouvements est historique, défendant la vie, la terre mère, l’autodétermination et la défense du territoire corps-terre. Continuer à lire … « Guatemala (deux textes) »

Stop silence ! La politique internationale vis-à-vis d’Haïti doit changer !

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Appel international lancé par le Centre Tricontinental (CETRI) en Belgique et endossé par plusieurs organismes en France, au Bénin, en Espagne, en Allemagne et au Québec, notamment la Coalition haïtienne au Canada contre la dictature en Haïti

En octobre 2020, était lancée la campagne internationale Stop silence Haïti ! Huit mois plus tard, où en est-on ? Toutes les exactions, violences et injustices dénoncées dans cet appel se sont aggravées. La pauvreté s’est accrue, la faim affecte plus de 4 millions de personnes, les enlèvements – doublés de viols –, se sont multipliés, et les bandes armées ont encore étendu leur pouvoir. L’insécurité généralisée touche toutes les couches de la population, compromettant un peu plus l’accès aux services sociaux de base, dont l’éducation et la santé.

Il n’y a eu aucune avancée judiciaire dans les massacres – douze massacres ont été enregistrés depuis 2018 – et les affaires de corruption, au premier rang desquelles, Petrocaribe, alors que de nouvelles enquêtes, nationales et internationales, confirment l’implication et la complicité du pouvoir. L’assassinat du bâtonnier du barreau de Port-au-Prince, Maître Monferrier Dorval, comme tant d’autres, demeure impuni. La violence et l’impunité se nourrissent mutuellement, plongeant Haïti dans un cercle vicieux. Continuer à lire … « Stop silence ! La politique internationale vis-à-vis d’Haïti doit changer ! »

Le Président d’extrême-droite brésilien sous accusation de crimes contre l’humanité (plus autres textes)

Éviter toute responsabilité, attirer l’attention en commettant des outrages, se faire réélire – telle a été depuis des décennies la sainte trinité de la carrière politique du Président brésilien Jaïr Bolsonaro. Au cours de l’année écoulée, ce personnage d’extrême droite de 66 ans a atteint de nouveaux sommets d’outrage. Mais les deux autres piliers de sa stratégie semblent maintenant vaciller.

La crise du Covid-19 au Brésil reste l’une des pires au monde. Et une crise économique brutale a plongé des millions dans la pauvreté. Les sondages d’opinion montrent pour la première fois de manière constante qu’une majorité de Brésiliens et de Brésiliennes désapprouvent désormais Bolsonaro.

Jusqu’à présent, il s’est avéré apte à coopter les institutions publiques et à éviter toute responsabilité par moyen de menaces, de promesses, de négociations en coulisses, ou en plaçant des loyalistes à des postes officiels. Mais lorsque le Sénat brésilien a lancé une nouvelle enquête sur sa gestion de la pandémie, les allié.e.s du président ont été incapables de la bloquer. Le panel s’est réuni pour la première fois, et ses membres s’attendent à ce que l’enquête produise des preuves de méfaits qui permettront sa destitution. Continuer à lire … « Le Président d’extrême-droite brésilien sous accusation de crimes contre l’humanité (plus autres textes) »

Je ne me suis pas découverte Noire, j’ai été accusée de l’être

« Le racisme ne se combat pas avec de belles paroles mais à travers une formation et une transmission de savoirs et de pratiques indispensables ».

Dans sa préface, « Pour une pédagogie féministe et antiraciste », Françoise Vergès souligne l’importance des « manuels d’éducation populaire, de pédagogie féministe non-élitiste, de formation à la resistance et à l’autonomie ». Elle aborde, entre autres, les mécanismes de racisme d’Etat et du racisme structurel, les liens entre racisme et histoire esclavagiste et coloniale (dont l’histoire française), le travail de groupes afro-féministes « non seulement analysent l’intersection des discriminations, mais dénoncent la misogynoire, le machisme des hommes noirs », les clichés (Noire n’est pas mon métier. Stéréotypes, racisme et diversité : 16 actrices témoignent, les-refus-de-la-boite-a-cliches/), le mouvement féministe antiraciste transnational, les contributions de féministes du « Sud global »… Continuer à lire … « Je ne me suis pas découverte Noire, j’ai été accusée de l’être »

Une course vers la mort ?

Avec l’aimable autorisation de l’auteur

Ce qu’on peut apprendre de la gestion de la pandémie au Brésil

Des sommes considérables sont dépensées chaque année pour inventer de nouveaux vaccins dans les pays avancés, et c’est une bonne chose. Celles pour analyser les causes de l’apparition de nouvelles pandémies restent par contre insuffisantes. Les politiques publiques pour tenter de limiter, voire de réduire les dégâts causés à la nature sont loin de ce qui serait nécessaire pour inverser les tendances observées ces dernières décennies dans l’ensemble des pays, à quelques exceptions près. Comme souvent on peut le constater, la prévention n’est pas privilégiée, et les politiques pour s’opposer aux effets des pandémies prennent le pas sur celles nécessaires pour les prévenir. Ce n’est que depuis peu de temps qu’une certaine sensibilisation apparait – particulièrement chez les jeunes – sur les rapports entre les dégâts imposés à la nature d’une part, la pollution, l’apparition de nouveaux virus d’autre part. Et pourtant depuis des années, voire des décennies les écologues, les climatologues préviennent des désastres à venir.

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Ouragans, pandémie, dettes et violence : ce contre quoi les femmes du Honduras se battent

Yamileth González parle de la situation des femmes honduriennes face à la pandémie et aux récents ouragans 

« Face à la pandémie et aux phénomènes naturels Eta et Iota, nous, les femmes honduriennes, nous vivons une situation précaire, mais nous entamons une nouvelle lutte contre l’histoire de l’invisibilité de nos droits. » Continuer à lire … « Ouragans, pandémie, dettes et violence : ce contre quoi les femmes du Honduras se battent »

En Amérique latine, la pandémie s’ajoute à d’autres crises

Avec l’aimable autorisation de l’auteur

Pour l’économiste et chercheur au CNRS Pierre Salama, l’épidémie de nouveau coronavirus vient fragiliser des économies rendues déjà très vulnérables par les formes nouvelles prises par la globalisation, à savoir l’éclatement international de la chaîne de valeur de la production.

Professeur émérite des universités et chercheur au CNRS, spécialiste de l’Amérique latine, Pierre Salama estime que la pandémie de Covid-19, au-delà de ses effets sur la santé et sur la vulnérabilité des plus faibles, va démultiplier les nombreuses crises qui affectaient déjà la plupart des pays du continent. Continuer à lire … « En Amérique latine, la pandémie s’ajoute à d’autres crises »

Equateur. Un nouveau cycle de résistance populaire contre le néolibéralisme commence

Il y a quelques heures, le dialogue entre le gouvernement et le mouvement indigène s’est terminé par l’annonce que le décret 883, publié le 2 octobre, a été abrogé et remplacé par un nouveau décret, qui doit être rédigé par des représentants du mouvement indigène et du gouvernement. En conséquence, la grève a été levée. Il est maintenant possible de faire un premier bilan, provisoire, bien sûr.

Retour de la résistance populaire Continuer à lire … « Equateur. Un nouveau cycle de résistance populaire contre le néolibéralisme commence »

Amérique latine : retour en force de la droite et questions pour la gauche !

Un peu partout en Amérique latine, les gouvernements de gauche élus au cours de la dernière décennie sont en difficulté, devant une droite qui s’organise. Comment comprendre ce retour en force dans plusieurs pays ?

Il est impossible, quand on est de gauche, de ne pas s’inquiéter de la tournure des événements récents en Amérique du Sud. La situation est en effet préoccupante : au Brésil, la présidente Dilma Roussef a été destituée ; en Argentine, le nouveau président de droite, Mauricio Macri, administre des politiques de choc au pays et, au Venezuela, l’actuel président Nicolás Maduro connaît des difficultés grandissantes. Il est impossible aussi de ne pas s’interroger sur ce qui apparaît de plus en plus comme une déferlante de droite semblant toucher chaque fois davantage les pays latino-américains où, depuis le début des années 2000, de puissants mouvements sociaux de résistance au néolibéralisme sont apparus, mais aussi, et surtout, où des partis de gauche ou de centre-gauche – ou encore des forces qui y étaient apparentées – ont été portés au pouvoir. Continuer à lire … « Amérique latine : retour en force de la droite et questions pour la gauche ! »

Peuples autochtones : défenseurs de la Terre-Mère, de l’environnement et du climat

Journée internationale de solidarité avec les peuples amérindiens,
10 octobre 2015 – Salle Olympe de Gouges, Paris 11ème

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