Pérou : nous demandons l’intervention des mécanismes de protection des droits humains de l’ONU (+ autres textes)

  • Pérou : nous demandons l’intervention des mécanismes de protection des droits humains de l’ONU 
  • Une mobilisation à la croisée des chemins. La menace du camp militariste. La détermination populaire. Entretien avec Hernando Cevallos
  • Carlos Noriega Une intervention policière dans l’Université San Marcos: une action plus vue depuis la dictature d’Alberto Fujimori
  • Carlos Noriega : Dans la foulée de Lima, les « marches nationales » se propagent au sud
  • Carlos Noriega :« Boluarte dit que nous sommes des paysans ignorants, nous ne sommes pas ignorants, elle est ignorante, elle ne comprend pas ce pour quoi nous nous battons »
  • Communiqué de solidarité à l’égard des Péruviennes et Péruviens et de la communauté universitaire de San Marcos 
  • CGT – Note de l’espace international – Amériques : Mobilisations au Pérou : soutien au peuple Péruvien face à la répression sanglante !

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Solidarité féministe avec les peuples du Pérou et du Brésil (+ textes sur le Pérou)

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La Marche mondiale des Femmes (MMF) embrasse les peuples péruvien et brésilien et réitère notre solidarité féministe et de classe.

Au Pérou, nous voyons une fois de plus comment les oligarchies, les classes dirigeantes, les pouvoirs économiques nationaux et transnationaux s’attaquent aux décisions du peuple, lorsque les gouvernements ne leur sont pas serviles. (Plus d’informations ici)

Le 7 décembre dernier, le coup d’État contre le président paysan et syndicaliste Pedro Castillo a finalement eu lieu. Pendant l’année du gouvernement du professeur Castillo, il y a eu des tentatives constantes de le renverser, on ne l’a jamais laissé gouverner. Depuis lors, le peuple péruvien est dans les rues pour exiger le rétablissement de son président, dénonçant l’usurpation et l’instauration d’une dictature. À ce jour, on dénombre plus de 45 victimes de la répression de la dictature de Boluarte. Continuer à lire … « Solidarité féministe avec les peuples du Pérou et du Brésil (+ textes sur le Pérou) »

« Il est temps d’aller de l’avant contre les putschistes »

1. Ils ont échoué. L’« assaut contre les palais » [le Congrès, le Tribunal suprême fédéral et le Planalto : résidence présidentielle] par les bolsonaristes a été battu. Il est maintenant temps d’avancer dans l’enquête, l’arrestation et la condamnation des responsables, sans hésiter, mais surtout, sans hésiter à propos du sort à réserver à Bolsonaro. Bolsonaro est le principal responsable de l’incitation au coup d’Etat, depuis des années, en toute impunité. La décision du gouvernement Lula de décréter une intervention fédérale pour assurer la sécurité de Brasilia, face à la menace de coup d’Etat, était juste. Ricardo Capelli, ancien président de l’UNE (União Nacional dos Estudantes), nommé le 8 janvier Intervenant fédéral pour le District fédéral, mérite d’être soutenu pour son initiative visant à mener à bien la répression immédiate nécessaire des bolsonaristes. La décision d’Alexandre de Moraes [juge du Tribunal suprême fédéral] de démettre Ibaneis Rocha du gouvernement du District fédéral [en fonction depuis le 1er janvier 2019] était également correcte, afin de tenter de reprendre le contrôle de Brasilia. Mais la contre-offensive doit aller au-delà de la réponse institutionnelle. C’est dans la rue que nous devrons mesurer notre force contre le « golpisme ». Continuer à lire … « « Il est temps d’aller de l’avant contre les putschistes » »

Communiqué de la Coalition Solidarité Brésil (+ autres textes)

La Coalition Solidarité Brésil condamne les violences et attaques de l’extrême-droite au Brésil. Ensemble, restons vigilant·e·s !

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Formée le lendemain de la victoire de l’extrême-droite au Brésil en 2018, notre Coalition continuera d’exprimer notre soutien aux mouvements sociaux, à la société civile et à la démocratie brésilienne contre tout·e·s celles et ceux qui tenteront d’y porter atteinte. Continuer à lire … « Communiqué de la Coalition Solidarité Brésil (+ autres textes) »

Pérou : « Qu’ils dégagent tous », encore une fois

  • Pablo Stefanoni : Pérou. « Qu’ils dégagent tous », encore une fois
  • Pérou : Déclaration de LVC contre la persécution des leaders paysan·nes et autochtones et les assassinats de manifestant·es
  • Face à la grave crise politique au Pérou, FAL solidaire du peuple péruvien (Communiqué)
  • La Marche Mondiale des femmes des Amériques se déclare solidaire du peuple péruvien
  • Soutien au peuple péruvien face à la répression sanglante

« Qu’ils dégagent tous », encore une fois

La décision de Pedro Castillo de dissoudre le Congrès, qui dès le départ a fait de l’obstruction et a tenté à maintes reprises de le mettre en accusation, a été un saut dans le vide. Il s’est terminé par l’arrestation du président péruvien. Issu du fin fond du Pérou, le président n’a jamais pu mettre en place un gouvernement et s’est appuyé sur un cercle opaque de collaborateurs qui a fini par produit un fort isolement du chef de l’Etat. La nouvelle présidente Dina Boluarte – plus impopulaire que Pedro Castillo – doit maintenant faire face à de fortes mobilisations qui revendiquent la dissolution du Congrès et des élections anticipées pour 2023. S’ouvre ainsi un nouveau chapitre d’une succession de crises politiques qui ont fait atterrir la plupart des anciens présidents en prison. Continuer à lire … « Pérou : « Qu’ils dégagent tous », encore une fois »

Colombie : Appel des Femmes Fensuagristas à l’occasion de la journée contre les violences faites aux femmes

Pour la vie et contre la guerre

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Nous pourrions nous ajouter à la longue liste des violences subies par toutes les femmes habitant la planète, vilipendées, agressées, soumises, disparues et rendues invisibles, qui sont autant d’expressions des mécanismes de violence et d’oppression sur lesquels repose le système capitaliste et patriarcal, un long chemin de l’histoire de l’humanité, dans lequel les hommes et les femmes sont immergé·es.

La transformation est la tâche que nous avons entreprise. Le désir de changer l’état des choses qui limite nos libertés, notre participation, en forgeant une souveraineté, là où des limites – des frontières – nous ont été imposées. C’est aussi notre histoire, enrichie par la rencontre, le partage de nos expériences, de nos vécus, qui nous encouragent à lever la voix avec force, pour un monde dans lequel nous avons tou·tes notre place. Continuer à lire … « Colombie : Appel des Femmes Fensuagristas à l’occasion de la journée contre les violences faites aux femmes »

L’expérience d’une école féministe virtuelle aux Amériques

Regardez la vidéo sur l’École féministe Berta Cáceres de la Marche Mondiale des Femmes des Amériques

L’école féministe Berta Cáceres de la Marche Mondiale des Femmes des Amériques s’est tenue de mai à septembre 2022. Lors de réunions virtuelles bimensuelles, plus de quarante femmes de 22 pays de la région ont réfléchi ensemble aux systèmes d’oppression, à l’économie féministe et à la construction de mouvements. Nous partageons ci-dessous une vidéo avec les discours des activistes de la Marche Mondiale des Femmes qui ont pris part à l’École, soit en tant que participantes, soit en tant qu’animatrices. Continuer à lire … « L’expérience d’une école féministe virtuelle aux Amériques »

Non à l’occupation, Vive une Haïti libre et souveraine, Vive une transition de rupture à l’ordre néolibéral destructeur

Position des universitaires haitien.e.s sur la crise haïtienne 

Nous, universitaires haïtien. e. s à l’extérieur du pays, sommes bouleversé. e. s et indigné. e. s à cause de la situation fracassante de notre pays actuellement. Cette situation n’est que le fruit des mauvaises pratiques politiques dominantes dans le pays depuis plus d’une dizaine d’années. Il faut souligner que cette situation catastrophique était prévisible depuis l’intervention de l’OEA et de Core-Group pour imposer leur gouvernement à la tête du pays en 2011. Sans oublier le rôle que jouait la MINUSTAH pour entraîner le pays dans ce gouffre. Massacres, kidnapping, dilapidation de fonds Publiques, répression et violation systématique des droits humains et banalisation de la vie, en voilà les résultats de la décennie du régime PHTK dans la gouvernance du pays. Ce qui explique que, depuis  2011 jusqu’à aujourd’hui, plus de 10 milliards de dollars de fonds publics sont dilapidés (CIRH, Petrocaribe, et autres), plus d’une vingtaine de massacres et d’une centaine de femmes et de filles sont victimes de viols entre 2018 et 2022 dans les quartiers populaires, plus d’une centaine d’assassinats issus de divers secteurs restés impunis… Tous ces actes sont l’expression de stratégie politique gouvernementale visant le démantèlement des luttes populaires revendiquant une transformation sociale radicale, pendant que le pays subit la domination du Core-Group qui est toujours solidaire du régime PHTK. Soulignons que le Core-Group est une menace pour la démocratie en Haïti où certaines ambassades s’érigent, à la place du peuple souverain, en seul acteur de légitimité qui octroient et prennent le pouvoir. L’expression populaire « chavire chodyè » traduit clairement la volonté du peuple haïtien de faire une rupture drastique avec ces pratiques politiques hégémoniques dans le pays depuis un certain temps. Continuer à lire … « Non à l’occupation, Vive une Haïti libre et souveraine, Vive une transition de rupture à l’ordre néolibéral destructeur« 

Lumina Sophie et la révolte de 1870 : la résistance des femmes en Martinique

Le 5 novembre, Culture Égalité, organisation féministe de la Martinique, se souvient et célèbre l’anniversaire de Lumina Sophie, une leader de l’Insurrection du Sud, révolte contre l’esclavage et les préjugés à l’égard des Noirs dans le pays. En sa mémoire, nous partageons un extrait de la publication Karbé Fanm n°2, Lumina dite Surprise, un numéro commémorant le 150ème anniversaire de l’Insurrection du Sud en Martinique, publié en 2021. En plus du texte racontant l’histoire, l’organisation a publié une carte multimédia interactive intitulée Sur le chemin de Lumina, accessible ici. Découvrez ci-dessous l’histoire de Lumina.

Lumina Sophie dite Surprise !
Elle naît donc au Vauclin, le 5 novembre 1848, soit 5 mois après l’Abolition. Continuer à lire … « Lumina Sophie et la révolte de 1870 : la résistance des femmes en Martinique »

Haïti : renaître ?

Sabine Manigat explique les grandes mobilisations récentes en Haïti, qui réclament un changement profond du système.

L’Haïti est « un objet de préoccupation régionale », a déclaré un politologue national bien connu. Violences et massacres, multiplication des bandes armées, crise économique s’ajoutant à la crise humanitaire… Un cas qui mérite l’attention internationale. Avec une telle « carte postale », ce qui se passe réellement dans le pays est caché à l’opinion publique : une mobilisation citoyenne et populaire qui, depuis juillet 2018, est devenue permanente, bien qu’elle ait été classée par les expressions les plus diverses, telles que marches, manifestations sit-in, pétitions, demandes légales, et pas seulement occupation et blocage des rues. En isolant et en réduisant tout à des manifestations « spectaculaires » (comme des pneus brûlés et des répressions avec des gaz lacrymogènes), la substance politique est cachée et tout un mouvement de revendication sociale est criminalisé au niveau national. Continuer à lire … « Haïti : renaître ? »

Haïti : de désespoir et de rage (+ autres textes)

Depuis trois semaines, Haïti est en état d’insurrection. La hausse brutale du prix du carburant en est le déclencheur. Il faut non seulement rendre compte des raisons de la révolte, mais aussi et surtout, (ré)affirmer que les Haïtiennes et Haïtiens ont raison de se révolter. Continuer à lire … « Haïti : de désespoir et de rage (+ autres textes) »

La Constitution du peuple (plus autres textes)

Entretien de Pablo Abufom avec Karina Nohales

  • La Constitution du peuple. Entretien de Pablo Abufom avec Karina Nohales
  • Cristian González Farfán : Chili. Référendum du 4 septembre pour la nouvelle Constitution:  la campagne de désinformation, le débat et l’intérêt pour le contenu du projet
  • Juan Carlos Ramírez Figueroa :Référendum du 4 septembre : ambiance polarisée à l’occasion de rompre avec la Constitution de Pinochet

Avec l’aimable autorisation de la revue Inprecor

La première étape vers une nouvelle Constitution au Chili est maintenant terminée. Le 16 mai, le projet de la nouvelle Carta Magna a été officiellement remis. Il consacre des changements majeurs pour la société chilienne, notamment en matière de droits sociaux, de parité dans la participation politique et de reconnaissance constitutionnelle des peuples indigènes.

En termes de droits sociaux, il intègre des revendications qui ont été la bannière de lutte des organisations populaires depuis le tout début de la contre-révolution néolibérale de la dictature. La nouvelle Constitution vise à reprendre ces aspirations et à garantir l’accès à la santé, au logement, à l’éducation, à des retraites décentes, à une éducation non sexiste et au droit à l’avortement, dans le cadre d’un « État social et démocratique » qui se reconnaît comme plurinational, interculturel et écologique. Continuer à lire … « La Constitution du peuple (plus autres textes) »

Haïti : La gangstérisation de l’état se poursuit 

Il y a un an, le 7 juillet 2021, était assassiné le président haïtien, Jovenel Moïse. Plutôt qu’un tournant, cet assassinat a marqué une accélération du processus d’effondrement des institutions publiques. Depuis, la situation n’a cessé d’empirer. Avec la complicité de la communauté internationale.

Dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021, le président d’Haïti, Jovenel Moïse, était assassiné. Très vite, une quarantaine de suspects, dont dix-huit mercenaires (ex-militaires) colombiens, étaient incarcérés. Depuis, plus rien. L’enquête est au point mort (les États-Unis ont, de leur côté, réalisé plusieurs interpellations), et on en est au cinquième juge en charge du dossier ; ceux qui ne se désistent pas, sont démis ou mis en cause pour corruption.

Cet assassinat ne fut ni le déclencheur ni le tournant de la descente aux enfers du pays. En 2018, un mouvement social inédit, protestant contre la vie chère et le scandale Petrocaribe – le détournement de centaines de millions d’euros par la classe politique et le monde des affaires – fut frappé de plein fouet par le premier d’une série de massacres de grande ampleur. Les 13 et 14 novembre 2018, dans le quartier populaire de La Saline, 71 personnes furent assassinées, avec la complicité de l’État. La classe dominante était prête à aller plus loin encore pour ne pas perdre ses privilèges. Continuer à lire … « Haïti : La gangstérisation de l’état se poursuit « 

France Amérique Latine lance sa campagne pour la libération de toutes et tous les prisonnier.e.s politique.s en Amérique Latine et dans la Caraïbe

À de nombreuses reprises ces dernières années, France Amérique Latine a déploré et condamné la violence d’État face aux mouvements de protestation et aux manifestions sociales qui se sont multipliées en Amérique latine et Caraïbe.

Cela fut le cas au Honduras lors des protestations contre la fraude électorale en 2017, au Nicaragua, où, à partir de 2018, la répression a atteint des niveaux records. C’est aussi vrai au Chili où, en 2019, la contestation de l’augmentation du prix du ticket de métro a débouché sur un soulèvement massif contre l’ordre néo-libéral et a conduit à la révision tant attendue de la Constitution pinochetiste, ainsi qu’en Colombie en 2020 face à la réforme fiscale et aux inégalités, ou encore récemment en Équateur, face à la cherté de la vie, la hausse des prix du carburant et l’état déplorable des services publics…

Ces mouvements sociaux ont systématiquement été contrés par un usage excessif de la force de la part de la police et des détentions arbitraires et injustifiées parfois accompagnées de tortures et de violences sexuelles envers des militantes. Ici comme là-bas, notre association refuse toute criminalisation des mouvements sociaux.  Continuer à lire … « France Amérique Latine lance sa campagne pour la libération de toutes et tous les prisonnier.e.s politique.s en Amérique Latine et dans la Caraïbe »

Argentine : Manifestation de Ni Una Menos 

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Vivas nos queremos, le cri de milliers de voix.
Après deux ans de pause due à la pandémie et sept ans après le début du mouvement, une foule immense exige des actions concrètes pour mettre fin aux féminicides et aux violences sexistes. Le 3 juin 2022, des manifestations se sont organisées dans toute l’Argentine.

Il est difficile de ne pas les admirer un moment. Sur l’Avenida de Mayo et Bernardo de Irigoyen, un grand groupe d’adolescentes danse, chante, saute, crie. Sans s’arrêter. Très organisées, à l’unisson. Ce sont toutes des élèves des écoles publiques de Buenos Aires. Elles chantent, par exemple : « Avec le blé on fait du pain / avec le raisin on fait du vin / demandez au patriarcat / comment faire un assassin ». « C’est vraiment bien. Après la pandémie, cela vous remplit le corps. Nous venons ici parce que des choses se passent tous les jours. Parce que des filles meurent tous les jours », déclare Ana, 17 ans. Lola Chomnalez, qui a été assassinée en 2014 sur les plages uruguayennes de Valizas, a fréquenté le Liceo 9, où elle étudie. La scène dans laquelle Ana et d’autres filles de son âge jouent un rôle de premier plan est l’une des nombreuses qui émeuvent lors de ce 3 juin, sept ans après le premier Ni una menos (Pas une de moins). Continuer à lire … « Argentine : Manifestation de Ni Una Menos « 

Mexique : Déclaration d’Oaxaca contre les dettes illégitimes (Avril 2022)

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A partir du 26 avril 2022, diverses activités seront menées dans différentes régions de la République mexicaine par le COMITE POUR L’ABOLITION DES DETTES ILLEGITIMES, en coordination avec la PROMOTORA NATIONALE POUR LA SUSPENSION DU PAIEMENT DE LA DETTE PUBLIQUE, et le MOUVEMENT Somos Pueblo (= nous sommes le peuple). À partir d’aujourd’hui, dans la ville de Oaxaca et dans d’autres États du pays, des conférences seront données par le camarade Éric Toussaint, porte-parole de cette organisation internationale. Continuer à lire … « Mexique : Déclaration d’Oaxaca contre les dettes illégitimes (Avril 2022) »

Les leçons de la favela de Maré

Comment par l’auto-organisation une favela de 140 000 habitants a réduit les décès Covid de 90% alors que Rio vivait une tragédie.

« Comment vais-je me débrouiller ? Comment vais-je me nourrir ? » Ce sont les questions qui ont assailli l’esprit de David Nascimento, 24 ans, lorsqu’il a commencé à ressentir les symptômes du Covid-19 début janvier. Habitant de la favela de Maré, à Rio de Janeiro, il travaillait dans un petit atelier de réparation de téléphones portables et avait besoin de cet argent.  Continuer à lire … « Les leçons de la favela de Maré »

Haïti : enjeux et défis des luttes ouvrières dans l’industrie textile

En février 2022, des milliers d’ouvrières et d’ouvriers des usines textiles d’Haïti ont manifesté à plusieurs reprises pour réclamer une augmentation du salaire minimum. Ces mobilisations éclairent l’impasse dans laquelle se trouve le pays, ainsi que les enjeux et défis d’une transition.
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Commencée fin janvier dans la région du Nord-Est, l’agitation s’est étendue à la capitale, Port-au-Prince, avant d’atteindre son point d’orgue fin février 2022. Plusieurs milliers des travailleurs – dans leur majorité, des travailleuses – sont descendu·es dans les rues pour exiger un salaire minimum de 1 500 gourdes (approximativement 13 euros) par jour. Elles rejetaient de la sorte l’augmentation fixée par le gouvernement de 500 à 685 gourdes. Cette lutte jette une lumière crue non seulement sur le sort des ouvriers et ouvrières de ce secteur, mais aussi, plus globalement, sur le modèle de dépendance dans lequel se trouve piégé Haïti. Continuer à lire … « Haïti : enjeux et défis des luttes ouvrières dans l’industrie textile »

« Je t’écris, Colombie » : lettres de solidarité à un peuple qui résiste (+ autres textes)

Lisez un extrait du livre numérique « Te escribo Colombia » [Je t’écris, Colombie], publié par l’alliance Solidarité, Résistance, Espérance

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Jour après jour, le peuple colombien vit les conséquences d’un État construit sur le militarisme, la violence et le néolibéralisme. Un État qui, pour se maintenir, réprime les manifestations, poursuit les mouvements sociaux, criminalise et assassine les femmes et les leaders politiques et communautaires. Des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour défendre la vie, la liberté et une nouvelle politique pour la Colombie, contre les inégalités, la privatisation, la suppression de droits et le projet politique représenté par l’actuel gouvernement d’Iván Duque. Continuer à lire … « « Je t’écris, Colombie » : lettres de solidarité à un peuple qui résiste (+ autres textes) »