Journée internationale de lutte pour l’élimination des violences masculines à l’égard des femmes (et autres textes)

Pour le 25 novembre, journée internationale de lutte pour l’élimination des violences masculines à l’égard des femmes, nous appelons à une contre-offensive féministe qui combat à la racine le continuum des violences patriarcales.

Les violences faites aux femmes sont symptomatiques d’une société où les filles et les femmes sont méprisées et déshumanisées. La lutte contre ce système de domination doit passer par un changement radical de la société, qui tarde à se concrétiser.

Une fille sur 5 dans le monde subit une violence sexuelle, une femme sur 3 a subi une forme de violence physique et/ou sexuelle depuis l’âge de 15 ans, au moins 210 000 femmes en France sont victimes de violences conjugales chaque année. En France, tous les 3 jours, un homme tue sa compagne ou ex-compagne.

Les filles et les femmes subissent harcèlement, agressions, viols, mutilations sexuelles, traite sexuelle ou prostitution, ce qui forme un continuum de violences, frappant les femmes dans tous les espaces, publics et privés : au travail, dans la rue, au foyer… Cette terreur patriarcale nous affecte toutes et accable notamment celles qui sont à l’intersection de plusieurs systèmes d’oppression : les femmes en situation de handicap, les femmes victimes de racisme, les femmes en situation de précarité, les lesbiennes. Continuer à lire … « Journée internationale de lutte pour l’élimination des violences masculines à l’égard des femmes (et autres textes) »

Ni un travail ni du sexe ! Le Mouvement du Nid lance une campagne de sensibilisation

Le Mouvement du Nid lance une campagne de sensibilisation face aux apparences trompeuses de la prostitution : Ni un travail ni du sexe, la prostitution est une violence sexiste et sexuelle.

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Pour télécharger l’intégralité de notre dossier de presse  cliquez sur l’image ci-dessous : Dpnov22DEF

Du 20 novembre au 13 décembre, nous faisons tomber les masques de respectabilité, voire de « progressisme » que certains mettent sur ce système patriarcal et raciste à travers une série d’initiatives.

Cette année, le Mouvement du Nid a choisi d’inscrire dans une seule et même campagne de sensibilisation toutes les actions qu’elle conduit à l’occasion des journées des 20, 25 novembre et 10 décembre, pour alerter sur le système prostitueur : ni du sexe, ni un travail, c’est une violence sexiste et sexuelle, et une atteinte aux droits fondamentaux des enfants et des femmes, perpétrée par des hommes « clients » prostitueurs. Continuer à lire … « Ni un travail ni du sexe ! Le Mouvement du Nid lance une campagne de sensibilisation »

Lumina Sophie et la révolte de 1870 : la résistance des femmes en Martinique

Le 5 novembre, Culture Égalité, organisation féministe de la Martinique, se souvient et célèbre l’anniversaire de Lumina Sophie, une leader de l’Insurrection du Sud, révolte contre l’esclavage et les préjugés à l’égard des Noirs dans le pays. En sa mémoire, nous partageons un extrait de la publication Karbé Fanm n°2, Lumina dite Surprise, un numéro commémorant le 150ème anniversaire de l’Insurrection du Sud en Martinique, publié en 2021. En plus du texte racontant l’histoire, l’organisation a publié une carte multimédia interactive intitulée Sur le chemin de Lumina, accessible ici. Découvrez ci-dessous l’histoire de Lumina.

Lumina Sophie dite Surprise !
Elle naît donc au Vauclin, le 5 novembre 1848, soit 5 mois après l’Abolition. Continuer à lire … « Lumina Sophie et la révolte de 1870 : la résistance des femmes en Martinique »

Les mesures en faveur du droit à l’avortement sont approuvées lors des premières élections majeures aux États-Unis depuis l’annulation de Roe v. Wade

Les initiatives de vote et les élections détermineront l’orientation de l’accès à l’avortement aux États-Unis.

Hier, des millions de personnes aux États-Unis ont voté lors d’élections qui façonneront la politique américaine en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs à la suite de la décision dévastatrice de la Cour suprême des États-Unis d’annuler le jugement Roe v. Wade et de supprimer le droit constitutionnel à l’avortement.

Alors que les résultats sont encore en cours de dépouillement et que l’issue de nombreuses élections n’est pas encore connue, il est clair que lorsque les gens ont la possibilité de voter directement sur la question de l’avortement, ils souhaitent en grande majorité que ce droit soit protégé. Continuer à lire … « Les mesures en faveur du droit à l’avortement sont approuvées lors des premières élections majeures aux États-Unis depuis l’annulation de Roe v. Wade« 

#25Nov22 – Nous défendons la souveraineté alimentaire et nos territoires, contre la violence, les expulsions des terres et l’agrobusiness !

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Appel à l’action pour le 25 novembre 2022

(Bagnolet, le 15 Novembre 2022)  Ce 25 novembre 2022, Journée internationale contre la violence faite aux femmes, en tant que paysan·nes, organisé·es au sein de La Via Campesina, nous exigeons la souveraineté alimentaire, le droit à la terre, la fin de la criminalisation et de toutes forme de violence dans les champs et les villes.

Nous dénonçons aussi en ce moment de crise alimentaire, politique et économique que les chiffres de la violence contre les femmes, les enfants et les diversités sont alarmants, il est urgent de construire des sociétés sans violence, des communautés de paix où la justice sociale soit garantie.

À la situation de violence structurelle vécue par les femmes dans le monde s’ajoutent le coût élevé de la vie, les séquelles de la COVID 19, le travail de prise en charge des personnes âgées et des enfants en raison du manque d’infrastructures publiques, le manque d’emploi, les déplacements et migrations forcés, les guerres et les catastrophes climatiques. Continuer à lire … « #25Nov22 – Nous défendons la souveraineté alimentaire et nos territoires, contre la violence, les expulsions des terres et l’agrobusiness ! »

Journée mondiale pour la protection des enfants contre l’exploitation sexuelle et la pédocriminalité

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A l’occasion de la Journée mondiale pour la protection des enfants contre l’exploitation sexuelle et la pédocriminalité, nous revendiquons plus de moyens et des mesures concrètes pour lutter contre la pédocriminalité, y compris en ligne.

Les enfants sont les principales victimes des violences sexuelles. En France, 81% des victimes de violences sexuelles déclarent avoir subi les premières violences avant l’âge de 18 ans, et plus de la moitié de ces victimes – soit 51% – avant l’âge de 11 ans. Selon une étude IPSOS de 2019, ces violences sexuelles sont incestueuses dans 44% des cas.

Pour combattre la culture du viol et les violences sexistes et sexuelles il est donc impératif de lutter prioritairement contre la pédocriminalité, en commençant par neutraliser l’arme de guerre à son service : l’industrie pornographique. Continuer à lire … « Journée mondiale pour la protection des enfants contre l’exploitation sexuelle et la pédocriminalité« 

Violences : Lettre intersyndicale au gouvernement

À l’attention de Madame Élisabeth Borne Première Ministre

Copie à :
Monsieur Olivier Dussopt
Ministre du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion

Monsieur Stanislas Guerini
Ministre de la Transformation et de la Fonction publique

Madame Isabelle Lonvis-Rome
Ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances

 

Montreuil, le 17 novembre 2022
Madame la Première Ministre,

Grâce à la mobilisation syndicale et féministe, l’OIT a adopté, en juin 2019, la première loi mondiale contre les violences sexistes et sexuelles, la convention 190 et la recommandation 206. En France, suite aux propositions de nos organisations dans le cadre des concertations de 2018, ont été mis en place des référent.e.s harcèlement sexuel et agissements sexistes, une obligation de négociation sur les violences sexistes et sexuelles dans les branches et l’obligation de traiter des Violences sexistes et sexuelles (VSS) dans le document unique d’évaluation des risques professionnels. En 2018 toujours, un  accord Égalité femmes /hommes a été mis en œuvre dans les trois versants de la fonction publique avec la création de référent.e.s VSS.

Nos organisations syndicales ont amplifié leur travail sur le sujet et nous accompagnons de plus en plus de victimes de violences sexistes et sexuelles, même si nous avons toujours bien sûr à progresser. Cependant, 5 ans après #metoo, nous constatons que la majorité des situations restent toujours aussi difficiles à régler. Au lieu de suspendre, puis de sanctionner le salarié mis en cause, on continue souvent de déplacer, discréditer, voire placardiser ou licencier la victime. Les politiques de prévention sont encore souvent inexistantes ou insuffisantes dans la majorité des entreprises, administrations, collectivités et établissements publics. Il y a rarement des dispositifs formalisés de signalement et d’enquête, associant les représentant.e.s du personnel. Dans la fonction publique, la mise en place des cellules d’écoute est un premier pas, mais le manque de financement et de personnels dédiés a pour conséquence qu’elles ne sont pas assez opérationnelles. Continuer à lire … « Violences : Lettre intersyndicale au gouvernement« 

12 jours d’action contre les violences faites aux femmes 2022

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Après 1 an d’attente, la campagne « 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes » est de retour ! Nous avons le plaisir de vous annoncer que la thématique cette année sera : « Transformer pour guérir, guérir pour transformer : Déracinons les violences » Continuer à lire … « 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes 2022 »

La crise est-elle seulement climatique en Océanie ?

Dans le cadre de la COP27, Françoise Caillard analyse les défis féministes face à la militarisation accrue de la région

Le cadre de mon intervention se situe dans une approche de décolonisation et de déconstruction patriarcale. L’Océanie est une des régions les plus vastes du monde. C’est un continent discret et pourtant riche en cultures, en traditions et bien sûr en biodiversité. Il comprend actuellement 25 pays répartis en plusieurs régions [1]. Parmi eux 14 pays sont indépendants tandis que trois pays francophones sont sous tutelle française : la Polynésie française (Tahiti), Wallis et Futuna et la Nouvelle-Calédonie.

Le déchainement de crises successives
Une crise en chasse une autre. Certains parlent aujourd’hui de « permacrise ». Après deux ans de pandémie, c’est l’invasion de l’Ukraine par la Russie qui survient. Puis plus près de nous, c’est les tensions entre les États unis et la Chine autour de Taiwan, avec, en toile de fond, toujours, les impacts du changement climatique.

Dans un monde aussi anxiogène, les océaniens ont de plus en plus de difficulté à trouver du sens à cette masse de crises. Ils essaient tant bien que mal de tirer leur épingle du jeu.

L’Océanie a toujours été confrontée à de multiples crises, la plupart d’origine extérieure. Elles sont d’ordre sanitaire – rougeole et covid –, social – le colonialisme, racisme, exclusion et des inégalités –, identitaire – la misère culturelle par manque de repère des jeunes –, politique – colonialisme puis néo colonialisme et aujourd’hui impérialisme sur fond de menace de conflit armé –, economique  – dépendance alimentaire – et, enfin, climatique – insécurité physique humaine.

Notre approche féministe de la crise climatique ne peut donc être dissociée des autres crises dites « d’importations » subies par les populations océaniennes. Continuer à lire … « La crise est-elle seulement climatique en Océanie ? »

Il a choisi le porno plutôt que moi : des femmes blessées par des hommes qui utilisent du porno ( « He Chose Porn over Me » de Melinda Chope Reist )

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Brisant le mythe populaire selon lequel le porno est inoffensif, les récits personnels de 25 femmes courageuses dans He Chose Porn over Me révèlent le traumatisme réel subi par les femmes aux mains de leurs partenaires consommateurs de porno – des hommes censés prendre soin d’elles.

Ce livre confrontant mais nécessaire ose dire la vérité sur l’impact destructeur de la pornographie – sur les hommes qui l’utilisent habituellement et sur les femmes et les enfants qui sont maltraités et rejetés en conséquence. Continuer à lire … « Il a choisi le porno plutôt que moi : des femmes blessées par des hommes qui utilisent du porno ( « He Chose Porn over Me » de Melinda Chope Reist ) »

La Belgique légifère contre le féminicide

Suite au meurtre d’une jeune Espagnole à Bruxelles la semaine dernière, le gouvernement belge a décidé que le féminicide se verra attribuer un statut spécial dans le droit pénal.

Le gouvernement fédéral a adopté un texte concernant le féminicide en première lecture en conseil des ministres vendredi (28 octobre).
Il s’agit d’un projet de loi-cadre qui définit officiellement le féminicide. Il distingue notamment plusieurs formes de féminicides (intimes, non intimes et indirects) et définit différentes formes de violence qui peuvent précéder ce type de crime, comme la violence sexuelle ou psychologique.
Continuer à lire … « La Belgique légifère contre le féminicide« 

La Grande Cause définitivement classée sans suite ? 

Nos associations, le Collectif Féministe Contre le ViolOsez le Feminisme!, l’Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail (AVFT)Du Côté des FemmesEn Avant Toute(s)Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF) et la Fondation des Femmes, ont découvert via un article du Journal Du Dimanche l’existence d’une dépêche interministérielle en direction des procureurs de la République, qui aurait débouché sur des classements sans suite massifs et un déni de justice pour des milliers de victimes.

Un classement sans suite désigne l’arrêt d’une procédure judiciaire consécutive à une plainte. C’est le procureur de la République qui en prend la décision. Dans une dépêche de mai 2021, il a été demandé d’accélérer le classement sans suite de nombreuses plaintes pour désengorger les commissariats et services d’enquêtes. Continuer à lire … « La Grande Cause définitivement classée sans suite ? « 

Déclaration de féministes ukrainiennes en solidarité avec les femmes iraniennes

Nous, féministes ukrainiennes, exprimons notre solidarité avec le soulèvement iranien, déclenché par le meurtre brutal de Mahsa Amini par la police des moeurs iranienne. Des milliers de femmes ont répondu à ce crime en sortant dans les rues, en se coupant les cheveux et en enlevant et brûlant publiquement les hijabs comme symbole de leur oppression. Ce qui a commencé comme une protestation contre la brutalité policière et le hijab obligatoire s’est rapidement transformé en une résistance générale du peuple iranien contre le régime patriarcal et dictatorial des mollahs et la forme autoritaire de capitalisme qu’il représente. La mobilisation populaire est aujourd’hui rejointe par les écolières, les étudiants, les syndicats, les minorités ethniques et les personnes issues d’autres groupes sociaux touchés par les crises économiques, les prix élevés des denrées alimentaires, les coupes sociales et les privatisations. Cette nouvelle vague de luttes poursuit et élargit ainsi la série de soulèvements contre les inégalités socio-économiques, l’oppression politique et la discrimination ethnique qui ont secoué l’Iran au cours de la dernière décennie.  Continuer à lire … « Déclaration de féministes ukrainiennes en solidarité avec les femmes iraniennes »

Féminisme et prostitution : Au-delà du mythe de « la prostituée heureuse »

Une conférence de Robert Jensen, auteur de The End of Patriarchy

Ma première exposition à l’idée de la prostitution dont je me souvienne a été le livre à succès de Xaviera HollanderThe Happy Hooker : My Own Story, qui a été publié en 1971, alors que j’avais 13 ans. Certains des plusieurs millions d’exemplaires vendus ont fini par se retrouver dans des librairies d’occasion, dont une à Fargo, dans le Dakota du Nord, où je fouillais régulièrement dans les livres de poche bon marché. J’ai été trop intimidé pour faire plus que regarder la couverture et le remettre rapidement sur l’étagère, mais le livre a fait partie de ma formation culturelle à l’idée que les garçons pouvaient s’attendre à utiliser les femmes de cette façon.

À l’époque, je ne pouvais pas savoir que l’approche de la prostitution adoptée par le livre – le récit devenu familier d’une « autonomisation » qui présente une femme sexuellement sûre de soi qui rejette les opinions puritaines et choisit de gagner sa vie en vendant du sexe – allait devenir un dogme non seulement parmi les hommes dits progressistes et de gauche, mais aussi pour un segment important du mouvement féministe. Cette adhésion des progressistes et des gauchistes à la prostitution reposerait sur deux affirmations essentielles : il ne s’agit que d’un travail et nous devons respecter les choix des femmes.

En bon progressiste, j’ai accepté ces deux affirmations jusqu’à l’âge de 30 ans, lorsque j’ai commencé à lire des écrits féministes radicaux et à rencontrer des féministes radicales. C’est à ce moment-là que j’ai cessé d’utiliser des termes comme « putain » et que j’ai réalisé que les industries de l’exploitation sexuelle – prostitution de rue, maisons closes, salons de massage, pornographie, performances en ligne, clubs de strip-tease – ne procuraient guère de bonheur.

Dans ma critique de ce récit d’autonomisation, je veux suggérer des moyens de répondre aux rationalisations progressistes/gauchistes et de centrer notre attention sur le patriarcat et les autres systèmes d’oppression. Continuer à lire … « Féminisme et prostitution : Au-delà du mythe de « la prostituée heureuse » »

Les femmes pour l’annulation des dettes : « Nos vies valent plus que leurs crédits »

Capire a interviewé Camille Bruneau et Christine Vanden Daelen, auteures d’un livre sur les réponses féministes aux dettes illégitimes.

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Les lectures féministes de l’économie placent la durabilité de la vie comme point de départ des analyses. Cela permet d’inverser les priorités, d’élaborer de nouvelles questions et de créer des propositions d’alternatives. Face aux dettes croissantes des États et des gens, cette voie a été empruntée par le féminisme dans différentes parties du monde, et est récupérée dans les pages du livre Nos vies valent plus que leurs crédits – Face aux dettes, des réponses féministes. La dette est présentée comme l’un des mécanismes de l’accumulation capitaliste et remise en question à partir des expériences collectives, intimes et politiques des femmes.

Lors de l’interview pour Capire, les auteures Camille Bruneau et Christine Vanden Daelen ont rendu compte du processus collectif de construction de cette élaboration, depuis les luttes contre les politiques d’austérité qui ont suivi la crise financière de 2008-2009, en passant par les luttes écoféministes et autour de la reproduction sociale. L’écriture s’est nourrie d’un dialogue avec l’évolution et la diversité des luttes féministes et du processus d’articulation du Comité pour l’Abolition des Dettes Illégitimes (CADTM). Le livre est un instrument de lutte féministe et internationaliste. Il apporte la puissance des actions politiques pour l’annulation des dettes et nous présente des issues possibles qui s’opposent à la naturalisation des pièges de la dette.
Continuer à lire … « Les femmes pour l’annulation des dettes : « Nos vies valent plus que leurs crédits »« 

Le droit sexuel masculin

Version française des premières pages de l’ouvrage Penile Imperialism, de Sheila Jeffreys, publié en août 2022 par Spinifex Press. Traduction par Nicolas Casaux

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(…) Les théoriciennes féministes radicales du Mouvement de libération des femmes considéraient la sexualité comme un élément fondamental de l’oppression des femmes. Des théoriciennes telles que Kate Millett, Andrea Dworkin, Kathleen Barry, Catharine MacKinnon et Adrienne Rich considéraient le désir et l’exigence des hommes d’avoir sexuellement accès aux femmes comme la manière dont le statut de classe dominante des hommes était créé et incarné. Elles considéraient cette incarnation comme une forme de contrôle social des femmes par le biais de la menace ou de l’expérience du harcèlement sexuel et de l’agression sexuelle sur le lieu de travail et dans les lieux publics. Elles ont écrit de virulentes dénonciations de la manière dont l’expression de la sexualité masculine façonne et limite la vie des femmes. Kathleen Barry, par exemple, a qualifié la situation des femmes d’« esclavage sexuel féminin », qu’elle définissait ainsi :  Continuer à lire … « Le droit sexuel masculin« 

PAS DE SEXE SANS AMOUR » : quand des féministes recyclent une norme patriarcale

Sous un statut Facebook où on discutait de la sexualité féminine, une écoféministe dont l’action militante est par ailleurs digne d’éloges a posté un commentaire disant en substance qu’avoir des relations sexuelles avec un homme sans attachement affectif était dommageable pour la santé psychologique des femmes et que des études l’avaient mis en évidence.

Il aurait été intéressant d’avoir des liens vers ces études, en particulier pour savoir comment exactement avait été établie la nocivité – pour les femmes – de ce type de relation. 

Vous l’avez sans doute remarqué : les stéréotypes patriarcaux inusables sur les femmes – leur émotivité, leur manque de rationalité, leur incapacité à assumer un rôle de leader, leur faible libido, leur instinct maternel « inné », leur tendance « naturelle » à s’occuper des autres et à se charger des corvées ménagères, etc. –nous sont régulièrement confirmés par des études, souvent en provenance des Etats-Unis, ce qui leur confère apparemment une autorité indiscutable.

En tant que féministe, je reçois a priori avec scepticisme les études qui confirment « scientifiquement » des préjugés patriarcaux séculaires sur les femmes. Continuer à lire … « PAS DE SEXE SANS AMOUR » : quand des féministes recyclent une norme patriarcale« 

Genska Pravda (La vérité des femmes)

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Résistance féministe contre la guerre est un groupe de féministes de la Fédération de Russie fondé en février 2022 pour protester contre l’invasion russe du 24 février 2022. Nous publions son rapport d’activés sur ces deux derniers mois. Résistance féministe contre la guerre publie également un journal Genska Pravda (La vérité des femmes) dont nous proposons les 14 numéros parus à ce jour en téléchargement. Continuer à lire … « Genska Pravda (La vérité des femmes) »

De Mai 68 au Mouvement de Libération des Femmes (MLF)

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Bonjour
Les membres du Collège du Réseau Féministe « Ruptures » ont le plaisir de vous annoncer la publication du livre : « De Mai 68 au Mouvement de Libération des Femmes (MLF) » sous la direction de Monique Dental et Marie-Josée Salmon aux Editions du Croquant.

Il est issu des trois tables rondes organisées en mai 2008 par le Réseau Féministe « Ruptures » :

  • 1968 : La prise de conscience : des féministes à l’œuvre
  • 1970-1980 : La révolution féministe et ses conquêtes
  • 2008 : 40 ans après. Quel héritage ? Quelles transmissions générationnelles ? Pour quels engagements féministes ?

Continuer à lire … « De Mai 68 au Mouvement de Libération des Femmes (MLF)«