Archives de Catégorie: ATTAC/COPERNIC /CADTM/CETIM

Derrière l’activisme ministériel, un projet dangereux

Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

Introduction à l’ouvrage de la Fondation Copernic : Blanquer : un libéralisme autoritaire contre l’éducation

De façon inattendue, Jean Michel Blanquer est devenu une des pièces maîtresses de la stratégie d’Emmanuel Macron. C’est en quelque sorte un couteau suisse : il rassure, par son indéniable connaissance du monde éducatif et sa capacité à célébrer une vision traditionnelle de l’école, les parents sensibles à ces thématiques ; il a l’oreille d’une partie du monde enseignant qui apprécie un discours qui célèbre la transmission du savoir et l’autorité ; il est très lié à la droite et sert Macron pour mettre en difficulté Les Républicains ; il a bonne presse dans le monde patronal. Lire la suite

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Au Sud comme au Nord, les femmes face à la crise de la dette et aux politiques d’ajustement macroéconomique

Contribution du CADTM à l’appel de l’ONU sur l’impact des réformes économiques sur les droits fondamentaux des femmes

Le CADTM (Comité pour l’abolition des dettes illégitimes) est un réseau international qui depuis bientôt trente ans analyse la problématique des dettes illégitimes et des mesures d’ajustement macroéconomique.

La dette publique et les mesures d’austérité adoptées dans le but de réduire cette première ont très souvent des répercussions socio-économiques importantes sur les populations. Ici nous analysons ces conséquences sur une catégorie importante de la société : les femmes. Lire la suite

Journée internationale des droits des femmes : La dette n’est pas qu’un instrument financier, elle est aussi un instrument genré

Partout où sont appliquées au nom de la dette les politiques d’ajustement structurels et l’austérité, elles entravent l’émancipation des femmes et détruisent les conquêtes féministes. De fait, les femmes sont les véritables créancières au niveau national et international.

Le hashtag #MeToo ne doit pas faire oublier que la lutte pour les droits des femmes commence au niveau des discriminations accrues qu’elles subissent au nom de dettes illégitimes, publiques et privées. Lire la suite

L’affaire des prêts toxiques : affaire classée ?

Anouk Renaud (CADTM) : Nous sommes ici pour parler des emprunts toxiques. Ma première question, pas très originale mais qui permet de fixer le sujet est : c’est quoi un prêt toxique ? 

Patrick Saurin : Alors un prêt toxique… Il faut savoir que les banques ne les appellent pas comme ça elles parlent d’« emprunt structuré ». Un « emprunt structuré » se compose de deux parties. La première partie c’est le financement classique, c’est le fait pour une banque de prêter de l’argent à un emprunteur : une collectivité, un hôpital ou un organisme de logement social pour ce qui nous intéresse. Et la deuxième partie de cet emprunt, le deuxième étage de la fusée, c’est une structure. Une structure c’est un mécanisme qui va déterminer le calcul du taux d’intérêt à partir d’un certain nombre d’indices. Ces indices peuvent être des matières premières, des taux d’inflation, des écarts de taux d’intérêt entre des taux courts à deux ans et des taux longs à dix ans. Ces indices peuvent aussi concerner – comme cela a été souvent le cas – les mouvements de parité entre des monnaies, et tout particulièrement l’écart entre l’euro et le franc suisse. Or, on s’aperçoit que ce type de structure, ce mécanisme de calcul de taux constituent des structures spéculatives puisqu’elles comportent intrinsèquement des multiplicateurs qui peuvent faire varier de quatre, cinq fois voire davantage le calcul du taux. C’est ce qui explique qu’on arrive pour certains de ces emprunts à des taux qui aujourd’hui sont de l’ordre de 25% d’intérêt. Dans le rapport de la commission Bartolone en 2011 en France1, les rapporteur.e.s avaient calculé qu’un emprunt aurait pu dépasser les 130% à un certain moment. Lire la suite

Il y a cent ans, la répudiation de la dette russe

Le 3 février 2018, nous célébrons le centenaire de la répudiation des dettes illégitimes proclamée par les soviets le 3 février 1918.

2017 a marqué le centenaire de la révolution russe, première révolution de l’histoire renversant le capitalisme dans la perspective d’une révolution socialiste internationale, et qui conduisit à d’immenses espoirs pour toutes celles et tous ceux qui, à l’échelle mondiale, subissaient la violence de l’exploitation capitaliste, du colonialisme et de la guerre. La révolution en Russie fut agressée par les tenants de l’ordre impérialiste et, après une phase progressive de déformation et de dégénérescence bureaucratique qui avait commencé très tôt, elle fut étouffée par la dictature stalinienne1.

Pourtant, ses débuts étaient prometteurs : le pouvoir révolutionnaire instauré en octobre 1917 en Russie a pu mettre en œuvre certaines des principales revendications populaires, telles que la paix, la distribution de la terre aux paysans, la nationalisation des banques et l’annulation des dettes des paysans à leur égard, la reconnaissance effective du droit à l’autodétermination des peuples, l’affirmation des droits des femmes ou encore la journée de travail de huit heures. Lire la suite

Les « fonds vautour » prospèrent sur la misère en spéculant sur l’endettement des particuliers

Elles s’appellent Intrum, Cabot, ou encore Arrow… Si vous avez déjà eu une facture impayée, auprès d’un opérateur de téléphonie ou d’une société de crédit, peut-être avez-vous eu affaire à l’une de ces sociétés de recouvrement et à leurs méthodes agressives. Nées en Scandinavie, puis implantées en Grande-Bretagne et aux États-Unis, elles montent en puissance depuis la crise financière de 2008, qui a plongé des populations entières dans la pauvreté. Au point que leurs profits se chiffrent désormais en centaines de millions d’euros. Lire la suite

Déclaration finale du Séminaire « Femmes, dettes et microcrédit » tenu à Bamako du 15 au 19 novembre 2017

Nous, femmes du réseau CADTM Afrique, venues du Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée Conakry, Mali, Maroc, Niger, République démocratique du Congo, République du Congo, Sénégal, Togo, ainsi que d’Argentine, nous sommes réunies pour la 3ème session de notre séminaire « Femmes, dettes et microcrédit » à Bamako au Mali, du 15 au 19 novembre 2017. Lire la suite