« Une désobéissance civile face au gouvernement fasciste, sans Palestiniens ? » (et autre texte)

Le chaos déclenché par le gouvernement d’extrême droite israélien [voir l’article publié sur ce site le 30 décembre 2022] a remis à l’ordre du jour un concept oublié dans le lexique public : la désobéissance civile. Ces dernières semaines, avant même l’investiture du nouveau gouvernement, des militant·e·s et des leaders de l’opposition ont appelé à des manifestations de masse, des grèves et d’autres formes d’agitation.

Deux de ces leaders sont Ehud Barak [ministre israélien de la Défense de juin 2007 à mars 2013] et Yair Golan [ministre de l’Economie 2021-2022] – tous deux généraux de l’armée à la retraite, des personnes qui ont passé une grande partie de leur vie sous l’uniforme militaire – nous encouragent maintenant à descendre dans la rue et à désobéir au régime. Alors que pour Ehud Barak, la menace de désobéissance civile reste vague et dépourvue de plan d’action, Yair Golan en avance un déjà plus clair: fermeture des commerces et des services, blocage des routes, etc.

Bien sûr, on peut se demander où un homme [de 2020 à 2022, Golan était membre du Meretz] dont le parti a été rayé de la carte politique lors des dernières élections va trouver les troupes pour cette désobéissance civile, et s’il peut saisir non seulement le concept de « civil », mais aussi celui de « désobéissance ». Continuer à lire … « « Une désobéissance civile face au gouvernement fasciste, sans Palestiniens ? » (et autre texte) »

Colonisation israélienne, entreprises européennes, droits palestiniens

Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

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La politique israélienne vis-à-vis du territoire et du peuple palestinien fait régulièrement l’objet de condamnations internationales. Cela n’empêche pourtant pas de nombreux États et entreprises, en particulier en Europe, d’entretenir des relations économiques étroites avec l’État d’Israël et ses colonies de peuplement illégales.

Depuis plus de septante-quatre ans de colonisation sioniste-israélienne de la Palestine, le peuple palestinien subit une Nakba continue, faite de dépossession, de fragmentation, de persécution et de nettoyage ethnique. La ségrégation, l’occupation militaire prolongée, l’apartheid, les violations systématiques et généralisées des droits humains, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité sont autant de manifestations clés du projet d’Israël, un État intrinsèquement militarisé qui pratique un colonialisme de peuplement. C’est ainsi que le peuple palestinien s’est vu refuser le droit à l’autodétermination qui englobe naturellement le droit au retour des réfugié·es palestinien·nes. Continuer à lire … « Colonisation israélienne, entreprises européennes, droits palestiniens »

Jusqu’où ira le sixième gouvernement Netanyahu ? Qui l’arrêtera ?

Le gouvernement le plus à droite de toute l’histoire de l’État d’Israël
Pour la cinquième fois en moins de quatre ans, les Israélien·nes ont à nouveau voté le 1er novembre 2022. Le verdict des urnes a rendu possible le retour au poste de premier ministre, pour la sixième fois, de Benyamin Netanyahu, malgré sa triple inculpation pour corruption, fraude et abus de confiance. Son parti, le Likoud, a en effet obtenu le plus grand nombre de sièges (32 sur 120) et s’est allié avec les partis ultra-orthodoxes Shas (11 sièges) et Judaïsme unifié de la Torah (7 sièges) ainsi qu’avec trois partis de la droite sioniste religieuse la plus extrême (Force juiveSionisme religieux et Noam) qui avaient présenté une liste commune dénommée Parti sioniste religieux lors de ces élections et obtenu 14 sièges. Ainsi, fort d’une majorité absolue de 64 sièges, Netanyahu vient de former le gouvernement le plus à droite et le plus religieux de toute l’histoire de l’État d’Israël. Ce succès va sans doute lui permettre d’échapper, au moins pour un temps, à des condamnations judiciaires. Continuer à lire … « Jusqu’où ira le sixième gouvernement Netanyahu ? Qui l’arrêtera ? »

Suprémacistes, antipalestiniens, le nouveau gouvernement Nétanyahou est le plus à droite de l’histoire d’Israël

Ce jeudi 29 décembre, Benjamin Nétanyahou a soumis sa coalition gouvernementale à la Knesset (parlement israélien) et a prêté serment. Si l’approbation de cette coalition par 63 députés sur 120 peut s’apparenter à une formalité pour Nétanyahou, sorti vainqueur des élections législatives israéliennes de novembre, les deux mois ayant précédé ont tout de même révélé un climat de défiance vis à vis du chef du Likoud, multiplement inculpé pour corruption. 

La coalition gouvernementale présentée par Nétanyahou, et désormais approuvée, constitue le gouvernement le plus à droite de l’histoire d’Israël.

Les personnalités formant le gouvernement interpellent par leurs prises de position et leur appartenance à des groupes d’extrême-droite, ultraorthodoxes et suprémacistes israéliens. C’est notamment le cas d’Itamar Ben Gvir, condamné pour incitation à la haine, qui se voit confier le contrôle de la police en tant que Ministère de la Sécurité publique. De même, Bezalel Smotrich s’est vu confier le ministère des Finances et aura toute autorité sur l’administration des colonies afin de favoriser le projet expansionniste israélien, et de limiter les allers et venues des Palestiniens en Cisjordanie. Les ultraorthodoxes ont également obtenu, notamment via la personne d’Aryeh Deri, le contrôle de l’Intérieur et de la Santé, malgré les condamnations pour fraude fiscale de ce dernier. Continuer à lire … « Suprémacistes, antipalestiniens, le nouveau gouvernement Nétanyahou est le plus à droite de l’histoire d’Israël »

Israël. Le gouvernement d’extrême droite affirme la radicalisation des tendances déjà à l’œuvre

Une poussée concertée pour accélérer l’annexion de la Cisjordanie, dirigée par un colon messianique [Bezalel Smotrich]. Encore plus d’immunité pour les soldats israéliens qui agressent ou tuent des Palestiniens. Le refus de services médicaux aux personnes LGBTQ. Une Cour suprême malmenée. Un retour en politique pour les terroristes juifs précédemment interdits.

Toutes ces propositions politiques ont été diffusées dans les médias israéliens au cours des dernières semaines, alors que la nouvelle coalition du Premier ministre Benyamin Netanyahou, issue d’intenses négociations et qui a prêté serment jeudi 29 décembre, se mettait en place. Suivant la trajectoire de ces dernières décennies, le nouveau gouvernement est le plus à droite du pays, à ce jour, donnant à Netanyahou un cabinet relativement homogène sur le plan idéologique, tout en accordant un pouvoir sans précédent à des personnalités extrémistes qui, jusqu’à récemment, étaient perçues comme destinées à rester en marge de la vie politique.

Il reste à voir quelle marge de manœuvre Netanyahou et le Likoud donneront à leurs partenaires juniors de coalition pour faire passer toute l’étendue de leur vision fondamentaliste du pays [sur les 33 ministres, dont 30 avec portefeuille, 14 sont ouvertement d’extrême droite]. Mais la faiblesse du Premier ministre de retour au gouvernement face à la menace permanente de procès [entre autres pour corruption], ainsi que le pouvoir et les postes qu’il a déjà confiés aux membres du Parti sioniste religieux [Bezalel Smotrich], d’Otzma Yehudit [Itamar Ben-Gvir] et de Noam [Avi Maoz] d’extrême droite, sont de mauvais augure. L’insistance de Benyamin Netanyahou auprès de la population sur le fait qu’il ne permettra pas aux extrémistes religieux de son gouvernement de se déchaîner – en se présentant, selon la tradition bien connue de l’extrême droite israélienne, comme un rempart contre ceux qui sont encore plus à droite – est démentie par la complaisance dont il a fait preuve tout au long des négociations de ces dernières semaines.

Maintenant que le nouveau gouvernement a prêté serment, voici un récapitulatif de certaines des politiques, propositions et nouveaux pouvoirs les plus dangereux de la nouvelle coalition. Continuer à lire … « Israël. Le gouvernement d’extrême droite affirme la radicalisation des tendances déjà à l’œuvre »

Comment ce gouvernement va transformer ses détracteurs juifs en dissidents

La transformation des israéliens de gauche en dissidents nous rappelle que personne n’est à l’abri des tentatives visant à transformer les « mauvais » juifs en ennemis.

La plupart des Juifs israéliens de gauche ne se considèrent généralement pas comme des dissidents politiques et n’ont probablement jamais aspiré à un tel statut. Malgré les louanges généreuses qu’ils reçoivent pour leur courage, les juifs de gauche israéliens ont la possibilité de s’exprimer sans subir les conséquences auxquelles sont confrontés les Palestiniens, sans parler des militants d’autres États non démocratiques. Les Juifs de gauche ont très souvent eu le privilège d’être des adversaires de la droite, plutôt que ses ennemis.

Mais tout cela semble pouvoir changer, et bien plus rapidement que ne le prévoyaient les plus grands pessimistes de mon camp. Au cours du mois dernier, depuis qu’Itamar Ben Gvir a été nommé ministre présumé de la sécurité nationale, que Bezalel Smotrich a reçu le pouvoir de régenter la vie quotidienne de millions de Palestiniens dans les territoires occupés et qu’Avi Maoz a reçu le pouvoir de mettre en œuvre son programme homophobe dans les programmes scolaires, les changements ont été palpables pour les critiques juifs de l’État et de son occupation. Le gouvernement n’a pas encore été formé, mais la direction dans laquelle le vent souffle est claire pour tout le monde. Continuer à lire … « Comment ce gouvernement va transformer ses détracteurs juifs en dissidents »

« Des documents internes révèlent la volonté des colons israéliens d’évincer les “Arabes” de Cisjordanie » (+ autre texte)

Un document interne de l’administration civile, sous la forme d’une carte et d’un tableau Excel, illustre et démontre l’étroite coopération de l’Etat et des colons pour accentuer la dépossession des terres des Palestiniens.

Le vendredi 2 septembre, le shabbat a commencé à 18h36 au Conseil régional de Samarie. A 18h41, le coordinateur foncier du conseil a signalé à l’administration civile israélienne qu’un engin de terrassement améliorait la route d’accès au village palestinien de Qusra, au sud-est de Naplouse.

Le fait qu’il ait violé le jour saint du repos en faisant ce rapport ne semble pas l’inquiéter. Lors de trois sabbats différents, en août et en octobre, il a également fait état de travaux effectués par des Palestiniens dans le nord de la Cisjordanie, dans l’espoir que les inspecteurs de l’administration civile les arrêtent. Une fois, il a évoqué les préparatifs de la mise en place de lignes électriques entre les villages d’Aqraba et de Majdal, à l’est de Naplouse; une autre fois, une route était en cours de construction vers le village d’Asira al-Shamaliya, au nord de Naplouse; et le troisième incident concernait le défrichage du sol près du village de Qafin, à l’ouest de Jénine. Continuer à lire … « « Des documents internes révèlent la volonté des colons israéliens d’évincer les “Arabes” de Cisjordanie » (+ autre texte) »

L’invasion de l’Ukraine aurait dû mettre sur la table l’occupation israélienne de la Palestine

Liliana Córdova Kaczerginski est la cofondatrice du Réseau international juif antisioniste (IJAN). Actuellement résidente à Madrid cette Argentine est la fille d’un juif communiste combattant dans le ghetto de Vilna en Lituanie pendant la Seconde Guerre mondiale, elle est née à Paris alors que sa famille luttait pour survivre, et à vécu 14 ans en Israël. Elle sait ce qu’impliquent le judaïsme, la persécution et le sionisme et a choisi de devenir une militante engagée, s’opposant à l’existence de l’État d’Israël tel que nous le connaissons et soutenant la cause arabe. Aujourd’hui, sa voix a été entendue lors d’une conférence organisée par Unidas Podemos au Congrès des Députés en mémoire du peuple palestinien. Continuer à lire … « L’invasion de l’Ukraine aurait dû mettre sur la table l’occupation israélienne de la Palestine »

Ben Gvir représente une sous-classe de colons exigeant tous les privilèges dérivés de la dépossession des Palestiniens

Le 1er novembre, alors que les sondages de sortie des urnes des élections israéliennes étaient publiés, j’ai changé de chaîne pour regarder Kan, chaîne de télévision d’Etat israélienne. Après avoir diffusé le discours de victoire d’Itamar Ben Gvir – son parti d’extrême droite, le Sionisme religieux, a remporté 14 sièges, ce qui en fait le troisième plus grand parti de la nouvelle Knesset – le panel du studio a commencé à discuter des raisons de son ascension spectaculaire. [Le nouveau gouvernement – qui devrait s’articuler autour de Netanyahou-Ben Gvir et Smotrich – n’est pas encore en place en date du 5 décembre].

Il y a encore quelques années, Ben Gvir, qui est à la tête de la faction Otzma Yehudit (Force juive, créé en 2012) du Sionisme religieux, était considéré comme un extrémiste marginal [1]. Mais aujourd’hui, il représente une partie importante de l’opinion publique juive israélienne et est prêt à occuper le poste de « ministre de la Sécurité nationale » d’Israël, avec un portefeuille élargi qui comprendra la responsabilité de la police des frontières – une unité militaire composée de 2000 soldats chargés de surveiller les Palestiniens dans les territoires occupés, de procéder à des arrestations et d’« évacuer » les avant-postes des colonies, qui était jusqu’à présent sous l’autorité de l’armée israélienne. Continuer à lire … « Ben Gvir représente une sous-classe de colons exigeant tous les privilèges dérivés de la dépossession des Palestiniens »

Des citoyens israéliens et des groupes disent à l’UE : Définissez Israël comme État sponsor du terrorisme

Le 23 novembre, le Parlement Européen a décidé de reconnaître la Fédération de Russie comme État sponsor du terrorisme (2022/2896(RSP)). À la lecture du texte de la résolution, des citoyens israéliens et des groupes n’ont aucun doute sur le fait que pour des raisons similaires le Parlement Européen devrait aussi reconnaître l’État d’Israël comme État sponsor du terrorisme. Aussi ont-ils envoyé à la présidente du Parlement Européen, Roberta Metsola, une proposition de résolution dans laquelle ils ont procédé aux nécessaires ajustements concernant Israël et dans laquelle sont données toutes les raisons qu’ils pensent pertinentes pour approbation par le Parlement Européen. Continuer à lire … « Des citoyens israéliens et des groupes disent à l’UE : Définissez Israël comme État sponsor du terrorisme »

« Après plus de 50 ans de soutien à l’occupation, qu’imaginait la gauche israélienne sur ce qui allait se passer ? »

Les lendemains d’élections ont montré que la société israélienne est devenue en partie religieuse et en grande partie raciste [1], la haine des Arabes étant son principal carburant, sans personne pour s’y opposer

Que pensiez-vous qu’il allait se passer ? Que pensait la gauche sioniste, qui a sombré dans le coma après les Accords d’Oslo [de 1994] ? Qu’il était possible de revenir au pouvoir en sortant du coma ? Les mains vides ? Sans alternative et sans leadership ? Sur la seule base de la haine de Netanyahou ? En dehors de cela, cette gauche sioniste n’avait rien à offrir. Continuer à lire … « « Après plus de 50 ans de soutien à l’occupation, qu’imaginait la gauche israélienne sur ce qui allait se passer ? » »

Ce n’est pas une « vibrante démocratie ». C’est de l’Apartheid.

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Le droit de vote et d’éligibilité est essentiel à la démocratie. Sans lui, il n’y a pas de démocratie digne de ce nom. Ce droit est consacré dans la Déclaration des Droits de l’Homme, qui énonce que « tout le monde a le droit de prendre part au gouvernement de son pays, directement ou par l’intermédiaire de représentants librement choisis ».

Cependant, tenir des élections ne suffit pas. Les régimes totalitaires s’engagent eux aussi dans un processus auquel ils font référence comme à des « élections », mais ceci n’en fait pas des démocraties. Des élections démocratiques doivent refléter des principes essentiels tels que l’égalité, la liberté et la liberté d’expression. Celles-ci permettent non seulement l’acte même de voter, mais aussi la liberté des échanges d’idées et une participation significative à l’élaboration de l’avenir. Des élections démocratiques doivent également assurer à tous les citoyens un vote qui soit exactement égal à tous les autres et permettre à tous les citoyens de se présenter aux élections, de présenter leur plate-forme et de travailler à la réalisation de leur programme. Les restrictions juridiques sur le droit de vote et d’éligibilité doivent être extrêmement limitées, si même autorisées.

Les prochaines élections générales d’Israël sont vantées, comme d’habitude, comme une ‘célébration de la démocratie’. En aval, nous vérifions s’ils appliquent les standards minimum de la démocratie et nous vérifions quelques faits à propos de l’endroit où nous vivons tous. Continuer à lire … « Ce n’est pas une « vibrante démocratie ». C’est de l’Apartheid. »

Tout à coup, tout le monde craint pour la démocratie israélienne (+ autre texte)

Une vague de réveil démocratique a frappé Israël avant les élections – tout le monde craint pour la démocratie.

Le danger ne guette que la droite, bien sûr. Le centre-gauche s’agite et s’agite. Le pathos fait des heures supplémentaires, tout comme les exagérations dramatiques. Nehemia Shtrasler met en garde contre l’assassinat de la démocratie (Haaretz, 21 octobre); l’ancien chef du service de sécurité Shin Bet, Yuval Diskin, met en garde contre la guerre civile. Le journaliste Ben Caspit s’écrie : « Un cheveu sépare l’Israël libéral et démocratique d’un gouvernement de Ben-Gvir et Smotrich ». Certaines personnes parlent déjà de quitter le pays après l’élection. Soudain, tout le monde craint pour la démocratie.

Tout à coup, tout le monde craint pour la démocratie dans un pays dont environ la moitié des sujets vivent sous une tyrannie militaire qui compte parmi les plus cruelles du monde. Soudain, tout le monde s’inquiète de l’avenir du système judiciaire, dans un pays où ce système légitime presque tous les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité et défie ouvertement le droit international. Tout à coup, tout le monde s’inquiète de la possibilité de dépénaliser le délit de fraude et d’abus de confiance, dans un pays où le crime de meurtre a été presque entièrement éliminé lorsque le meurtrier est un soldat ou un colon et que la victime est palestinienne. Tout à coup, tout le monde est horrifié par l’extrémisme religieux, dans le pays le plus coercitif sur le plan religieux du monde occidental actuel. Et les gens sont choqués par la possibilité que le procès de Benjamin Netanyahou puisse être annulé, dans un pays où Avigdor Lieberman n’a même pas été jugé, alors que les soupçons qui pesaient sur lui étaient plus graves que ceux qui pesaient sur Netanyahou. Continuer à lire … « Tout à coup, tout le monde craint pour la démocratie israélienne (+ autre texte) »

Un nouveau rapport de l’ONU accuse Israël de « persécution» à l’encontre des Palestiniens

Dans un rapport rendu public mardi 18 octobre 2022, Francesca Albanese, la rapporteuse spéciale des Nations unies sur les droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés (TPO) a déclaré que les agissements d’Israël contre les Palestiniens de Cisjordanie occupée s’apparentent à de la « persécution ».

« La concrétisation du droit inaliénable du peuple palestinien à l’autodétermination exige le démantèlement définitif de l’occupation coloniale menée par Israël ainsi que ses pratiques d’apartheid », écrit la rapporteuse spéciale des Nations unies, Francesca Albanese. Continuer à lire … « Un nouveau rapport de l’ONU accuse Israël de « persécution» à l’encontre des Palestiniens »

Tramway de Jérusalem : des entreprises françaises contribuent à la colonisation israélienne du territoire palestinien occupé

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Lettre ouverte à la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères dont la LDH est signataire, avec Al-Haq, AFP, CFDT, CGT, FIDH, la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine et Solidaires : « Alors que la France participe, dans le cadre de l’Union européenne, aux nombreuses et légitimes sanctions prises contre la Russie pour s’opposer à son agression et sa tentative d’occupation et d’annexion d’une partie de l’Ukraine, nous considérons que la France doit être cohérente et intervenir sous des formes équivalentes auprès des entreprises françaises participant à l’aggravation de la situation d’occupation et de colonisation qu’Israël impose par la force en Palestine depuis des décennies ». Continuer à lire … « Tramway de Jérusalem : des entreprises françaises contribuent à la colonisation israélienne du territoire palestinien occupé »

Stop au ghetto à Gaza

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Chères amies, Chers amis,

Nous allons participer à une initiative importante le samedi 29 octobre prochain, avec beaucoup d’amis belges et de nombreux Palestiniens de la diaspora en Europe, pour aller demander des comptes à l’Union Européenne. Nous vous appelons à une très forte participation à cette journée, qui consistera en une marche suivie par un immense rassemblement devant le parlement européen de Bruxelles. Continuer à lire … « Stop au ghetto à Gaza« 

Nouveau coup de force israélien d’une extrême gravité contre les ONG palestiniennes (+ autres textes)

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Ce matin, les forces d’occupation israéliennes ont envahi les bureaux de six des organisations palestiniennes de défense des droits de l’homme parmi les plus importantes et les plus reconnues à l’échelle internationale : Addameer – association de soutien aux prisonniers et aux droits humains, Al Haq – Le droit au service des Hommes, Bisan – centre de recherche et de développement, Defense for Children International – Palestine, l’Union des comités de travail agricolel’Union des comités de femmes palestiniennes. Selon certaines informations, l’Union des comités de travail de santé aurait également été visée. Les portes des bureaux ont été enfoncées, le matériel confisqué et des ordres militaires ont été déposés déclarant la fermeture de force des ONG au nom de « la sécurité dans la région, et pour combattre une infrastructure du terrorisme ». Continuer à lire … « Nouveau coup de force israélien d’une extrême gravité contre les ONG palestiniennes (+ autres textes) »

Guerre israélienne contre les populations palestiniennes à Gaza (aout 2022)

  • Edo Konrad : Quel était le but de cette guerre à Gaza ?
  • Amira Hass : « Les habitants de Gaza en ont assez des guerres et des destructions inutiles, et le Hamas les écoute »
  • Gaza face aux attaques meurtrières de l’État d’apartheid israélien. La résistance continue
  • Israël bombarde Gaza : Lettre à la Ministre des Affaires Etrangères
  • La Via Campesina condamne la nouvelle attaque d’Israël sur Gaza

Quel était le but de cette guerre à Gaza ?

Trois jours après le lancement [le vendredi 5 août 2022] par Israël de sa dernière opération militaire à Gaza, on ne sait toujours pas à quoi tout cela a servi.

Avec l’annonce d’un cessez-le-feu négocié par l’Egypte dans la nuit de dimanche à lundi, les analystes israéliens se sont empressés de considérer la campagne « harmonieuse»  du Premier ministre intérimaire Yair Lapid [en fonction depuis le 1er juillet 2022] et du ministre de la Défense Benny Gantz comme un succès. Après avoir violemment arrêté Bassam al-Saadi, un haut dirigeant de la branche du mouvement Jihad islamique en Cisjordanie occupée, l’armée israélienne a verrouillé les communautés frontalières autour de Gaza pendant près d’une demi-semaine en prévision d’une attaque de représailles présumée. Elle a finalement commencé à lancer des frappes aériennes dans la bande de Gaza, auxquelles les militants [du Jihad islamique et d’autres fractions] ont répondu par des volées de tirs de roquettes [interceptés à quelque 97% par le système de défense israélien « Dôme de fer », selon Reuters]. Ces escalades se sont soldées par la mort de 44 Palestiniens, dont 15 enfants, et par plus de 350 blessés. Continuer à lire … « Guerre israélienne contre les populations palestiniennes à Gaza (aout 2022) »

Les Israéliens refusent d’être hantés par les fantômes des massacres passés. Qu’est-ce que cela signifie pour l’avenir ?

Faire une bombe à partir d’une taupinière. Pas la bombe que nous aurions dû souhaiter, mais une bombe bien plus dangereuse – la publication des transcriptions de Kafr Qasem n’a même pas fait sourciller. Les médias, à l’exception de Haaretz, ont à peine commenté, le public a baillé, l’affaire est morte. Cela se produit à chaque fois : les organisations de soldats remuent ciel et terre, les militaires censurent les interdictions et ensuite, on n’entend qu’un bâillement. Le bâillement est toujours la bonne partie : la maison d’édition du passé sombre, suscite pour beaucoup des sentiments de fierté et de soutien, ou des déclarations tristement ridicules sur le manque d’autres choix. La guerre, vous savez. Continuer à lire … « Les Israéliens refusent d’être hantés par les fantômes des massacres passés. Qu’est-ce que cela signifie pour l’avenir ? »

« La chose la plus simple est la plus difficile à atteindre »

Merci à Antoine pour avoir signalé cet entretien

Uri Weltmann est l’organisateur national de terrain pour Omdim be’Yachad-Naqef Ma’an (Standing Together) et un membre de sa direction nationale. Standing Together est un mouvement social judéo-arabe actif en Israël, qui s’organise contre le racisme et l’occupation, et pour l’égalité et la justice sociale.
Daniel Randall est un syndicaliste et socialiste basé à Londres. Il est l’auteur de Confronting Antisemitism on the Left: Arguments for Socialists .
Ensemble ils discutent de la situation politique en Israël et des perspectives de la gauche.
Cet article a été publié en anglais sur le site américain New Politics.

DR : Peux-tu donner un aperçu de la situation politique en Israël, à l’approche de nouvelles élections ?

UW : Israël tiendra bientôt ses cinquièmes élections législatives en quatre ans, ce qui exprime la crise politique traversée par l’establishment israélien et les partis en place, incapables de former un gouvernement stable. Une crise qui doit être rattachée à et est aggravée par les différentes crises sociales et économiques qui ont suivi la pandémie de Covid. Continuer à lire … « « La chose la plus simple est la plus difficile à atteindre » »