En soutien de Benjamin Stora, victime d’attaques antisémites

Victime récurrente d’attaques antisémites en France de la part de l’extrême droite et des nostalgiques de l’OAS, qui ne lui pardonnent pas son travail intellectuel de compréhension du combat de libération des Algériennes et des Algériens, Benjamin Stora vient de subir, comme en écho, une charge méprisable sur le média électronique Algérie patriotique – une charge qui, débordant sa personne, vise explicitement toute la communauté algérienne de confession juive dans sa longue histoire.

Oublieux de la part prise dans le combat libérateur du peuple algérien par certain.e.s compatriotes appartenant à cette communauté, ce texte abject cultive l’ignorance historique pour leur dénier tant leur engagement patriotique que leur algérianité, et, dans le plus pur style antisémite, use d’amalgames pour jeter l’opprobre sur toute une communauté au motif de sa confession. Continuer à lire … « En soutien de Benjamin Stora, victime d’attaques antisémites »

Appel : Révolution de la dignité et de la Liberté – 17 décembre – 14 Janvier 

Rassemblement Samedi 14 Janvier 2023
15H Fontaine des Innocents – Paris 75001

La Tunisie passe aujourd’hui par une période de tension grosse de tous les périls. Une situation inédite depuis le 14 janvier 2011, date phare de la révolution tunisienne qui a ébloui le monde et dont les mots d’ordre emblématiques pour le travail, la dignité, la liberté, la démocratie et la justice sociale, se sont répandus dans tout le monde arabe et au-delà.

Les années de transition démocratique n’ont certes pas permis au peuple Tunisien de concrétiser ses aspirations économiques et sociales, ni de réaliser une quelconque avancée dans l’équilibre entre les régions et entamer les grandes réformes. Mais le pays a tenu malgré les secousses sociales et politiques ; il a pu faire face au menées terroristes, grâce à la cohésion de son peuple et de ses forces vives. La violence a toujours été rejetée par la société tunisienne dont les élites ont toujours été attachées au dialogue comme voie de sortie de toutes les crises.

Depuis le 25 juillet 2021, le président Kaïs Saïed a mis à profit les conditions sanitaires catastrophiques liées au contexte de la pandémie du COVID, la dégradation dramatique des conditions économiques et sociales, et les tiraillements politique d’une classe politique déconnectée des enjeux qui travaillaient la société, pour imposer ses décisions unilatérales.  Continuer à lire … « Appel : Révolution de la dignité et de la Liberté – 17 décembre – 14 Janvier « 

Sahara « marocain » ou « israélien » ? Victimes sahraouies et palestiniennes !

La victoire du Maroc face à l’Espagne dans les huitièmes de final de la coupe du monde de football, le 6 décembre dernier, a été longuement saluée et discutée dans les médias français, par les journalistes et ‘experts’ think thanks qui y ont leurs entrées.

Tous ont profité de l’occasion pour réitérer le même discours lénifiant à propos de la fraternité algéromarocaine et du « conflit » du Sahara Occidental. À en croire par exemple l’émission de TV5 Monde, sobrement intitulée « Algérie – Maroc : pourquoi ce bras de fer entre les deux voisins ? » (7 décembre 2022), la question du Sahara Occidental se résumerait à un simple conflit politique opposant les autorités algériennes et marocaines, elles-mêmes en quêtes d’hégémonie régionale, au détriment des intérêts de leurs sociétés. Les Sahraouis, grands oubliés des médias, apprécieront ! Continuer à lire … « Sahara « marocain » ou « israélien » ? Victimes sahraouies et palestiniennes ! »

L’annulation de l’hommage à Sophie Bessis : Une dérive vers l’interdiction de toute parole libre !

L’hommage que la Fondation de la Maison de Tunisie à Paris, en collaboration avec le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT), avait initialement prévu de rendre le 9 décembre 2022 à Sophie Bessis, historienne et intellectuelle tunisienne engagée, internationalement reconnue tant pour ses ouvrages que pour ses prises de position, vient d’être « reporté » sine die par cette institution au motif de « contraintes d’ordre administratif et logistique ». Tels sont les termes laconiques d’un message envoyé quelques jours avant l’évènement par les responsables de la Maison de Tunisie.

Comment ne pas rapprocher une telle décision ex- abrupto du climat d’hostilité entretenu à l’heure actuelle à l’égard des démocrates de notre pays ?

Cette décision semble en effet confirmer une inquiétante dérive vers l’interdiction de toute parole libre et critique à l’égard du pouvoir.

Sophie Bessis, femme de gauche et militante féministe qui s’exprime régulièrement pour la défense des droits et libertés et dont l’engagement démocratique n’est plus à démontrer, doit pouvoir s’exprimer librement au sein des institutions publiques tunisiennes. Si la soirée prévue le 9 décembre 2022 devait avant tout rendre hommage à son œuvre et à son parcours, et non traiter spécialement de l’actualité tunisienne, les points de vue critiques récemment formulés par l’historienne contre l’évolution anti-démocratique du pouvoir tunisien nous semblent clairement constituer la toile de fond de l’annulation de l’événement. Tout comme la présence de participants qui n’ont cessé de dénoncer ces derniers mois la dérive des institutions tunisiennes vers une présidence omnipotente Continuer à lire … « L’annulation de l’hommage à Sophie Bessis : Une dérive vers l’interdiction de toute parole libre ! »

La France pleure encore son Algérie (française) !!! !!! 

Dans l’évolution de « l’histoire moderne » la colonisation avait servie de crime fondateur des sociétés occidentales des droits de l’homme, ainsi cette société s’est structurée autour de ce marqueur essentiel de la culpabilité, c’est le crime colonial contre l’humanité (à l’exemple d’une tribu archaïque qui s’est structurée autour du meurtre du mâle patriarcal et en a souscrit des lois).

Aujourd’hui après plus de soixante années de liberté la meilleure initiative mémoriel surtout pour la société française serait celle de leur dire que l’Algérie n’est plus un récit d’aventure et d’épouvante, c’est un pays avec une population qui vivait paisiblement avec une histoire que l’on peut comparer à d’autres. L’histoire de la colonisation est une conquête, des violences, d’une mainmise des terres par un système colonial ridicule avec tous ces ingrédients : indigénat, racisme, attentats, torture, camps, viols, bombardements, assassinats, etc. La colonisation est une histoire de prédation, de violence, d’asservissement et d’effacement de toute une population. Continuer à lire … « La France pleure encore son Algérie (française) !!! !!! « 

La répression s’accentue au Maroc

Le Comité France de soutien à l’historien Maati Monjib et à tous les détenus politiques et d’opinion au Maroc s’inquiète de la situation des droits humains qui ne cesse de s’aggraver dans ce pays.

Le Maroc durcit la répression contre toute voix critique dénonçant les atrocités du pouvoir et les injustices sociales. En effet, une vague de répression s’abat ces derniers mois sur des activistes des droits humains : Saïda El Alami, militante des droits humains, arrêtée le 23 mars 2022, a été condamnée à 3 ans de prison ferme au Maroc, la Cour d’appel de Casablanca ayant alourdi, mercredi 21 septembre 2022, sa peine à l’issue de son procès en appel. Elle avait été condamnée en première instance à 2 ans de prison ferme notamment pour « outrage envers un corps constitué » et une amende de 5 000 dirhams (environ 470 euros). Continuer à lire … « La répression s’accentue au Maroc »

Deux textes au sujet de deux décrets présidentiels (Tunisie)

Le Syndicat National des Journalistes Tunisiens appelle le Président de la République à retirer le Décret n°54

Le Syndicat national des journalistes tunisiens a suivi avec une grande inquiétude la publication par la présidence de la République du décret n°54 de 2022, relatif à la lutte contre les délits liés aux systèmes d’information et de communication, qui prévoit des peines d’injonction exagérées dans les affaires de publication et vise à restreindre davantage la liberté d’expression et de la presse, sous prétexte de lutter contre les rumeurs et les délits d’information. Continuer à lire … « Deux textes au sujet de deux décrets présidentiels (Tunisie)« 

Emmanuel Macron : l’Algérie et l’histoire

« Nous avons réduit les établissements charitables, laissé tomber les écoles, dispersé les séminaires. Autour de nous les lumières se sont éteintes, (…) nous avons rendu la société musulmane beaucoup plus misérable, plus désordonnée, plus ignorante et plus barbare qu’elle n’était avant de nous connaître. » A. de TocquevilleRapport sur l’Algérie (1847)

« La situation coloniale et la guerre ont soumis la société algérienne à une véritable déculturation. Les regroupements de la population, l’exode rural et les atrocités de la guerre ont précipité en l’aggravant le mouvement de désagrégation culturelle en même temps qu’ils l’ont étendu aux régions relativement épargnées jusque-là (…). Expérience catastrophique de chirurgie sociale, la guerre a fait table rase d’une civilisation dont on ne pourra plus parler qu’au passé. » P. Bourdieu (1958)

Les amateurs d’éléments de langage rebattus, de formules creuses, de phrases ronflantes et de clichés, élaborés par les scribes de l’Elysée et répétés ad nauseam lors du dernier voyage officiel d’Emmanuel Macron en Algérie, auront été servis. Les relations entre ce pays et la France depuis 1830 ? Une « histoire commune », « d’amour » même avec « sa part de tragique » qu’il faut « regarder en face » et « sans tabou ». Les buts de cette visite ? « L’amitié », bien sûr, après quelques menues fâcheries désormais oubliées ce qui permet « de se réconcilier » et de sceller « un partenariat renouvelé » et forcément ambitieux.

A cela s’ajoute la volonté de rencontrer « la jeunesse » pour mieux se tourner vers « l’avenir » puisque, comme chacun le sait, en Algérie et en France, c’est elle qui demain l’écrira librement dans la joie et l’allégresse. N’oublions pas la déclaration finale qui clôt, selon la fable élaborée pour la circonstance, une admirable romance politico-personnelle. Décidée de façon inopinée, cela va de soi, en raison de « l’enthousiasme » suscité par ces trois jours de visite, et de « l’intimité » qui unit désormais ces deux présidents, on peut lire dans cette déclaration que les deux pays « renouvellent leur engagement à inscrire leurs relations dans une dynamique de progression irréversible. »

Sublime sommet de rhétorique étatique, extatique aussi, confortée par de multiples mises en scène et photos officielles d’embrassades, d’effusions réciproques et de déambulations main dans la main destinées à sceller la énième réconciliation du prétendu couple franco-algérien dont nul n’ignore les relations tumultueuses, pour le moins. Continuer à lire … « Emmanuel Macron : l’Algérie et l’histoire »

Algérie coloniale : les historiens ont déjà travaillé, messieurs les présidents!

Lors de son récent voyage à Alger, le président de la République française a, aux côtés de son homologue algérien, annoncé la création d’une « commission d’historiens » franco-algérienne à laquelle seraient « ouvertes toutes les archives algériennes et françaises ». Il a aussi indiqué qu’elle serait composée de « 12 historiens » des deux nationalités et qu’elle travaillerait « pendant un an ».

A quoi servira cette commission d’historiens, dont, pour l’heure, on ignore la composition et la date d’installation ? Selon le président français, son travail consistera à « regarder l’ensemble de cette période historique (…) du début de la colonisation à la guerre de libération, sans tabou, avec une volonté (…) d’accès complet à nos archives ». « On va laisser les historiens travailler », a-t-il encore commenté devant la presse.

Le président Macron affectionne les commissions dont les membres sont désignés par lui pour aborder une question politiquement « sensible », en lien avec le passé colonial. Même si des chercheurs spécialistes de la question avaient été écartés délibérément, le but du travail de la « commission Duclert » missionnée en 2019 était relativement clair. Il s’agissait d’explorer les archives sur un point d’histoire bien délimité : le rôle de la France dans le génocide des Tutsis au Rwanda. Cette fois, le programme de cette commission sur l’Algérie coloniale laisse véritablement pantois. Continuer à lire … « Algérie coloniale : les historiens ont déjà travaillé, messieurs les présidents! »

Communiqué des Associations et Organisations tunisiennes

Non à la Constitution de la concentration des pouvoirs

Après consultation du projet de la Constitution, soumis par le président de la République à referendum populaire le 25 juillet 2022, les Organisations et les associations tunisiennes, réunies le 5 juillet 2022, déclarent que : Continuer à lire … « Communiqué des Associations et Organisations tunisiennes »

29 morts aux frontières européennes : L’accord Espagne-Maroc sur l’immigration tue !

Les tragiques évènements du 24 juin 2022 sur le frontière entre Nador et Melilla au Maroc rappellent, avec violence, l’échec des politiques migratoires sécuritaires. Les 27 morts et les centaines de blessés du côté des migrants comme ceux du côté des forces d’ordre marocaines sont le tragique symbole de politiques européennes d’externalisation des frontières de l’Union européenne (UE), avec la complicité d’un pays du Sud, le Maroc. La mort de ces jeunes africains sur les frontières de la « forteresse européenne » alerte sur la nature mortifère de la coopération sécuritaire en matière d’immigration entre le Maroc et l’Espagne. Continuer à lire … « 29 morts aux frontières européennes : L’accord Espagne-Maroc sur l’immigration tue ! »

Présentation par Robi Morder et Irène Paillard du livre de Mohammed Harbi : L’autogestion en Algérie

Avec l’aimable autorisation des editions Syllepse

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Le livre dont Mohammed Harbi nous a confié la publication constitue – comme il nous l’a dit lui-même – des matériaux pour l’histoire de l’autogestion en Algérie. En effet, cette histoire qui avait donné lieu à des travaux et publications pour la plupart au tournant des années 1970 comme le confirme la bibliographie, mérite d’être revisitée à la lumière d’archives, témoignages et documents recueillis ultérieurement [2].

L’autogestion en Algérie a été soit oubliée, hors de milieux militants restreints, soit défigurée, notamment en Algérie, car ceux qui en ont été les promoteurs, les porteurs, ont voulu poursuivre au-delà de l’indépendance une authentique émancipation, ce qui les a opposés à la bureaucratie, à l’armée, à la nouvelle bourgeoisie, qui se sont appropriés pouvoir, prébendes, privilèges. Continuer à lire … « Présentation par Robi Morder et Irène Paillard du livre de Mohammed Harbi : L’autogestion en Algérie »

Algérie. Répression des manifestant-es du Hirak.

L’exercice des libertés fondamentales de réunion pacifique, d’association et d’expression, et la défense des droits humains n’est #PasUnCrime

L’exercice des libertés fondamentales de réunion pacifique, d’association et d’expression, et la défense des droits humains n’est #PasUnCrime

Le jeudi 19 mai
Les autorités algériennes ont mis fin aux manifestations pro-démocratie du « Hirak » dans la majeure partie du pays, il y a de cela un an. Depuis, les poursuites en justice pour accusations terroristes infondées se sont multipliées, des amendements problématiques du Code pénal ont été adoptés, des actions en justice lancées contre des organisations de la société civile et des partis politiques d’opposition, la répression contre les défenseur.es des droits humains et les médias s’est intensifiée, tandis que les autorités continuent d’entraver l’enregistrement et l’activité des syndicats indépendants. Continuer à lire … « Algérie. Répression des manifestant-es du Hirak. »

Mémoires et Histoire

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Un essai historique intitulé « Algérie 1962 » donne une impression de déjà lu, déjà connu. Et on aurait tort. Le sous titre, « Une histoire populaire », indique une manière inédite dans la manière d’aborder cette année de l’indépendance de l’Algérie, de la décolonisation. Malika Rahal veut rendre compte de la variété des expériences vécues par les populations. Au-delà ou en deçà de la chronologie, accords d’Evian, les crises, les conflits politiques à l’intérieur du FLN comme la « défaite des Messalistes », elle veut faire partager « le souffle de la révolution », le sentiment individuel et collectif de libération. Une révolution vécue dans la violence, celle de l’OAS mais aussi celle du FLN, violence inhérente à tout changement fondamental. Des expériences nouvelles naîtront. Pour faire face au départ des administrateurs coloniaux, des formes d’auto organisation se mettront en place. L’espace lui-même change par l’ouverture des camps de concentrations, des prisons, des retours d’exils pour renouer des liens et servir la République algérienne. Temps de ruptures et travail de mémoire nécessaire pour penser l’indépendance et la faire vivre. Continuer à lire … « Mémoires et Histoire »

L’acte de manifester pour la démocratie constitue un engagement féministe à part entière

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« Dans un contexte d’éducation massive, d’urbanisation rapide et de transition démographique, des réalités nouvelles sont apparues, comme l’écart dans la réussite scolaire entre les deux sexes dans de nombreux pays en faveur des filles ». Dans son édito, Révoltes arabes : de femmes à féministes, Mahdia Belkadi discute, entre autres, de l’instrumentalisation des femmes par un certain « féminisme d’Etat », des politiques coloniales de dévoilement, de l’islamisation de l’espace public, de scolarisation et d’absence de perspectives d’autonomisation, d’aspiration à « une citoyenneté pleine et entière », des révolutions arabes et des sociétés en mutation, d’engagements féministes, d’honneur à géométrie variable, « l’honneur du groupe, placé dans le corps de « ses » femmes », de la mixité refusée par certains, de la visibilité impressionnante des femmes dans les manifestations, « Déjà présentes dans des espaces devenus mixtes, comme l’université ou la fonction publique, les femmes bouleversent les codes conventionnels en investissant, presque naturellement, le dernier espace public réticent à leur présence : la rue », des agressions sexuelles lors des manifestations place Tahir (Egypte), des expéditions punitives contre des femmes en Algérie, des saoudiennes, de présence des femmes et de présence féministe, « pour beaucoup de femmes, compte tenu du contexte dans lequel elles évoluent, l’acte de manifester pour la démocratie constitue un engagement féministe à part entière », de défiance du « système » et de défiance du patriarcat, d’opportunité historique, « Les périodes de transition qui suivent les élections – remportées par les islamistes – sont caractérisées par une mobilisation des féministes dans le sens d’une préservation des acquis plus que d’une amélioration du statut », du mouvement palestinien Tâli’at et de prise en main de leur narrative, « Puisant leur légitimité dans la violence qu’elles subissent et dans les luttes de leurs aïeules, les féministes arabes renégocient leur implication dans les révoltes et posent l’oppression des femmes comme problème politique », de la convocation du passé « pour mieux tracer l’avenir », des efforts des « frères » pour tenter de préserver les derniers pans de leur conception de l’« honneur », de l’espace virtuel occupée « pour mieux conquérir l’espace public physique »… Continuer à lire … « L’acte de manifester pour la démocratie constitue un engagement féministe à part entière »

Amel Zanoune Zouani vit : une lettre dénonce la violence fondamentaliste en Algérie

Dans une lettre émouvante, la mère d’Amel, jeune assassinée pour avoir résisté aux diktats des secteurs islamiques, dénonce le terrorisme vécu par les femmes algériennes.

Pendant plus de 10 ans l’islamisme politique, idéologie de la mort a mis l’Algérie à feu et à sang. Le sang des algériens a coulé a flots. Les femmes ont payé un lourd tribut, considérées comme butin de guerre, les terroriste islamistes ont enlevé, violé, assassiné en utilisant des méthodes indescriptibles en sauvagerie, ils ont décapité, éventré des femmes enceintes, brûlé vives.

A l’instar de Amel, assassinée il y a 25 ans pour avoir résisté à leur dictat qui voulait que les filles se voilent et arrêtent de travailler et d’étudier. Amel a résisté, elle a payé de sa vie. Comme son nom, elle portait l’espoir, ils ont voulu tuer l’espoir. Avant Amel, Katia Bengana, une lycéenne a été assassinée pour avoir refusé de porter le hijab. Karima Belhadj a été assassinée par balle, car elle était secrétaire chez la police nationale, elle était la première femme assassinée, elle avait 19 ans. Aicha Djelid est décapitée en présence de ses trois filles dans des conditions atroces, les assassins ont demandé à ses filles de ramasser la tête de leur mère…

Combien étaient elles, des anonymes à avoir été enlevées, à avoir subies les viols collectifs, pour finir décapitées et jetées dans des puits et autres. L’islamisme politique est l’ennemi de la vie. Nous n’oublions pas, nous en parlerons tant que nous vivrons pour que plus jamais ça et nul part ailleurs. Continuer à lire … « Amel Zanoune Zouani vit : une lettre dénonce la violence fondamentaliste en Algérie »

Déclaration du gouvernement sahraoui sur le soutien du gouvernement espagnol au plan marocain d’autonomie pour le Sahara

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(SPS). À une époque marquée par la guerre au Sahara occidental, l’Espagne a annoncé son soutien à l’autonomie marocaine.

Face à cette décision regrettable, la Présidence de la République et le Secrétariat général du Front Polisario ont publié la déclaration suivante :

Texte de la déclaration :

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Avec un grand étonnement, le gouvernement de la République Sahraouie et le Front Populaire pour la Libération de Saguia El-Hamra et Rio de Oro (Front POLISARIO) ont été informés cet après-midi du contenu des deux déclarations publiées par l’occupant marocain et le gouvernement de la puissance administrante espagnole, et par conséquent souhaitent exprimer ce qui suit : Continuer à lire … « Déclaration du gouvernement sahraoui sur le soutien du gouvernement espagnol au plan marocain d’autonomie pour le Sahara »

Sultana Khaya : « Malgré les persécutions, les femmes sahraouies n’ont pas cessé de réclamer la liberté et l’indépendance »

Aujourd’hui encore, la vie des femmes et des hommes vivant au Sahara occidental est traversée par le colonialisme. De 1884 à 1975, le territoire était considéré comme une colonie de l’État espagnol. En 1975, après le retrait d’Espagne, le Sahara occidental a été occupé par le Maroc, et aujourd’hui il est la dernière colonie du continent africain. Depuis des décennies, le peuple sahraoui revendique son autodétermination et sa souveraineté sur son territoire, sa culture, sa production et ses modes de vie.

L’occupation marocaine au Sahara occidental a des conséquences graves et quotidiennes : violations des droits humains, persécutions politiques, violences, contrôle territorial militaire. Face à cette réalité, les femmes jouent un rôle clé dans la résistance au sein des communautés. En 1991, un accord de cessez-le-feu a été établi entre l’État marocain et le Front Polisario [Frente Popular de Liberación de Saguía el Hamra y Río de Oro], et en novembre 2020, il a été rompu par l’armée marocaine, qui a envahi le territoire saharien pour réprimer les manifestants.  Continuer à lire … « Sultana Khaya : « Malgré les persécutions, les femmes sahraouies n’ont pas cessé de réclamer la liberté et l’indépendance » »

Les prisonniers-ères politiques en Algérie en grève de la faim contre la répression croissante

Depuis le 28 janvier, une quarantaine de prisonniers-ères politiques algérien-ne-s ont entamé une grève de la faim pour exiger la libération de leur détention illégale et arbitraire et l’arrêt des poursuites de plus en plus fréquentes à l’encontre des militant-e-s pour la démocratie, accusé-e-s de « terrorisme » en vertu du nouvel article 87bis du code pénal. Des femmes, des jeunes et des membres du syndicat indépendant SNAPAP, affilié à l’UITA, font partie des grévistes de la faim incarcéré-e-s en « détention provisoire », dans l’attente de leur procès et de leur condamnation. Plusieurs dirigeant-e-s du SNAPAP, le Syndicat national autonome des personnels de la fonction publique, affilié à l’UITA, ont rejoint la grève de l’extérieur par solidarité.

La répression en Algérie s’est considérablement intensifiée depuis que le mouvement de masse pour la démocratie, le Hirak, a éclaté en février 2019. La pandémie du COVID-19 a conduit à une suspension temporaire du Hirak en 2020, mais la reprise des grèves et des manifestations de rue au début de l’année dernière a entraîné une répression brutale. Après la libération très médiatisée d’une quarantaine de prisonniers-ères en février 2021, le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) comptait environ 70 prisonniers-ères d’opinion. Aujourd’hui, on en compte 330. Continuer à lire … « Les prisonniers-ères politiques en Algérie en grève de la faim contre la répression croissante »

Un silence assourdissant des États membres de l’Union Européenne, face aux atteintes portées par le régime marocain aux droits fondamentaux

Hier comme aujourd’hui, l’Etat du Maroc, pays ami de l’Union Européenne, où l’on espionne les téléphones des journalistes et des défenseurs des droits humains à l’aide du logiciel israélien Pegasus, où les atteintes aux droits fondamentaux, à la liberté d’opinion, à la liberté de la presse se multiplient, où l’on harcèle, salit, instrumentalise et condamne, où le courage et l’engagement se paient au prix de vies brisées, l’Etat de ce pays, le Maroc, jouit d’une totale complaisance.

Au Maroc, les enlèvements, la torture, les arrestations arbitraires, les poursuites judiciaires, les condamnations à de lourdes peines de prison restent ce qui caractérise « l’exception marocaine » tant défendue par les Etats membres de l’Union Européenne. Continuer à lire … « Un silence assourdissant des États membres de l’Union Européenne, face aux atteintes portées par le régime marocain aux droits fondamentaux »