Archives de Catégorie: Maghreb

Pour une victoire des luttes populaires contre la brutalité d’un État qui veille sur les intérêts des créanciers et détruit la vie et les droits de notre population

Dans plusieurs régions du Maroc, la population proteste contre les résultats des politiques néolibérales mises en œuvre depuis des décennies. Après les luttes du mouvement du 20 février en 2011, le Hirak du Rif a initié une nouvelle vague de protestations contre les conditions de vie insupportables. Aujourd’hui, la ville de Jerada à l’est du pays est au premier plan. Ses habitants luttent pour une alternative économique qui les protège de la mort dans des puits de charbon périlleux, offre l’emploi aux jeunes, fournit des infrastructures de qualité et des services publics (électricité et eau potable) à moindre prix, construit des hôpitaux avec des traitements de base gratuits et des services spécialisés dans le traitement de patients atteint de silicose. Lire la suite

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Les syndicats autonomes : une véritable force du changement en Algérie

Depuis plusieurs mois, de grands mouvements de grève et de grandes manifestations ont cours en Algérie, touchant deux secteurs stratégiques : l’éducation et la santé. Les enseignants n’ont pas encore obtenu grand-chose de leurs revendications et le syndicat de l’éducation est en pleines tractations avec le ministère concernant la réintégration à leur poste des travailleurs que la ministre avait radiés. Au niveau des médecins résidents qui viennent de créer un grand syndicat, le CAMRA (Collectif autonome des médecins résidents algériens), le mouvement de grève se poursuit encore actuellement. À travers ces deux luttes, les Algériens ont donné une leçon à ce régime appartenant à une autre ère ; ils ont montré en effet que l’Algérien peut faire la grève, organiser des manifestations et des sit-in en toute sérénité, sans violences et sans incivilités, pour réclamer des augmentations de salaire, de bonnes conditions de travail, bref pour revendiquer ses droits légitimes. Lire la suite

Jerada, ville martyre ! Que cherche le pouvoir marocain ?

Nous, organisations et réseaux, affirmons notre soutien total à la lutte légitime de la population de Jerada (nord-est du Maroc), mobilisée depuis plus de trois mois pour des revendications sociales et économiques de base, souvent de survie !

La manifestation pacifique de ce 14 mars, organisée en dehors de la ville, a fait l’objet d’une répression sauvage.

L’ampleur de la crise sociale, au Maroc est telle que des mouvements sociaux perdurent depuis plusieurs mois. Au Nord comme au Sud ces mouvements expriment les mêmes revendications : Le droit à des besoins de base tel que le droit à la santé, au travail des jeunes, aux infrastructures pour les zones marginalisées. Bref, à une vie dans la dignité et pour l’égalité des chances.

La réponse des autorités marocaines se résume en deux attitudes programmées d’avance : Tergiverser puis réprimer. Lire la suite

Appel à la Marche pour l’égalité dans l’héritage en Tunisie le 10 Mars 2018 à 14h

Appel de la Coalition tunisienne pour l’égalité dans l’héritage

Nous vivons dans un pays qui a inscrit, dans sa constitution (articles 21 et 46) l’égalité totale entre les hommes et les femmes dans tous les domaines que le gouvernement doit promouvoir dans la loi et dans la pratique. Lire la suite

Maroc : déclaration des Femmes de la FNSA à l’occasion du 8 mars

L’Organisation des Femmes du Secteur Agricole et Forestier, affiliée à la Fédération Nationale du Secteur Agricole (FNSA), commémore la glorieuse journée du 8 mars en invoquant ses dimensions militantes et symboliques et rappelle les plus importantes et urgentes revendications des femmes du secteur agricole.

L’Organisation des Femmes du Secteur Agricole et Forestier, commémore la journée du 8 mars sous le mot d’ordre : « NON à la violence, à la discrimination et à l’oppression, OUI pour la dignité, l’égalité et la justice sociale ». Comme chaque année, notre organisation vise à travers la commémoration de cette journée à invoquer ses dimensions militantes et symboliques d’une part, et d’autre part à s’arrêter sur les situations des femmes marocaines en général et des femmes du secteur agricole et forestier, qu’elles soient fonctionnaires, employées, ouvrières agricoles, paysannes ou laborieuses. Lire la suite

Manifestations du 11 décembre 1960 : les femmes oubliées de la lutte anti-coloniale en Algérie

Avec l’aimable autorisation de l’auteure

Après la « bataille d’Alger » de 1957, la France prétend avoir anéanti toute opposition en Algérie. Pourtant le dimanche 11 décembre 1960 et les jours suivants, pour obtenir leur indépendance, des manifestations populaires sont organisées par des Algériens. Et des Algériennes, aujourd’hui absentes de l’histoire. Pour Terriennes, Warda Mohamed a suivi leurs traces.

Le quartier Belouizdad – ex-Belcourt – du centre d’Alger a été le 11 décembre 1960 et les jours suivants le théâtre d’une mobilisation populaire inédite. Contre le colonialisme français et pour la liberté, des milliers d’Algériens ont défilé. Et d’Algériennes. Ce pan de l’histoire reste néanmoins méconnu et il révèle aussi l’invisibilisation des femmes dans la lutte pour l’indépendance algérienne. Lire la suite

Algérie : durcissement de la répression et harcèlement judiciaire de syndicalistes

Kaddour Chouicha, coordonnateur national du SESS (Syndicat des enseignants du supérieur solidaires) organisation syndicale adhérente à la CGATA (Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie) a été assigné à comparaître le 6 février dernier pour s’est être simplement rendu à une audition par un juge d’instruction de Maître Salah DABOUZ, président du bureau de la LADDH (ligue Algérienne de défense des droits de l’homme) en juillet 2016 à Ghardaïa. Kaddour CHOUICHA est également le vice- président de la LADDH. Avec d’autres militant-es, K. Chouicha s’était rendu à Ghardaïa pour exprimer sa solidarité avec Salah Dabouz. Alors qu’ils attendaient dans un café la fin de l’audience, la police les a arrêtés au motif de « rassemblement illégal non armé ». L’incident qui ne relevait alors que d’un coup de pression habituel de la part de la police algérienne (dont l’une des fonctions principales est de harceler les militant-es dans le pays), s’est transformé en une assignation à comparaître 17 mois plus tard pour 6 personnes, dont K. Chouicha, au motif d’« incitation à un rassemblement non autorisé, atteinte à corps constitué et non respect d’une décision administrative ». Le pouvoir algérien utilise une fois de plus des prétextes à la limite du plus grand ridicule pour harceler des membres de la CGATA et de la LADDH parce qu’ils osent exprimer leur opposition au régime. Cette technique est habituelle, elle vise à contraindre, à écraser sous des procédures longues et coûteuses les militant-es et désormais, elle peut aussi servir à justifier un licenciement de syndicalistes et de défenseurs des droits de l’homme considérés comme gênants par le pouvoir. Lire la suite