Archives de Catégorie: France

Une politique offensive contre les droits de la majorité de la population


un_president_ne_devrait_pas_tbnDans son introduction, introduction-et-sommaire-du-livre-de-la-fondation-copernic-un-president-ne-devrait-pas-faire-ca-inventaire-dun-quinquennat-de-droite/, publiée avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse, Pierre Khalfa revient sur la campagne électorale de François Hollande, la phrase d’un soir de meeting – Mon ennemi c’est la finance », sur ce bilan qu’il convient en effet de considérer comme « désastreux pour un président de la République se réclamant de la gauche » Lire la suite

À celles et ceux qui ont perdu ces êtres chers

Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

uneÀ celles et ceux qui ont perdu ces êtres chers.

Vous seul·es connaissez l’impossible mesure de votre douleur.

À côté de cette douleur ce livre n’est rien ; nous le savons.

Il est une infime tentative de leur donner notre amour. Une infime tentative de dire que vos enfants, parents, frères et sœurs ne seront jamais des listes, ne seront jamais des chiffres. Lire la suite

Nous, melons, bamboulas, ritals, espingouins, portos, niakoués, polaks, youpins, romanos, métèques…

Nous sommes les filles et les fils de ce que Louis-Ferdinand Céline désignait comme « ce grand ramassis de miteux, de chassieux, puceux, transis, qui ont échoué ici poursuivis par la faim, la peste, les tumeurs et le froid, venus vaincus des quatre coins du monde ».

Nos parent-e-s et nos grands-parent-e-s ont figuré sur l’affiche rouge un jour de 1944 ou ont été jetés dans la Seine un jour de 1961. Nous sommes les enfants de celles et ceux que les Papon ont arrêté-e-s, déporté-e-s, raflé-e-s, ratonné-e-s, interné-e-s aux Milles, à Argelès ou à Drancy. Lire la suite

Police « républicaine » et quartiers populaires : l’état d’exception permanent

« Les origines coloniales des pratiques actuelles des forces de l’ordre ne font aucun doute et ceux qui trouvent que « bamboula » est une expression acceptable en font la démonstration exemplaire », par Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire.

A la mémoire de Rémi Fraisse, d’Adama Traoré et
de toutes les victimes des violences policières

Après avoir rendu visite à Théo, victime de terribles violences policières, le fantomatique chef de l’Etat s’est rendu à Aubervilliers. Pendant ce temps, son ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, défendait à l’Assemblée nationale un projet de loi destiné à assouplir les règles relatives à l’usage des armes à feu par les policiers et à doubler la peine encourue en cas d’outrage : un an de prison désormais. L’extrême droite d’abord, Nicolas Sarkozy hier, Les Républicains aujourd’hui et les syndicats professionnels les plus virulents, qui défendent ces mesures depuis longtemps, obtiennent ainsi gain de cause. Admirable répartition des tâches doivent penser conseillers en communication et autres béni-oui-oui du gouvernement et de la majorité socialiste. Sordide mise en scène. A elle seule, elle résume la duplicité de l’exécutif, de sa majorité, et leur pusillanimité remarquable. Et plus généralement, la faillite spectaculaire d’un quinquennat crépusculaire. Commencé sous le signe du changement, il s’achève par le naufrage inédit du président et de ses fidèles, et par de nouvelles concessions sécuritaires faites à la réaction. Lire la suite

Le viol du jeune homme noir par la BST : un acte masculiniste et colonialitaire

Jeudi 2 février 2017 vers 17h à Aulnay-sous-Bois. Un individu va rendre visite à sa sœur, un sac en plastique à la main, croise des potes de la cité et s’interpose au contrôle d’identité orchestré par quatre policiers. Il devient la cible de ces agents de la sécurité et se prend une matraque télescopique dans l’anus sur une longueur de dix centimètres. Traîné sur plusieurs mètres, passé à tabac, aspergé de gaz lacrymogène, déjà écroulé, il perd son sang. Ses agresseurs ne le transportent pas à l’hôpital, le menottent, continuent à le frapper au visage et au sexe, l’insultent – « fiotte », « bamboula », « salope » –, se moquent du fait que « son anus saigne » – et l’amènent au commissariat où on lui demande de s’asseoir. Impossible à cause de la douleur. Alors, il est sommé de se coucher à même le sol et est attaché à un banc. Il sera transporté aux urgences après qu’un fonctionnaire ait constaté la gravité de l’état du blessé. Lire la suite

Appel des artistes contre l’impunité des violences policières

« LA MORT D’ADAMA TRAORÉ NOUS CONCERNE TOUS  »

Déjà une centaine d’artistes et de sportifs prennent position contre les violences policières : Eva Doumbia, Gilles Lellouche, Nekfeu, Imany, Arthur H, IAM, Christine & The Queens, Fianso, Yannick Noah, Bertrand Tavernier, Omar Sy, Lilly Wood and the Prick, Mademoiselle K, Cantona, Archie Shepp, Nicolas Duvauchelle, Black M, Annie Ernaux, Rachida Brakni, Zebda, Ramzy, Olivier Rabourdin, David Bobée…

C’est notre cause commune à toutes et tous : ENSEMBLE CONTRE LES VIOLENCES POLICIÈRES ET LEUR IMPUNITÉ !

Cet appel est ouvert à signatures, contactez-nous ici :

ensemblepouradama@gmail.com

« LA MORT D’ADAMA TRAORÉ NOUS CONCERNE TOUS  »

Cet appel a été rédigé et les premières signatures collectées avant l’horreur de l’agression policière subie par Théo Luhaka, à Aulnay-sous-Bois, qui rappelle que les violences des forces de l’ordre de sont pas des faits isolés. Lire la suite

Crimes oubliés

9782330068899« Triple assassinat au 147 rue La Fayette » est une enquête détaillée sur les raisons pour lesquelles trois femmes kurdes, Sabine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez, sont tuées dans le petit appartement sis à cette adresse, le 9 janvier 2013. Les soupçons se portent sur un Turc, Ömer Güney qui s’était fait accepter par la communauté kurde de France. Les assassinées font partie des dirigeantes du mouvement, sauf Leyla Saylemez, une jeune militante. Le procès du prétendu coupable devait s’ouvrir en janvier 2017 mais Güney est mort, d’une tumeur au cerveau le 17 décembre 2016. Lire la suite