Un nouvel élan pour nos services publics

Vers une RENCONTRE ET UNE MANIFESTATION NATIONALE
à Lure (70) les 12-14 mai 2023
Les SERVICES PUBLICS sont NOTRE BIEN COMMUN,
nous devons les DÉFENDRE, LES ÉTENDRE, LES AMÉLIORER,
LES DÉMOCRATISER…

À Lure les 12-14 mai 2023, NOUS POURRONS :

  1. Travailler et débattre ensemble dans divers ateliers autour des Services publics : État de la question des restructurations et des destructions, Transition écologique, Spécificité de la jeunesse, Fonction Publique, Proximité territoriale, Financement, Démocratisation de la gestion, Analyse critique des Maisons France Service, etc.

  2. Manifester unitairement dans une ville emblématique qui se bat depuis 40 ans pour les Services publics de proximité, qui est malheureusement un exemple de la désertification qui nous frappe toutes et tous, mais aussi un exemple des résistances possibles et des mini-victoires obtenues.

  3. Organiser des rencontres conviviales, avec des moments culturels et festifs.

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Une attaque sans précédent contre la liberté de la presse

Nous, sociétés de journalistes, associations de défense du droit à l’information, organisations et collectifs de journalistes, médias, dénonçons avec force la décision du tribunal judiciaire de Paris de faire injonction à Mediapart de ne pas publier de nouvelles révélations sur les pratiques politiques du maire de Saint-Étienne, après celles du chantage à la sextape. Cette censure préalable, décidée sans débat contradictoire, est une grave et flagrante attaque contre la liberté de la presse.

Comment une telle décision a-t-elle pu être rendue, en dehors de toute contradiction, alors qu’il existe pourtant des procédures d’urgence, qui auraient permis à Mediapart de se défendre ?

Depuis la loi du 29 juillet 1881 qui a instauré en France le droit d’information et la liberté d’expression, jamais une telle procédure, à notre connaissance, n’avait été utilisée pour censurer préalablement un média.

Dans un contexte où un industriel a récemment détourné le droit de la presse pour poursuivre un média devant les tribunaux de commerce, où des hommes d’affaires multiplient les procédures bâillons et où de nombreux journalistes se voient refuser l’accès à des données d’intérêt public au nom du « secret des affaires », cet acte liberticide nous inquiète profondément quant à la situation de la liberté de la presse en France.

Nous sommes solidaires de nos consœurs et confrères de Mediapart et nous nous tenons à leurs côtés. Continuer à lire … « Une attaque sans précédent contre la liberté de la presse« 

Zone d’attente de Toulon : violations des droits des personnes sauvées par l’Ocean Viking 

COMMUNIQUE DE PRESSE 15 novembre 2022

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Depuis 5 jours, l’Anafé se mobilise pour venir en soutien aux personnes enfermées en zone d’attente de Toulon après le débarquement de l’Ocean Viking, le vendredi 11 novembre. Ses constats sont alarmants. Les personnes sauvées par l’Ocean Viking sont victimes de violations de leurs droits fondamentaux dans ce lieu d’enfermement qui n’a rien d’un village de vacances : violations du droit d’asile, personnes portant des bracelets avec numéro, absence d’interprétariat, absence de suivi psychologique effectif, pas de téléphones disponibles et pas de visites de proches, pas d’accès à un avocat ou à une association de défense des droits.  Continuer à lire … « Zone d’attente de Toulon : violations des droits des personnes sauvées par l’Ocean Viking « 

Pour des politiques respectant les droits fondamentaux des personnes exilées

Lettre ouverte à la Première ministre au sujet du projet de loi relatif à l’asile et à l’immigration et de la concertation le précédant

Madame la Première Ministre
Mme Elisabeth BORNE
Hôtel de Matignon
57 rue de Varenne
75700 Paris SP 07

Madame la Première ministre,
Le président de la République a récemment confirmé la perspective d’un nouveau projet de loi sur l’asile et l’immigration pour début 2023. Vous avez demandé au ministère de l’Intérieur d’organiser une concertation préalable avec différents représentants de partis politiques, partenaires sociaux, associations et acteurs de la société civile.

C’est dans ce contexte que nos associations s’adressent à vous pour porter à votre connaissance plusieurs points qui nous apparaissent essentiels. Continuer à lire … « Pour des politiques respectant les droits fondamentaux des personnes exilées »

L’affaire Pannier-Runacher, un scandale politique et fiscal en pleine COP27

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Que nous révèle l’affaire Pannier-Runacher ? Conflit d’intérêts, évasion fiscale… Dix ans après l’affaire Cahuzac et alors que la COP27 bat son plein, cette affaire nécessite de se poser les bonnes questions.

Rappelons les faits révélés par le média d’enquête Disclose. Le père de la ministre, ancien dirigeant de Perenco, deuxième compagnie pétrolière française, a créé en 2016 en France une société civile pour organiser une transmission de patrimoine.

Les enfants de la ministre en détiennent des parts, la ministre ayant signé en leur nom en tant que représentante légale. Selon Disclose, ce patrimoine provient de fonds spéculatifs, installés dans le Delaware, en Irlande et à Guernesey, et dans lesquels Perenco détenait aussi des investissements. Les produits financiers de la société civile, eux, sont déposés dans une banque au Luxembourg. Continuer à lire … « L’affaire Pannier-Runacher, un scandale politique et fiscal en pleine COP27 »

Darmanin et « l’écoterrorisme » : quand l’insupportable s’ajoute à l’inacceptable

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En utilisant sciemment ce terme outrancier, Gérald Darmanin fait le choix d’une provocation calculée, tout en recourant à un amalgame typique des méthodes répressives : les manifestations sont nécessairement violentes et les manifestant·es sont des terroristes. C’est un signe inquiétant révélateur d’une dérive dangereuse de criminalisation des mouvements sociaux et écologiques, à l’heure même où les urgences sociales et climatiques se font plus pressantes.

Manifester est un droit constitutionnel et un outil de lutte sociale et collective parmi d’autres. Et cette manifestation était déclarée dans les règles depuis plusieurs semaines. Mais elle a été interdite quelques jours avant, alors que l’organisation était déjà lancée et, surtout, que son motif était et demeure parfaitement légitime. Cette décision d’interdiction a été rapidement suivie de l’envoi de très nombreux gendarmes, du déploiement d’un dispositif disproportionné et dangereux [1], et de déclarations intransigeantes et très dures de la part de la préfecture. Continuer à lire … « Darmanin et « l’écoterrorisme » : quand l’insupportable s’ajoute à l’inacceptable »

La Coop de Masques n’aurait pas dû mourir

Nous sommes au début de la huitième vague de la pandémie de Covid-19 et la Coop de Masques de Grâces dans les Côtes d’Armor est en dépôt de bilan. Comment en est-on arrivé là ?

Au début de la pandémie de Covid-19, l’Etat voulait créer une capacité de production de masques qui nous garantisse une autonomie sanitaire. Les prévisions de commandes de masques ont été la base des prévisions des producteurs qui se sont lancés dans cette activité ainsi de ceux qui les ont financés, dans le public comme dans le privé.

Finalement, le taux d’importation de masques (principalement depuis la Chine) dans les appels d’offre publics est passé de 95% avant la période Covid à 97% entre septembre 2020 et l’été 2021, d’après le syndicat des producteurs de masques français. Cette situation fait suite à des épisodes précédents ou un soutien de l’état a encouragé le développement d’unités de production partout en France. Le cahier des charges introduit en février 2022 afin de favoriser les producteurs français en recommandant l’application d’une clause imposant la production des masques et matières premières en Europe n’a pas transformé le comportement des acheteurs qui ont toujours pour principal critère le prix et non l’origine de la production ou la qualité. Continuer à lire … « La Coop de Masques n’aurait pas dû mourir« 

De nombreuses personnalités, dont Annie Ernaux, appellent à marcher contre la vie chère le 16 octobre

« Pour beaucoup de Français, la peur des fins de mois s’accentue. Les factures s’alourdissent. Le montant du ticket de caisse grimpe en flèche. Mais le salaire, la pension de retraite ou le RSA, eux, ne décollent pas. Tandis que les profits de certaines des plus grandes firmes françaises atteignent des sommets.

C’est la stratégie du choc : Emmanuel Macron se saisit de l’inflation pour creuser les écarts de richesse, pour doper les revenus du capital, au détriment du reste. Pour laisser flamber les prix des produits essentiels et de l’énergie, et avec eux les profits de multinationales. Pour éviter toute taxation supplémentaire de ces profits. Mais pour profiter de l’inflation afin que s’effondrent les salaires réels. En refusant de compenser les collectivités locales, il prémédite la démolition, inévitable, des services publics qu’elles assument. Continuer à lire … « De nombreuses personnalités, dont Annie Ernaux, appellent à marcher contre la vie chère le 16 octobre »

Patrick Drahi ne nous fera pas taire !

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Pilier de la République, la loi de 1881 sur la liberté de la presse proclame en son article 1 : « L’imprimerie et la librairie sont libres ». C’est ce principe fondamental que le tribunal de commerce de Nanterre vient de violer, saisi en référé par le groupe Altice, basé au Luxembourg et propriété du milliardaire Patrick Drahi.

Dans une décision rendue le 6 octobre 2022, le tribunal de commerce de Nanterre condamne le média indépendant d’investigation Reflets-info, spécialisé dans les enquêtes sur le numérique, les données open source et les leaks, à verser 4 500 euros au groupe de Patrick Drahi. Surtout, il lui « ordonne de ne pas publier sur le site de son journal en ligne de nouvelles informations » sur Altice (lire ici l’ordonnance de référé).

Un tribunal de commerce installe ainsi une censure a priori d’articles même pas publiés ! Dit autrement, il s’agit d’une interdiction professionnelle. C’est un effarant retour à l’Ancien Régime qui ne peut que rappeler le rétablissement de l’autorisation préalable de publication par le roi Charles X en juillet 1830. Cela provoquera la révolution des « Trois glorieuses » et sa chute… Continuer à lire … « Patrick Drahi ne nous fera pas taire ! »

Colonisation et interventions : une constante de la doctrine militaire de la France 

« La doctrine militaire est une construction intellectuelle qui formule le savoir jugé nécessaire et suffisant pour guider les personnels militaires dans leur action. » [1]

Elle donne un cadre à ce qui est militairement possible selon les politiques de défense et les objectifs géopolitiques du gouvernement, les projections des armées de terre, de mer et de l’air et les armements proposés par le complexe militaro-industriel. Une doctrine évolutive selon la situation intérieure et internationale, le degré d’intensité des guerres engagées ou potentielles et les développements technologiques et scientifiques. Ainsi, c’est en 2019 que la France s’est dotée d’une doctrine militaire dans le domaine du cyberespace et de l’intelligence artificielle, concrétisée en 2021 par le L21 : doctrine militaire de lutte informatique et d’influence. Cela apparaît comme un sujet très éloigné de la Françafrique, sauf que cela dicte la présence militaire de la France sur le continent africain de la colonisation à la situation de crise actuelle. Continuer à lire … « Colonisation et interventions : une constante de la doctrine militaire de la France « 

Entretien avec Michael Pauron, auteur de l’ouvrage « Les ambassades de la françafrique »

Entretien avec Michael Pauron, dont le livre Les ambassades de la Françafrique : l’héritage colonial de la diplomatie française est paru le 22 septembre dans la collection des Dossiers noirs aux éditions Lux. Dans cette enquête, l’auteur montre que le comportement des diplomates français sur le continent africain « est le fruit d’un passé que l’ancien colonisateur entretient par intérêt ».

ambassades-francafrique-temp Continuer à lire … « Entretien avec Michael Pauron, auteur de l’ouvrage « Les ambassades de la françafrique » »

Bisesero : quand on ne veut pas chercher, on ne trouve rien

Seize ans après le dépôt de plainte pour complicité de génocide par des rescapés de Bisesero et Murambi, le parquet de Paris a rendu publique, mercredi 7 septembre, la décision des juges d’instruction de clore l’enquête par un non-lieu. L’association Survie dénonce une instruction à décharge, et un profond mépris vis-à-vis des victimes du génocide des Tutsis au Rwanda en 1994. Avec d’autres parties civiles, elle fait appel de cette décision pour s’opposer à un déni de justice. Continuer à lire … « Bisesero : quand on ne veut pas chercher, on ne trouve rien »

Les angles morts de l’impérialisme et du colonialisme français

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« Ce livre vient en complément de l’exposition « C’est quoi le colonialisme aujourd’hui ? », réalisée par la commission Nord/Suds de la Fédération des associations de solidarité avec tou-tes les immigré·es(Fasti). En plus des textes des différents panneaux, il contient le présent édito, un entretien croisé avec trois intervenant∙es : Ludivine Bantigny (historienne), Patrice Garesio (coprésident de Survie) et Jean-Louis Marziani (Solidaires Val-de-Marne), ainsi que des références bibliographiques et audiovisuelles « pour aller plus loin ». Le temps manque parfois pour lire l’intégralité d’une exposition, alors là, vous avez tout (et même plus) entre les mains ! » Continuer à lire … « Les angles morts de l’impérialisme et du colonialisme français »

La politique des visas : discriminations et injustice

Entre 2021 et mars 2022, 23% des demandes de visas, par des citoyen·nes des pays du Maghreb, auraient été refusées en guise de sanction parce que ces pays refusent de rapatrier leurs ressortissant·es en situation de sans-papiers. Ainsi, au prétexte de lutter contre l’immigration irrégulière, le ministre de l’Intérieur* et les autorités françaises ne s’embarrassent même plus du caractère discriminatoire de cette décision, qui n’est rien d’autre qu’une punition collective, injuste, visant indistinctement tous les Algérien·nes, les Marocain(ne)s ou les Tunisien·nes. 

Par suite, les Maghrébin·es qui souhaitent voyager pour tourisme, pour études, pour affaires ou pour raisons de santé ou familiale, en sont purement et simplement exclu.es.

Ces mesures, qui s’attaquent en fait aux échanges humains entre les peuples, produisent a contrario des effets dramatiques en poussant des milliers de jeunes et moins jeunes (hommes, femmes et même enfants) à emprunter des traversées en mer Méditerranée au risque de leur vie. Continuer à lire … « La politique des visas : discriminations et injustice »

Le journaliste syrien Hussam Hammoud doit être protégé

Depuis des années, le journaliste syrien Hussam Hammoud collabore avec des médias français et étrangers, dont Radio France, Mediapart, Le Monde, France 24, BFMTV, The Guardian ou la BBC. Il a signé des enquêtes remarquées sur le terrorisme et les crimes de Daech, organisation contre laquelle il a toujours lutté. Après le retrait de la coalition internationale de cette zone, il a dû fuir Raqqa en urgence en octobre 2019. Il est depuis réfugié en Turquie, où il poursuit son travail de journaliste, notamment sur les financements de l’État islamique. Et où il est à nouveau menacé par des groupes terroristes. Continuer à lire … « Le journaliste syrien Hussam Hammoud doit être protégé« 

Emmanuel Macron : l’Algérie et l’histoire

« Nous avons réduit les établissements charitables, laissé tomber les écoles, dispersé les séminaires. Autour de nous les lumières se sont éteintes, (…) nous avons rendu la société musulmane beaucoup plus misérable, plus désordonnée, plus ignorante et plus barbare qu’elle n’était avant de nous connaître. » A. de TocquevilleRapport sur l’Algérie (1847)

« La situation coloniale et la guerre ont soumis la société algérienne à une véritable déculturation. Les regroupements de la population, l’exode rural et les atrocités de la guerre ont précipité en l’aggravant le mouvement de désagrégation culturelle en même temps qu’ils l’ont étendu aux régions relativement épargnées jusque-là (…). Expérience catastrophique de chirurgie sociale, la guerre a fait table rase d’une civilisation dont on ne pourra plus parler qu’au passé. » P. Bourdieu (1958)

Les amateurs d’éléments de langage rebattus, de formules creuses, de phrases ronflantes et de clichés, élaborés par les scribes de l’Elysée et répétés ad nauseam lors du dernier voyage officiel d’Emmanuel Macron en Algérie, auront été servis. Les relations entre ce pays et la France depuis 1830 ? Une « histoire commune », « d’amour » même avec « sa part de tragique » qu’il faut « regarder en face » et « sans tabou ». Les buts de cette visite ? « L’amitié », bien sûr, après quelques menues fâcheries désormais oubliées ce qui permet « de se réconcilier » et de sceller « un partenariat renouvelé » et forcément ambitieux.

A cela s’ajoute la volonté de rencontrer « la jeunesse » pour mieux se tourner vers « l’avenir » puisque, comme chacun le sait, en Algérie et en France, c’est elle qui demain l’écrira librement dans la joie et l’allégresse. N’oublions pas la déclaration finale qui clôt, selon la fable élaborée pour la circonstance, une admirable romance politico-personnelle. Décidée de façon inopinée, cela va de soi, en raison de « l’enthousiasme » suscité par ces trois jours de visite, et de « l’intimité » qui unit désormais ces deux présidents, on peut lire dans cette déclaration que les deux pays « renouvellent leur engagement à inscrire leurs relations dans une dynamique de progression irréversible. »

Sublime sommet de rhétorique étatique, extatique aussi, confortée par de multiples mises en scène et photos officielles d’embrassades, d’effusions réciproques et de déambulations main dans la main destinées à sceller la énième réconciliation du prétendu couple franco-algérien dont nul n’ignore les relations tumultueuses, pour le moins. Continuer à lire … « Emmanuel Macron : l’Algérie et l’histoire »

La violence des humiliations sociales

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« Mais que vaut cette réalité historique quand elle est passée au broyeur de ce poison qu’est la nostalgie de la mémoire déformée et du mythe d’un âge d’or ? ». Dans son avant-propos, avant-propos-de-hacene-belmessous-a-son-livre-petite-histoire-politique-des-banlieues-populaires/, publié avec l’aimable autorisation des éditions Syllepse, Hacène Belmessous parle de clichés et de photos, d’images retouchées, d’histoire sociale, « il y a dans ce jeu de mystifications quelque chose de paradoxal qui mérite d’être mis en lumière et dont on mesure à longueur d’actualités, au traitement monolithiquement orienté, combien il est en train de conditionner l’avenir de la société française ». L’auteur discute de processus de ghettoïsation social, de territoires écrasés par la souffrance sociale, de grande pauvreté, d’« obscurité sociale » dans certains quartiers, des difficultés à « joindre les deux bouts », de la violence des processus de ségrégation sociale, de double peine, « la minorisation des habitants d’origine maghrébine et d’Afrique subsaharienne, discriminés dans leur désir d’accéder au marché du travail, neutralisés dans leur trajectoire résidentielle, empêchés dans leur désir de loisirs », de situation indigne « en raison des origines ethniques d’une partie de leurs habitants, ceux qui sont originaires du Maghreb et d’Afrique subsaharienne et pour lesquels les différents gouvernements aux affaires n’ont jamais ressenti qu’indifférence, condescendance, hostilité », de « séparatisme socio-racial » de l’espace public français… Continuer à lire … « La violence des humiliations sociales »

Immigration : isoler le ministre de l’Intérieur, le vaincre

Préparons-nous à faire gagner nos positions, sur un terrain qui est une cible traditionnelle de la droite gouvernementale et de l’extrême droite, à condition de ne pas viser trop bas mais de viser assez haut. Le dégoût risquerait de nous démobiliser !

Gérald Darmanin a annoncé sur RTL la présentation, « à la rentrée de septembre », d’une loi pour lever « les réserves » législatives empêchant l’expulsion du territoire d’étrangers délinquants. Il a dit « assumer une forme de double peine » pour les étrangers délinquants qui, en conséquence, une fois leur condamnation effectuée seront expulsés, déclenchant les critiques à gauche ainsi que d’associations antiracistes et l’ironie du RN qui estime qu’il « n’a pas les moyens » de l’appliquer.

Leur compétition est lancée. Ne pas la briser donnerait une victoire aux racistes et aux néo-fascistes. Continuer à lire … « Immigration : isoler le ministre de l’Intérieur, le vaincre »

La double peine ne s’assume pas, elle se supprime

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Après plusieurs jours de polémique, le ministre de l’Intérieur a finalement fini par indiquer « assumer une forme de double peine ». 

La double peine est cette peine d’un autre âge qui consiste à asséner à une personne de nationalité étrangère une mesure d’expulsion, en plus de sa peine de prison. Chaque année, elle brise durablement des milliers de vie, le plus souvent pour des décennies. Continuer à lire … « La double peine ne s’assume pas, elle se supprime »

Emmanuel Macron doit, au nom de la France,reconnaître la guerre du Cameroun

Dans une tribune au Monde, un collectif de personnalités estime qu’« il est grand temps que l’Etat français assume pleinement ses responsabilités » dans la « répression féroce des années 1950 et 1960 ».

Dans quelques jours, Emmanuel Macron a rendez-vous avec l’histoire à Yaoundé. Pour sa première visite officielle au Cameroun, il sera confronté aux fantômes d’une guerre coloniale puis néocoloniale que la France a menée, censurée puis niée avec constance depuis soixante ans. Sera-t-il le premier président français à reconnaître officiellement cette véritable guerre et à lever un des derniers grands tabous français de l’après-guerre ? Continuer à lire … « Emmanuel Macron doit, au nom de la France,reconnaître la guerre du Cameroun »