L’argent trouvé pour détruire mais pas pour construire

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« Dans ce numéro, nous avons convoqué Virginia Woolf, Andrée Michel, Katuko Saruhshi. Et des forces non humaines du passé. Isabelle Loodts, une éclaireuse, nous fait entendre le chant des terres meurtries de la Grande Guerre, peut-être demain meurtries à nouveau par des déchets nucléaires », Sabine Panet dans son édito « Nous voyons, nous voyons… hier, aujourd’hui et demain », parle d’intermédiaire entre différents mondes, « Une tisseuse aux fils voguant d’uns spirale du temps à l’autre », des bornes clignotant dans le brouillard, de femmes dansant sur des missiles, de cancer du sein professionnel, des luttes des travailleuses domestiques, du sexisme et des armées, de créatrices…

Dossier : Femmes, guerre et nucléaire. Le pied dans la poudrière
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Les impacts de la division sexuelle sur l’horloge des jours

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« C’est l’éternel come-back. Le mauvais film qui repasse en début d’été et qui sent le papier imprimé. Sur l’affiche s’étalent comme de la crème solaire trop blanche les injonctions estivales à « ralentir », à « prendre son temps » ». Dans son éditorial, « Autant en emporte le temps », Sabine Panet interroge : « Qui peut « dégager » du temps comme on dégage d’un coup de pied nonchalant un ballon qui nous percute ? ». L’éditorialiste parle de l’horloge des femmes pleine à craquer, des tic-tac des inégalités, des invisibles, de celles qui courent après leur vie, des tic-tacs qui ne s’arrêtent jamais ou si peu, de celles et ceux qui comptent les jours, « C’est le tic-tac goutte-à-goutte des femmes et des hommes sans papiers qui attendent une réponse favorable à leur demande de titre de séjour. Les une et les autres ne vivent pas dans le temps irréel et privilégié de certains magazines »… Continuer à lire … « Les impacts de la division sexuelle sur l’horloge des jours »

Dans les contes de fées, les princesses n’ont pas de calculette

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« Voilà, en fait, la grande arnaque : si les femmes ne comptent pas, c’est parce qu’elles comptent moins : leur valeur est inférieure à celle d’un homme, en somme ». Dans son éditorial, « Des comptes contre un conte », Sabine Panet parle de comptes, des contes de fées, du travail gratuit, de l’exploitation domestique, de carrières sabotées, de temps partiels, de pensions de misère, de la langue des chiffres, de pain et de roses…

Dossier : C’est combien, les crises ? Les femmes font les comptes

« Même lorsqu’elles sont en couple, leurs dépenses servent au budget du ménage en entier, contrairement aux dépenses des hommes », le coût des choix politiques et économiques, la contribution du « care » à l’économie mondiale, la taxation de la richesse afin « d’investir dans la protection sociale, dans la lutte contre les violences de genre et dans le soutien à la transition énergétique ». Continuer à lire … « Dans les contes de fées, les princesses n’ont pas de calculette »

Des féministes rebattent les cartes du désir, de l’amour, des relations sexuelles

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« Comment faire ? Commençons par muer, décoller les peaux qui nous tiraillent, qui craquent de partout, ces oripeaux de la culture de domination ». Dans son éditorial, « Ensemble », ça se tricote, Sabine Panet parle de la différence entre apprendre et inculquer, du saisir par l’esprit, de connaissances et de mémoire, « En revanche, on peut apprendre, ensemble. Apprendre à désapprendre… Et réapprendre, pour mieux appréhender ensemble », de solidarités à tricoter, « Dans cette période grise où les espaces publics se sont racrapotés, où les lieux de croisement sont devenus étriqués, où la démocratie perd des plumes, rencontrons-nous pour apprendre »…

Dossier : L’amour au temps du patriarcat Continuer à lire … « Des féministes rebattent les cartes du désir, de l’amour, des relations sexuelles »

Des barricades érigées, des barricades à renverser

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Dans son éditorial, Faire danser les bombes, Sabine Panet parle de Louise Michel du conseil de guerre et de sa condamnation à la déportation, d’autres femmes communardes condamnées, « Ambulancières, cantinières, soldates, blanchisseuses, institutrices ou « agitatrices », en armes ou non, partageaient ce rêve d’une révolution sociale, d’une mise en commun du pouvoir », d’expériences actuelles des « communs », des femmes de Greenham Common, des révoltes féministes…

« Amis, il pleut de la mitraille
En avant tous ! Volons, Volons !
Le tonnerre de la bataille
Gronde sur nous… Amis, chantons !
Versailles, Montmartre salue.
Garde à vous ! Voici les lions !
La mer des révolutions
Vous emportera dans sa crue
 » 
(Louise Michel, poème inachevé – La danse des bombes)

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Nous sommes tellement énervées que nous n’avons plus peur de rien

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« Rêve que nos lectrices continuent à nous soutenir, de toutes les manières possibles, comme vous le faites déjà : en nous lisant, en parlant de nous autour de vous. En vous réabonnant. En nous glissant des petits mots dans vos réponses au jeu-concours. En partageant nos articles sur le web ou en laissant un exemplaire ouvert sur la table de votre salon…

Rêve que les rencontres que nous suscitons dans nos pages contribuent à rendre notre société plus solidaire, plus égalitaire, et plus juste.

Rêvons ensemble. C’est ainsi que germent les révolutions ». Dans son éditorial, 12.768 pages se tournent, Sabine Panet fait un bilan des évolutions d’axelle et dessine quelques rêves… (Lire aussi : https://www.axellemag.be/le-magazine-axelle-se-renouvelle/)

Dossier : Transmettre l’art, un art de femmes Continuer à lire … « Nous sommes tellement énervées que nous n’avons plus peur de rien »

Conserver notre faculté de comprendre ce qui nous arrive

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« Féminicides ici. Talibans là. Portes fermées, oreilles soudées. Inondations ici. Incendies là. Rapports fermés, yeux clos. Violences, précarité pandémie, extinctions, incertitudes, basculement. Un été plombé. Qui nous suffoque, qui nous submerge ». Dans son éditorial, Rester, résister, rentrer, Sabine Panet souligne que face aux événements terrifiants, « lorsque s’enfuir n’est pas la seule option, « rester », non pas au sens strict de « se tenir debout » (on se tient à nouveau, comme on peut), mais rester pour demeurer, ferme, solide, s’approche d’une résistance ». L’éditorialiste ajoute : « Rester intelligentes toutes ensemble, conserver notre faculté de comprendre ce qui nous arrive… » Continuer à lire … « Conserver notre faculté de comprendre ce qui nous arrive »

Nous ne sommes pas d’équerre… et nous en sommes plutôt fières

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Dans son éditorial, Les codes aux antipodes, Sabine Panet aborde les normes, les angles droits, l’équerre, « L’équerre pour construire des monuments puissants, majestueux… virils, en quelque sorte », les injonctions, les cases, et les étiquettes, « Un faisceau convergent d’injonctions s’efforce pourtant de faire rentrer tout le monde dans un rang, bien rectiligne, dans sa case étroite, en particulier les femmes, intégralement recouvertes d’étiquettes : riche et intelligente versus pauvre et incapable ; bonne à marier ou à jeter, fertile ou infertile, madone ou prostituée, belle ou moche, mince ou grosse, docile ou rebelle, soumise ou à brider, féminine ou masculine, « valide » ou rien, hétérosexuelle ou rien, et j’en passe ».

L’éditorialiste souligne : « Les normes qui râpent nos identités et nos rêves, ces normes qui nous usent, qui nous rabotent, qui abîment, pour nous donner la forme d’un moule, d’un archétype féminin : nous n’en voulons plus »… Continuer à lire … « Nous ne sommes pas d’équerre… et nous en sommes plutôt fières »

Le corps « handicapé » n’est envisagé que comme un objet de soin

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« Mille autres expressions, inventives, attendues, douloureuses, nécessaires, critiquées, font exister les réalités vécues par les femmes et les groupes marginalisés », Dans son éditorial, Les mots justes… Ne sont pas juste des mots, Sabine Panet aborde ces « mots justes », le féminicide, le harcèlement de rue, la mecsplication (en complément possible, Rebecca Solnit : Ces hommes qui m’expliquent la vie, ce-quon-ne-dit-pas-quand-on-ne-parle-pas-de-genre/), la racisation, la misogynoir, les mots contribuant au « mensonge universel », les récits médiatiques, les femmes au cœur des histoires, la dénonciation des inégalités, le journalisme et le féminisme…

Dossier : Femmes en situation de handicap. Voir enfin les invisibles Continuer à lire … « Le corps « handicapé » n’est envisagé que comme un objet de soin »

La pensée et l’action féministe comme promesse démocratique

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« pour que les femmes puissent avorter dans des conditions dignes, sécurisées et respectueuses de leurs droits élémentaires ». Dans son éditorial, « Au nom de Ndeye Khady Gueye », Sabine Panet parle du droit à l’avortement, de la situation dans l’Etat belge, des pays où l’IVG est passible de prison, de sa rencontre avec la militante féministe sénégalaise Ndeye Khady Gueye (le Sénégal est parmi les pays les plus restrictifs au monde en matière d’IVG), d’asile et de refus de celui-ci, « Nous appelons l’Etat belge à prendre ses responsabilités juridiques et morales, à mettre en place une politique d’asile et de migration qui tienne compte des femmes et des situations spécifiques qu’elles rencontrent, et à protéger les femmes qui défendent les droits des femmes ». Continuer à lire … « La pensée et l’action féministe comme promesse démocratique »

Les savoir-faire sont toujours socialement acquis

« Le sang circule à nouveau dans les veines. On s’échauffe, même. On crée, les unes pour les autres, de la force, on se la passe, on relève l’échine ». Dans son éditorial, « Peut-on ramer dans la même direction ? », Sabine Panet parle, entre autres, du 8 mars, de rassemblement, de mouvement féministe, « dans mouvement, il y a plusieurs vagues, plusieurs courants, le vent du large et le vent de terre, la mousse salée de l’écume, les remous des profondeurs », de révolutionner le monde ou de transformer sa vie, des femmes et de leurs expériences…

« Ramer dans le même sens suppose enfin de s’accorder sur un rythme essentiel : pas de violence entre nous. Pas de sexisme, pas de racisme, pas de discrimination entre nous. Pas de rapports de force. Pas de hiérarchie entre nos priorités et nos combats. Toutes les luttes pour les droits de toutes les femmes sont légitimes. Un jour par an… Un jour » Continuer à lire … « Les savoir-faire sont toujours socialement acquis »

Cheminons, ensemble, au pas des femmes

« Pour ce 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, et tous les jours de l’année, axelle est plus que jamais déterminée à détricoter les violences patriarcales et à mettre en lumière les résistances des femmes ».

Dans son éditorial, « Le sexe du gâteau n’est pas un mystère », Sabine Panet parle, entre autres, du « nous », de « faim d’égalité, de solidarité et de justice », du 8 mars, d’argent et de répartition, « Et les femmes, celles qui prendront l’espace public ou virtuel, celles qui se mettront en grève ou celles qui ne pourrons pas, celles qui afficheront leurs valeurs féministes ou celles qui les garderons pour elles, sont avides de changements ; elles exigent que chacun·e reçoive une juste part. Car un gâteau, ce n’est pas censé avoir de sexe »…

Dossier : Préhistoire. Les femmes sortent de l’ombre des cavernes Continuer à lire … « Cheminons, ensemble, au pas des femmes »

L’énergie d’imaginer et de construire de nouveaux futurs

Dans son éditorial, « La somme que nous sommes », Sabine Panet parle du choix d’une revue papier, « c’est s’ancrer dans la résistance à la toute puissance de l’instantané, de la course au clic, au scoop,à l’exclusivité », de prendre le temps pour soi, « c’est ressentir, penser, critiquer, dans l’intimité et par soi-même – ni par, ni pour les autres », de journalisme et de féminisme, d’exercice pratique de la démocratie.

« C’est ce que nous vous proposons par exemple dans le projet « Le Front du vivant » au cœur de ce numéro : nous avons jugé nécessaire de consacrer du temps – plus de 6 mois – à découvrir dix femmes, menant de multiples activités, toutes essentielles, à nos yeux, pour « recoller » notre société abîmée »… Continuer à lire … « L’énergie d’imaginer et de construire de nouveaux futurs »

Un système dans lequel chacun contribue selon ses moyens et reçoit selon ses besoins

« Tout oublier ? ». Dans son éditorial, Sabine Panet revient sur l’année 2020, « pour beaucoup un cauchemar. Pandémie, maladie, deuil, épuisement, incertitude, angoisse, précarisation », sur les vertus de l’oubli, « L’oubli fait le tri dans les tiroirs de notre cerveau : il hiérarchise, sélectionne les événements passés, retient ceux qui nous aident à comprendre le présent ». L’enfouissement peut aussi signifier occultation de réalités qui peuvent ressurgir et entrainer des souffrances, « Mais lorsque l’oubli est impossible, c’est parfois que l’épisode fut douloureux ou traumatique, la mémoire ne parvient pas à s’enclencher, la douleur envahit notre présent, se répète comme un disque rayé, nous paralyse ». 2020 c’est aussi de la solidarité, des entraides, des conversations et des récits, « Ce sont des récits de colère, de rage, de tristesse et aussi de générosité, de liens, mille vaillantes petites stratégie de résistance. Ces récits, comme des mailles, tissent une mémoire à hauteur d’humanité »… Continuer à lire … « Un système dans lequel chacun contribue selon ses moyens et reçoit selon ses besoins »

La violence n’est ni un conflit, ni une « crise » du couple

« Pauline Harmange est lasse de ces reproches, destinés à la réduire au silence. Elle en a marre du patriarcat. Marre de la disparition des femmes dans les espaces publics, dans le monde politique, culturel, social, marre d’être privée des talents de ses « semblables », marre des violences masculines, marre de l’antiféminisme et, très franchement, elle en a marre… des hommes ». Dans son éditorial, « Nous les hommes, ON LES… », Sabine Panet parle du livre de l’autrice, des relations féminines privilégiées, de sororité, de la menace de saisie de la justice « pour faire interdir la publication du livre, qui inciterait à la haine basée sur le sexe ». Combattre le sexisme, ne pas avoir besoin des hommes, vouloir renverser le sytème de genre, espérer d’autres rapports sociaux de sexe, serait une incitation à la haine ! Nous connaissions déjà le soi-disant racisme anti-blanc, Le « Racisme Anti Blancs » par Aamer Rahman – VOSTFR – (« Reverse Racism »), le-racisme-anti-blancs-par-aamer-rahman-vostfr-reverse-racism/. Mais les mâles ont raison d’être inquiets. Comme l’écrit l’éditorialiste, le féminisme est « un mouvement radical de transformation sociale, de renversement de tous les rapports de domination… » Continuer à lire … « La violence n’est ni un conflit, ni une « crise » du couple »

Sourire face à l’histoire, face au désastre qui nous unit

Dans son éditorial, « Quand la police muselle les soignantes », Camille Wernaers parle de manifestations, de revendications, de soignantes, de violences, de double discours. « A quoi servait ce coûteux dispositif policier ? Après avoir félicité le personnel de santé pour son travail, est-ce que nos politiques préféreraient qu’il se taise ? Des questions qui nous concernent toutes et tous » Continuer à lire … « Sourire face à l’histoire, face au désastre qui nous unit »

Rendre visibles les inégalités sexistes dans les projets culturels

Dans son éditorial, « Cultiver nos intelligences, célébrer nos cultures », Sabine Panet aborde, entre autres, les sens (et leur évolution) des mots coutiver, culture et culte. L’éditorialiste parle des phénomènes sociaux et des cultures de toutes sortes, « Les femmes artistes et travailleuses du « monde culturel » sous le choc de la crise du Covid-19 – mais loin d’être pétrifiées ; l’exploitation des femmes qui « cultivent » les fraises sous les serres andalouses ; la « culture » raciste et sexiste qui porte en elle les bourgeons de la violence policière ; la confiscation de l’héritage « culturel » historique des femmes et sa réappropriation… » Continuer à lire … « Rendre visibles les inégalités sexistes dans les projets culturels »

Je refusais de ne pas faire quelque chose, juste parce que j’étais une femme

« Sur les routes que les femmes ont choisies, nous avons trouvé de la joie, de la puissance, des vagabondages qui émancipent, des rencontres inattendues, des amitiés fugaces ou éternelles, des questions et des réponses… »

Dans son éditorial, « Mille et une femmes, mille et une routes », Sabine Panet parle, entre autres, de la poétesse Rupi Kaur, de la poésie comme un pont, du privilège de pouvoir se déplacer, de la pandémie du Covid-19, des histoires et des voyages racontés par des femmes, des obstacles et des femmes en mouvement… Continuer à lire … « Je refusais de ne pas faire quelque chose, juste parce que j’étais une femme »

La charge raciale, c’est aussi d’avoir à expliquer la charge raciale !

« Peut-on réparer durablement une société avec des bouts de ficelle ? Certes, les femmes bénévoles ou faiblement rémunérées, font des merveilles avec ces bouts de ficelle. Mais pour que la ficelle soit solide, arrive le moment où il faut de l’argent pour la payer, pour payer les ravaudeuses »

Dans son éditorial, « Le nerf du care », Sabine Panet aborde, entre autres, les salaires des professions occupées par les femmes, les couturières, les soignantes, les agentes de propreté, celles qui « ne peuvent remplir leur frigidaire avec des applaudissements et des médailles », l’argent comme nerf du care Continuer à lire … « La charge raciale, c’est aussi d’avoir à expliquer la charge raciale ! »

Des lunettes pour observer le sexisme et ses effets violents sur les femmes

Je ne rédige qu’une seule note pour souligner quelques analyses. Une revue encore plus indispensable en ces temps de pandémie et de bouleversements socio-économiques, alors que la majorité de la presse contribue à l’invisibilisation des femmes. Je rappelle aussi l’article d’Eliane Viennot :Le Covid-19 s’attaquerait-il aussi à la langue française ? : le-covid-19-sattaquerait-il-aussi-a-la-langue-francaise/ Continuer à lire … « Des lunettes pour observer le sexisme et ses effets violents sur les femmes »