Archives de Catégorie: Politique

Si la sociologie est (peut-être) un sport de combat, la sociologie du sport est (certainement) un combat

« Penser au sport sans le penser, ce mot d’ordre s’insinue dans tous les recoins de nos vies ».

Il ne suffit pas de dire « le sport je m’en moque, ça ne m’intéresse pas » pour lui échapper. Imperceptiblement, insidieusement, il s’impose même aux individus les plus imperméables aux récits fabuleux, aux exploits héroïques et aux épreuves de légende. Consciemment ou inconsciemment, le sport est dans toutes les têtes. Lire la suite

Nos droits contre leurs privilèges

L’appel du réseau de mouvements sociaux et syndicaux (Confédération paysanne, FSU, Solidaires, Sud Education, Sud PTT, Sud Santé-sociaux, Syndicat de la magistrature), constitué sous l’impulsion d’ATTAC est paru le 13 février 2017 dans Médiapart.

Dans cet appel des mouvements sociaux, signé par la Confédération Paysanne, le DAL, Osez le Féminisme !, etc. la société civile organisée veut faire entendra sa voix et ses propositions. « Les énergies sont disponibles dans notre société pour porter l’espoir de progrès sociaux et d’une société juste et égalitaire. Pour faire vivre ces résistances et nos alternatives, notre espace favorisera les convergences et l’action, dans le respect des modes et des choix d’intervention de chacune de nos organisations. » Lire la suite

Conflit triangulaire entre un pôle révolutionnaire et deux camps contre-révolutionnaires

9782330073220« Ce nouveau livre est donc à la fois une suite au Peuple veut, et un livre à part entière, que j’ai rédigé en considérant que le lecteur pourrait ne pas avoir lu le précédent »

Pour les précédentes analyses de l’auteur, je renvoie à mes lectures indiquées en fin de cette note. J’invite la lectrice et le lecteur à regarder attentivement le dessin d’Ali Ferzat en couverture. Lire la suite

Préface « Bagdad-en-France » de Gilbert Achcar à la troisième édition française de son livre « Le choc des barbaries »

Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

choc_des_barbaries-1200Après l’annus horribilis que connut la France en 2015 avec les attentats de janvier et de novembre, c’est sur l’amère impression d’un annus horribilis mondial que s’achève 2016. Jubilation de la droite xénophobe européenne à l’occasion du Brexit, 14 Juillet sanglant à Nice et nouvelle poussée d’islamophobie, élection du démagogue ultraréactionnaire Donald Trump à la présidence des États-Unis, martyre d’Alep en Syrie, triomphe de Vladimir Poutine : de quoi susciter un profond haut-le-cœur, avec le sentiment cauchemardesque de vivre une version new-look de l’entre-deux-guerres du siècle dernier. Lire la suite

Le couple Fillon se trompe d’époque

Avec l’aimable autorisation de l’auteure

Il existe de longue date une théorie relative à « l’influence » politique des femmes. L’argumentaire de François Fillon s’y adosse dans un remarquable contretemps historique.

A partir du XVIe siècle, écrit un médecin-philosophe, Julien-Joseph Virey, au lendemain de la Révolution française, « Les femmes exerçaient en France une plus puissante influence que dans toute autre contrée civilisée de la terre. C’était une sorte de dédommagement dû à leur exclusion de tout grand pouvoir civil par la loi salique »1. Comment « dédommager » les femmes, avant comme après la Révolution française ? En théorisant la notion d’influence, en la transposant de la monarchie à la république. Lire la suite

Pour une approche laïque de la laïcité

Mon « témoignage » porte sur la façon dont un universitaire peut s’inscrire dans le débat public sur la laïcité. Après une formation d’historien et de sociologue, j’ai effectué mes recherches dans le cadre de la « section des sciences religieuses » de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, à la Sorbonne. Cette section a été créée, en 1886, peu après la laïcisation de l’école publique, dans le souci d’une approche laïque des religions. Lire la suite

Démocratie versus autonomie

Autodestruction, effritement, honte, mort, liquidation, en danger, à sauver, corrompue, attaquée, malade… les qualificatifs ne manquent pas pour qualifier le présent de la « démocratie française ». Une rupture de situation soudaine, une chute inattendue, un mauvais virus, en quelque sorte. Il y aurait eu un « avant » ces jours-ci, ceux qui précèdent la présidentielle à venir, où ce mot, « démocratie », avait du sens, où « on » se sentait propre, digne, loyal, juste, équitable… Le ver n’aurait donc jamais été dans le fruit, la maladie non auto-immune ni génétique. Lire la suite