Deux Communiqués de l’AFAC – Association des femmes autochtones du Canada

COMMUNIQUÉ : La 42e Assemblée Générale Annuelle de l’AFAC Rassemble des Femmes, des Aînées et des Jeunes Autochtones

Le 27 septembre 2016 (Gatineau, Québec) – Plus de soixante-dix dirigeantes autochtones de toutes les régions du pays, auxquelles se sont joints 40 observateurs et invités, se sont rassemblées sur le territoire algonquin non cédé de Gatineau (Québec), les 24 et 25 septembre 2016, à l’occasion de la 42e assemblée générale annuelle (AGA) de l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC). Les participantes à l’AGA ont reconnu que nous sommes à une époque décisive, alors que le gouvernement fédéral travaille pour remplir un certain nombre d’engagements concernant les Autochtones, y compris la tenue d’une enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Les déléguées ont pris le temps de discuter de certaines questions clés qui préoccupent profondément les femmes autochtones du Canada.

Ministre Catherine McKenna parler au cours de la 42e Assemblée générale annuelle de l’AFAC.

Catherine McKenna, ministre de l’Environnement et du Changement climatique, a donné le coup d’envoi à un débat crucial sur l’équilibre à atteindre et maintenir entre les responsabilités de gérance environnementale et le développement économique. Certaines déléguées ont décrit des situations particulières à leurs provinces et leurs territoires, qui compromettent directement l’eau et la terre dans leurs communautés et la capacité à vivre sur le territoire. La ministre a été invitée à tenir compte du savoir autochtone, non seulement à titre d’information, mais aussi pour guider le travail du gouvernement entourant le changement climatique et le développement économique.

Michèle Audette, commissaire de la Commission d’enquête nationale et ex-présidente de l’AFAC, a présenté une mise à jour au sujet de l’enquête, et l’assemblée lui a souhaité tout le succès possible dans son travail. Des participantes ont également exprimé l’inquiétude que leur inspire le fait que la Commission n’a pas encore commencé son travail, alors que son mandat n’est que de deux ans.

Commissaire de l’enquête MMIWG Michèle Audette parler au cours de l’AGA de l’AFAC.

Le chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, et le chef national de l’Assemblée des peuples autochtones, Dwight Dorey, ont offert leurs bons vœux et présenté des arguments intéressants à propos de la position des femmes autochtones dans les priorités du gouvernement fédéral. Celui-ci s’est en effet engagé à l’égard de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, selon laquelle les femmes autochtones ont le droit de choisir les associations représentatives qui parlent en leur nom. Or, l’AFAC a été exclue récemment de certaines consultations autochtones, notamment la séance sur le changement climatique et l’environnement, qui doit avoir lieu cette semaine, à laquelle participeront trois organismes autochtones nationaux. On a posé la question : peut-on présumer qu’à cette occasion les femmes autochtones sont représentées par l’APN, le Ralliement national des Métis et Inuit Tapariit Kanatami ? Si oui, ce postulat n’est pas valable.

La présidente intérimaire Francyne Joe, chef national de l’APN Perry Bellegarde, et l’ancien présidente Dawn Lavell-Harvard.

Un discours prononcé par Willow Hill, qui a illustré les déficiences du système de protection des enfants par le récit de sa propre histoire vécue, a été l’un des moments les plus puissants de la fin de semaine. Son histoire et sa force évoquaient bien la résilience et la force des femmes autochtones. Les déléguées se sont engagées à aborder le système de protection des enfants comme un système qui fait du tort aux enfants autochtones et à leurs familles, notamment en appuyant Cindy Blackstock et la Société du soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du Canada dans leurs initiatives.

Cora Lee McGuire a clos l’assemblée en racontant un cas de réussite, celui du travail effectué par l’Ontario Native Women’s Association [Association des femmes autochtones de l’Ontario] afin d’obtenir 100 millions de dollars pour mettre fin à la violence envers les femmes autochtones au cours des trois prochaines années. Une déléguée de la Colombie-Britannique a livré le message final, qui symbolisait la force des femmes autochtones afin de répondre aux besoins immédiats, tout en travaillant pour transformer le système. Elle a fait appel à toutes les femmes, invitant chacune à agir comme parent nourricier pour des enfants autochtones pendant que nous nous occupons de reconstituer un système de protection qui soutiendra les enfants, les femmes, les familles et les communautés autochtones.

La délégation à tenir une consultation lundi le 26 septembre à propos de la discrimination sexuelle dans la Loi sur les Indiens, et plus particulièrement de l’affaire Descheneaux.

 

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières Nations et des Métisses au sein des sociétés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat d’accomplir l’égalité pour toutes les femmes autochtones au pays.

Pour obtenir plus d’information, s’adresser à :

Dan Peters

Directeur général intérimaire

1, rue Nicholas, 9e étage

Ottawa, ON  K1N 7B7

Téléphone : 613-722-3033, poste 249

Sans frais : 1-800-461-4043

Courriel : dpeters@nwac.ca

https://nwac.ca/2016/09/communique-la-42e-assemblee-generale-annuelle-de-lafac-rassemble-des-femmes-des-ainees-et-des-jeunes-autochtones/?lang=fr

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COMMUNIQUÉ : L’AFAC est Déçue du Peu de Progrès de l’Enquête Nationale sur les Femmes et les Filles Autochtones Disparues et Assassinées

Le 5 octobre 2016 (Ottawa, Ontario) – À l’occasion des veilles de Sœurs par l’esprit du 4 octobre, nous avons entendu des membres de familles autochtones éprouvées par la disparition ou le meurtre d’un être cher exprimer leur déception et leurs préoccupations du fait que l’enquête nationale tarde à commencer. L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) veut aussi exprimer sa déception et sa frustration face à l’absence de progrès substantiels de l’enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées depuis son lancement, le 3 août 2016.

« Nous sommes très inquiètes », a dit la présidente de l’AFAC, Francyne Joe. « Le mandat de deux ans de la commission laisse très peu de temps pour les tâches qui font l’objet de son mandat : établir des organismes consultatifs régionaux et portant sur certains aspects particuliers de la question, créer des services de consultation sensibles à la culture et conscients de l’importance des traumatismes, mettre en marche un important processus d’écoute des familles, des êtres chers et des survivantes dans l’expression de leurs histoires, partout au Canada. »

« Après 11 années au cours desquelles nous avons fait de la recherche en profondeur, publié des rapports volumineux et mené des campagnes de sensibilisation pour la tenue d’une enquête nationale sur les taux alarmants de violence envers les femmes et les filles autochtones, nous sommes très déçues de voir que plus de deux mois après le début d’un mandat de deux ans, l’enquête ne semble avoir fait aucun progrès. Les membres des familles et les êtres chers éprouvés attendent depuis des décennies l’occasion de se faire entendre. Nous reconnaissons que c’est une tâche exigeante que de lancer le processus d’une enquête nationale, mais le manque de communication est décevant et inquiétant », a dit la présidente Francyne Joe.

Les membres des familles, les êtres chers et les survivantes méritent une enquête nationale transparente, capable de rendre la justice et d’honorer correctement les plus de 1200 femmes et filles autochtones disparues et assassinées au Canada. Pour que l’enquête nationale soit transparente, il faut, entre autres éléments d’infrastructure nécessaires à la réussite de l’enquête, de l’information facilement accessible sur l’emplacement des bureaux dans les différentes régions du Canada et les coordonnées des commissaires et de leur personnel, un guide étape par étape de participation à l’enquête et un site Web simple et cohérent.

Le moment est venu pour la commission d’enquête de démontrer sa compétence en s’attaquant adéquatement aux causes systémiques qui sous-tendent les taux élevés de violence envers les femmes et les filles autochtones. L’immense responsabilité associée à la tâche énorme d’aborder l’un des pires cas de violations des droits de la personne de toute l’histoire du Canada ne laisse place à aucun gaspillage. C’est maintenant qu’il faut commencer cet important travail.

L’Association des femmes autochtones du Canada entend surveiller le progrès accompli par l’enquête nationale et continuera d’exercer des pressions sur la commission d’enquête pour qu’elle se montre à la hauteur des ententes élevées des familles éprouvées.

 

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières Nations et des Métisses au sein des sociétés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat d’accomplir l’égalité pour toutes les femmes autochtones au pays.

Pour obtenir plus d’information, s’adresser à :

Dan Peters

Directeur général intérimaire

1, rue Nicholas, 9e étage

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https://nwac.ca/2016/10/communique-lafac-est-decue-du-peu-de-progres-de-lenquete-nationale-sur-les-femmes-et-les-filles-autochtones-disparues-et-assassinees/?

Une réponse à “Deux Communiqués de l’AFAC – Association des femmes autochtones du Canada

  1. J’en profite pour rappeler un scandale qui a touché les familles autochtones après la seconde guerre et, parfois, jusque dans les années 1980 : l’enlèvement d’enfants. Des membres des services sociaux enlevaient des enfants en profitant souvent de l’absence des parents. les enfants étaient placés dans des foyers où leur origine autochtone était niée. D’autres étaient adoptés moyennant finance par des familles « blanches » au Canada et à l’étranger. Ces rapts ont touché au moins 15.000 enfants.

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